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judéophobie

  • Pourquoi existe-t-il encore la haine des juifs en 2016 ?

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    aush2.jpgTel établissement de quartier dit « difficile » ou de « centre ville » faisant œuvre éducative organise encore cette année un voyage à Auschwitz ou quand il est riche au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. On pourra lire encore bientôt ainsi qu'à chacun de ces voyages combien les jeunes que les enseignants ont emmené là-bas ont été tellement émus et touchés. Dans tel autre établissement, on se souvient des enfants déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les adolescents fiers d'eux, sans nul doute à juste titre, posent l'œil humide devant leurs réalisations effectués en cours d'histoire et d'éducation civique sur ce thème, bouleversés par les images qu'ils ont déniché et les témoignages qu'ils ont lus, et, ou entendus..

     

    A la télévision tout comme au cinéma, les œuvres de fiction tout comme les documentaires traitant sans détours du sujet, en long, en large et en travers sont montés et projetées aux clients réguliers des « salles obscures » et aux « scolaires.

     

    L'antisémitisme, qui englobe la haine des arabes, la « nouvelle judéophobie » définie par Pierre-André Taguieff, auraient dû disparaître depuis déjà bien des décennies? Or, c'est tout l'inverse qui arrive.

     

    Ces fléaux auraient dû s'éteindre d'eux-mêmes si l'on suit la logique des promoteurs de ces actions certes méritoires. Mais il n'en est rien du tout et l'antisémitisme tout comme la « nouvelle judéophobie » ne cessent de progresser au cœur de la société française et de sa jeunesse. Il suffit de jeter un coup d'œil aux « fils » de discussion sur Israël ou l'histoire de la Shoah, ou plutôt de superpositions de monologues, de réseaux sociaux pour en être convaincus. Parfois on le fait au nom des palestiniens -ceux-ci n'en demandent pas tant- et d'un « antisionisme » mollement affirmé car bien que ne le faisant pas totalement à visage découvert on n'assume pas sa haine...

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  • Ils sont partout

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    ils sont partout, yvan attal, antisémitisme, judéophobie, amaury watremezYvan Attal vient de sortir un film réputé « choc » sur l'antisémitisme en France en 2016. La première fois que j'ai vu une affiche annonçant sa sortie c'est ironiquement non loin d'une paroisse où l'antisémitisme « à l'ancienne » est assidûment pratiqué. C'est une intention louable qui porte ce long-métrage car cette haine est toujours plus vivace en ce moment, surtout de par les réseaux dits sociaux où elle se déchaîne sans vraiment de frein, le tout au nom de la liberté de parole et du pseudo-anonymat du Net facilitant le manque de courage et la hargne. Elle ne consiste pourtant pas à dire n'importe quoi cette liberté d'expression.

     

    Il y a les antisémites qui croient se consoler de leurs diverses frustrations sociales et carences. Ils pensent avoir trouvé la parade ultime en se prétendant antisionistes mais au fond se fichent complètement du peuple palestinien.

     

    Il y a le genre à être des soutiens d'Henry de Lesquen, pour qui les juifs sont forcément des concurrents qui peuvent faire main basse sur les richesses avant eux, des concurrents forts d'une solidarité occulte (poil occulte) de nez crochus, forcément, de mains de même, avides de l'argent des vrais français car les jui...pardon les « sionistes » sont évidemment considérés comme apatrides....

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  • Israël-Palestine : la violence d'un conflit importé en France

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    Aujourd'hui, j'ai discuté avec un « anti-sioniste » ou un de ceux prétendu tel sur un forum, enfin discuté, le mot est ici bien impropre. Depuis les années 70 une bonne partie de la gauche se voulant radicale a récupéré la cause palestinienne, symbole selon elle de l'impérialisme anglo-saxon, et à l'inverse une bonne part de la droite libérale la cause israélienne, devenant plus sioniste que les pan-sionistes eux-mêmes, considérant Israël comme un bunker occidental au milieu du Proche Orient garantissant les intérêts de l'Occident dans cette région du monde, laissant donc aux israéliens qui ne sont pas tous juifs (seulement à 80%) le « sale » boulot...

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    Tu noteras aussi ami lecteur que dans cette droite atlantiste si on s'émeut, à juste titre il est vrai, des coups de canif dans le contrat républicain et en particulier contre la laïcité venant des musulmans intégristes, on ne s'émeut guère du respect du Shabbat dans des écoles publiques du Marais ou du Sentier à Paris, ou des prescriptions alimentaires induites par la « cashrout ». Et puis parfois c'est juste par haine des musulmans.

