Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

loic prigent

  • La vacherie comme art de vivre

    Imprimer Pin it!

    à propos de « J'adore la mode mais c'est tout ce que je déteste » par Loïc Prigent dans la collection Le courage chez Grasset

     

    Aussi sur Agoravox

     

    mode, société, loic prigent, livre, amaury watremezAlors oui, certes oui, la mode est un monde pourri par l'argent, un monde de frivolité d'où toute idée du réel est absente. Il est toujours possible, et facile, de moraliser la mode sans trop réfléchir. « La gravité est le bonheur des imbéciles disait un sage, ils ne saisissent pas que la futilité est indispensable. Pourquoi se laisser aller à l'esprit de sérieux contre la haine, la violence, la sottise ? Autant faire comme si tout cela passait, tout cela lassait, que nos grandes déclarations, nos belles attitudes n'ont aucune prise contre les fléaux sus-cités. La bêtise à « front de taureau » existera tant qu'il y aura des hommes car « là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie »

     

    Autant vivre donc en essayant de demeurer léger, en faisant comme si rien n'avait vraiment d'importance hormis vivre et ressentir tout simplement. Et finalement dans ce microcosme de la mode tout le monde en est conscient, tout le monde sait très bien ce qu'il en est sur la profondeur du métier, sur la durabilité de la célébrité, d'une fortune, d'une notoriété. Personne n'ignore non plus que ce sont surtout des princesses pétro-dollarées, des héritières coréennes et russes vulgaires qui porteront les créations des grands couturiers.

     

    Et que sur elles ça fera vraiment très moche. Encore plus que certaines créations par trop fantaisistes déjà...

    Lire la suite