Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

laïcité

  • Les blasphèmes des fanatiques

    Imprimer Pin it!

    religions, société, laïcité, politique, amaury watremezOn notera qu'à dessein je ne cite aucun dieu particulier, aucune religion définie, aucune doctrine, je me contente de faire quelques remarques me semblant de bon sens. Ce petit avertissement liminaire ne servira strictement à rien je le sais, on me soupçonnera très vite des pires intentions mais je n'en ai cure...

     

    Je m'étonne que personne ne s'en soit jamais fait réellement la réflexion alors qu'elle est toute simple. Les prescriptions alimentaires obligatoires tout comme celles obligeant au port de tel ou tel vêtement et ou accessoire sont en eux-mêmes des blasphèmes. Ils incitent à cacher le corps des femmes, à refuser d'ingérer tel ou tel fruit, légume, animal. Ils suggèrent donc par essence que la création divine est mauvaise en elle-même, que leur dieu a raté quelque chose puisqu'il faut soit le cacher soit l'éviter.

     

    C'est donc que le corps des femmes, création divine, tout comme le cochon, entre autres, sont maléfiques et que donc c'est un dieu mauvais en lui-même.

    Lire la suite

  • L'islamisme n'existe pas

    Imprimer Pin it!

    islam, islamisme, société, religions, laïcité, christianisme, politique

    Sur Agoravox aussi

     

    Recevant la dernière livraison papier de « Causeur », je lis avec intérêt un dossier très intéressant sur les ravages du communautarisme et de l'islamisme en France. Le dossier a l'avantage majeur de partir du point de vue du « pays réel ». Il interroge non pas seulement de doctes spécialistes mais aussi des personnes vivant quotidiennement les difficultés majeures engendrées par la perte par la France de territoires subissant une autorité théocratique de fait. Cependant, ainsi que dans beaucoup d'autres publications, il manque quelque chose de pourtant essentiel qui est une définition claire, nette et précise de l'islamisme.

     

    On en parle beaucoup mais on ne le définit pas tout à fait, comme si cette définition allait de soi. Ou comme si on avait finalement très peur de la donner. Est-ce le résultat du travail de sape de nos valeurs par des prècheurs fanatiques issus des salafistes ou des frères musulmans ? Je crois que c'est grandir exagérément l'influence de ces nuisibles, de ces minables. Ils sont le plus souvent trop bêtes (trop cons) pour mettre en place pareil complot qui demande de se servir au moins ponctuellement de son cerveau. La réponse à ma question vient pourtant tout naturellement comme on le verra.

     

    Cette incapacité à définir ce qu'est l'islamisme naît principalement de deux choses :

     

    la perception totalement erronée de l'Islam et de la pratique musulmane par nos élites et leur inculture religieuse déplorable...

    Lire la suite

  • Une femme seule contre l'islamisme

    Imprimer Pin it!

    À propos de « Détruire le fascisme Islamique » de Zineb El Rhazoui chez Ring

     

    islam, zineb, zineb el rhazoui, société, islamisme, religion, laïcité, amaury watremezToute autre personne que Zineb El Rhazoui eût abordé la question de l'islamisme comme elle le fait dans ce livre court, salutaire et indispensable, aurait été immédiatement jetée aux oubliettes de l'histoire, injuriée, traitée de raciste, d'islamophobe, de fasciste voire pire encore. Ceci explique sans doute que la droite dite républicaine et même l'extrème-droite soient tétanisées par l'arbitrage moralisateur de la gauche olfactive. Encore maintenant en 2016, c'est d'ailleurs à s'arracher les cheveux.

     

    Seulement voilà, Zineb, ainsi qu'elle signe ce livre est franco-marocaine, elle est une rescapée du massacre de « Charlie Hebdo ». Elle a été élevée dans la culture musulmane, dans une école coranique, elle sait donc bien de quoi elle parle et connaît son sujet sur le bout des doigts contrairement à tous les donneurs de leçons.

