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jeunesse

  • Les pauvres à la porte des églises de France

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    politique, société, religions, christianisme, patronage, jeunesse, curés, catholicisme, amaury watremezLa déchristianisation de la France en général, la désaffection des églises, et des messes dominicales en particulier, trouvent leur origine dans l'abandon par l'église de France des populations précaires et, ou pauvres. Il n'y a guère plus de 4% de français se disant catholiques pour pratiquer régulièrement ou pas trop irrégulièrement. Bien sûr, je n'oublie pas qu'il existe encore maintenant des associations catholiques s'occupant de fournir des aides d'urgence comme le « Secours Catholique », ou de reloger des « sans abris », ainsi « Habitat et Humanisme ». Il demeure des croyants, souvent dans l'ombre, on ne parle pas beaucoup d'eux, aidant encore leurs prochains.

     

    Mais la pratique religieuse est surtout devenue objectivement un conservatoire social permettant à un milieu de « bonnes » familles de se protéger des influences néfastes des « classes dangereuses » si vulgaaaires. Parler des pauvres c'est bien joli, mais les Béatitudes sont oubliées une fois le parvis de l'église franchi...

     

    Ce n'est pas que les précaires ou les pauvres soient rejetés des paroisses avec brutalité ou dans les discours. Les intentions, à commencer par les intentions de prières, sont toujours de bonnes intentions. Cela va même jusqu'à la mièvrerie il est vrai de temps à autres. Mais la pratique active active de l'entre-soi par la plupart des paroissiens actuels, souvent plus ou moins inconsciemment, constitue un repoussoir infranchissable. Leurs manières de se comporter à la sortie de la messe en premier : on ne se dit bonjour qu'entre personnes du même milieu voire de la même profession libérale ignorant les autres...

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  • Une Holden Caulfied des années 60...

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    Joyce Maynard - « une adolescence américaine » en 10/18

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    Généralement lorsqu'on lit un auteur de talent, doué pour mettre en branle son « métro émotif », on entend littéralement sa voix en tournant les pages de ses œuvres qu'il raconte ou non une histoire personnelle. En lisant les premières pages de « une adolescence américaine » de Joyce Maynard, acheté pour se désennuyer un jour d'été morne et dépeuplé dans une ville de province, la chose est arrivé de suite. Cela s'appelle le style. Il est bien oublié par la plupart des auteurs français actuels qui se piquent même pour certains de faire de la « non littérature » voire de la « non écriture » en prétendant rédiger de « l'autofiction » moyen comme un autre d'économiser le prix des séances chez un « réducteur de têtes » et de faire de l'argent avec des névroses de pauvre petite fille ou pauvre petit garçon riche.

     

    Dans ce livre traduit en français en 2012, Joyce Maynard raconte sa vie d'adolescente dans les années 60, une jeune fille un peu hors normes et mal dans sa peau et se croyant la seule à l'être alors que ce mal-être est sans doute une constante chez la majorité des jeunes ainsi qu'elle l'écrit dans sa préface à cette édition. Sa voix est presque la même que celle de son moi de dix-huit ans, âge auquel elle écrivit cette chronique douce-amère en partie à cause du succès d'un article qu'elle écrivait pour le New York Times après avoir eu le culot sympathique -ou l'inconscience- de demander à pouvoir le faire au rédacteur en chef de ce journal....

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  • Ecrire, ce truc de vieux cons…

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    société, politique, conformisme, jeunesse, avenir, utopieIl y a quelques années déjà que l’écriture en France se réduit à l’exposé de ses turpitudes morales et sexuelles, et rien d’autres, cela afin de pouvoir faire de l’audience à la télévision, ou du « buzz ». C’est ce que l’on attend d’un littérateur ou pseudo-littérateur en 2015. Ecrire sur autre chose c’est risquer de remettre en question les préjugés, les clichés, et autres idées reçues, ce consensus mou confondu avec le triomphe de l’idée de progrès. Et cela c’est un péché à notre époque, un des rares péchés que l’on condamne encore sans espoir de rémission.

     

    La Littérature, la Lecture, l’Écriture, ce sont des occupations d’un individu coupé volontairement de sa « communauté », de son groupe-cocon, lui permettant de s’en libérer et pire encore de mûrir. La majorité des individus refusent cette liberté, n’en veulent pas. Elle est pour elle anxiogène. Il est tellement plus simple de rester communautairement enfermé. Curieusement, alors que tous les autres liens, familiaux, national, sont systématiquement et méthodiquement détruits très progressivement, raillés, conchiés, critiqués, le lien communautaire est encouragé vivement !...