     

    Le bougre évoqué plus haut n'en avait finalement rien à foutre de Gaza et encore moins des palestiniens, assimilant le sionisme où ce qu'il appelait ainsi au nazisme, au fascisme, et à un peu tout les régimes totalitaires du XXème siècle, cette idéologie étant au départ du moins pour les constructeurs de « kibboutz » un moyen de concrétiser leurs utopies, ce que beaucoup n'avait pu faire en 1905 lors de la première tentative de révolution manquée en Russie dont beaucoup des pionniers et précurseurs d’Israël furent des acteurs actifs. Ce n'est qu'en 1916, lors de la création du Foyer national juif, et avant l'indépendance de 1948 que la dimension nationaliste du sionisme prend réellement son essor, sous l'impulsion de Ben Gurion.

     

    Ce sionisme des origines, généreux, ses promoteurs partageant les techniques, par exemple, avec les palestiniens, est maintenant bien oublié. Il est de ces juifs qui en France sombre dans un autisme total concernant Israël dont ils justifient la manière « radicale » de maintenir sa sécurité par la Shoah, tout contradicteur de cette manière étant assimilé à un négationniste.

     

    Mon interlocuteur a de ce fait tourné « autour du pot » pendant une dizaine de commentaires alors que je lui avais demandé ce qu'il entendait par « sionisme », je l'avais pourtant encouragé à être plus clair, plus direct mais j'ai le sentiment que les anti-sionistes de ce genre, hélas nombreux, en plus de dénaturer une cause qui est juste par nature, n'assument pas ce qui le fond de leurs opinions, à savoir leur judéophobie obsessionnelle mélangée à un peu de tout :

     

    Complotisme et « protocole des Sages de Sion » en bandoulière, et quelques sanglots de crocodiles de petits mâles et femelles alpha occidentaux, du genre à aller se donner des frissons place de la Concorde en beuglant des « Israël=SS » et autre slogans qu'ils estiment forts, le cou ceint d'un keffieh, et rentrer tranquillement continuer à jouer les justiciers derrière un semblant d'anonymat sur le Réseau.

     

    Il m'a reproché enfin de l'accuser d'être antisémite, ce que je n'avais pas même suggéré le concernant pour finir par se dérober, avouant piteusement que pour lui l'antisionisme consiste à demander la destruction d’Israël, curieusement ça m'a rappelé ces partisans d’Israël pour qui, n'appelant pas de mes vœux le choc des civilisations, j'étais forcément un « dhimmi » (chrétien citoyen de seconde zone dans l'Empire Ottoman).

     

    On me dira, tout ce qui est excessif en politique étant insignifiant, cela n'a pas d'importance, mais c'est aussi car j'aime être « guelfe avec les gibelins, gibelin avec les guelfes ».

     

    Dans les « quartiers » la plupart des gamins et des adultes musulmans, pas tous, ont moins de préventions et l'affirment parfois en toute candeur et sans scrupules inutiles, ils sont clairement antisémites, ou plutôt ont la haine des juifs qui sont pourtant de leurs cousins éloignés. Traiter un copain de « sale feuj » car réputé un peu radin ou individualiste est très répandu sans que personne à commencer hélas parfois par les éducateurs n'y trouvent à redire, tout comme lancer des provocations en cours d'Histoire-Géographie quand le professeur aborde la Shoah (sujet maintenant curieusement évité dans quelques « cités » ou abordé avec des pincettes).

     

    Pour acheter la paix sociale, bien souvent les éducateurs en question se lancent dans des discours pro-palestiniens dont ils ne mesurent pas les conséquences néfastes, encouragent les élèves dans le rejet des israéliens en particulier, et des juifs en général. Et ils laissent faire aussi les pauses ramadan de ruptures de jeûne, les signes ostentatoires, les interventions hostiles au discours de l'institution sur l'histoire. Et c'est aussi de la simple lâcheté.

     

    Ces musulmans des « quartiers », mis cyniquement en concurrence avec les français précaires tout comme eux, se fichent bien, tout autant que d'autres « anti-sionistes » du sort des palestiniens, c'est surtout également un moyen de se défouler de leurs frustrations dues au chômage, à la précarité, au communautarisme exacerbé...

     

    image prise sur ce blog

     

    ci-dessous extrait d'un film impossible à monter, et à montrer partout dans la France de 2014


    La danse de Rabbi Jacob par bower91

  • Quand la majorité silencieuse des musulmans parlera-t-elle ?...