     

    Il n'empêche que ces mêmes bons apôtres laissent entendre que ce n'est que sa vérité. Ce livre et son discours contre l'islamisme ne seraient que des symptômes de sa colère depuis qu'elle a failli mourir sous les balles de deux salopards fanatisés. Zineb démontre par un raisonnement argumenté solidement, des recherches sérieuses, le rappel d'évènements dont tous ont souffert que le discours consistant à comparer les islamistes aux catholiques traditionalistes est nul et non avenu.

    Lire la suite

  • Les nantis veulent du multicul à tout prix

    Imprimer Pin it!

    politique, société, religions, islam, islamisme, terrorisme, intégrisme, laïcité, france, nantis, amaury watremezLes nantis n'habitant pas les quartiers où la "diversité" est présente se réjouissant de la décision du Conseil d’État d'autoriser de fait le burkini, provoc islamiste, veulent du multiculturel à tout prix. Hé bien ils vont en avoir de la différence, de l'exotisme à peu de frais, de la coutume religieuse traditionnelle et pittoresque. Ils veulent du multiculturel car cela flatte leurs vanités. Il voient cela dit le multiculturel en « clichés » de cartes postales : les épices multicolores, les femmes tatouées au henné, les hommes mystérieux derrière leur look de « fier nomade du désert ». Quand ils ont un zeste de culture, cela leur rappelle leur lecture de Jean Genet sur les palestiniens.

     

    Mais leur perception de la différence ethnique demeure donc clairement colonial au fond, ce que l'on peut trouver un rien ironique. Cette conception de la différence est à géométrie variable, elle est liée au masochisme mémoriel constant que la France doit subir depuis des décennies et à cette « haine de soi » de la majorité des occidentaux évoquée par Reynald Secher, une haine d'eux mêmes les amenant à rejeter toute leur histoire, leurs racines, leurs valeurs. L'ignorance le dispute à la sottise, le salmigondis de lieux communs vaguement syncrétistes à la bouillie pour chats très superficiellement humaniste.

     

    Ce n'est en rien par humanisme qu'ils veulent du multiculturel jusqu'à l'absurde, il s'agit juste pour eux de se distraire de leur profond ennui de privilégiés décervelés, profondément amoraux comme l'étaient leurs ascendants mais de manière beaucoup moins hypocrite.

     

    On peut le leur reconnaître...

    Lire la suite

  • Le moins laïc des deux

    Imprimer Pin it!

    laïcité, foi, religions, société, politique, islam, christianisme, amaury watremezEncore maintenant après le massacre de saint Étienne du Rouvray, il en est encore pour comparer les attaques à la Laïcité que les chrétiens auraient perpétrées avec celles des islamistes, voire à les mettre en balance. Au fond les chrétiens, et en particulier les catholiques, ne vaudraient pas mieux que les fanatiques du soit disant État Islamique. C'est méconnaître consciemment ou non une des différences majeures entre les deux confessions :

     

    La Foi chrétienne est par essence et depuis l'origine sécularisée, « dans le siècle ». Par l'exégèse les livres saints ne peuvent être analysés et compris d'une manière primaire, littérale. Et rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu sont deux choses différentes. C'est le Christ lui-même qui le dit dans l’Évangile. C'est lui finalement le créateur de la notion de laïcité et non les « hussards noirs » de la IIIème République. Il ne demande jamais l'instauration d'une théocratie.

     

    En Islam, la notion même de Laïcité n'existe pas, les hadiths directement tirés du Coran font Loi et personne ne peut remettre en cause leur origine divine, l'exégèse, l'interprétation des textes est strictement interdite. L'Islam est par nature, par son origine même, une religion refusant la sécularisation. S'il n'y a pas de clergé dans cette religion c'est parce que tous les croyants sont censés être religieux et faire appliquer la loi d'Allah et non par souci d'égalité....

    Lire la suite

  • Les bourgeois et la montée de l'Islam

    Imprimer Pin it!

    Ou pourquoi la montée de l'Islam ne les gêne en quoi que ce soit

     

    Islam-Conversion-2015.jpg?resize=370%2C260Les bourgeois ont pris le pouvoir en France en 1789 lors de la Révolution à la faveur de la mascarade de la Nuit du 4 Août ou de la prise de la Bastille. Parfois sujets à des poussées arreligieuses, lors de cette période, et aussi tout au long de la IIIème République en particulier ne serait-ce qu'au moment des « Inventaires » ou des « fiches » suite à « l'Affaire Dreyfus »...

