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ironie

  • Faut pas me chercher...

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    Emmanuel Macron, affaire Benalla, société, satire, ironie, presse, En Marche, politique, amaury watremezCe petit texte est inspiré de ce discours bien réel (voir entre autres à ce lien)...

     

    Je précise à l'intention des décodeurs du Monde qu'il contient sans doute des intentions satiriques et ironiques (voir à ce lien un article de « nordpresse » les concernant).

     

    « Moi je suis président, alors si t'es pas content, viens me le dire en face si t'es un homme ! Quoi t'es pas content ? Viens me chercher !

    Quand j'étais petit les autres se moquaient de moi, ils m'aimaient pas !

    Maintenant que je suis le président, ils ont peur, tout le monde devrait avoir peur ! Ils osent rien dire, ils craignent trop !

     

    Tu veux te battre ? D'accord on va se battre !

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  • Après la fin du monde...

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     littérature, SF, politique, ironieLe petit homme redressa les lunettes sur son nez, rajusta comme il le pouvait ses habits élimés et ferma la porte d'entrée de son appartement. Il se demandait bien pourquoi il faisait ça étant donné qu'il n'y avait quasiment plus rien dehors, seulement des ruines à perte de vue, et que son appartement se constituait maintenant de quatre murs lézardés tout au plus, quatre murs cependant encore solides ce dont il se réjouissait.

     

    La force de l'habitude sans aucun doute.

     

    C'était certainement car il faisait maintenant extrêmement froid dehors, -35° C en avril ce n'était pas raisonnable se dit le petit homme. Il sourit en se rappelant les commentaires météorologiques sans fin sur le réchauffement ou non de la planète, et ce qu'il pouvait en advenir, dorénavant ils étaient complètement fixés.

     

    Le soleil ne perçait jamais la haute couverture des nuages de cendres qui recouvraient dorénavant le monde entier.

     

    La fin du monde était venue de manière parfaitement inopinée, elle était un peu ringarde, car elle avait constituée comme dans une vieille série B de Science Fiction en une guerre nucléaire de trois jours causée par la folie d'un dictateur asiatique qui ne cherchait qu'à montrer ses muscles en somme à son peuple.

     

    Le petit homme se souvint que dans les journaux on avait dit que l'armée de ce cinglé était inoffensive et ses fusées nucléaires des pétards mouillés, que ce n'était que des gesticulations.

     

    Il soupira et entreprit de s'allumer une cigarette avec les restes de tabac qu'il avait pu collecter dans les maisons vides aux alentours.

     

    Il bénit mentalement et remercia leurs anciens propriétaires d'avoir tous été des fumeurs invétérés.

     

    C'était au moins une consolation.

     

    Maigre consolation.

     

    Il se fichait complètement d'avoir un cancer du poumon ou de manger docilement cinq fruits et légumes par jour.

     

    Le premier de ces pétards réputés de carnaval avait détruit Hawaï en une fraction de seconde, tandis que le deuxième avait rayé Miami peu après.

     

    Les américains avaient répondu en bombardant le pays du dictateur, et une chose en entraînant une autres les chinois, alliés du dictateur dérangé, un pléonasme, avaient vitrifié une bonne partie de l'Europe tandis qu'au Moyen Orient, un autre autocrate déséquilibré décidait au nom d'Allah et de sa toute puissante miséricorde de détruire Israèl et la Palestine par le même coup, faisant des palestiniens des martyrs et se libérant d'un poids pesant pour les pays arabes alentours, les israéliens répliquant par le feu nucléaire au nom de leur peuple et de Yahweh.

     

    Après tout, pour lui qui était misanthrope et cynique, qui supportait difficilement ses congénères, il aurait presque considéré cela comme une libération de se retrouver tout seul, libéré de toute la sottise des autres êtres humains. Il ne s'était jamais senti aussi seul, il n'avait jamais autant ressenti le besoin d'avoir de la compagnie, une autre personne à ses côtés. Il avait eu deux compagnons au début, deux compagnons qui avaient mis fin à leurs jours.

     

    Seul bien sûr, il ne l'était pas vraiment, songea-t-il, la pollution et les retombées ayant eu de curieuses conséquences sur l'humanité.

     

    Car les morts avaient refusé, semble-t-il, de se laisser enterrer six pieds sous terre ou d'y rester, ne sortant que la nuit, bloqués grotesquement sur leurs anciennes habitudes et s'en prenant aux survivants.

     

    Fort heureusement pour lui, son père lui avait légué un « 6.35 » en état de marche, ainsi qu'une carabine qui pouvait encore faire quelques dégâts à condition de viser comme il fallait.

     

    L'unique balle qui restait dans le chargeur du « 6.35 » était pour lui quand il n'aurait plus de cartouches pour la carabine et quand l'inéluctable serait arrivé, à savoir quand il serait dépassé par le nombre de ses assaillants.

     

    Pris à ses pensées, il s'était à peine aperçu que la nuit venait de tomber, beaucoup plus sombre qu'avant la fin du monde bien entendu. Il alluma la lampe de poche qui était fixé au canon de son arme, et attendit les assaillants.

     

    Le premier qu'il vit était la femme qui habitait avant les bombes dans la maison qu'il avait investi pour y survivre, elle tenait par la main son téléphone cellulaire qui émettait un signal faible indiquant que sa batterie était déchargée, elle avait dans l'autre la main d'un adolescent aux chairs pourries. Celui-ci avait sur les oreilles des écouteurs phosphorescents et bleuâtres.

     

    Il ajusta tranquillement son tir à travers l'ouverture qu'il avait pratiqué dans les volets métalliques de la fenêtre de ce qu'il restait de la salle à manger, trois autres morts surgissant instantanément dans le faisceau de sa lampe derrière la femme. Il n'entendit pas que la porte à l'arrière de la maison avait cédé sous le poids d'une dizaine d'assaillants, il eut juste le temps d'appliquer le canon du « 6.35 » sur sa tempe et d'avoir une pensée pour celles et ceux qu'il avait perdu.

    image empruntée ici