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mélenchon

  • Mélenchon nouvel épouvantail utile

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    politique,société,mélenchon,france insoumise,amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Mitterrand pour embêter la droite dite républicaine avait eu un coup de génie en faisant monter le FN. Le FN avait un autre avantage qui était de justifier l'élection et la réélection successive des mêmes oligarques encore et toujours. Il suffisait de menacer du retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire si jamais d'aventure un des membres de la famille le Pen arrivait au pouvoir, ce qui dorénavant est plus qu'improbable.

     

    La fille a été particulièrement nulle durant la dernière campagne présidentielle, à la grande surprise sans doute de son adversaire principal, lui aussi extrêmement habile sur le Verbe et son emploi. Il a eu la partie belle personne ne sachant plus réellement s'exprimer dans ce pays. Ne parlons pas de le faire à divers degrés de compréhension !

     

    Parquer les électeurs mécontents de la France périphérique au sein des « frontistes » permettait et permet encore de déconsidérer leur discours, leurs angoisses immédiatement, de ne même pas prendre la peine de se pencher sur les causes de l'intérêt qu'il suscite...

     

    ...des fachos, des racistes, des ploucs incultes.

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  • Macron cible trop évidente

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    politique, société, Emmanuel macron, présidence, Europe, LRM, Mélenchon, amaury watremez, marine le penAussi sur Agoravox

     

    Emmanuel Macron est la cible de toutes les critiques de l'opposition, ce qui est normal et logique puisqu'il porte dans les médias et sur la scène internationale la bonne parole -si j'ose dire- libérale-libertaire et mondialiste. Mais ce n'est en somme qu'un homme de paille, un messager, un Rastignac ambitieux, opportuniste qui a su se placer au bon moment au bon endroit afin d'accéder aux ors du pouvoir et à ses privilèges. En face de lui, il faut bien admettre qu'il n'y avait personne capable de s'opposer réellement à son accession au pouvoir. Et encore maintenant il a beau jeu face à une opposition incapable de s'unir et faire taire ne serait-ce que pour un temps les vieux clivages alors qu'il y a pourtant urgence....

     

    Le vibrant discours sur l'Europe, tirant sur la corde de l'affectif, prépare le terrain pour continuer la déconstruction méthodique des nations. Toutes ces tirades sur le progrès, l'humanisme de progrès, permettront de faire passer des lois sociétales accentuant la réification des corps et des ventres des femmes (particulièrement ceux des femmes pauvres)...

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  • Le meilleur ennemi de Macron

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    politique, mélenchon, société, la france insoumise, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Lors d'une rencontre chez Pierre Mauroy dans les années 70 son épouse avait lancé à mon grand-père qui s'étonnait du luxe déployé chez cet homme prétendument de gauche que « la politique est une comédie et qu'il s'agit de bien la jouer ». Chacun a son emploi de comédie. On y trouve des Géronte ridicules, des petits marquis, des séductrices, des matamores, des larbins rusés. Et ainsi la farce que l'on joue sous nos yeux perdure, et la bourgeoisie arrivée au pouvoir il y a un peu plus de deux-cent ans en conserve les rênes.

     

    Depuis le début de la Vème République en 1958, les présidents de la République, les politiques se prétendant plus républicains que les autres ont leur « meilleur ennemi » qui les met en valeur, leur « Goldstein », du nom de l'adversaire politique imaginaire du système dans « 1984 ». A partir de Mitterrand deuxième époque, c'était le Jean-Marie Pen et le FN. Sa fille Marine lui a succédé ensuite dans le rôle d'épouvantail utile, les repoussoirs des hommes et femmes de progrès se partageant le pouvoir.

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  • Marx et son orchestre dans le vent

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    Les anciennes icônes reviennent sur le devant de la scène, mais serait-ce plutôt pour une tournée d'adieux ?

    politique

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'était hier, samedi, jour de paye,
    Et le soleil se levait sur nos fronts
    J'avais déjà vidé plus d'un' bouteille,
    Si bien qu' j'm'avais jamais trouvé si rond
    V'là la bourgeois' qui rappliqu' devant l' zingue:
    "Feignant, qu'ell' dit, t'as donc lâché l' turbin?"
    "Oui, que j' réponds, car je vais au métingue,
    Au grand métingu' du métropolitain!"

    Les citoyens, dans un élan sublime,
    Étaient venus guidés par la raison
    A la porte, on donnait vingt-cinq centimes
    Pour soutenir les grèves de Vierzon
    Bref à part quatr' municipaux qui chlinguent
    Et trois sergents déguisés en pékins,

    J'ai jamais vu de plus chouette métingue,
    Que le métingu' du métropolitain!
    Y avait Basly, le mineur indomptable,
    Camélinat, l'orgueil du pays
    Ils sont grimpés tous deux sur une table,
    Pour mettre la question sur le tapis
    Mais, tout à coup, on entend du bastringue;
    C'est un mouchard qui veut fair' le malin!
    Il est venu pour troubler le métingue,
    Le grand métingu' du métropolitain!