     

    ...ils ont dans le même mouvement perçu et compris la Foi catholique comme une manière de réguler les vélléités de liberté du peuple et de ce qu'ils appelaient les « classes dangereuses », de lui faire accepter son sort de maintenir une morale commune minimale tenant surtout dans le respect des apparences d'honorabilité.

     

    Maurras, entre autres, largement agnostique, a théorisé cela dans son idée du « nationalisme intégral ». Et finalement cela arrangeait bien dans le même temps les notables « rad' soc' » du « bon » temps de Jules Grévy, d'Emile Loubet ou du petit père Combes...

     

    C'était déjà largement rabaisser ce qu'elle est vraiment, la réduire à une simple idéologie de gouvernement, à des convictions somme toutes aussi contestables que les autres alors que la Foi ne se raisonne pas comme une opinion mais se pratique et aussi se vit dans un rapport étroit et unique à Dieu. Du moins elle le devrait la plupart du temps...

     

    Après « Soissantuite » les bourgeois ont balancé aux orties cette hypocrisie des mœurs qui dominait jusque là parmi eux ainsi que le souci de maintenir une façade honorable, du moins dans une certaine mesure. Ils ont décidé de ne plus éduquer leur progéniture ou lui transmettre quoi que ce soit, des valeurs, de la culture, excepté le souci de réussir socialement. Et Ils ont aussi décrété que « Dieu était mort » à la suite des déclarations de Nitche. Le problème est qu'ils n'ont pas comblé le vide ainsi créé....

    Lire la suite

  • Le jour du petit doigt

    Imprimer Pin it!

    politique, société, islam, religions, amaury watremezDans une de ses « chroniques de la haine ordinaire » Pierre Desproges évoquait quelque chose de très juste sur le sens réel de la tragédie et des priorités des êtres humains. Lors du drame de cette petite fille noyée sous nos yeux dans la boue, il racontait que son charcutier s'était coupé le petit doigt avec une machine à trancher le jambon en entendant la nouvelle à la radio (extrait ci-dessous). Plus tard, ce n'était pas de la pauvre gosse qu'il se souvenait, c'était « le jour du petit doigt ».

     

    Il y a ceux se dévouant sans compter, ces jeunes que l'on dit décadents ayant montré leur soif d'idéal et leur grandeur d'âme, et il y a les autres. Je ne m'exclus pas de ces « autres », on a tous ces moments décevants pour nos égos et notre amour-propre.

     

    C'est humain, c'est ainsi, c'est aussi une manière de se protéger du malheur et de la tristesse, de la mort aussi, trois tabous de notre temps de la mondialisation dite heureuse. Et puis le primate humain a souvent du mal avec l'empathie, il faut qu'il soit parfois touché de près pour se sentir concerné, qu'il ait le nez dans la fosse septique de la bêtise et de la haine mélangées, sinon au fond il s'en fout....

    Lire la suite

  • A force de favoriser les communautarismes

    Imprimer Pin it!

    politique, société, islam, laïcité, hypocrisie, communautarisme, amaury watremezContrairement à ce que l'on pourrait croire, entre les deux photos ci-contre, celle prise en 2015 en Tunisie est celle en couleurs et non celle en « noir et blanc ». Cette mise en perspective démontre objectivement une profonde régression des mentalités et des perceptions au sein de l'Islam dans un des pays du Maghreb où pourtant la laïcité et le respect des minorités religieuses n'étaient pas de vains mots. On se rappellera aussi que dans les années 90 Ben Ali, l'infâme Ben Ali, l'honni depuis le fameux « printemps arabe » soit disant grâce à Facebook obligeait les barbus à se raser et à prêter serment de fidélité à la constitution modernisée de la Tunisie.

     

    Et donc, c'est cela le résultat des mirifiques révolutions de Jasmin ? Des femmes voilées et soumises, parfois volontairement, à l'arbitraire de prescriptions débiles ? Des prêches d'un autre âge d'imams ignorants souvent de leur propre livre saint ?...