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  • La jeunesse « mècheuse » emmerde le Front National

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    Rappelons qu'une bonne partie de la jeunesse de 18 à 35 ans, 30%, de ce pays qui s'est déplacée dans les bureaux de vote a voté pour le FN/RBM dimanche dernier, ces « souchiens » abandonnés par le système scolaire ou institutionnel car n'étant pas représentatifs de « communautés » aux revendications fortement affirmées, la plupart du temps, ces jeunes veulent un travail, se marier ou vivre en couple paisiblement, faire des enfants, pouvoir les éduquer au sein de la collectivité nationale. Des pessimistes, des mauvais esprits, des caustiques se demandent aussi par ci par là si ce vote dit de protestation selon la formule consacrée n'est pas aussi et surtout un os donné à ronger à ces précaires dont l'UE organise sciemment la précarité depuis une trentaine d'années...

    blog+-lyceen++organisateur+de+manif+contre+le+FN_mai2014.JPG

     

    On sait très bien aussi quel sera l'impact réel de ce vote sur la prise de décision des gouvernants nationaux français et européens : quasi nulle. Finalement, cela arrange PS et UMP qui se demande surtout qui sera au deuxième tour face à Marine le Pen en 2017. Ce n'est que le début de cette colère qui se manifeste -hélas- parfois par un racisme de plus en plus prégnant, que le mépris des dirigeants et le genre d'« initiative citoyenne » décrite plus bas, ainsi que le souligne ce député européen d'origine maghrébine, Magdi Cristiano Allam, ne fera qu'accroître.

     

    Donc, Lucas Rochette-Berlon, jeune lycéen à mèche de Terminale S de Marseille, a trouvé une excuse pour ne pas avoir à bosser sur ses révisions : la lutte anti-fââchiiste. Car « tu 'ois dans mon canapé dimanche soir ben je me suis dit qu'il fallait que j'fasse quequ'chose ». Lucas n'est pas une « couch potatoe » comme les autres, il agit lui et commence par demander pardon à l'Europe en anglais, oubliant au passage que les fondateurs de l'Union étaient français à l'origine, et parlaient cette langue. Lucas vit déjà finalement sous le régime du grand traité transatlantique parce que « les states tu 'ois ça fait rêver ».

     

    Lucas et sa mèche, inscrits à la FIDL, syndicat lycéen de gôche, qui prennent cette initiative d'eux-mêmes, promis-juré-craché, et qui montent une « marche citoyenn » tous seuls d'eux-mêmes promis-juré-craché, sans les encouragements de divers syndicats lycéens, étudiants et enseignants, promis-juré-craché développent une argumentation vraiment drôledement solide face aux électeurs du FN qui ont voté pour ce parti le 25 mai, ce sont forcément des racistes, des nazillons, des fascistes en herbe ou pas, des ploucs, des beaufs que l'on se doit de mépriser.

     

    Voilà en effet qui va loin et les fera réfléchir...

     

    Il est bien connu qu'insulter les personnes ayant une opinion différente de la vôtre, les injurier, arrange toujours les choses et facilite le dialogue et le débat démocratique. Nous ne nous inquiéterons pas pour les révisions de Lucas, finalement, c'est un excellent élève très docile qui a bien appris sa leçon. Bravo ! Il « acte » son apprentissage de compétences culturelles et de savoirs faire individuels. Il sait que l'Union Européenne de 2014 est toujours bâti sur des idéaux et des buts glorieux élevés, aussi élevés que le monétarisme le plus dur à la manière de Papa Friedmann et son fiston dont les livres sont la Bible de Mario Draghi, monsieur Juncker et Martin Schulz.

     

    Il commence par une page « facebook » car si l'on est « antifââchiiste » et djeuns en 2014, l'on n'en a pas moins envie de faire le beuze et reprend des slogans vieux d'une trentaine d'années qui promis-juré ne lui ont pas été soufflé par des grandes personnes ni des représentants de partis car Lucas est bien sûr « apolitique ». L'européisme de Lucas et de ses copains est finalement le même que celui que l'on trouve aux tables des nantis, il s'agit de se gargariser de sa propre image, de son importance à ses yeux. Car finalement Lucas a surtout envie de s'asseoir à l'une de ces tables de ces nantis « vus à la télé », comme beaucoup de sa génération qui rêvent de « célébrité kleenex » et seulement de cela.

