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liberté

  • Trump, le Brexit et le Pen la faute du Net

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    Taubira, liberté, net, 13 novembre, radio, télévision, société, amaury watremezCe qui est pratique avec madame Taubira est qu'elle exprime tout haut ce que la gauche dite "morale" et moralisatrice pense tout bas. Elle n'a aucun problème non plus à dire tout son mépris des "ploucs" qui votent le Pen ou Trump ainsi que la majorité des tenants de cette gauche de bourgeois pédagogues. Ce 13 Novembre sur Europe 1 elle a dit ceci qui est frappant : "Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté, de circulation de connaissances, de savoirs."

     

     Le pire est que la droite dite "républicaine" est tétanisée encore maintenant par ces diktats totalement arbitraires...

     

    La Liberté d'expression de tous lui pose donc problème.

     

     En effet, cela gène considérablement la propagation de la bonne parole du progrès constant et des évolutions sociétales réputés inéluctables. Internet permet la contradiction des petites gens, des "fascistes" qui auparavant n'avait pas voix au chapitre. Elle permet aux souverainistes, aux patriotes de s'insurger contre les méfaits de la mondialisation réputée heureuse. Et abomination de la désolation, elle autorise les adversaires de l'avortement pour toutes et de la contraception libéralisée à défendre leur point de vue.

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  • L'attrait de l'abîme

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    à propos de « Martin Eden » de Jack London en "10/18"

    Littérature, société, Jack London, Amaury Watremez, liberté Il peut arriver que des auteurs se leurrent, ou feignent de le faire, sur une de leurs œuvres, ainsi Maupassant en écrivant « Pierre et Jean » était persuadé d'écrire un modèle de naturalisme strict alors que cette œuvre a des résonances dépassant de bien plus loin cette ambition qui serait surtout grisâtre, ce court livre a des fulgurances poétiques et passionnées, un sous-texte que le lecteur attentif ne cesse de redécouvrir, ainsi Flaubert joue-t-il le cynisme lorsqu'il évoque la fin de « l’éducation Sentimentale » à Louise Collet. Et Tchekhov était persuadé que ses pièces devaient être perçues exclusivement comme des farces, des grosses comédies à se taper sur les cuisses, pour lui l'Oncle Vania n'était qu'un Géronte ridicule...

     

    J'ai découvert Jack London, comme beaucoup, dans mon enfance, à travers « Croc Blanc » ou « l'Appel de la forêt ». J'ai toujours trouvé fascinant et tellement attirant cette « tentation du désert », le désert blanc, que raconte ces ouvrages, loin de l'avidité, loin des puissances d'argent, cette tentation des grands espaces, d'un retour à l'essentiel éloigné de la sottise universelle, de toutes les médiocrités, de tous les compromis grands ou petits que les grandes personnes considèrent comme indispensables pour vivre.

     

    En écrivant « Martin Eden », Jack London, ainsi que nous l'apprend Francis Lacassin dans sa préface, était persuadé de donner au lecteur le récit de l'ascension et de la chute d'un individualiste capitaliste archétypal, et non de se raconter, d'exposer une sorte de cas clinique. Martin partage pourtant avec lui bien des éléments de vie profonds, un amour fou pour une femme « qui n'était pas de son monde », et un attrait marqué pour l'autodestruction et l'abîme, Jack London ayant souvent eu la tentation du suicide face à un monde souillé par les errements de la nature humaine, une société à l'esprit trop étriqué pour sa sensibilité immense. Un jour, comme Martin, il eut la tentation de se laisser couler dans les eaux chaudes du Pacifique, de laisser ses poumons se remplir de ses flots, d'entrer dans la nuit, de se libérer une bonne fois pour toutes des passions tristes, des émotions violentes, de la haine des hommes, de leur bassesse.

     

    Martin Eden est donc un aventurier qui parcourt le monde et tous les océans pour gagner un peu d'argent, prenant des risques insensés pour quelques centaines de dollars. Il ne sait pas apprécier la diversité des pays qu'il traverse, leur histoire, leur culture tout ce qui lui importe est que les filles de bouges sont accueillantes et que l'alcool coule à flots, qu'il a une chambre à peu près confortable et que jamais il ne reste plus d'une semaine quelque part. Il ne s'attache à rien ni personne, sauf à sa liberté, une liberté fruste, animale, celle des oiseaux migrateurs, des chevaux sauvages valant toujours mieux que la triste soumission à un système abject pour continuer à survivre matériellement quelques temps encore.