    Lire la suite

  • Sommes nous à la hauteur de la tempête qui s'annonce ?

    Imprimer Pin it!

    politique, religions, Islam, Christianisme, société, laïcité, vigilants en pantouflesLes événements récents ne font que confirmer la montée claire et indubitable en France d'un radicalisme musulman touchant toutes les couches de la « communauté » musulman sans que n'entrent en ligne de compte des facteurs de précarité sociale ou financière. Ce n'est même plus un rejet de nos valeurs dites républicaines et ou nationales celles-ci étant considérées comme inexistantes, nulles et non avenues d'abord à cause de l'absence de fruits qu'elles donnent, absence de fruits car elles ne sont plus que théoriques.

     

    A lire les statuts sur les réseaux dits sociaux, les partages de liens sur l'Islam au Proche et Moyen Orient, les vertueuses colères sur la laïcité, les déclarations de guerre contre le fanatisme, je m'étonne encore que dans la vie réelle, il y ait encore des terroristes velléitaires ou en passe de l'être.D'ailleurs on pourrait se poser la question de leur existence et pratique réelles parmi les français dits de souche y compris chez tous les jeteurs d'alarme divers et variés ?....

    Lire la suite

  • Laïcité et mairie de Paris : Oxymore ?

    Imprimer Pin it!

    Voir aussi à ce lien

     

    islam, politique, société, religions, laïcité, amaury watremez, mairie de paris, HidalgoUne affiche de « les Prêtres » mentionnant que la vente des billets sera reversée aux chrétiens orientaux, ce n'est pas laïc...

     

    Des catholiques (mais pas que) qui manifestent leur opposition à une loi, cela rappelle les z-heures les plus sombres de notre histoire, et c'est une atteinte grave à la laïcité...

     

    Par contre une « nuit du Ramadan », où sont respectés des contraintes religieuses c'est parfaitement et totalement laïc. C'est étrange car l'Islam n'étant pas, comme le Christianisme et le Judaïsme une religion sécularisée, par essence, cet événement est considéré comme un gage donné à un pouvoir théocratique issu de la Foi coranique.

     

    La municipalité de Paris a organisé ce lundi 6 Juillet et ce comme depuis un peu plus d'une décennie déjà « la Nuit du Ramadan », un événement « festif », « en rollers », « citoyen » contre lequel « l'opposition républicaine » (« Les Républicains », « l'UDI ») ne s'est jamais élevée n'y voyant pas malice. Au buffet, on ne peut pas boire d'alcool même si l'on n'est pas musulman, et dans les petits fours, il n'y a jamais de porc bien sûr. Et enfin, fort curieusement, les édiles municipaux ne se soucient pas du tout dans le cas de cette « nuit » de la parité entre les hommes et les femmes, ou du fait que parmi les responsables religieux il n'y en ait pas une seule....

    Lire la suite

  • Des laïcs virtuels - 4000ème note

    Imprimer Pin it!

    politique, société, blog, 4000 notes, amaury watremez, islam, laïcité, république, valeurs, moralePour le quatre-millième billet de ce blog (le premier c'était cela), j'ai eu envie d'être un peu plus « poil à gratter » que d'habitude. Le petit bourgeois hédoniste et réactionnaire que je suis, est marqué par le sens de la dérision de le dernière génération inconsciente des années soixante, celle qui trouve que la gravité est le bonheur des imbéciles, et que c'est ce qui paraît futile et superflu aux yeux des cuistres le plus important dans une vie. Nous avons vu arriver les « petits jeunes gens réalistes » de la génération suivante, soumis à quelques exceptions notables au consumérisme, au discours libéral libertaire, aux communautarismes.

     

    On ne peut entièrement les blâmer, ils sont les enfants de la paupérisation, de la précarisation tous azimuts des salariés, de l'emploi, de la mondialisation réputée « heureuse ». Celle-ci intègre tout le monde il faut dire, l'argent n'ayant pas d'odeur, aigrefins de toute obédience, régimes théocratiques violents, monarchies pétrolières esclavagistes, cela ne pose aucun problème tant que des capitaux sont injectés dans le système, y compris ceux provenant de la vente du pétrole du soit-disant « État Islamique ».

