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inculture

  • Faux-pas littéraires et vraie censure

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    littérature, censure, hypocrisie, inculture, faux pas littéraires, amaury watremez

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    Les américains ont inventé dernièrement les détecteurs de « faux pas littéraires », des groupes de lecteurs chargés d'expurger les bibliothèques publiques et scolaires de toute trace de supposés sexisme, racisme, homophobie, transphobie et autres phobies que les auteurs pourraient mettre dans leurs écrits (voir à ce lien). C'est pour le bien de tous comme ils disent, pour la protection des enfants comme ils disent, pour leur éducation citoyenne. Cela implique l'idée d'une littérature qui n'aurait que pour seul rôle d'inciter les lecteurs à une sorte de « positive attitude » permanente, mièvre et superficielle, l'encourageant à accepter le système tel qu'il est sans se poser plus de questions.

     

    Dostoïevski sera ainsi à l'index très vite, ou tous les tragédiens qui présentent tous des personnages d'une endogamie sociale déplorable il faut bien dire...

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  • A qui appartiendra l'avenir de la France ?

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    France, politique, société, nation, hypocrisie, inculture, paresse, vieux pays, islam, enquête Montaigne, amaury watremezPetit questionnement après l'enquête de l'institut "Montaigne"...

     

    Dédié à Myriam

     

    Vivant à Jérusalem, j'ai pu observer deux peuples très jeunes quotidiennement, des nations vivantes encore au berceau. Leur jeunesse n'était pas seulement dans celle de leurs populations, mais aussi dans leur dynamisme, leur fraîcheur d'âme que les vieux pays européens, tel la France, ont peut-être irrémédiablement perdue. Même antagonistes, même dans des « camps » supposés différents, la discussion et l'échange étaient toujours paradoxalement possibles et on refaisait le monde avec enthousiasme selon des idéaux que chacun avait, implantés profondément, au cœur et à l'esprit. Il était aisé de constater que l'avenir de ces peuples était largement ouvert, qu'il pourrait être sans doute plus serein un jour.

     

    A l'inverse on peut sérieusement se demander, non sans inquiétude, à qui appartiendra l'avenir en France, surtout quand un tiers des musulmans de France dit ne pas se reconnaître dans les valeurs nationales (selon la grande enquête de l'institut « Montaigne »). On peut répondre à ce questionnement sans être pour autant fakir extra-lucide ou voyant et sans risquer le ridicule immédiat. Le futur appartient généralement aux populations dont les valeurs sont solides, ainsi que leur identité. On peut donc raisonnablement douter de l'avenir de la France et des français.

     

    Dans la rue, la plupart des « souchiens » , des autochtones, montre cet essoufflement chronique d'un pays ne se connaissant plus, se reniant, haïssant ce qu'il est et ce qu'il a été. Leur mal-être profond se voit à l’œil nu, conséquence de la crise morale sans précédent que le pays traverse.

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  • Steevy et François de Closets : Même combat !

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    6922446.jpgFrançois de Closets (voir ci-contre son "breuching" impeccable) réconcilie les gauchistes et les libéraux, les garçons coiffeurs télévisuels (Steevy lui aussi est contre « l'ortograffe », voir ci-contre photo avec un ami commun à lui et François de Closets)) et les écrivains de mes deux. On remarque que le discours sur l'école en général et l'orthographe en particulier est le même chez les adeptes de Milton Friedmann que chez les anciens combattants de « soissantuite » : l'orthographe est décrite comme oppressive et la culture comme élitiste. Daniel Conne-Bendit a tort de dire que son fils se rebelle contre lui en voulant devenir avocat d'affaires, il est sur la même ligne intellectuelle, il est libéral-libertaire.medium_steevy_bear1.jpg

    Le français n’est pas figé, comme le prétendent ces braves gens, il est complexe, il permet d’exprimer les sentiments, la pensée, de milliers de manières. Il y a toujours eu de toutes façons le français « kiskoze » et le français qui s'écrit, une langue plus soutenue. Elles se nourrissent parfois l'une de l'autre. On oublie aussi que connaître l'orthographe permet de parler tous la même langue donc de se comprendre. On oublie aussi dans l'enseignement la notion de plaisir d'apprendre, plaisir de lire ou d'écrire, depuis l'invasion pédagogiste. L'enseignement du français doit répondre à des critères absurdes de performance, il ne faut pas enseigner Proust parce que c'est trop compliqué (le fou passe quinze pages à décrire une rose), ne pas parler de Flaubert parce que ce serait désuet : par contre tout ce qui parle du nombril des jeunes est parfait.

    Cela ne favorise pas l’obéissance à une logique absurde et la dynamique du système libéral. Avoir un vocabulaire favorise la réflexion donc la liberté de pensée et l'indépendance d'esprit. Je comprend que de Closets n’aime pas, on est moins performant au travail en entreprise, on se fait moins de fric à la bourse, et on consomme moins quand on est capable de s'affranchir du conditionnement imposé par les médias et la publicité, quand on est capable de s'ouvrir au monde grâce au langage et à un vocabulaire étendu. De toutes façons, on le sait bien, ce sont les dictatures qui prétendent appauvrir toujours appauvrir la langue pour le bien du peuple.