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irrévérence

  • Désir de respect à tous les étages

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     Aussi sur Agoravox

    respect.jpgActuellement, en 2017, tout le monde veut du respect, désire qu'on le respecte tout le temps et pour tout. C'est respectable, c'est le cas de le dire, mais cela a pris des proportions déraisonnables. Je me demande aussi si par respect les gens n'entendent pas l'acceptation de toutes leurs opinions, penchants, tendances même les plus détestables, les plus ignobles...

     

    Chacun veut le respect sur des coutumes mêmes barbares même les plus abjectes.

     

    Chacun veut le respect d'opinions injustifiables, d'idéologies ou de théocraties stupides au nom de la diversité, de la liberté d'expression. Tout le monde le réclame pour des goûts au ras du sol, pour des blagues chaussées de semelles de plomb comme celles que l'info-bouffon Hanouna a coutume de faire dans son émission. Mais il est loin d'être le seul.

     

    Chacun veut le respect pour son apparence, pour son envie de tout montrer, se débrailler au risque de pour le coup manquer de respect envers le reste du genre humain.

     

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  • Un siècle de Canard

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     à propos de « le Canard Enchaîné, cent ans : un siècle d'artistes et de dessins » anthologie dans la collection « Beaux Livres » au Seuil

     

    Canard enchaîné, irrévérence, presse, société, politique, maurice maréchal, amaury watremezLe « Canard Enchaîné » a cent et un ans. Son centenaire est fêté en 2016 car c'est la seconde version du « Canard » qui dure depuis 1916 qui est encore celle vivante de nos jours. Il est fondé par Maurice Maréchal pendant la Première Guerre Mondiale en septembre 1915 afin de contrecarrer la propagande belliciste  dans le reste de la presse auto-muselée par les services de l'Armée française. Ce premier Canard attaquait Barrès et les nationalistes, Millerand et les « va-t-en guerre ». Cette première version vécut deux mois le journal reparaissant un peu adouci en juillet 1916. Sa parution s'interrompt ensuite quatre ans durant l'Occupation à la différence d'autres journaux tel « l'Humanité ». Le « Canard » se fait toujours remarquer par son ton acerbe envers le régime bourgeois et son insolence piquante, son irrespect sans remords des grands personnages.

     

    Ce n'est plus en 2016 un journal anarchiste depuis bien longtemps. Comme tout le monde « le Canard » vieillit, murit et parfois radote comme toutes les personnes âgées. Il a perdu de son mordant depuis longtemps déjà.. Le palmipède est, cela a commencé il y a plusieurs décennies déjà le fleuron de la liberté de la presse comme il faut, qui pense comme il convient. Il est rentré dans le rang en vivant sur sa légende, un peu comme l'oncle de famille qui porte une queue de cheval sur sa calvitie bien avancée pour laisser croire qu'il est encore rebelle.

     

    On y conspue Trump, les cibles habituelles de la « bonne pensée » et la droite de la même manière que partout ailleurs dans les feuilles de chou des bourgeois pédagogues. De temps en temps on tape bien un peu sur la gauche sociétale ou non pour montrer que l'on a le sens de la dérision et que l'on est équitable dans la raillerie, on appelle Hollande « pépère »  mais cela ne trompe pas grand-monde. Si on engueule la gauche c'est surtout pour lui reprocher de ne pas l'être encore assez ce qui l'on me rétorquera est certes plutôt légitime. Il n'y a pourtant guère que l'épaisseur d'un papier à cigarette entre la droite dite républicaine et la gauche dite de gouvernement.

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  • Les quatre figures d'intimidation culturelle réthoriques aujourd'hui

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    Photo : un café germanopratin typique

    La citation qui suit est tirée de "le Pari littéraire" de Jean-Philippe Domecq, paru en 1994, cité à son tour dans "Petit déjeuner chez tyrannie" de Jourde et Naulleau, excellent opus indispensable pour tout esprit un peu libre. Elle résume parfaitement le discours opposé aux contradicteurs de nos jours, que l'on soit d'un bord ou de l'autre. Il y en aura pour me dire qu'on le sait déjà, mais cela fait du bien de l'exposer clairement. Pour ce qu'il a écrit, Jean-Philippe Domecq n'a pu rien faire paraître depuis 1994. Comme le disait Eric Naulleau à la radio ce matin (en parlant de la nouvelle mouture du "Jourde et Naulleau", "précis de littérature du XXIème siècle") la plupart des "cibles" sont encensées par 98% des médias, ou ont une cour conséquente, les 2% restants sont pour eux incompréhensibles.

    Dans "Petit déjeuner chez tyrannie" page 73

    "I : le binôme réussite/frustration, le contestataire ne peut être qu'un aigri ; intellectuel ou écrivain raté ;

    II : La logique de ligue : Le contestataire participe d'un vaste complot qui dépasse de loin les enjeux apparents de ses prises de position ;

    III : La diabolisation politique : Le contestataire est, au choix ou tout ensemble, un poujadiste (vieilli), un réactionnaire, un lepèniste, un fasciste ;

    IV : La disqualification du travail sur les textes : Le contestataire n'étant pas de bonne foi, nulle nécessité de contre-argumenter, mieux vaut essayer de percer à jour ses intentions cachées"

    Ensuite, Eric Naulleau note l'importance de la psychologisation à outrance ; le contestataire, le contradicteur est un malade mental, un fou, un frustré, un déséquilibré.