     

    Ils acceptent ceux-ci d'ailleurs non pas par grandeur d'âme et ouverture au monde mais par lâcheté et renoncement aux valeurs morales communes, par abandon de la transmission des valeurs et, ou d'une culture. Chacun dans son coin, tout seul ou au sein de sa communauté, de sa tribu, fait « sa sauce » à son idée, s'imaginant être une génération née « ex nihilo », ayant tout compris, mieux que ses ascendants, et redécouvrant donc régulièrement de ce fait l'eau tiède...

    Lire la suite

  • Quand la majorité silencieuse des musulmans parlera-t-elle ?...

    Imprimer Pin it!

     devant-la-mosquee-de-paris-le-26-octobre-2012_4118158.jpgDans une interview récente, Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris, évoque au sujet de la tuerie de Bruxelles l'impuissance de la majorité des musulmans face à la radicalisation et à la montée de la haine judéophobe venant de l'Islam alors que cette majorité pourrait combattre l'enseignement des imams ignorants même des sourates de Mahomet ou le sort réservé aux filles et aux femmes dans quelques unes de nos « cités », ce que dans sa majorité elle ne fait pas.

     

    Le problème de celle-ci est qu'elle est bien souvent bien trop silencieuse, et qu'à demi mot ou pas elle explique la judéophobie et le djihadisme par le sionisme et la colonisation de la Palestine, ou par le racisme qui pousserait les jeunes musulmans à faire les mauvais choix, ou encore à cause de la prison comme les parents et l'avocat de Mehdi Nemmouche. D'autres encore mettent cela au crédit des conséquences de la colonisation européenne sur le continent africain.

     

    On en tire la conclusion simple à saisir que pour eux ce n'est pas de leur faute, encore moins de leur responsabilité collective ou privée. De plus Boubakeur rajoute qu'il leur faut surveiller les « fils d'européens » qui viendraient à la mosquée car ce serait eux les plus dangereux en somme. Cela ne manque certes pas de pertinence, bien souvent les convertis sont beaucoup plus jusqu'au boutistes que les autres croyants, tout comme les européens sont parfois plus pro-palestiniens que des palestiniens eux-mêmes, plus radicaux que les membres du service d'ordre du Hamas. Peu se rendent compte à quel point la question de la Palestine est cruciale pour les enfants d'immigrés en France.

     

    Je me souviens aussi à Jérusalem de ces jeunes gens prêts à en découdre avec « Tsahal », l'armée israélienne, inconscients des risques qu'ils faisaient courir aux « locaux ».

     

    Le père Viot quant à lui, aumônier de prison, visitant régulièrement ceux qui y sont emprisonnés, constate que c'est le mépris du fait religieux et de la spiritualité, considérés comme des survivances insupportables du passé, et la coupure du christianisme d'avec les milieux populaires les responsables de la montée du radicalisme musulman qui propose aux jeunes des « quartiers » qu'ils soient « souchiens » ou français de « deuxième ou troisième génération », souvent en deserrence familiale, intellectuelle et personnelle, des valeurs leur paraissant plus solides et plus saines que le pognon et la consommation, ou que la sur-affectivité un rien mièvre que l'on trouve dans bien des groupes catholiques pour « jeûûnes ».

     

    A gauche comme à droite, les politiques « de progrès » méprisent la foi religieuse, et aussi partant la foi musulmane perçue sous un angle caricatural qui favorise les intégristes : les prescriptions alimentaires dont l'interdiction du porc, les « voiles » qui couvrent un peu, beauoup ou tout de la tête des femmes. Ils n'ont pas de tolérance envers les musulmans, ce n'est que du dédain à peine camouflé. Ils méprisent aussi les racines catholiques de la France, rappelées d'ailleurs aussi par des musulmans ainsi que j'ai pu fréquemment le constater, qui eux ne les oublient pas. Pour la plupart des belles consciences de progrès, pourtant l'histoire de France commence après 1789, voire 1848, voire même après le 10 mai 1981. Cela aussi les « enfants d'immigrés » nous le reprochent, cet oubli de nos valeurs, se tournant vers le fondamentalisme islamique pour y retrouver à tort un socle solidement implanté.

