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hypocrites

  • Des "héritiers" politiquement incorrects ?

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    politique, société, politiquement incorrects, amaury watremez, blog, hypocritesJ'ai toujours eu un gros doute sur la sincérité des milieux se prétendant « politiquement incorrects ». Quand ils ne cherchent pas toujours à s'en justifier il leur faut sans cesse se trouver des cautions de gauche ou « de progrès ». Ils cherchent à se raccrocher à la modernité tout en affirmant la critiquer. Au fond, ce qu'ils veulent c'est faire partie du spectacle comme tous les autres, l'épisode que j'évoque ci-dessous me confirme dans mon opinion...

     

    De par mes activités bloguesques « coupables », un soir, j'ai eu envie d'aller écouter une célébrité médiatique réputée politiquement incorrecte. Je pensais que cela pouvait être intéressant. Au pire, sans doute le vin serait-il bon ?

     

    Quand elle est apparue, sachant ménager son apparition soudaine, connaissant ses « effets » de scène par coeur, fardée comme un camion volé et comme pour une émission de télévision, j'avais le sentiment de voir apparaître une "professionnelle" aguerrie ayant ses méthodes pour plaire au client, sourire mécanique aux lèvres et fausse convivialité.

     

    Étaient présents toute une cour des miracles de favorisés, de nantis en rupture de ban, d'héritiers, des courtisans plus ou moins subtils, des jeunes ambitieux aux profils encore curieusement enfantins et ce malgré leurs barbes à la mode, des plus vieux un peu aigris, heureux de jouer ne fût-ce qu'un soir les pseudo-maîtres à penser, des bons élèves en quête d'affranchissement, d'anciens journalistes « mainstream » en recherche de respectabilité.

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  • D'un charnier à l'autre

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    Il m'arrive depuis quelques jours de me demander si je suis bien le seul à me rappeler que la plupart des « rebelles » syriens sont dans les faits des islamistes ?

     

    Alep, syrie, islamistes, hypocrites, société, politique, amaury watremezOn nous fait le coup régulièrement depuis le pseudo-charnier de Timisoara, les serbes plus féroces que les SS, leurs camps de concentration : dés qu'un bien-pensant pense avoir déniché le scandale absolu du siècle (ça l'est toujours selon sa vanité). Il a déterminé avec certitude qui sont les bons qui sont les méchants, distribué les bons points sans coup férir. Il le sait. Et le public se doit d'être submergé par la dictature de l'affectif, de ne plus réfléchir et de pleurer de bonnes grosses et chaudes larmes. Même si c'est sur des mensonges éhontés...

     

    ...Le pire est que ça fonctionne encore, un peu, surtout dans les médias et parmi les politiques. En effet gràce à « facebook » et « touitteure », cela passe de moins en moins au sein du pays réel. Ainsi pour Alep et la Syrie. A Alep pour la bien-pensance, les victimes sont les pseudo-rebelles syriens complaisamment montrés dans les émissions de télévisions et magasines complaisants, les méchants sont Bashar el Assad et ses soutiens. Que les pseudo-rebelles soient clairement identifiés comme des islamistes n'y change rien. Le bien-pensant parlera, comme pour lui ce sont des gentils il en est convaincu, « d'islamistes modérés ».

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  • Lucides donc racistes

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    politique, islam, israèl, antisionisme, société, antisionisme, hypocrites, islamogauchistes, amaury watremezLes observateurs, éditorialistes et journalistes ont les yeux qui se dessillent progressivement face à la montée de l'islamisme dans nos « quartiers difficiles ». Ils sont de plus en plus nombreux à droite mais aussi à gauche, ainsi Elisabeth Badinter ou Caroline Fourest mais aussi Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste à « Charlie Hebdo ». Elles dénoncent entre autres la progression inquiétante dans les esprits de nombreux français « issus de la diversité » (TM°) d'une culture patrimoniale extrêmement radicale c'est le moins que l'on puisse dire. Rappelons que les femmes n'ont pas d'existence légale dans les pays où la charia fait loi.

     

    Cet intégrisme évident témoigne également d'un refus absolu de la raison et de la réflexion personnelle, de la littérature, de la musique et des arts, du cinéma sans parler du mépris des Droits de l'Homme par les salafistes et autres frères musulmans maintenant bien implantés dans notre pays.

     

    Las ! Pour les quelques bourgeois pédagogues, les bons apôtres, les « islamogauchistes » et autres grands « indigènes de la République » conservant encore leurs ronds de serviette dans les médias, elles sont donc racistes. Racistes car lucides, ne faisant qu'observer des faits indubitables. A moins bien entendu de vivre dans un quartier protégé, loin de la misère, ou d'être un de ces aveugles volontaires du genre à finir « collabo » avec le pire arbitraire par de bonnes intentions mal placées. Parfois c'est juste par pur cynisme et calcul de politiciens politicards.

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  • Le fayot libéral-libertaire enfin ministre

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    politique, société, Emmanuel Macron, société, salariés, hypocrites, trouduQDernièrement Emmanuel Maqueron (moi aussi je ne suis pas certain de l'orthographe du nom) , le ministre réellement important du gouvernement, bien plus que madame Taubira, cette Edgar Faure de gauche, a dit quelques bêtises bêtement provocatrices sur le sort des patrons en France. A l'entendre, ces pauvres petites choses ont une vie bien plus difficile que leurs employés, des gros gâtés ne connaissant pas leur bonheur. On ne sait pas il est vrai s'il évoquait les petits patrons de PME ou les GRANDS patrons du CAC40, ceux allant en vacances de ski à Davos en ce moment ?

     

    Là-bas, en compagnie de Pierre Gattaz ou de la yogie Christine Lagarde, présidente du FMI, Maqueron se sent chez lui, en bonne compagnie, en famille, bien loin de ces « salauds de pauvres »...

     

    Emmanuel Maqueron est donc un jeune homme sage, c'est aussi un fayot depuis son adolescence. Il a commencé très jeune. Il a commencé en tombant amoureux de son professeur de français qu'il a fini par épouser malgré les années de différence. C'était déjà pousser très loin le fayotage, mais il ne s'en est pas tenu là, Emmanuel aime les défis. A moins que ce ne fût de la gérontophilie ?

     

    Plus tard, enhardi, Emmanuel Maqueron décide d'entrer au PS après quelques temps d'errements, il milite en effet -certes mollement- au mouvement des citoyens de Chevènement. Heureusement sa formation d'énarque, et donc d'oligarque, le remet bien vite dans le droit chemin. S'il parsème son discours de temps à autre de quelques éléments de langage de gauche, il est de plus en plus libéral-libertaire. Mais cela ne lui suffisant pas, à la fin de sa scolarité il entre à la Banque Rothschild tel Pompidou, excepté la culture littéraire....

