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intellectuels

  • La masturbation intellectuelle des bons apôtres

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    intello.jpgLe retour des mauvaises habitudes n'a pas entendu bien longtemps après l'égorgement du père Hamel et la mort d'une religieuse à Saint Étienne du Rouvray. Après quelques jours de lucidité, les arbitres des élégances politiques ferment à nouveau les yeux s'adonnant à des plaisirs politiques honteux sans aucun remords et plus ou moins consciemment...

     

    L'adolescent boutonneux dans l'intimité de sa chambre découvrant la masturbation maladroitement en tirera un peu de plaisir ahané en guettant la porte de sa chambre et cela le poussera à rechercher la compagnie du beau sexe. Plus tard s'il est célibataire ponctuellement, il considèrera cela comme une habitude plus ou moins bonne, un rien honteuse, une manière hygiénique de se consoler de l'inassouvissement de ses désirs, de sa solitude. Et gloire soit rendue au progrès technique Internet et le rouleau de Sopalin permettent depuis quelques années de faire l'économie de l'achat de « magazines pour hommes » souvent onéreux. Certains acharnés peuvent ainsi se noyer dans le porno H24...

     

    « Monsieur est connaisseur » me rétorquera-t-on, je sais. Mais je suis sans doute loin d'être le seul.

     

    L'intellectuel bien pensant, l'éditorialiste assermenté de gauche ou de droite « républicaines », le journaliste comme il faut, le prélat dit de progrès médiatique ou non, tous aiment beaucoup également la masturbation mais intellectuelle. C'est pour eux également une de ces mauvaises habitudes dont ils ont beaucoup de mal à se défaire sauf qu'ils n'en ont absolument pas conscience et encore moins honte. Ils font toujours cela au grand jour, au vu et au su de tous les passants. C'est aussi leur manière de se consoler de la réalité en fantasmant dessus. Ils fantasment d'ailleurs comme au sein de toute l'élite sur quelque chose qu'ils ne connaissent plus depuis belle lurette ou de très loin, sauf s'ils ont du personnel de maison (NB : C'est encore mieux si celui-ci est « issu de la diversité »).

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  • Des imprudences politiques dangereuses

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    à propos de « le Voyage d'Automne » de François Dufay aux éditions Tempus sorti en 2008

     

    histoire, occupation, vichy, société, excuse, intellectuels, amaury watremezA droite de l'échiquier politique, l'on excuserait presque parfois le fourvoiement de certains écrivains et intellectuels pendant la Seconde Guerre Mondiale et l'Occupation au prétexte qu'avant et après d'autres auteurs ont été de fervents soutiens de Staline, Mao ou Pol Pot d'autres tyrans tout aussi sanguinaires qu'Hitler. Cependant, la sottise parfois meurtrière des uns n'excuse en rien celle des autres. Ce livre revient sur le voyage plus que malheureux de quelques auteurs en Allemagne à l'invitation des nazis et l'instigation de Goebbels lui-même en octobre 1941 :

     

    Marcel Jouhandeau, « amateur d'imprudences » selon ses dires, diariste prolixe homosexuel marié à sa volcanique Elise, Abel Bonnard, éphémère ministre de l'Education de Vichy, Jacques Chardonne, l'auteur du magnifique « Epithalame », Robert Brasillach qui avait déjà produit son livre « les Sept couleurs » racontant sa découverte de l'Allemagne nazie des années 30, Ramon Fernandez, critique à « Je suis partout », viveur et séducteur et Drieu ce véritable génie des Lettres fasciné par l'abîme et le dégoût de sa personne...

     

    Au moment de leur périple, d'aucuns comme entre autres Honoré d'Estienne d'Orves, de « leur » camp mourraient fusillés pour leur amour authentique de la Liberté. Et Hélie de Saint-Marc commençait ses ballades dangereuses qui le mèneront à la Déportation. Je songe également à Bernanos qui du « chemin de la Croix des Ames » se lance dans ses « écrits de combat » pour son pauvre pays. En période troublée il n'est que peu d'alternative entre le déshonneur et l'honneur. On vit soit l'un, soit l'autre, « l'entre-deux » est une chimère.

     

    François Dufay raconte leur voyage d'agrément surréaliste en temps de guerre en Allemagne sous la conduite du SS Gerhardt Heller qui après la guerre dans ses mémoires souffrira d'amnésie sélective. L'auteur de l'ouvrage narre tout cela de manière totalement dépassionnée et sans aucun pathos ni jugements moralisateurs. Il ne fait que montrer des imbéciles talentueux se laissant prendre au piège des nazis de par leur infatuation et leur vanité. Le but officiel de tout cela est la création d'une association d'écrivains européens dans laquelle les français invités joueraient un peu le rôle d'instituteurs de tous les autres....

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