     

    Et pour ces belles consciences c'est aussi que le pauvre est un con c'est tout, qu'il soit « souchien » ou « issu de la diversité ».

     

    Cette « majorité silencieuse » approuve aussi et généralement le port volontaire du voile plus ou moins total par de plus en plus de jeunes filles et ce n'est pas une « réac » atroce qui pousse un cri d'alarme mais Elisabeth Badinter elle-même rappelant à bonne escient que cela n'a jamais été une tradition issue du Coran mais une construction intellectuelle et théologique très récente. Ces jeunes filles voilées le font pour affirmer ce qu'elles pensent être leur identité ne se reconnaissant pas dans une France qu'elles ont bien souvent appris à haïr et rejeter de par les compromissions nombreuses des institutions contre les principes dits républicains. Et il y a aussi un effet d'entrainement constaté dans toutes les crises historiques : les modérés suivent toujours les plus extrêmes ; par peur, par sottise, ou simplement par instinct grégaire.

     

    Dans les « quartiers » également la plupart des jeunes, pas tous peut-être, et moins jeunes, hommes, essaient de se consoler de l'humiliation du chômage et de la précarité par une masculinité très affirmée, et caricaturale, et l'exposé sans complexes de fantasmes et clichés sur les européennes (« toutes des p...es »).

     

    image édition de l'Express du 29 Mai

  • Mélanie Chassepot, le Pape et les catholiques

    Imprimer Pin it!

    Mélanie Chassepot ne s'appelle pas vraiment comme ça, c'est moi qui lui donne ce pseudonyme afin d'évoquer son cas, surtout ce qu'elle a à dire concernant l'élection du Pape François en particulier et de l'Église Catholique en général, qui est caractéristique.

     

    Christiannisme, société, politique, religions, laïcité, belles consciences, la nostalgie simone la nostalgieEt puis je connais bien Mélanie : elle lit mes articles taquins en douce, qu'elle désapprouve d'ailleurs silencieusement quand je la croise mais avec force, son regard pourrait tuer s'il était armé, et pourrait mal le prendre si jamais elle voyait son prénom. Pour elle je suis un bourgeois réac, mâtiné d'un râleur insupportable.

     

    Qu'elle se rassure, il n'y a pas qu'elle dans Mélanie Chassepot, mais l'essentiel.

     

    Mélanie a un travail en lien avec la communication, elle reçoit des tracts et prospectus, journaux, revues et magasines pour informer les personnes qu'elle reçoit chaque jour.

     

    C'est une conscience très haute Mélanie, elle est pour le progrès, la justice et la mémoire, elle trouve que les gens de droite ne sont pas tout à fait normaux et équilibrés, comme Patrick Cohen.

     

    Et bien pire sont à ses yeux les catholiques qui ont ces croyances absurdes quant à la morale individuelle, ce qui la choque le plus. Les gens de droite encore, elle les tolère, après tout qui sait si un jour ils ne reviendront pas dans le droit chemin à force de persuasion et de pédagogie.

     

    Mais les catholiques, elle ne supporte pas...

     

    Mais de quoi se mêlent-ils ces catholiques ?

     

    Tous réactionnaires, aux curés tous pédophiles, aux familles nombreuses toutes riches, toutes privilégiés et bénéficiant indûment de l'aide de l'état pour élever leurs gosses que personne ne leur a demandé de faire :

     

    Ils ne peuvent pas mettre un préservatif comme tout le monde et « gérer » leur désir d'enfant comme les autres (à savoir l'envisager comme un luxe qu'on se paye quand on a les moyens, un signe d'ostentation sociale, et non comme une personne) ?

     

    Ils ne peuvent pas être « citoyens », « équitables », comme tout le monde ?

     

    Là-dessus Mélanie pense comme Bruno Donnet face au représentant de « Familles de France » dans « le Grand Journal » de Canal +, cette émission de progrès et de culture dont elle ne rate pas un numéro, riant de bon cœur ensuite aux plaisanteries « citoyennes » et fines de Yann Barthès pendant « le Petit Journal ».