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  • Toi aussi fais le jeu du FN

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    La gauche sociétale, la gauche des beaux quartiers ne percevant les « classes dangereuses » et les minorités « issues de la diversité » que de très loin ou en vacances « Nouvelles Frontières », a trouvé la parade qu'elle estime imparable. Quiconque contredit ses sentences définitives, sa morale et sa moralisation « fait le jeu du FN ». La droite dite républicaine également en est convaincue, car chez eux aussi l'on est de progrès progressiste, et chez eux aussi, on aime bien les « classes dangereuses » surtout de loin, ou derrière les grilles au « Club Med »...

     

    politique, société, télévision, hypocrites, amaury watremezAccuser l'infâme contradicteur surtout coupable de contredire de cette accusation terrrible et définitive à leurs yeux c'est éviter toute réflexion, tout raisonnement sur des questions demandant plus que le larmoiement ou le masochisme mémoriel...

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  • L'esprit de Munich

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    ou Le courage c'est pour quand ?...

     

    Certes...

     

    CNDAXmqWgAAw1BC.jpgCertes, certes, les deux américains ayant maîtrisé le taré fanatique du « Thalys », un gros malin comme on va le voir, avaient un entraînement de « marines », ça aide. Et ils ont eu de la chance, le débile haineux ne sachant pas se servir de son arme, celle-ci s'est enraillée. Gros malin car il a expliqué avoir trouvé une kalachnikov, ses munitions, une arme de poing et un cutter dans un parc, ça arrive tous les jours, et selon sa défense il voulait juste commettre un braquage, torse nu et après avoir récité fébrilement des versets du Coran dans les chiottes du « Thalys ».

     

    Pour divers complotistes délirants, c'est bien entendu un agent du lobby « sioniste ». Ils ne parlent jamais de lobby « juif », ils ne sont pas fous, ils savent que c'est puni par la loi en France...

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  • La dictature de l'émotion et du premier degré

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    politique, société, blog, net, twitter, hypocrites, amaury watremezPour conjurer le Mal, le désespoir, les enfants engloutis par la boue, les peuples mourant de faim, il existe une arme assez efficace, l'humour. Aucune discussion n'est possible face à des êtres humains se laissant aller à leurs instincts les plus abjects, il est par contre beaucoup plus sain de les ridiculiser, de se payer leur tête, les mettre en face de leurs contradictions, leur veulerie, leur sottise.

     

    Pierre Desproges par exemple le disait il aurait « contrepété aux portes des chambres à gaz » pour faire la nique aux salopards. Jonathan Swift pendant la grande famine irlandaise dont il a souffert autant que beaucoup de ses compatriotes écrit un livre de cuisine pour accommoder les petits enfants. N'oublions pas l'humour juif, celui des frères Marx ou de Robert Scheckley. Continuer à faire rire et à rire soi-même pour éviter de sombrer dans la grisaille de la sinistrose, de la pensée vulgaire, au sens de commune, oublier les salauds...

     

    L'humour caustique a souvent été la première politesse du désespoir face au malheur du monde...

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  • Jean-Marie le Guen est-il un clown sinistre ? - Billet de -mauvaise- humeur écrit sur un coin de nappe

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    Cet article fait suite à celui-là sur les tendres moutons catholiques

     

    Sur la photo (tirée de le Lab Europe 1) on voit toute la motivation politique de Jean-Marie

     

    politique, société, catholiques, le guern, France, hypocrites, frangins

    Jean-Marie le Guen, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, un sous-ministre ayant sans doute besoin de faire parler de lui, a comparé la « Manif pour tous » avec les islamistes assassins des dessinateurs de « Charlie » dans une émission de BFM-TV hier soir, un de ces shows « d'infotainement » réputés sans concession ; mais ce n'est que de réputation.

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  • « Hypocrites de tous les pays, unissez vous ! »

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    Texte revu, et épicé, avec son aide précieuse...

     

    instrument de mesure de l'hypocrisie pris sur ce blog

     

    Texte dédié au fonctionnaire zélé qui lira ce texte et en fera une fiche je crois passionnante, (il a eu un beau cadeau de Noël le 24 décembre avec ce décret gouvernemental renforçant la surveillance du Net

     

    (Gloria, Hallelouya ! chantent Najat et ChristianeManuel et Bruno Le Roux, tous adeptes de la censure des « affreux » « réacs » contredisant leurs certitudes !)

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  • Qui est vraiment à gauche en France en 2014 ?

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     Au delà des petites taquineries sans méchanceté aucune (croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer) que recèle ce petit article, ce ne sont pas les idéaux élevés que certains communistes et marxistes (ils sont rarissimes) portaient en eux que je moque. Je songe entre autres à un vieux monsieur cheminot retraité qui avait fait les « grèves de 36 » et en parlait encore avec des sanglots dans la voix suscitant l'émotion. J'aimais bien ce monsieur qui parlait des trains avec passion avec moi qui ait emprunté depuis l'enfance tous ceux qui existent ou presque en France et ailleurs.

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    Bien entendu, pour le « méchant réac » que je suis, l'« anar de droite » irrécupérable que tu as encore l'indulgence de lire ami lecteur, l'idéologie issue des livres de Marx et Engels, que j'ai lus et pus étudier et en tirer profit en fac (Quel bonheur !), ne peut mener, quelle soit la manière dont elle est appliquée, stalinienne, pas stalinienne, maoïste, trotskiste, gentille, pas gentille, qu'à une utopie forcée, un bonheur imposé selon des vues très arbitraires aux peuples, contre leur liberté et donc insoutenable, même si ces vues naissent de bonnes intentions sincères, celles-ci ayant causées au cours du sinistre vingtième siècle quelques dizaines de millions de morts un peu partout.

     

    Mais l'Enfer est pavé de bonnes intentions...

     

    Le libéralisme, qui est aussi une idéologie globalisante me répugne tout autant, voire encore plus, par son ambition d'englober et de quantifier tous les désirs humains, jusqu'aux rêves et cauchemars, jusqu'à l'amour qui devient un bien comme un autre que l'on vend et que l'on échange sans plus de questions ou de remords, les citoyens consommateurs que sont devenus les peuples autrefois souverains se soumettant passivement dans la joie et la bonne humeur à des injonctions d'achats tous plus débiles les uns que les autres.