     

    Il est possible que Lucas continue son militantisme ensuite, qu'il « fasse carrière » lui et sa mèche, il croisera alors peut-être les leaders des mouvements « anti-Devaquet » de 1986, il sera mis au parfum...

     

    la photo de Lucas et sa mèche vient de ce blog

     

    Toi aussi sois actif comme Lucas et viens marcher le 7 Juin contre les méchants qui n'aiment pas les gens en adhérant à ce groupe facebook

  • Article anti-jeunes et sans scrupules

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    En primeur sur Agoravox

     « La jeunesse, toutes les jeunesses sont le temps kafkaïen où la larve humiliée, couchée sur le dos, n’a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances de se remettre toute seule sur ses pattes.

     Autant que la vôtre, je renie la mienne.

     L’humanité est un cafard. La jeunesse est son ver blanc ».

     Chroniques de la haine ordinaire – Pierre Desproges

    Image prise ici

    pognon-djeuns-2009-L-1.jpegDesproges écrivait ça en 1986, déjà à l'époque, c'était mal de dire des horreurs sur les « jeunes ». Depuis, le jeunisme est toujours à l'honneur, un peu plus chaque jour, on ne devrait même plus parler de jeunisme d'ailleurs, mais d'infantilisation.

    L'infantilisation est partout, dans les pubs, les journaux, sur le net, dans la vie réelle.

    Les adultes aiment manger de la nourriture régressive par peur de se voir vieillir, constamment dans la nostalgie de leur enfance, des confiseries, des desserts sucrés et j'en passe. Ils aiment se replonger dans les émotions idéalisées de leur jeunesse.

    Et un beau jour, le miroir leur renvoie l'image d'un type à calvitie avec des rides et des doubles foyers, ou d'une femme mûre qui s'habille pathétiquement encore comme une gamine.

    Critiquer le jeunisme et les jeunes, ou plutôt les « djeuns », voilà le sujet épineux, politiquement incorrect, voilà un sujet hautement réjouissant au risque de se faire traiter de boute-feu du conflit des générations ou de « vieux con ».

    En réponse au méchant qui critique le jeunisme, on opposera quelques clichés et lieux communs sur la jeunesse des artères et j'en passe et des meilleures, comme être bourgeois est un « sentiment », être jeune ou vieux devient aussi un « ressenti » et rien d'autres.

    C'est le paradoxe de notre époque, les adultes rejettent toute autorité qui briderait un tant soit peu leurs pulsions mais il n'y a jamais eu autant de charlatans se proclamant « coachs » pour tout et n'importe quoi : de « comment faire son ménage tout seul comme un grand ? » à « comment s'habiller pour plaire aux hommes quand on est grosse et mal fichue ? ». Les jeunes comme les moins jeunes ne tolèrent plus apparement la moindre contrainte mais aiment être docilement "coachés" ce qui flatte évidemment plus le narcissisme.

    Ne parlons pas de la politique, les électeurs normalement majeurs et responsables, mûrs, sûrs de leurs responsabilités semblent voter au gré de leurs humeurs qu'ils ont du mal à canaliser, tel un ado en pleine montée d'hormones, ou en pleine crise de rébellion, qui dure pour certains jusque la cinquantaine passée.

    On vote alternativement pour un « père fouettard » ou un « papa copain », tellement cool.

    Des adultes majeurs et vaccinés vont même jusqu'à s'imaginer rimbaldiens alors qu'ils ont l'âge de leur -petite- bedaine, surtout parce qu'ils étalent quelques belles images vaguement humanitaristes qui ne mangent pas, ils ont des envolées lyriques parfaitement creuses, bien que sympathiques.

    Beaucoup de votants ne savent pas trop ce qu'ils veulent, passant de l'un à l'autre sans trop se décider comme un ado papillonnant au gré du vent.

    Les quadragénaires se comportent dans leurs amours comme des adolescents à peine post-pubères qui se hasardent à leur « première fois », les femmes jouent les midinettes acnéiques, les hommes les jouvenceaux à la fois, et paradoxalement, romantiques bêtas et obsédés sexuels de base, à la manière de l'ado qui feuillettent fiévreusement et d'une main les « magasines pour hommes » qu'il achète en douce chez le buraliste, ou le catalogue des « Trois cuisses » qu'il pique à sa mère, ou sa grand-mère en douce.

    Le jeune est devenu le cœur de cible du marché économique, les pubs pour voitures « familiales » par exemple s'adressent aux gosses, elles laissent croire aussi au futur consommateur qu'il a gardé son âme d'enfant et « le goût des choses simples » ( sous cellophane).