     

    Évidemment, on pourrait trouver paradoxal que Mélanie se soucie de l'opinion quant à ses coucheries de personnes qu'elles méprisent apparemment par ailleurs dans leurs croyances et convictions.

     

    Mélanie n'est pas très logique.

     

    Mélanie, bien qu'éprise de tolérance, et du souci d'écouter toutes les cultures, ce qu'elle revendique chaque jour, dés qu'elle reçoit quelque chose venant d'une institution, d'une ONG catholiques, même portés aux nues par les médias, le déchire rageusement et consciencieusement et le flanque à la poubelle.

     

    Ou bien, de rage, une sainte colère laïque et de progrès, elle décroche son téléphone pour enjoindre fermement les importuns qui l'informent de leurs actions de ne plus le faire.

     

    Mélanie par ailleurs ne voit aucun inconvénient à ce que d'autres croyants revendiquent des droits à pratiquer des interdits alimentaires d'une absurdité sans pareille ou des pratiques vestimentaires absurdes.

     

    Elles voient ces pratiques comme de l'exotisme à peu de frais de « bons sauvages » qu'elle a sous la main en bas de chez elle, ce qui lui fait des économies, elle n'a pas à dépenser pour faire du « tourisme citoyen ». Elle voit ça comme des enfantillages de personnes qu'elle ne considèrent pas tout à fait comme capables de civilisation finalement.

     

    Si une personne s'avise de lui rappeler ces faits de bon sens, Mélanie Chassepot s'emporte, elle « se sent blessée, meurtrie » et pour elle c'est un signe que l'Ordre noir n'est pas loin, c'est une « stigmatisation » absolument odieuse de populations « issues de la diversité » (TM°), voire du racisme, elle n'hésitera pas à le dire.

     

    Ce qu'omet de dire Mélanie, et qui est la cause réelle de sa haine des personnes de droite et des catholiques, c'est qu'elle provient surtout des complexes qu'elle ressent encore, mais qu'elle n'exprime jamais, Mélanie au fond est très jalouse également. Elle vient d'un milieu qu'elle dit « ouvrier » de petits employés, de bureaucrates de la classe moyenne, encore peu touchés par la Crise. Elle aurait bien aimé être cooptée par les « bourgeois » qu'elle croisait de temps, ne comprenant pas qu'ils étaient aussi faillibles qu'elle.

     

    Elle s'imaginait que ces « bourgeois » avaient une meilleure vie qu'elle et qu'eux, si ils s'avéraient plus cultivés, plus fins qu'elle sur certains points c'était surtout parce qu'ils étaient riches, oubliant ou feignant d'oublier que l'on peut être « fils d'ouvrier » et se cultiver...

     

    Un temps, elle a fait partie d'un groupe d'aumônerie où elle a cru sublimer ses frustrations quelques temps, ce en quoi elle n'était pas la seule, mais hélas, les jolies filles, des « bourgeoises » c'est sûr, faisaient chavirer le cœur des garçons qui lui plaisaient. N'ayant pas réussi à surmonter ces faiblesses, elle a donc mise ça sur le dos de toute l'Église Catholique et de tous les croyants, comme beaucoup.

     

    Car au fond, ce n'est que ça son anti-catholicisme...

    illustration prise ici (Mélanie est une vieille fille moins sympathique que le personnage de Girardot dans le film cité)

  • Le Pape actuel est-il trop subtil ?

    Imprimer Pin it!

    Je trouve cet article de "Marianne" remarquable (on remarquera que ce n'est pas dans "la Croix" ou la gazette du père Dupanloup donc dans un journal qui n'est pas un repaire de "grenouilles de bénitier"). En effet, le pape actuel est trop subtil pour l'époque qui est simpliste, que ce soit ses idéologues ou ses intellectuels en général. Il est trop subtil également pour certains catholiques dont ceux qui confondent intelligence et perversité entres autres confusions par là par exemple, (lire surtout les commentaires de la note en lien), pour les progressistes qui ont vite fait de le catégoriser comme réactionnaire, ce qu'il n'est pas, pour les traditionalistes qui le voient comme "leur" pape, ils risquent d'être déçus, trop subtil pour tous ceux qui n'utilisent pas leur cervelle à bon escient. Ce simplisme que l'on retrouve sur tout Internet de l'imbécile qui en profite pour laisser libre cours à ses penchants les plus nauséeux en passant par les abruti qui compensent leur microcéphalie par l'agressivité et la violence. Je me suis fait traiter de "fou de Dieu" sur un autre blog alors que je me sens plutôt dans la veine de l'abbaye de Thélème qui favorise la liberté et la vie : "Vivez! Aimez! Beuvez"

