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johnny hallyday

  • A l'enterrement des trente glorieuses

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    johnny hallyday, société, trente glorieuses, politique, musique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On pouvait croire que les « trente glorieuses » étaient éternelles, qu'elles ne s'arrêteraient jamais complètement. A la télévision, cela faisait des décennies que l'on voyait toujours les mêmes vedettes, les mêmes journalistes, les mêmes éditorialistes, les mêmes présentateurs. Bien sûr ils vieillissaient, grisonnaient des tempes, voire perdaient leurs cheveux, mais ils étaient encore et toujours là ainsi que les chanteuses, les chanteurs, les acteurs, les actrices. Mieux encore, grâce au net, les enfants des « trente glorieuses » pouvaient toujours regarder les feuilletons et spectacles de leur enfance voire même choisir d'y rester coincés.

     

    Ils évoquent le second degré, mais c'est juste le désir de régresser vers la période de leur vie où il n'y avait aucune responsabilité grave, où tout semblait facile.

     

    Il n'y avait que trois chaînes à la télévision. Les artistes que l'on y voyait, les acteurs que l'on regardait dans toujours le même genres de films, faisaient tous partie de la famille. Chacun dans son emploi. Le « baby boomer » avait l'impression de tous les connaître intimement et mieux encore qu'ils se souciaient de lui. Il rigolait de l'accent de Jane Birkin, Gainsbourg était le vieil oncle alcoolo qui faisait des blagues mal élevées mais tellement drôle, Eddy Mitchell ressemblait aux copains de régiment de son père. Et Alain Duhamel s'exprimait déjà comme l'oncle cultivé, un peu ennuyeux, que l'on invitait au réveillon car il avait quand même du pognon...

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  • Les deux France irréconciliables et Johnny

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    La mort de Johnny, idole au sens concret du terme visiblement depuis deux ou trois jours, met en valeur l'existence de deux France, deux pays totalement irréconciliables :

     

    Johnny Hallyday, société, musique, politique, amaury watremezCelle très minoritaire dite « de Paris » en province, de ces baudruches de parigots suffisants qui font la leçon à tout le monde, où l'on aime se cultiver, où on lit, où on s'intéresse au théâtre, aux arts, à la culture en général. Rien que des prétentieux, des vaniteux atroces. J'ironise bien entendu, mais je ne dis pas que parmi ces personnes il n'y ait pas de cuistres du tout, mais il n'y a pas que cela. Loin de là.

     

    Et à côté on trouve l'autre France qui englobe tout le tout le reste de la population sans distinction de milieux ou d'opinions.

     

    On n'y lit plus beaucoup, on n'y va plus tellement au concert ou au musée. La culture, on s'en fiche un peu même si on ressent pour cela un peu de culpabilité néanmoins...

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  • Une nécrologie vraiment rock and roll

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    ou le crépuscule des vieux rockers

     

    Johnny-cest-la-France.jpgJohnny Hallyday est mort aujourd'hui des suites d'un cancer contre lequel il luttait depuis longtemps, le lendemain du décès de cette grande coquette de Jean d'Ormesson qui au moins avait défendu Yourcenar. On va lire un peu partout sur les réseaux dits sociaux des « Salut l'artiste » des « RIP' » des hommages hagiographiques des « ahlala il nous manque déjà ». Si la plupart n'avait sans doute pas lu Jean d'Ormesson, tout le monde a entendu au moins une fois une chanson de Johnny, volontairement ou contre son gré...

     

    Johnny c'était le rock adapté pour les émissions des « Carpentier ». Il a été de toutes les modes : à la Elvis, hippie, « cuir » et même il eût sa période « glam ». Je me souviens de l'époque où Johnny à la télé avait les yeux très soulignés de noir comme une vraie petite allumeuse et il était tout en lamé comme Dalida. Il reprenait le plus souvent des titres de chanteurs américains pas encore arrivés jusque chez nous, comme Claude François et la plupart des « yéyés ». Il fit même son « Mad Max » dans un film de Pierre-William Glenn avec « Terminus ». A l'éclosion des « yéyés » et des « copains » les britanniques inventaient entre autres le « northern Soul ».

     

    Johnny ne cassait pas les guitares sur scène, ne pourrissaient pas ses chambres d’hôtel. Il faisait son service, adorait ça. On ne l'aurait pas vu à l'île de Wight, un rassemblement de « tarlouzes »...

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