     

    Mais un soir, raccompagnant chez lui un jeune homme de bonne famille qu'il a défendu alors que celui-ci venait de se faire agresser, Martin rencontre la femme de sa vie, Ruth, dont il tombe instantanément amoureux, avec qui il ressent immédiatement une communion de pensée, de celle que l'on cherche parfois toute une vie. Il veut lire les livres qu'elle lit, partager ses réflexions, ses rêves, ce qu'elle sait du monde. Il s'ouvre à un monde qui lui était jusque là fermé, et s'y aventure de la même manière qu'il bourlinguait auparavant. Mais il ne peut pas épouser Ruth. Il se met à écrire, gagne de plus en plus d'argent et réussit, une réussite « à l'américaine », de « self made man ». Il y perd sa liberté et les petits bonheurs simples qui lui suffisaient, tel le savetier de la fable, il finit par épouser une jeune femme qu'il n'aime pas et sait qu'il devra finir par entrer dans la nuit pour être de nouveau serein.

     

    Ce livre touchera ceux qui sont épris d'absolu et de liberté, parfois même sans le savoir, qui se sentent à l'étroit dans ce monde, les indociles, les révoltés, les écorchés vifs qui se contentent pas de ce monde tel qu'il est, ne se reconnaissant pas dans une humanité languide d'« Elois » et soumise à ses maîtres non par fatalisme mais par acceptation pleine et entière de leur esclavage.

  • Des Rip Van Vinkle 2.0

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    Irvington_statue_of_Rip_van_Winkle.jpgRip Van Vinkle était ce personnage fameux de la nouvelle de Washington Irving, auteur aussi de celle du « Cavalier sans tête », écrivain très populaire aux États-Unis tout comme Mark Twain. Rip avait une épouse au caractère acariâtre, lui échappant il se réfugiait souvent dans les monts Catskills non loin de la vallée de l'Hudson. Là il rencontre des chasseurs étranges, des fantômes d'explorateurs, qui lui font boire une liqueur qui le fait dormir vingt ans au pied d'un arbre.

     

    Lorsqu'il se réveille, devenu un vieillard chenu, et revient dans son village, personne ne se souvient de lui et le monde a tellement changé qu'il ne le reconnaît plus, tout lui étant devenu étranger.

     

    Et malheureusement pour lui, il ne peut pas revenir en arrière.

     

    J'ai l'impression parfois, et je crois que je ne suis pas le seul à la ressentir cette impression, d'être une sorte de Rip Van Vinkle à l'ère du 2.0, sauf que je ne me suis pas endormi vingt ans. Déjà au retour de mon séjour de deux ans à Jérusalem, j'avais entre-aperçu des signes avant-coureurs d'un changement : pour être accepté et reconnu socialement il fallait absolument avoir dans sa poche un téléphone dit portable, gadget pourtant parfaitement inutile en soi à l'obsolescence programmée très rapide afin que le citoyen-consommateur en achète docilement un tous les deux ou trois mois.

     

    Et malheureusement, comme Rip Van Vinkle, il ne m'est pas possible de revenir en arrière...

     

    L'objet était le symbole parfait de l'hyper-égoïsme d'une perfection, si l'on peut employer ce terme, quasiment jamais atteinte des individus de nos sociétés dits développées, son possesseur devenant le centre, le nombril, de son petit monde, jamais seul, jamais capable d'introspection, de réflexion sur lui et sur le monde, toujours pris dans le bruit continuel de sa « communauté ».

     

    Les choses s'accélérant, c'était maintenant dans la paume de la main, voire bientôt littéralement implanté dans la main qu'il convenait d'arborer ce totem personnel de l'ultra-individualisme moderne dans une société où les personnes vivaent et pensaient comme des porcs ni plus ni moins, Le pire était que ce téléphone dit « intelligent », vendu comme moyen de communication, détruisait finalement celle-ci un peu plus chaque jour, les êtres humains ayant perdu l'habitude de se parler face à face.

     

    1238113_240569302794989_1402446116_n.jpg

    En attendant encore pire, des lunettes permettant à l'individu de se couper constamment du monde qui l'entourait et de ses semblables, celles-ci ayant rencontré bien sûr un succès fou chez les esclaves volontaires dés leur premier jour de vente....

     

    Et la conception de la liberté en découlant et prévalant donc était plutôt celle d'une bête de somme dans sa bauge, heureuse de folâtrer certes à sa guise dans un pré bien délimité, bien cadré sans avoir à se soucier du voisin ou de la voisine, à refuser toute autre contrainte pouvant lui faire prendre conscience justement de l'autre.

     

    Le fait que ces bêtes de somme humaines ne supportaient pas l'idée même de morale, l'assimilant à une culpabilisation, en disait long, et rassurait aussi finalement en un sens car au fond cela voulait dire qu'elles se sentaient coupables de se comporter en têtes de troupeau soumises et ne songeant qu'à satisfaire leurs pulsions les plus primaires, et que beaucoup le faisait surtout par confort intellectuel, par peur de se faire remarquer et sortir un tant soi peut du rang. Les unes accusaient qui les politiques, qui les journalistes, mais aucune ne considérait sa propre soumission abjecte. Il était plus facile de la voir chez les autres que de la contempler dans un miroir.