     

    Certains en viennent même à parler de « liberté de consommer », comme si la consommation n'était pas soumise à des mécanismes par nature ne faisant jamais appel au libre-arbitre, comme si elle n'était pas une autre forme d'esclavage, abject car consenti en courant vers l'abîme spirituel, intellectuel, culturel et social que cette avidité produit.

     

    A notre époque manichéenne, mon dégoût du libéralisme me rend finalement, moi, le « salaud social-traître » (TM°), l'infâme catholique « vipère lubrique conservatrice » (TM°) de tendance traditionnelle, cerise sur le gâteau, plus à gauche que Hollande et tout le Péhesse réunis, voire même que des types comme Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon qui eux aussi et quoiqu'en pensent leurs soutiens font bel et bien partie de l'oligarchie libérale-libertaire, tenant encore quelques miettes du pouvoir auxquelles ils s'accrochent comme le morpion à l'intimité du membre (uh, uh, uh) du service d'ordre du PC. Aucun d'eux ne remet vraiment en cause l'Union Européenne et son fonctionnement dépendant des diktats monétaristes de la BCE et monsieur Trichet, un des dirigeants réels du continent.

     

    Et les protestations éventuelles que provoquera ce passage ne changeront rien à cette évidence, à ce fait objectif.

    melenchon-parcours-politique-604-564x261.jpgC'est justement car ils font partie des oligarques, tout comme il est vrai un peu plus la famille le Pen, qu'ils conservent et conserveront leurs « ronds de cuir » bien douillets dans les « JT » et chaînes d'infos, de par leur rôle de « bons clients », de « repoussoirs » utiles des sociéto-libéraux et des libéraux-libertaires. Ce qui m'étonne toujours et me révulse personnellement, c'est que ces « coqs de village » prétendent encore parler au nom des petits, des travailleurs et des humbles que concrètement ils ont quant à eux abandonné, je ne parle pas ici des personnes de bonne volonté militants communistes ou « Front de Gauche » qui peuvent faire aussi du bon travail de proximité.

     

    Eux et leurs séides, tous ces bourgeois vraiment à gauche, plus à gauche qu'eux tu meurs foudroyé, je m'étonne d'ailleurs, que ne redistribuent-ils pas leurs revenus, parfois conséquents, que ne collectivisent pas leurs biens ? Voilà des gestes qui seraient forts et rassembleraient du monde autour d'eux, et qui éloigneraient le risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) refrain habituel et éculé qu'ils ont tous entonné dimanche soir en attendant les défilés « citoyens » qui auront lieu quand le FN sera premier parti de France aux Européennes car ils sont encore et toujours coupé du peuple, le « pays légal » ne comprenant rien au « pays réel »...

     

    portrait de Pierre Laurent sur le site de "l''Express"

     

    image de monsieur Mélenchon prise sur ce blog

  • A un tremblement près...

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    littérature, handicap, société, hypocrites, tremblement, handicapDepuis toujours, j'ai eu les mains qui tremblaient un petit peu, depuis que je suis tout petit je sucre les fraises, je bloblote comme un mouton gâteux. Je m'y suis habitué, je suis né comme ça. Quand j'étais petit, cela m'a rapidement appris, tout comme pour mon handicap à l’œil gauche, un peu paresseux, que le monde des grandes personnes, réputées bien à tort raisonnables, se divisaient en deux : celles pour qui c'était important, la grande majorité, et celles pour qui ce n'était qu'un détail qui ne me caractérisait en rien, une infime minorité bien entendu, je m'en suis vite aperçu.

     

    Comme j'étais un petit garçon rêveur et sage, souvent plongé dans les livres, certaines parmi ces grandes personnes s'en agaçaient et croyaient trouver une compensation, une consolation. Il est intelligent, il lit des bouquins que d'aucuns parmi les adultes n'ouvriraient jamais de leur vie, mais enfin bon, il a un œil bien faible, bien turbulent, et il tremble quand même beaucoup, ce qui doit bien vouloir dire quelque chose, qu'il est tellement bizarre, et peut-être même malade.

     

    Elles guettaient le moindre petit signe de débilité mentale ou d'infirmité que j'aurais pu montrer. Et elles finissaient par se relever, un peu de sueur perlant sur leurs fronts, la bouche pincée, n'ayant pas obtenu satisfaction.

     

    Les grandes personnes se rapprochaient alors un peu plus de mon visage, observant qui mon œil, qui mes mains agités de légers soubresauts avec une curiosité qu'il n'est pas difficile de qualifier de malsaine, comme avant les « freaks » que l'on allait regarder à la dérobée chez « Barnum and Baileys and sons » ou au cirque du quartier. Ils fronçaient un peu les sourcils en me voyant lire : comment un gosse peut-il trouver un quelconque plaisir à se plonger dans un « bouquin » !

     

    Pourquoi ne passe-t-il pas son temps à se bagarrer ?

     

    Plus tard, je suis moi-même devenu une de ces grandes personnes, il est vrai beaucoup moins raisonnable que les autres, idiot que j'étais, je n'ai jamais cru que les compromissions petites et grandes que toutes les autres acceptaient étaient obligatoires, qu'il était indispensable de « hurler avec la meute », ou d'accepter les iniquités du monde. Mon tremblement restait fondamental pour les autres grandes personnes autour de moi, elles ne voyaient même que ça, perdant avec l'âge le peu de lucidité qu'elles avaient parfois pendant l'enfance : ce tremblement à coup sûr ne pouvait signifier que deux ou trois choses ; il était alcoolique, en cachette, il se droguait sûrement, voire même il était sous médicaments du fait d'une maladie inavouable.

     

    J'ai longtemps cru que quelque chose n'allait pas en moi, que dans mon caractère, un défaut ou, je l'espérais, une qualité clochait. Alors que ce n'était que mon tremblement ou mon œil qu'ils voyaient, qui les gênaient, une différence aussi minime eût été normale dans un clan de primates, mais j'ai été longtemps convaincu, bien à tort, que la plupart de mes frères, et sœurs, humains disposaient d'une conscience qu'ils utilisaient régulièrement. Presque malgré moi, je continuais cependant à diviser l'humanité dans les deux mêmes groupes, m'apercevant à l'instar d'un sage que « là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie ». Et beaucoup de sottise, qui est un des deux infinis comme tout le monde sait, ou pas.

     

    De rencontrer de temps en temps de vraies, belles et grandes âmes me rassuraient, un peu, et me rassurent toujours, m'encourageant dans mon scepticisme quasiment absolu de toutes les belles idées, bonnes intentions et déclarations mirobolantes dont les adultes se parent pour camoufler, croient-ils, leur égoïsme, leurs hypocrisies, les leurres qui leurs servent à justifier leurs appétits mortifères, de plus en plus à notre époque, en notre société de consumérisme universel, joyeux et festiviste.