    Moi j' tomb' dessus, et pendant qu'il proteste,
    D'un grand coup d' poing, j'y renfonc' son chapeau.
    Il déguerpit sans demander son reste,

    En faisant signe aux quatr' municipaux
    A la faveur de c'que j'étais brind'zingue
    On m'a conduit jusqu'au poste voisin
    Et c'est comm' ça qu'a fini le métingue,
    Le grand métingu' du métropolitain!

    Morale:
    Peuple français, la Bastille est détruite,
    Et y a z'encor des cachots pour tes fils!..
    Souviens-toi des géants de quarante-huit
    Qu'étaient plus grands qu' ceuss' d'au jour d'aujourd'hui
    Car c'est toujours l' pauvre ouvrier qui trinque,
    Mêm' qu'on le fourre au violon pour un rien,
    C'était tout d' même un bien chouette métingue,
    Que le métingu' du métropolitain


    Marc Ogeret - Le grand métingue du métropolitain
    envoyé par basad. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.

  • Tous gaullistes ?

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    provoquera des débats sur Agoravox

    Tous gaullistes en 2010 !

    Lisant plusieurs articles, relevant plusieurs commentaires sur divers forums, allant tous dans le même sens, on a pu noter un unanimisme étrange autour du gaullisme, tout le monde est gaulliste, tout le monde se réclame d'une vision gaullienne de la politique.

    churchill_de_gaulle_hu_60057.jpgDepuis quelques jours, on peut constater ce consensus autour de la personne du Général De Gaulle : du « pire » réac au gauchiste le plus radical, des communistes aux souverainistes, on célèbre le grand homme dont la figure est portée aux nues et idéalisée jusqu'à l'absurde, sans aucun lien avec la réalité historique, comme si au bout du compte les français se cherchaient une figure de père, un père bourru et sévère, un père qui fasse les choses à leur place, soit courageux à leur place et voit plus loin que le bout de son nez (que De Gaulle avait long, le nez). On célèbre de Gaulle sur le refrain du « tous pourris maintenant », et finalement ce que l'on distingue en sous-main, c'est la peur de sa propre liberté de réflexion. On ne veut plus réfléchir pour voter, on peut même se demander si beaucoup veulent encore réellement de la démocratie comprise uniquement sur un mode binaire : les « bons » et les « méchants », « eux » et « nous », chaque camp revendiquant De Gaulle pour son propre bénéfice, chaque camp pérégrinant sans honte ni trop de complexes à Colombey.

    Il n'est pas certain qu'il ait reconnu la plupart de ses héritiers affirmés et affichés, fut-ce devant notaire, de l'UMP à « Debout la République » en passant par les communistes.

    De Gaulle nait dans une famille plutôt bourgeoise à Lille en 1890, une famille où l'on a du personnel, et où l'on cultive les traditions. Sa maison natale que l'on peut visiter reflète parfaitement la mentalité de ce milieu à cette époque, relativement étriquée et très conservatrice. Faisant ses études secondaires à Paris, De Gaulle épouse les idées de beaucoup de jeunes de son temps, à savoir celles des ligues naissantes dont celle d'Action Française. Lisant un tract monarchiste de l'époque, rédigé par De Gaulle, on peut même voir en germe les idées qui fonderont la Vème République : un roi au-dessus des partis, un premier ministre qui prend les coups et un parlement disposant seulement du pouvoir législatif. Le jeune De Gaulle part ensuite pour entrer dans « la carrière » (militaire) à Saint Cyr. Il s'illustre ensuite par ses considérations très lucides et en avance sur son temps quant à la pratique de la guerre moderne, celles-ci eussent-elles été appliquées à grande échelle en 1940 que la France eût évité une déculottée sévère.

    Quand il part à Londres après la déculottée justement, il y attend les partisans de l'Action Française, il eut les fous, quelques communistes et des militaires rebelles. Le 18 Juin, la légende dorée du pays veut que tous les français écoutaient l'Appel, religieusement, c'était loin d'être le cas, ils écoutaient plus certainement celui de Pétain. Car De Gaulle est d'abord cela, une figure dé-culpabilisante pour les attentistes et tous ceux qui savent pertinemment qu'ils auraient eu exactement les mêmes réactions.

    A la fin de la guerre Robert Paxton, l'historien le plus pertinent sur la période, évalue le nombre de vrais résistants à 100 000 personnes au grand maximum, éliminant les opportunistes qui se sont découverts une âme de rebelle juste avant la fin, et la même chose pour les vrais collaborateurs, le reste des 44 millions de français étant attentiste. Il y a encore en France une méconnaissance totale de cette période, dans un tract envoyé sur le net par un groupuscule prétendant défendre l'indépendance de la France, j'ai pu lire que les étudiants qui sont allés se recueillir sur la tombe du soldat inconnu le 11 Novembre 1940 étaient gaullistes, non, ils étaient d'Action Française, et Guy Mollet et ses camarades étaient communistes.