    Tous les jeunes se sont crus à toutes les époques les premiers à croire que leurs attitudes d'affirmation d'eux-mêmes signifiaient qu'ils étaient uniques en leur genre : par exemple, le jeune portait un « jean » pour montrer son indépendance, comme tous les autres jeunes habillés tous pareils.

    Le jeune, comme ses aînés, n'est pas indépendant une seconde mais soumis aux pires instincts grégaires que l'on ait pu constater depuis longtemps. Il est soumis à des diktats d'apparence, d'achats d'objets totems, et à un comportement dicté par le système, y compris d'ailleurs dans la pseudo critique de ce même système. Il se laisse prendre, comme les adultes, répétons le, aux pires clichés les plus éculés, qu'il croit être le premier  et le seul à balancer.

    Et comme ses parents et les adultes, il est individualiste au dernier degré, ne compte que sa petite personne et rien d'autres. Une chose frappe, même quand on traverse des tout petits villages ruraux, pourtant encore idéalisés comme endroits pratiquant une convivialité perçue comme idyllique c'est qu'il n'y a jamais personne dans les rues passé une certaine heure, plus d'endroits où la communauté se retrouve, jeunes ou moins jeunes, excepté dans quelques manifestations jouant la sur-affectivité artificielle.

    Ci-dessous un extrait de l'adaptation de "la vie secrète des jeunes", BD de Riad Sattouf

  • Des ados, des adultes, des adulescents

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    Les jeunes vieux s'offusqueront-ils de cet article sur Agoravox ?

    Desproges, ci-dessous et à ce lien, était sévère avec les jeunes...

    "La jeu nesse, toutes les jeunesses sont le temps kafkaïen où la larve humiliée, couchée sur le dos, n’a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances de se remettre toute seule sur ses pattes.
    Autant que la vôtre, je renie la mienne.
    L’humanité est un cafard. La jeunesse est son ver blanc."

    "Chroniques de la haine ordinaire" - éditions du Seuil, Pierre Desproges

    J'ai souvent des adolescents autour de moi de par mes activités : quand l'un d'eux fait une bêtise, ou dit une idiotie, ou rigole bruyamment en cours, ce qui arrive à bon nombre d'entre eux, et arrivera encore à bon nombre tant qu'il y aura une école, et c'est somme toute normale chez un adolescent.

     

    m-Peter_Pan___Walt_Disney___1953.jpgIl dit très souvent comme excuse :

     

    - C'est pas ma faute monsieur, c'est l'autre qui m'a fait rigoler...

     

    Ou bien encore

     

    - Si je l'ai tapé c'est parce qu'il m'a énervé.

     

    On entend aussi cette excuse bidon, c'est la faute des autres, pour justifier des modes débiles ou moches, que l'adolescent perçoit bien comme moche et débile (il remontera son jean « baggy » ou bien si c'est une jeune fille tirera sur sa micro-jupe) mais auxquelles il se soumet quand même, pour faire comme les autres, pour ne pas faire de vagues, ne pas choquer son entourage, être dans le moule quitte pour cela à laisser passer des stupidités.

    Là l'adolescent dira (car il a peur une peur panique de ne pas être dans un groupe) :

     

    - Je ne dis rien parce que je ne veux pas être mal vu(e) des autres.

     

    Normalement, je dis bien normalement, après la puberté et les tribulations qu'elle entraine, ça passe.

    L'adulte est censé être mur et responsable, capable d'écouter les autres, les opinions divergentes, de surmonter l'instinct grégaire qui une inclination très nette des adolescents, grandir en somme.

    Or, il n'en est rien.

    L'adulte conserve tous les attributs de l'adolescent dans nos sociétés développées, si formidables, où il y a la liberté de consommer et tout ça. Il n'aime pas sortir du cadre, déteste que l'on puisse croire qu'il est hors du moule, a horreur de ceux qui ne suivent pas le troupeau.

    L'adulte est encore un peu plus bourré de complexes d'infériorité/supériorité comme quand il était ado (social, culturel, relatifs à la bagnole, à son look, etc...), comme lui il rêve de quitter son boulot, que souvent il n'aime pas, pour aller jouer de la guitare tout nu avec ses potes et ses copines sur une île déserte, et qu'en plus d'abord, tous ceux qui ne l'aimaient pas à son travail et dans sa famille, et bien ils seront drôlement déçus qu'il parte en fait.