     

    Pour se justifier de leur sécheresse de cœur, de leur bêtise, de leur dureté, les grandes personnes me disaient « hyper-sensible », « à fleur de peau », au mieux, sinon pour la plupart j'étais un petit con vaniteux, arrogant et caustique, cynique, qui étalait sa culture pour mieux écraser les autres. A chacun de ce genre de reproches, j'avais coutume, et j'ai encore coutume, d'opposer non pas des nuances raisonnables, cela m'encouragerait plutôt à rajouter quelques tambours et trompettes.

     

    Finalement, je me plains pas trop, je ne sombrerai pas dans le misérabilisme, ce que les grandes personnes appellent ma causticité, mon arrogance, mon « hyper-sensibilité » c'est juste au fond un peu de lucidité car j'ai perdu toutes mes illusions sur la nature humaine un peu plus tôt que les autres...


    L'homme à tête de chou par Pimpam

  • Nabila, Bruno-Roger Petit et Éric Brunet, des feuilles mortes ambitieuses

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    7641392198826.jpgJe le dis sans rancœur ni amertume, ce petit blog ayant son demi-millier de lecteurs chaque jour, mais force est de constater que sur Internet ceux qui sont lus, à grande échelle veux-je dire, sont à peu près les mêmes que dans la vie à quelques exceptions près, et ce pour les mêmes raisons : leur statut social, leur réseau, et par conséquent leur nom, leurs revenus, les avantages dont ils disposent, leur profession, le tout fascinant le consommateur-citoyen qui demeure dans sa grande majorité un « croquant », ou une « croquante » complexé par les puissants ou ceux qu'ils voient comme tels.

     

    Bref, on reste très petit bourgeois en France, très conformistes, quant à la méritocratie intellectuelle et culturelle, très normés, très standardisés, il convient également de faire partie du « bon » club, de la « bonne » association, de la « communauté » en pointe, d'avoir fait les études qu'il convient pour le domaine que l'on semble maîtriser, d'avoir les « bonnes » idées aussi...

     

    Les autodidactes, dont la culture naît en dehors des rails, fait peur, la liberté à la base de sa démarche aussi.

     

    La révérence à l'encontre de ces z-augures, toujours aussi effarante en France, est strictement la même qu'ailleurs, toujours à quelques exceptions près, même si certains internautes leurrés par le pseudo-anonymat du Réseau les injurient jusqu'à plus soif, croyant le faire impunément alors que finalement le système ne fait que leur donner une longueur de laisse un peu plus importante, leur offrant une « minute de la haine » comme nécessaire défouloir, ces injures étant en somme aussi une autre forme de reconnaissance de l'autorité des éditorialistes « habituels ».

     

    Alors certes, de temps en temps, il y a bien un blogueur dont le nom émerge de ci de là, mais à deux conditions, qu'il soit plus ou moins servile avec ses glorieux aînés, qu'il leur reconnaisse un droit d'aînesse et qu'il se courbe devant leur autorité. Et généralement le blogueur dont le nom émerge a déjà un réseau de relations embryonnaire et un statut social qui peut lui faire bénéficier d'une certaine indulgence des « grandes » consciences (1m65 environ à vue de nez pour Frédéric Haziza par exemple) à qui il peut servir également de repoussoir utile.

     

    Ce genre de blogueur, son foie et son cœur prenant trop de mauvaise graisse à fréquenter les salonnards et salonnardes, ou « salonasses », finit par sombrer dans une totale connivence avec les éditorialistes reconnus qui deviennent ses « amis », tu te rends compte ami lecteur ! Il est proche enfin des « grands » et reconnu à sa « juste » valeur après avoir connu le statut de génie méconnu -le plus souvent- à juste titre. Il oublie généralement alors ses opinions, fait de plus en plus de concessions, si ça se trouve il y gagnera de passer au moins une fois à la télévision ou à la radio où il prendra « l'emploi », comme au théâtre, qui lui est réservé. On espère toujours celui ou celle qui ne s'y laissera pas prendre mais c'est le plus souvent peine perdue.

     

    Finalement, Nabila et Loana, comme Bruno-Roger Petit, ou Éric Brunet, ou le journaliste du "Monde" sur le "selfie" en illustration, ont les mêmes ambitions de feuilles mortes, « être dans le vent ».

     

     

    Quand on invoque ces arguments face à leurs compromissions et leur hypocrisie, ces observateurs z-aiguisés de la vie politique tout comme leurs fans sur le Réseau, qui profitent parfois de « l'aura » des « signatures » proches d'eux, ont cru trouver la réponse suprême, une réponse de cloporte cela va sans dire : si on critique c'est qu'on est jaloux ! On préférera en rire...

     

    illustration prise ici

  • La mauvaise éducation

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     Ami lecteur, tu vas encore me trouver bien naïf mais il y a quelques années j'étais persuadé que tous les parents donnaient à leur progéniture la même éducation, transmettant des valeurs leur correspondant, des idéaux qui permettaient au moins de vivre en bonne entente en communauté avec les autres, quelles que soient l'origine au départ de ces valeurs données aux enfants car ce à quoi l'on remarque une bonne éducation est dans le souci et l'attention portés aux autres.

     

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    Là encore je cumulais les « tares » aux yeux de la société moderne, car catholique, éduqué et en plus ayant un prénom original qui a mis en rage nombre de personnes ayant certainement un complexe social ou familial à compenser. Étant de plus de nature vulnérable car doté d'une certaine sensibilité ou d'une sensibilité certaine, j'étais une proie facile.

     

    Et puis j'ai appris à me défendre et , hélas, trancher dans le vif.

     

    J'ai longtemps pensé, ayant le souci de m'adapter aux milieux dans lesquels je vivais, que c'était de ma faute si parfois mon attitude provoquait des réactions de rejet, que j'avais forcément mal fait quelque chose, alors que c'était simplement une question de jalousie et de complexes d'infériorité de ceux qui n'avaient pas eu les mêmes chances que moi dans leur famille. Au bout d'un moment, ces réactions de rejet avaient fini par créer chez moi un mal-être profond alors que je n'étais coupable en somme que d'avoir reçu une éducation morale que dans mon manque de confiance en moi j'assimilais à de la naïveté.