    Ce n'est pas une seconde un jugement de valeur sur les français de cette époque, on peut comprendre parfaitement que la prise de risques qu'entrainait la Résistance ait fait reculer des pères de famille, par exemple. D'autres inconscients ne se sont jamais posés de question, comme Hélie de Saint-Marc, dés l'armistice de 1940, il avait pourtant seize ans, ou encore Honoré d'Estienne-d'Orves, tous deux catholiques et d'Action Française. Devant la barbarie, devant la bêtise ahurissante, devant la haine, il n'y a plus de différences, tous se battent ensemble ainsi que le rappelle parfaitement Aragon dans son poème « La Rose et le Réséda ». Il n'y avait plus de « réac » ou de « bolcho », seulement des hommes unis par amour de la liberté, un combat difficile parfaitement illustré par le film de Melville « L'Armée des ombres ».

    Et l'auteur de cet article ne peut évoquer sans frissons le discours de Malraux au Panthéon pour le transfert des cendres de Jean Moulin, un discours qu'il connait par cœur.

    De Gaulle en 1940 était grand, il était grand aussi à la Libération, défendant le programme du CNR, détricoté depuis quelques années par ses héritiers et quelques autres.

    De Gaulle avait de l'ambition, comme toutes les personnes hors normes, il avait aussi beaucoup d'orgueil et se rêvait un destin à la mesure de cet orgueil. Là aussi, ce n'est pas l'orgueil en lui-même qui est critiqué, mais ils sont rares ceux qui peuvent y prétendre sans ridicule ni grotesque. A côté de De Gaulle, la plupart de ceux qui se réclament de son héritage sont des pantins grotesques ou hystériques, agitant les bras, multipliant les moulinets pour essayer de faire oublier leur bassesse. Mais ils ne trompent personne.

    Charles_DeGaulle_JFK_reduced.jpgAprès 1946, malgré quelques aménagements cosmétiques, la République reprend les bonnes vieilles habitudes d'instabilité de la Troisième ce qui est bien sûr catastrophique au moment du bourbier de la guerre d'Algérie dont les premiers soubresauts sont vite réprimés par le ministre de l'Intérieur de l'époque, François Mitterrand. De Gaulle, qui vit une longue traversée du désert depuis douze ans, voit là une carte à jouer pour enfin accomplir son destin. De Gaulle dit bien peu de temps auparavant « que l'on ne fera jamais des français de ces bicots » et pourtant devant la foule qui l'appelle au pouvoir, également dans la crainte d'un putsch, De Gaulle lance « Je vous ai compris », bien que déjà il n'ait nullement l'intention de conserver les deux départements français qui constituaient l'Algérie au sein de la communauté nationale.

    On se demande finalement aussi si les français qui soutinrent De Gaulle vers l'Indépendance le firent vraiment pour des considérations humanistes, et non surtout comptables, les colonies coûtaient cher, et aussi parce que personne ne pouvait envisager que des musulmans soient des citoyens français comme les autres.

    Il trahit aussi ceux qui ont soutenu ce qui n'est rien d'autres qu'une prise de pouvoir avec les apparences de lé démocratie, de Massu à Michel Debré, les « pieds-noirs » qui préfèrent je pense qu'on les appelle « français d'Algérie ». Ceux-ci étaient loin d'être tous les sales colons profiteurs, exploiteurs et massacreurs dont on a parlé ensuite pour justifier leur retour précipité en France (un million et demi de personnes). Il y avait un véritable mélange des religions, des cultures et des origines. Il y avait là une véritable expérience de fraternité et de « vivre ensemble », le tout en plus dans le respect de la laïcité. Il est curieux qu'on ne parle jamais des cimetières de ces « français d'Algérie » profanés par centaines quand ils sont partis. D'où venaient-ils aussi ? Il y avait parmi eux des alsaciens qui n'avaient pas voulu devenir allemands après 1871, déjà déracinés, il y eut aussi des anciens « communards » rêvant d'utopies généreuses. On ne cite que rapidement la fusillade de la rue d'Isly quand des civils désarmés et pacifiques se rassemblèrent une dernière fois, pour un baroud d'honneur qui fût autant écrasé dans le sang que la manifestation de Charonne en 61.

    Et on parle encore plus rarement du sort des « harkis », 220 000 mille massacrés au départ de la France, comme si il y avait des minorités humanitairement plus acceptables que d'autres (certes on voit bien avec les chrétiens d'Orient qu'il y a deux poids deux mesures). Si ils sont restés aussi longtemps loyaux envers la France, c'était pour beaucoup d'entre eux par loyauté envers la personne de De Gaulle.

    Alors, oui, l'Algérie a eu son indépendance, se hâtant de ne pas donner suite à ses promesses de coopération, De Gaulle a eu son destin grandiose, mais à quel prix ?

    Cela les gaullistes de 2010 l'ont oublié, ils retiennent du général une image d'Épinal, un personnage qui n'a jamais existé en réalité, qui leur donne l'impression de se réconcilier avec leur passé qu'ils ont encore peur d'affronter en face. Il serait pourtant grand temps de se confronter vraiment à ce passé idéalisé par confort, car au bout du compte dans la vie politique française c'est comme si nous étions encore en 1945.