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informatique

  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

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    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

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  • Zazieweb.fr arrêté ?

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    3609447034_51fe38e329_m.jpgZazieweb.fr existe depuis 1996 sur le net, un site de qualité permettant d'échanger avec d'autres zazienautes, qui ne sont pas des professionnels de la profession pour la plupart, simplement des passionnés des lettres, des critiques sur un livre ou des impressions de lecture, des humeurs, des joies. La modération des critiques interdisait les flots de haine et de sottises que l'on trouve ailleur. Le site décernait même chaque année le "prix de la petite édition". Sa fondatrice, Isabelle Aveline, faisait du quasi-bénévolat pour le maintenir à flots, aidée de subventions, lui permettant par ailleurs de payer un informaticien. Malheureusement, en France, quand quelqu'un a ce genre d'initiatives heureuses, on ne l'aide pas, on le laisse se débrouiller tout seul, on le laisse se noyer et boire la tasse et on dit : "c'est dommage" quand il est trop tard. Zazieweb ne reçoit plus cette subvention, pourtant ce n'est même pas une question de diminution de budgets et ce n'est même pas la faute de la crise.

    Comme dirait l'autre, de toutes façons, qui a besoin de lire "la Princesse de Clèves" ? Le mépris quant à la culture et la vulgarité sont bien plus prisées actuellement faut-il le rappeler.

  • Edvige et les Tartuffes

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    caméras.jpgQuand j'entends les critiques contre Edvige, je rigole doucement. Attention, d'un côté je trouve normal que l'on surveille tous les cinglés radicaux dans le genre de Maxime Brunerie à celui d'Audry Maupin, les satanistes ou les gogos scientologues persuadés qu'un banal oscilloscope peut mesurer leurs pensées, de l'autre côté je trouve çà insupportable d'être fiché et que d'autres sachent que je préfère Flaubert à Catherine Millet, que j'exècre l'adulation excessive d'icônes de l'actualité, que je me fous complètement des dernières photos de Loana, et que je trouve que les pommes çà va bien avec toutes les viandes qui ont un peu de saveur. Car ce fichier, chers amis de gôche, ou libéraux, de droite radicale ou molle, libertaires ou traditionnels catholiques, c'est de votre faute en somme. Car chacun égrène ses théories, brâme quelques idées fortes mais sonnant creux comme du bronze, joue la colère ou la joie, et puis finalement le matérialisme consumériste progresse un peu plus chaque jour ainsi que son corollaire qui est l'infantilisation de toute la société. Du reste, il existe encore des bribes de classe moyenne, mais elle est vouée à disparaître et petit à petit l'on s'avance vers une société où il y aura des très riches, se fichant complètement du reste du monde tant qu'ils peuvent continuer à polémiquer sur le petit ou le gros bout de l'oeuf dur ainsi que les lilliputiens et des très pauvres qui devront lutter pour manger chaque jour. Et ces très riches n'ont pas envie de partager, et ils ont envie de continuer à jouir de leur magot en toute sécurité, et sont prêts à renoncer à un ou deux libertés en échange du confort.

    caméras2.jpgJe l'ai compris en Israèl, à Tel Aviv, Haïfa, ou à Jérusalem, pour continuer à vivre selon un mode de vie très libéral, la plupart des israèliens acceptaient les contrôles systèmatiques, les fouilles au corps, les écoutes. Tout plutôt que de partager équitablement les richesses, ce qui résolverait immédiatement le conflit interminable qui ronge cette région. Nous  n'avons cependant pas de leçons de morale à donner car nous faisons pareil, détruisant tout ce qui pourrait gêner la jouissance immédiate de l'argent, pour ceux qui en ont, détruisant les barrières nécessaires, les valeurs communes qui faisaient qu'avant les personnes avaient envie de vivre ensemble et n'avaient pas besoin d'un fichier pour surveiller les éléments réputés dangereux ou déséquilibrés. Les quartiers populaires sont vidés de leurs habitants relégués à la périphérie, les plus riches, qu'ils soient bobos (le bobo est un bourgeois qui a trouvé la parade qu'il estime parfaite pour justifier son fric, se dire de gôche) ou bo-beaufs (c'est-à-dire bourgeois assumant sa vulgarité et son amoralité) en spéculant sur l'immobilier empêchent la mixité sociale et n'en veulent surtout pas. Cela ne les empêche pas de clamer que le grand soir viendra bien un jour et qu'alors, les privilégiés paieront, oui, y compris leur propre suffisance et leur égoïsme intrinsèque. Les partisans du fichier, comme ceux des caméras maintenant omniprésente partout, nous sortent bien sûr l'argument du "si on n'a rien fait on n'a rien à craindre", les Tartuffes s'offusquent mais la plupart en privé se sentent rassurés.