     

    Finalement, de nos jours, il n'y a rien de pire, rien de plus difficile à vivre, de plus discriminant que de donner une bonne éducation et des repères solides à ses gosses, ce qui est de plus en plus rare. Je sais c'est un peu provocateur, et je rassure tout de suite, je préfère de loin des enfants bien éduqués, même pas des enfants de belles images, même pas des enfants d'histoires exemplaires, cependant, à des gamins pourris par le fric et le consumérisme effrené des parents ce qui certes n'est pas entièrement de la faute de ces enfants je le souligne, mais c'est ainsi, des enfants correctement éduqués sont plus fragiles comparés à d'autres qui ne connaitront que la seule loi qui demeure dans notre société, celle du plus fort, la loi de la jungle.

     

    Cependant, un enfant à peu près éduqué est certain de subir les lazzis, méchancetés, petitesses, jalousies diverses et harcèlement des autres, de ceux qui n'ont rien reçu qui auront pour la plupart comme excuses, qu'ils invoqueront également devenus adultes, de la pauvreté supposée des parents, et de la richesse matérielle supposée des parents de l'enfant ayant reçu des repères moraux et sociaux, qui est forcément considéré et anathèmisé comme un « bourgeois » alors qu'une bonne éducation n'a jamais été l'apanage de la bourgeoisie tant s'en faut.

     

    Croire que dans le peuple on serait donc grossier et mal éduqué, donc « plus simple », me paraît un rien excessif. Cette pseudo « simplicité » est l'excuse de la plupart des personnes se justifiant de leur mauvaise éducation, s'ils sont mal éduqués, s'ils se comportent mal avec leurs semblables ce serait parce qu'ils sont plus « simples », moins prétentieux, moins vaniteux que ceux à les parents ont donné des repères, fixé des limites. Quand un enfant l'invoque, on lui pardonne presque, quand un adulte le fait, moquant celui qui a plus reçu que lui comme bien entendu "BCBG" ou "coincé" cela devient grotesque.

     

    Si l'enfant bien éduqué ne fera pas de différences avec ses camarades, et plus tard avec ses collègues, eux la font tout de suite plus ou moins instinctivement, plus ou moins consciemment, sentant confusément à quel point un abîme les sépare, ne cherchant pas à le combler, ou le franchir, mais plutôt à précipiter dedans celui dont ils envient les valeurs qu'il peut exprimer ou montrer par son comportement.

     

    L'autre lieu commun mis en avant pour justifier de sa mauvaise éducation est de prétendre que de toutes façons la bonne éducation ne rend pas parfait, que les valeurs reçues ne mènent pas forcément à la perfection. Il est évident que toute personne est perfectible et qu'au moins, avoir reçu des valeurs morales donne envie au moins un petit peu de progresser, de mûrir dans son rapport aux autres, encourage à faire preuve d'empathie et d'altérité.


    image prise ici

     

  • Le monde appartient aux brutes et aux imbéciles

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    Une des nouvelles que je préfère de Marcel Aymé est « les bottes de Sept lieues », dans le recueil "le Passe Murailles", adaptée en 1990 par Hervé Baslé dans un téléfilm très réussi.


    littérature,société,politique,hypocrites,spectaculaire,lucidité,caustiqueJe préférerai toujours, même si c'est moins chic, Marcel Aymé pour ses récits et « contes » à Céline. Marcel Aymé n'a jamais de haine pour ses personnages et autres frères et sœurs en humanité, ce qui ne l'empêche pas d'être lucides, et de pointer les travers de ses congénères avec finesse et pertinence sans pour autant les envoyer en enfer ou au paradis, les condamner, les rédimer selon son bon vouloir. Ainsi de nombreux auteurs, tout comme des commentateurs politiques, des journalistes, des pékins moyens, apprécient-ils de se prendre pour le diable ou le bon dieu, ce qui est paradoxal dans une époque où les métastases libérales libertaires ont gangrené quasiment toute la société.

     

    Dans ses contes, les assassins peuvent redevenir des enfants (ce qui n'empêchera pas les juges de les condamner à mort), les saints peuvent pêcher, par devoir, sans risques, les fonctionnaires qui s'ennuient au bureau traversent les murs, les huissiers protègent les veuves des propriétaires, les gosses sont plus humains que les grandes personnes, les donneurs de leçons sont ridiculisés et les petits bourgeois moqués dans tout le grotesque de leurs certitudes absconses.

     

    C'est aussi un timide, un émotif qui écrit pour se protéger, ne pas être blessé.

     

    Dans cette histoire, des gamins de Montmartre se retrouvent tous à l’hôpital après une bagarre homérique entre eux pour savoir qui aurait le droit d'aller acheter des bottes réputées être celle du conte de Perrault qu'ils ont entre-aperçues dans la vitrine d'un antiquaire excentrique de « la Butte », rue Drevet. Ils finissent par se réconcilier, rêvant du moment où ils pourront chausser les bottes légendaires, s'étant accordés pour en partager l'usager avec équité et justice.

     

    Ils en parlent tous à leurs parents qui, tenant à faire plaisir à leur progéniture, et avoir la paix ensuite à la maison, essaient de les acheter, mais qui échouent lamentablement à le faire l'antiquaire demandant à chaque fois un prix ridiculement exorbitant pour les bottes, ou alors le surprenant apparemment dans des situations abracadabrantes qui les scandalisent : jouant aux échecs avec un oiseau empaillé, se battant en duel avec un mannequin de couture etc....

     

    Seule la mère célibataire d'un garçon sage parmi eux y arrivera, pour quelques pièces.

     

    Je me reconnais, moi enfant, dans ce garçon sage, qui reste à l'écart mais refuse d'être le « premier de la classe », qui préfère les chahuteurs et les mauvais élèves aux enfants dociles et obéissants. Comme lui, j'avais très peu de confiance en moi tout en étant révoltés par le pouvoir que les imbéciles et les brutes ont et conservent sur ce monde dés l'enfance ; car le monde leur appartient et continuera à leur appartenir encore quelques temps malgré les bonnes intentions des uns ou des autres, qui ne se traduisent jamais.

     

    C'est à cela que celles-ci sont destinées il est vrai, rester des bonnes intentions.

     

    C'est le propre des enfants un peu trop sensibles au monde. Percevant avec acuité les sentiments de ceux qui les entourent, ils sont bien souvent beaucoup plus blessés que les autres. Ils en retirent une confiance très modérée dans l'espèce humaine, mais aussi en eux-mêmes. Je suis convaincu par contre que les imbéciles ont toujours une absolue confiance dans leur jugement, ne le remettant jamais en question, n'étant pas blessés ou alors dans leur orgueil, ce qui les amène à emmagasiner divers complexes et frustrations qui seront compensées, ils le pensent, par la possession d'objets réputés indispensables dans la société spectaculaire.