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     devant-la-mosquee-de-paris-le-26-octobre-2012_4118158.jpgDans une interview récente, Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris, évoque au sujet de la tuerie de Bruxelles l'impuissance de la majorité des musulmans face à la radicalisation et à la montée de la haine judéophobe venant de l'Islam alors que cette majorité pourrait combattre l'enseignement des imams ignorants même des sourates de Mahomet ou le sort réservé aux filles et aux femmes dans quelques unes de nos « cités », ce que dans sa majorité elle ne fait pas.

     

    Le problème de celle-ci est qu'elle est bien souvent bien trop silencieuse, et qu'à demi mot ou pas elle explique la judéophobie et le djihadisme par le sionisme et la colonisation de la Palestine, ou par le racisme qui pousserait les jeunes musulmans à faire les mauvais choix, ou encore à cause de la prison comme les parents et l'avocat de Mehdi Nemmouche. D'autres encore mettent cela au crédit des conséquences de la colonisation européenne sur le continent africain.

     

    On en tire la conclusion simple à saisir que pour eux ce n'est pas de leur faute, encore moins de leur responsabilité collective ou privée. De plus Boubakeur rajoute qu'il leur faut surveiller les « fils d'européens » qui viendraient à la mosquée car ce serait eux les plus dangereux en somme. Cela ne manque certes pas de pertinence, bien souvent les convertis sont beaucoup plus jusqu'au boutistes que les autres croyants, tout comme les européens sont parfois plus pro-palestiniens que des palestiniens eux-mêmes, plus radicaux que les membres du service d'ordre du Hamas. Peu se rendent compte à quel point la question de la Palestine est cruciale pour les enfants d'immigrés en France.

     

    Je me souviens aussi à Jérusalem de ces jeunes gens prêts à en découdre avec « Tsahal », l'armée israélienne, inconscients des risques qu'ils faisaient courir aux « locaux ».

     

    Le père Viot quant à lui, aumônier de prison, visitant régulièrement ceux qui y sont emprisonnés, constate que c'est le mépris du fait religieux et de la spiritualité, considérés comme des survivances insupportables du passé, et la coupure du christianisme d'avec les milieux populaires les responsables de la montée du radicalisme musulman qui propose aux jeunes des « quartiers » qu'ils soient « souchiens » ou français de « deuxième ou troisième génération », souvent en deserrence familiale, intellectuelle et personnelle, des valeurs leur paraissant plus solides et plus saines que le pognon et la consommation, ou que la sur-affectivité un rien mièvre que l'on trouve dans bien des groupes catholiques pour « jeûûnes ».

     

    A gauche comme à droite, les politiques « de progrès » méprisent la foi religieuse, et aussi partant la foi musulmane perçue sous un angle caricatural qui favorise les intégristes : les prescriptions alimentaires dont l'interdiction du porc, les « voiles » qui couvrent un peu, beauoup ou tout de la tête des femmes. Ils n'ont pas de tolérance envers les musulmans, ce n'est que du dédain à peine camouflé. Ils méprisent aussi les racines catholiques de la France, rappelées d'ailleurs aussi par des musulmans ainsi que j'ai pu fréquemment le constater, qui eux ne les oublient pas. Pour la plupart des belles consciences de progrès, pourtant l'histoire de France commence après 1789, voire 1848, voire même après le 10 mai 1981. Cela aussi les « enfants d'immigrés » nous le reprochent, cet oubli de nos valeurs, se tournant vers le fondamentalisme islamique pour y retrouver à tort un socle solidement implanté.

     

    Et pour ces belles consciences c'est aussi que le pauvre est un con c'est tout, qu'il soit « souchien » ou « issu de la diversité ».

     

    Cette « majorité silencieuse » approuve aussi et généralement le port volontaire du voile plus ou moins total par de plus en plus de jeunes filles et ce n'est pas une « réac » atroce qui pousse un cri d'alarme mais Elisabeth Badinter elle-même rappelant à bonne escient que cela n'a jamais été une tradition issue du Coran mais une construction intellectuelle et théologique très récente. Ces jeunes filles voilées le font pour affirmer ce qu'elles pensent être leur identité ne se reconnaissant pas dans une France qu'elles ont bien souvent appris à haïr et rejeter de par les compromissions nombreuses des institutions contre les principes dits républicains. Et il y a aussi un effet d'entrainement constaté dans toutes les crises historiques : les modérés suivent toujours les plus extrêmes ; par peur, par sottise, ou simplement par instinct grégaire.

     

    Dans les « quartiers » également la plupart des jeunes, pas tous peut-être, et moins jeunes, hommes, essaient de se consoler de l'humiliation du chômage et de la précarité par une masculinité très affirmée, et caricaturale, et l'exposé sans complexes de fantasmes et clichés sur les européennes (« toutes des p...es »).

     

    image édition de l'Express du 29 Mai