    pape.jpgNul doute que le pape Benoît XVI soit le chef d'Etat le plus cultivé: ce n'est pas très difficile. Mais il est sans doute aussi un des hommes les plus instruits de la planète, non seulement dans les sciences théologiques mais encore la philosophie, les arts et même les sciences. Cet homme qui dialogue avec Habermas, joue Mozart et aime le latin ne manque en tous cas pas de ressources. Il est vrai qu'élu à près de quatre-vingts ans, il avait eu le temps d'en apprendre des choses !

    L'épisode le plus original de son voyage en France fut une conférence au tout nouveau centre culturel des Bernardins, initiative de Jean-Marie Lustiger destinée à rapprocher la foi et la culture. Y ont accouru, non seulement l'Institut de France, dont il est membre associé, mais aussi la fine fleur de la culture, de l'édition, des arts et des lettres. Les intellectuels catholiques de la nouvelle génération, comme Rémi Brague ou Jean-Luc Marion mais aussi Régis Debray, Frédéric Mitterrand et bien d'autres. De cette conférence, beaucoup, telle Julia Kristeva, sont sortis enthousiastes. Insistant sur la nécessité d'interpréter les textes, inscrite au cœur de la tradition juive aussi bien que chrétienne, le pape a longuement montré comment il y a là la source d'une science du langage fondatrice de la culture européenne et l'antidote à tous les fondamentalismes.

    Une religion d'intellectuels ?

    Ce succès intellectuel de l'Eglise catholique forme un contraste cruel avec la chute de son influence mise en relief par tous les sondages. Si 75 % de Français se déclarent encore catholiques, 50 % seulement croient en Dieu, 25 % à une vie dans l'au-delà et à peine plus de 5 % pratiquent.

    article_photo_1221304782623-5-0.jpgLe critère le plus significatif de la crise est le nombre d'ordination de nouveaux prêtres. Un parcours qui se résume à un brutal décrochage en 1975 d'environ 800 à 100 par an. A partir de là, un palier qui dure encore aujourd'hui. Un flux d'entrée qui correspond à celui des énarques ! Encore de quoi avoir quelque influence d'autant que les nouveaux prêtres, eux, sont cultivés. Les spécialistes du calcul intégral montreront toutefois comment ce décrochage très situé dans le temps entraîne pendant quarante ans le sentiment déprimant d'une diminution continue des effectifs du clergé. Un nouveau décrochage est-il intervenu vers 2005 ? Cela reste à confirmer.

    Les autres critères d'influence sont à l'avenant : diminution du nombre d'enfants baptisés puis catéchisés, des mariages religieux. Seul indicateur au vert : le nombre des baptêmes d'adultes, dont l'augmentation ne compense cependant pas celle des enfants.

    Cette crise touche l'Église catholique dans toute l'Europe. Elle touche aussi les Eglises protestantes établies. Le reste du monde, Etats-Unis et Russie compris, vit, par rapport au fait religieux, à un autre rythme.

    Il semble donc qu'il ne serve à rien à l'Église catholique d'avoir un pape instruit et subtil. Les seules religions qui progressent semblent celles qui véhiculent un message simple, voire simpliste. Pour les islamistes, le Coran et rien que le Coran. Pour les évangélistes américains (Note d'Amaury : qui influencent les charismatiques européens dont la Communauté de l'Emmanuel), la Bible et rien que la Bible y compris quand elle contredit la théorie de l'évolution (acceptée par le pape), y compris quand elle permet d'assimiler la lutte des Etats-Unis et d'Israël contre le reste du monde à la bataille finale du bien et du mal, la fameuse bataille d'Armageddon décrite dans l'Apocalypse.

    A suivre ici