     

    Je suis un Rip Van Vinkle, parmi d'autres, car cette société dans laquelle pourtant je vis m'est devenue parfaitement étrangère, et me l'est un peu plus chaque jour. Elle déteste les « corps étrangers » dans mon genre, ceux qui lisent encore des livres, qui essaient encore tant bien que mal et bon gré mal gré de penser à contre-courant, qui aiment ces moments bientôt révolus de partage autour d'un repas, d'un bon vin, ou les deux. C'est une société qui est totalitaire d'une manière « douce » mais ferme, d'un totalitarisme qui s'est imposé progressivement car nous regardions ailleurs malgré tous ceux qui nous avertissaient de son avènement...

     

     

    Je ne sais pas, peut-être qu'en se perdant comme Rip au début de son histoire dans les montagnes, en mangeant du gibier avec des fantômes et en buvant avec eux une étrange liqueur me réveillerais-je dans un monde enfin libéré de cet arbitraire tellement doux, et insupportable....   

    statue de Rip Van Vinkle prise ici

    image du bas prise ici

  • La Tunisie en 1960, et en 2013

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    69662_10151461363817457_700077926_n.jpgهذا هو الفرق بيننا و بينهم ...

  • Rostropovitch à la chute du Mur de Berlin

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    Le mur de Berlin était une saloperie contre la liberté de millions de personnes, nul besoin d'en dire beaucoup plus. Alors, oui, tout n'est ni rose ni parfait depuis, le libéralisme étant également une autre horreur tout comme le consumérisme. Mais quand la liberté est victorieuse, rien d'autres ne prévaut ou ne devrait prévaloir et quant à moi je refuse qu'un idéologue, un bureaucrate, un politique, m'impose sa conception du bonheur, même avec les meilleures intentions du monde...


    retrouver ce média sur www.ina.fr
  • Dans la catégorie on s'en fout - Kim Jong Il est au plus mal

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    North-Korean-leader-Kim-Jong-Il.jpgL'embêtant avec les dictateurs et les salauds c'est que dans la réalité, contrairement aux "James Bond", ils meurent presque toujours dans leur lit, paisiblement après une vieillesse tranquille : Pol Pot, Staline, Pinochet, Kim Il Sung. En Corée du Nord, je crois savoir qu'il y a 23000 statues du gros plouc dictateur en photo ci-contre pour une surface à peine plus grande que celle de la région parisienne. Les plus pauvres y restent très pauvres et crèvent de faim pendant que les très riches se laissent aller aux délices pervers de la consommation dans des supermarchés où l'on trouve de tout, y compris les produits étrangers fabriqués par les vipères lubriques occidentales. Comme les convictions communistes s'assimilent plus pour certains à une foi religieuse qu'à un véritable raisonnement politique, il en est pour soutenir encore le tyran de ce petit pays coupé en deux depuis l'intervention américaine des années 50 (c'est souvent le seul résultat concret de la diplomatie US). Cependant, ce despote sanguinaire n'est pas exempt de talents, on le voit chanter et danser ci-dessous. Bien sûr, comme je suis un bon chrétien, je ne vais pas souhaiter les pires souffrances pour Kim Jong Il, il paiera bien un jour aux enfers. Bien sûr, étant faible et manquant de charité, j'aimerais bien que son peuple le fasse payer, ou plus naïvement que les occidentaux soient plus intransigeants à l'encontre des salopards de son espèce.

  • "What's going on today ?"

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    Il se peut que j'ai déjà passé cette chanson, je n'ai pas vérifié (on s'en fout d'ailleurs), ici c'est la version de 1971. J'en aime les paroles, profondes, sérieuses, et la musique, faussement tranquille et joyeuse. Marvin Gaye parlait du Vietnam mais elle s'adapte très bien aux ravages de l'ultra-libéralisme et aux sales guerres d'Irak et d'Afghanistan, là où l'on n'a rien à faire. Marvin Gaye a passé quelques temps à Ostende, à se détendre entre l'énorme palais en front de plage (une verrue bétonnée néanmoins curieusement poétique), géant afro-américain perdu dans un pays qui n'existe pas vraiment, dont les paysages ressemblent à des toiles surréalistes et les gens aux portraits de Félicien Rops.

    "What's goin'on today mother ? The same old shit"

    PS  plus personnel : Et puis c'est une façon de fêter pour moi ce qui est ma renaissance. Elle entraine des envies d'ogre : douze bouteilles de vin, des mezze palestiniens, du gibier aux fruits, et un doigt de Garnotel demi-sec...

    Et puis c'est comme une idée de la classe...