     

    Les brutes et les imbéciles estiment que la violence dont ils sont capables de faire preuve, collectivement ou individuellement, justifie à elle seule leur ascendant sur le monde. « Bienheureux les doux » disait un homme il y a près de 2000 ans sur une colline de Galilée, et d'autres béatitudes que les chrétiens tout comme les incroyants apprécient de prononcer, mais ne se sentant pas vraiment concernés, à de rares exceptions....

  • Journal de vacances 2 – Le souci des convenances en 2011

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    Déjà sur Agoravox

     Devoirs de vacances :

    Relecture des « Souvenirs littéraires » de Léon Daudet, livre littérairement et politiquement très incorrect, témoignant certainement de ma part d'un manque total de souci des convenances actuelles je suppose...

    Impressions de vacances :

    savoir_vivre.jpegLe vacances c'est le temps des bilans de l'année écoulée, que l'on fait sur la chaise longue, un bon livre à portée de la main, une boisson rafraîchissante aussi. Faisant ce genre de bilan je me suis aperçu que finalement je n'avais pas vraiment le souci des convenances bourgeois ou pas, actuelles ou non, même si bien sûr, je ne vais pas sortir tout nu de ma salle de bains pendant qu'une femme de ménages fait son office dans ma chambre d'hôtel ou autre abus contraire aux bonnes mœurs comme ces types qui mettent la main au panier de leur épouse pour un oui ou pour un non en public.

    Avant, il y avait le souci des convenances :

    Il ne fallait pas mettre ses coudes sur la table, il ne fallait pas mettre un archevêque à côté d'un rabbin, il fallait dire bonjour à la dame, et ne pas mettre les doigts dans son nez, il fallait que les couverts soient bien ordonnés selon l'ordre qu'il convenait (ne pas mélanger les fourchettes à poissons avec les cuillères à sorbet etc...), dans un escalier il convenait que le monsieur monte devant la dame, et non l'inverse à moins que celle-ci ne fût une demoiselle de petite vertu etc...

    Tout cela a disparu peu ou prou, excepté dans certains milieux protégés où d'ailleurs l'on affectera des manières de plouc en dehors des cercles privilégiés, pour faire « simple », pour faire « vrai gen ». Beaucoup de filles de bonnes familles affectent souvent de se conduire en trainées ou en « passionarias » politiques radicales, mais n'oublient jamais qu'elles ont été pensionnaires au couvent des z-oiseaux ou à la Légion d'Honneur à Saint Denis.

    Parfois on peut se demander si c'est réellement aussi salutaire que ça, car on est passé d'un extrême à l'autre :

    Aujourd'hui il convient d'être na-tu-rel, enfin ce que l'on pense être naturel en 2011, à savoir bouffer comme un cochon, ne pas dire bonjour à la dame si on n'en a pas envie, se mettre torse nu dans la rue en vacances si on veut, roter, voire péter à table, parler plus fort que le voisin de table et ne pas hésiter à répondre au téléphone aux moments les plus incongrus.

    Reprendre quelqu'un là-dessus vous vaut d'être traité de « sale bourge », de « snobinard ». C'est étrange d'ailleurs car cela voudrait dire que seuls les « bourges » sont bien élevés et que les « prolos » ne le sont pas ?

    Alors que l'on constate souvent que ça se partage bien entre tous les milieux d'être grossier ou vulgaire.

    S'il n'y a plus de convenances mondaines, remplacées par des anti-convenances où l'absence de savoir-vivre est la norme, par contre il en reste beaucoup et il y en a un peu plus chaque jour dans les cerveaux, ou du moins ce qu'il en reste.

    Ainsi, quand on parle de racismes, on parle seulement du racisme des européens envers les autres, quand on parle de musiques actuelles, on parle surtout de musiques du monde, quand on parle de fêtes, il convient qu'elle soient citoyennes, il convient de dire que tous les goûts sont dans la nature et qu'ils se valent tous pour justifier n'importe quoi etc...

    On le constate en cette période de Ramadan par exemple, montré comme le « Carême des musulmans », le Carême étant défini un peu partout aussi comme le « Ramadan des chrétiens ».

    Alors que ça n'a rien à voir. Il convient de présenter le Ramadan comme une pratique respectueuse, profonde et généreuse. C'est bien de respecter les autres pratiques, mais les mêmes n'auront pas de mot assez dur pour les chrétiens pratiquant un jeûne.

    Ceux qui le font en plastronnant en place publique n'ont rien compris, le jeûne concernant Dieu et le croyant, et ne regardant pas les autres.

    Il faut dire aussi que des personnes constituant une minorité dans un pays ont tendance à pratiquer certaines traditions ou habitudes de manière plus radicale ceci par peur de perdre leur identité.

    Je me souviens du comportement des expatriés français au Proche Orient où des peccadilles prenaient soudain une importance démesurée...

    Je me souviens aussi des palestiniens lors du Ramadan, à Jérusalem, ou Ramallah, dés le premier jour, ils allumaient une clope et grignotaient, le deuxième jour nous buvions une ou deux bières ensemble (à mes questions quant au fait que cela ne rentre pas dans leurs obligations de Ramadan ils m'objectaient que « c'était pas grave avec toi car tu es chrétien »), le troisième ils buvaient et mangeaient quasiment normalement.

    Ce qui frappait là-bas, c'était le contraste étonnant entre certaines pratiques montrées comme impératives, sans privilège à l'une ou l'autre des trois religions monothéistes, totalement absurdes finalement, et la sensualité des paysages qui auraient dû pousser à la recherche de plus de douceur de vivre.

    Ci-dessous Monsieur Manatane parle de quelques convenances pour les enfants...

  • Foutons quelques clichés (sur Obama) à la poubelle

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    Il paraît qu'il ne faut pas toucher aux icônes selon un de mes commentateurs, justement ça tombe mal, moi j'adôôre, tout comme déboulonner les idoles à la mord moi le noeud (enfin pas trop fort).