    Ses petites et grandes misères, c'est pas de sa faute, c'est la faute le plus souvent à la société qui ne l'a pas reconnu à sa juste valeur. C'est la faute à ses parents, à sa famille, s'il n'a pas fait une carrière extraordinaire, genre Albert Schweitzer en mieux, c'est la faute de tel prof de terminale, de tel ami, qui l'a mal influencé dit-il souvent.

    Il n'ira jamais jusqu'à se demander pourquoi il a suivi pareille mauvaise influence, pourquoi il a suivi le mauvais chemin de lui-même, d'elle-même.

    Veut-il pour autant dire la vérité contre le vent, aller contre le troupeau ?

    Non plus, il ne veut surtout pas entendre quoi que ce soit le ramenant au réel. Encore pire, l'adulte ira chercher des comparses pour injurier, insulter et descendre plus bas que terre le contradicteur.

    Même si c'est vrai comme il dit souvent, alors que comme on le dit : « la vérité rend libre ».

    Et permet de se libérer de ses pesanteurs.

    adulescents1.jpgEst-ce donc que l'adulte mûr, majeur et responsable ne veut pas se libérer de ses pesanteurs ?

    Non seulement, il ne veut pas, mais il ne rêve que d'une chose, survivre dans sa case, dans sa boîte, rester bien au chaud dans sa coquille.

    Il adorera également rêver de la période bénie pour lui où il était adolescent, poussant le vice jusqu'à organiser des soirées pour ça. Il poussera alors une petite larme bien narcissique sur sa jeunesse, vieillissant malgré tout, s'aigrissant sans s'en rendre compte à force de frustrations et de complexes, de rancœurs accumulés...

    Et quand il s'aperçoit enfin qu'il a vieilli, il est trop tard...

    Images : en haut le plus connu des adulescents, image trouvée ici

    En bas, deux grands garçons très frais dans leurs têtes, image trouvée ici (sur un blog s'intéressant au marketing concernant les "adulescents")

    Ci-dessous, Desproges et le jeunisme, des considérations toujours d'actualité...


    Pierre Desproges et les jeunes
    envoyé par Axiogene2007. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

  • Conte social de Noèl à visée éducative

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    Conte pour les chtits n'enfants sages en période de crise ou "une fable éducative pour âge non raisonnable à caractère de prévention" (Merci Hélène de la précision)

    sarkoblingblingqi2.jpgIl était une fois le petit Poucet devenu grand (voir portrait), je veux dire enfin adulte car il était aussi grand qu'un tabouret pour nain, qui gouvernait le pays à l'Ouest de la grande ancienne terre. Il était originaire du peuple des lutins mais encore plus petit qu'eux. Il en avait conçu une grande rancoeur car les petits lutins se moquaient de lui quand il était encore jeune. Il voulait être gentil avec tout le monde mais dans le même temps sa nature profonde reprenait le dessus et il faisait des méchancetés aux gentils lutins. Ceux-ci qui étaient soit un peu cons, soit complètement masos, l'aimaient beaucoup pour une grosse moitié, surtout les vieux lutins qui avaient mis des noisettes de côté. Il inventait des dangers contre la royaume pour se rendre intéressant, les autres lutins avaient très très peur, mais pas lui. Il était aidé dans sa tâche par plusieurs trolls, dont un qui devenait rouge quand on le mettait à la lumière ce qu'il n'aimait pas du tout, une troll femelle qui se mettait toujours en colère contre ses subordonnés et une autre un peu plus grosse que les autres qui avait une voix de fausset.

    Il s'était marié plusieurs fois à trois soeurs, les trois fées Gourgandina, qui se ressemblaient beaucoup. Elles avaient une voix très douce et aimaient beaucoup les noisettes des lutins, elles lançaient des invocations magiques dangereuses car on les entendait à peine. C'était des fées maléfiques, des élèves de Mélusine. Cela faisait déjà presque deux ans qu'il règnait sur le royaume de l'Ouest mais aux lutins parmi les plus jeunes et moins jeunes qui ne l'aimaient pas, c'était aussi douloureux que s'il règnait depuis 2000 ans. Or, il advint que le petit Poucet devenu roi entendit parler de la révolte des jeunes lutins d'un pays du Sud de la grande terre. Ils n'avaient plus de noisettes et étaient très en colère. Le roi du royaume du Sud avait très peur et il communiqua sa peur au petit Poucet devenu souverain. Les pauvres lutins qui n'avaient plus pour ressource que de se transformer en nains de jardin gràce à Merlin l'Enchanteur pour survivre eurent la survivre de voir que les noisettes que leur octroyaient le roi étaient plus abondantes et même que leurs impôts avaient été supprimés comme par magie car de jeunes lutins se mettaient aussi en colère chez lui. Le petit Poucet se terrait dans son domaine avec la fée Gourgandina, il avait très peur. Les autres lutins auraient bien aimé qu'ils décarrent avec sa femme mais on allait encore entendre parler de lui, mais ceci est une autre histoire, cher petit ami.