    Obama Rock Star002.jpgHier, j'ai regardé deux minutes les reportages sur Obama mais devant tant de sucreries, de débordements d'enthousiasme à la con car il n'a encore rien fait, j'ai préféré zapper ailleurs. Sans parler du catalogues de clichés et lieux communs, que je retrouve ce matin dans les z-inrocks, magasine que je reçois tous les mardis afin d'entretenir mon dégoût de la connerie humaine, dans lequel je lis qu'Obama est en quelque sorte Superman mâtiné de Gandhi et Lincoln, bref une analyse politique aromatisée à la guimauve. Rien que sur la politique extérieure, il va quand même envoyer des milliers de "boys" se faire flinguer en Afghanistan en lieu et place de l'Irak, pour des raisons aussi futiles qu'en Irak, ou aussi hypocrites, car au nom d'un bien qui n'existe que dans les films où Harrison Ford est le président super-fort des Etats-Unis. On nous dit aussi, Obama, le premier "président noir", alors qu'il est métis, ce qui est soit dit en passant un symbole encore plus fort, et puis la couleur de peau ce n'est pas la seule chose qui caractèrise un individu. On dirait finalement que le monde occidental, sous couvert de célébrer l'anti-racisme, se célèbre lui en se disant que quand même si un métis peut devenir président c'est que l'on n'est pas si inégaux, c'est que notre société consumériste est bien comme elle est. Bref, on se contemple le nombril en se trouvant tellement bien. Enfin, on parle de Lincoln, présenté comme anti-esclavagiste, ce qui n'est pas tout à fait historiquement exact. Au départ, la guerre de Sécession c'est surtout une question de répartition des pouvoirs entre le Nord protestant et industriel, où il n'y avait pas d'esclaves ou très peu, et le Sud rural et plus latin. Le prétexte de la libération des esclaves est venu en route à Lincoln, qui avait préparé très vite l'amendement qui instituait la ségrégation de fait entre les "races". Finalement Booth, son assassin, a rendu service à sa légende.

    Il est même de ses adversaires politiques pour le trouver cooool et sympa, c'est donc que sa com était parfaite.

  • Guignol's blog

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    accelerateur_pour_le_bronzage_ego_maniac.jpgIl y a une chose à rappeler de suite en préambule, un blog c'est virtuel, ce n'est pas tout à fait réel, ce n'est pas complètement la réalité, ce ne sont pas des échanges aussi vrais que dans la vie. Tout le monde joue plus ou moins un personnage que l'on se veuille authentique ou non, cherche à se mettre en valeur. Je ne connais pas de blogs (parmi les 82 millions de blogs qu'il y a sur la toile dont celui-ci est un parmi d'autres) ou de sites dont le webmaster passerait son temps à s'auto-flageller (ce qui serait une autre forme d'orgueil), remarquez ce serait drôle : "Aujourd'hui je me suis disputé avec des gens au travail, j'ai été très méchant mais je ne peux pas m'en empêcher, j'ai fait semblant d'avoir beaucoup d'argent et j'ai menti sur mon âge. Je suis vraiment très con, je trouve, je n'ai aucune culture et en plus j'ai mauvaise haleine...etc". Les opinions sur Internet se radicalisent par le principe, car on n'a pas la personne en face, le ton de sa voix, qui peut nuancer des propos, ses gestes. Et puis parfois tout simplement on comprend tout de travers.

    Sur tous les blogs on remarque les noms d'oiseaux envoyés au webmaster, à l'auteur du blog, par des internautes qui s'imaginent au Guignol du Luxembourg, moi, comme épithètes j'ai eu droit, je cite, à : vaniteux, pleurnichard, orgueilleux, prétentieux, faux-cul, hypocrite, socedème méchant comme une teigne, obsédé, aigri, fou, méprisant, on me soupçonne de vouloir me montrer sous un meilleur jour que je ne suis, et j'en passe. N'en jetons plus. Quelqu'un m'a dit fort justement que tout ça c'est de l'écume et que l'on ne peut pas empêcher les gens de parler. J'acquièse, c'est de l'écume, ce n'est pas grand chose mais ça blesse toujours au moins un peu. Même si cela provient d'intervenants qui n'aiment tout simplement pas ce que j'ai l'air d'être ou ce que montre ce blog de ma petite personne et qui ne l'aimeront jamais, ainsi que cela se passe sur d'autres bloc-notes. Et de toutes façons il y a aussi tous ceux qui aiment bien ce que j'écris, qui me trouvent pertinents, qui viennent ici car ils ont plaisir à y venir et ce plaisir est très rarement masochiste. Que tous ceux-là soient encore remerciés ici...

    Post Scriptum : la photo ci-contre propose de l'auto-égocentrisme en bouteille, à s'appliquer chaque jour en frictions, achat inutile pour beaucoup de personnes.

  • Implosion au PS ?

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    ambition.jpgFinalement, ce qui me choque dans les chicaneries de personnes au PS, ce n'est pas qu'il n'y ait pas une ligne directrice solide, ce n'est pas que le parti se droitise ou se gauchise, ce n'est pas que je veuille forcément de Ségolène ou d'un autre, c'est que les questions d'ambition personnelle y sont plus importantes que la volonté de s'opposer réellement à la politique actuelle de l'UMP, ou que le souci de mettre fin à la précarité. Attention, d'ailleurs, je ne critique pas forcément l'ambition, c'est bien d'être ambitieux, ce n'est pas complètement négatif, du moins si une partie de cette ambition est mise au service de la collectivité.

    D'ailleurs en considérant la chose d'un oeil strictement objectif, qu'est-ce qui différencie concrètement les idées des leaders de l'UMP de plusieurs parmi les éléphants du PS et quelques éléphanteaux qui s'apprêtent à faire front commun contre Ségolène Royal ? La plupart sont libéraux économiquement, on l'a entendu au PS, à l'exception de Benoît Hamon et de Martine Aubry, dans la ligne de la sociale-démocratie, avec une petite touche plus étatique certes, mais si peu, et alors que le libéralisme vient de montrer point par point son irresponsabilité foncière ; tous, à l'exception de Ségolène, ont une conception très libre de la morale individuelle que l'on retrouve maintenant dans toute la société. Ce que demande la société actuelle, c'est pourtant une réforme structurelle et non d'instaurer de nouveaux mécanismes de régulation qui ne donnent rien de toutes façons que ce soit pour les banques, les entreprises, les bourses. Par contre, ce qui domine incontestablement, et que l'on ne voyait pas avant à une telle ampleur, car ça a toujours existé, c'est un tel clientèlisme, un tel népotisme.

  • Ce qui arrive à ceux qui font du mal aux petits

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    grande-854687-1048985.jpg

    Bien sûr il y a la diffamation, on l'a bien vu à Outreau ou pour ce professeur qui s'est suicidé car on le soupçonnait d'actes contre nature, mais là il s'agit de faits avérés et avoués par les coupables eux-mêmes. La violence appelle la violence, et le mal, le mal, ce genre de choses arrivent toujours quand des pasteurs se prennent pour des gourous, et ça éclabousse forcément les autres croyants qui sont innocents. il y a bien souvent l'inertie des responsables. l'évêque de Parthénia, actuellement, par exemple était parfaitement au courant des agissements d'un de ses prêtres mais n'avait rien fait. Quand la chose a été découverte il n'y a pas eu un seul mot pour la famille et les enfants blessés, pas un, rien. Il y a des attitudes gênantes, quand l'un d'eux dit par exemple que la justice des hommes n'est pas celle de Dieu, c'est vrai, mais la justice des hommes a raison de condamner un pédophile comme elle a raison de condamner ceux qui font mal aux petits

    Dans l'Évangile Jésus est sans équivoque sur ceux qui font du mal aux plus petits. Je me demande si les responsables du mouvement dont il est question dans cette note s'en rappellent.