  • Les films réalisés par Michel Audiard

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    FAUT_PAS_PRENDRE_LES_ENFANTS_DU_BON_DIEU.jpgSi j'aime bien revoir des films dits maintenant de cinémathèque, des comédies italiennes des années 70, des chefs d'oeuvre de musée messieurs-dames, j'ai aussi un goût pervers pour les séries B ou Z qui sont comme un saucisson de supermarché, certains soirs ça réjouit autant le ventre qu'un dîner fin. L'avantage des jours fériés pluvieux comme hier, c'est de pouvoir voir ou revoir des films cinématographiquement pas très chics mais qui font du bien au coeur et au cerveau et aux zygomatiques. Les films réalisés par Michel Audiard en font partie (Et puis Michel aimait autant Marcel Aymé que mézigue). Du strict point de vue de la réalisation, c'est du "j'm'en foutisme" total et assumé, la caméra est placée n'importe où, il y a des intermèdes plus BD que ciné, des faux raccords, des acteurs en liberté absolue de cabotiner. Et finalement au bout du compte c'est quand même moins chiant qu'un Lelouch (chiant et Lelouch, pléonasme je sais) et moins lourdingue que les délires flingueurs de Kassowitz. J'aime bien personnellement "Comment réussir quand on est con et pleurnichard", celui d'hier sur la TNT (Direct 8) : "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas...mais elle cause" où Annie Girardot est bonniche chez un caissier de banque vicieux, autre pléonasme (le caissier visqueux est joué par Blier), où Sim joue un ecclésiastique éducateur de jeunes banlieusards qui finance les vacances de ces derniers en se travestissant tous les soirs en libellule. La bonniche finit par réaliser son rêve et se faire passer pour une grande dame sur la côte. Mon préféré reste cependant "Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" où la gouaille de Marlène Jobert est ma foi très séduisante et le délire du film réjouissant. C'est un mélange improbable entre "Batman" la série télévisée, et le film noir.

    Post-notum : En plus dans ces films, on voit la France populaire déserter progressivement Paris, les bourgeois habillés en gigolpinces qui jouent de plus en plus les esprits éclairés, les maîtres de faculté, les docteurs honoris causa en vide.

    (voir extrait ci-dessous)

  • Aux petits soins

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    medium_708.jpgActuellement, l'insulte suprême chez la plupart des djeuns au courant des mouvements de mode, des tendances, c'est prosaïqement : "Wouah l'pédé, Sale pédé !". C'est assez amusant quand on y pense car on voit dans le même temps fleurir dans tous les magasines dits "masculins" des conseils-beauté, des pubs pour des crèmes de soin, de jour et de nuit, pour entretenir ce que l'on doit appeler, en bon consumériste, son "capital-beauté (comme son "capital santé" ou même son "capital-connerie" ah, non, pas son "capital-connerie" sinon beaucoup serait déjà rentiers). J'en étais là de mes réflexions si profondes quand Ornella Mutti et Michelle Pfeiffer -nous cachons notre amour dans une villa de l'Ouest de la France- sont revenues du marché et m'ont dit combien elles appréciaient mes courbes, mes coins et replis si confortables au toucher, ainsi que ma virilité et ma séduction très "yin".

    medium_visage-rasoir.jpgJ'en étais là de ces considérations quand nous décidâmes d'aller déguster quelques coquillages au "grand Hotel" de Cabourg où j'ai mes habitudes. C'est au moment du champagne que me revint cette anecdote frappant concernant le sujet qui nous occupe aujourd'hui. J'entendis un jour un djeuns qui prenait chaque soir comme bouc-émissaire favori un garçon dont il mettait systèmatiquement en cause la virilité ou la capacité à procréer se vanter de se raser le torse, d'utiliser des crèmes de nuit pour ses bras, de s'épiler les jambes et de s'hydrater les mains. Je découvris que le monde devenait métrosexuel sans le savoir. Nous décidâmes alors pour contrer ce mouvement de rentrer manger quelques tranches de saucisson arrosés de verres de côtes de Lubéron afin d'entretenir ma séduction "Vieille France".