    Je ne donnerai pas le nom de cette communauté sur mon blog mais j'ai vu hier un reportage à son sujet sur une grande chaîne hertzienne qui me semble édifiant. Le reportage était à charge, moins que d'habitude mais il me semble que pour un croyant, les choses y étaient dites clairement sous la plume du Pape demandant que cette communauté se refasse ou se défasse, cela m'apparaît sans équivoque. Cette communauté a fait du bien à de nombreux jeunes mais elle connaît depuis quelques années de nombreuses dérives sérieuses dont des attouchements sur mineurs (les articles mis en lien sont à charge mais les faits sont les faits). C'est un peu toujours pareil. Quand un seul homme a rang de berger, de guide, pour un groupe, il finit toujours par se laisser aller à l'ivresse d'être ni plus ni moins qu'un gourou, un homme qui a de l'ascendant sur des êtres humains plus faibles. C'est aussi l'ivresse du groupe, le fait de partager tous ensemble, de communier dans la même ferveur, une ferveur sincère, une émotion authentique des participants, certes. c'est d'autant plus triste que cette ferveur et cette joie soit ainsi perverties.

    Et la foi se cantonne à l'émotion...

  • Nelly Olson c'est Sarah Palin

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    4faces8nu.jpgJe pense que les trentenaires et les quasi-quadragénaires comme moi se souviennent de Nelly Ollson dans "la Petite Maison dans la Prairie". Habillée comme une petite poupée de porcelaine par sa mère qui la gâtait beaucoup trop et son père qui lui passait tout, coiffée d'"anglaises" ridicules, elle contrecarrait toujours les bonnes actions que Laura Ingalls effectuait et était vraiment méchante, du genre à balancer "petite sotte" d'un air pincé et sadique à sa victime préférée pleine d'humanisme et de bonnes intentions. Laura était la gentille qui aimait presque tout le monde, et Nelly était sournoise, vindicative, méchante, raciste, méprisante avec les pauvres, moqueuse avec les gentils, dure avec tout le monde, pétrie de certitudes sans coeur. Bien sûr, à la fin de l'épisode, tout rentrait dans l'ordre dans le microcosme sympa de Walnut Grove, le gentil ... (ici rajoutez noir, bohémien, sans abri aveugle...etc) sauvé par Laura remerciait tous ces habitants tellement cool quand Nelly n'était pas ridiculisée ainsi que sa mère.

    Tant de gentillesse dégoulinante c'était le passage obligé en attendant les aliens délirants de "Cosmos 1999" ("Commandant Koenig je crois que cette fleur rouge à pois verts géante essaie de communiquer avec nous") ou les dessins animés des "Visiteurs du mercredi". On aimait bien Nelly, elle nous ressemble tandis que les Ingalls étaient vraiment étouffants de candeur, de bonté souriante malgré tous les problèmes que l'on résolvait avec une bonne tarte aux pommes ou une histoire racontée par Caroline Ingalls aux filles avant de se coucher. Et puis Nelly était rattrapée par la gentillesse sucrée du feuilleton et à la fin elle devenait sympa avec son homme qui savait comment la prendre (sans intention de jeu de mots crapuleux bien sûr). Sarah Palin a eu le même rôle que Nelly pendant la campagne, c'était le contrepoint parfait face au sauveur de l'humanité en face (enfin avant de sauver l'humanité, au moins il commence plus petit, par le système financier actuel). Il ne lui manquait que les anglaises à Sarah Palin.

    Post scriptum : Une question que je me pose est : que devient la petite dernière des Ingalls ? Elle cause jamais, ou presque, et je crois qu'elle disparaît même de la famille à un moment. Elle a dû finir maniaco-dépressive.

  • Le Père Ubu et les terrasses de café chauffées

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    Attention la proposition des trois conseillers du Père Ubu est vraie, lire ça par là...

    A peu près d'Alfred Jarry

    Ubu consulte à voix basse trois de ses conseillers dont l'un a une moustache impressionnante. Il se dirige vers le devant de la scène.

    ubu2.pngUbu : Merdre Mère Ubu, qu'estoit encore que ce délire merdeux, je n'ai nul plaisir à ce que l'on chauffe les terrasses de café de par ma chandelle verte ! Que l'on fasse quérir sur le champ cet idiot de Venceslas pour punir les méchants à coups de bâton à phynances !

    Mère Ubu : Je te reconnois bien grand sauvage, tu apprécies de te promener en carriole puante, tu voles en aéroplane fumeux mais tu vois plus loin que le bout de ton gros nez et tu punis ces sauvages qui brûlent le tabac au lieu de le chiquer ! Tu est un sot, Père Ubu !

    Ubu : Prends garde, grosse matrone bouffie d'orgueil et de colère sardonique, je te punirai peut-être à coups de bâton à phynances !

    Venceslas : Vous m'avez fait quérir mon souverain ? J'estois en train de compter fleurette à la cafetière du palais. On me dit que je dois guerroyer contre les étranges champignons qui chauffent les trottoirs devant les cafés. J'ai déjà mené moult combats glorieux contre les tabagiques consommateurs de l'herbe à Nicot, contre les coquins qui boivent du bon produit de la vigne diabolique, et aussi contre ces femelles dégoûtantes que l'on trouve dans les musées.

    Ubu : Va Venceslas et occis les tous, ces misérables !

    Venceslas : Souverain merdeux, je me couvrirai de gloire contre les méchants cafetiers. Ils finiront tous sur le pieu de mon courroux. Dois-je aussi occire les fainéants qui sont en courroux contre toi car toutes leurs phynances ont disparu par la magie puissante des grands argentiers ? Ils le méritent.

    Ubu : Occis les aussi, ils me font la morvelle verte, bon Venceslas.

    Mère Ubu : Oui, Bon Venceslas, et ensuite tu n'omettras point de t'occire aussi car ton père estoit un fieffé ivrogne. Elle ricane.

    Ubu : Ah, Mère Ubu, je t'avais prévenu, tu recevras donc ta volée de bâton à phynances, merdre de merdre !

  • Le penseur en Paraboot (TM)

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    arto-skulptajhoj-001-eta.jpgLe penseur en Paraboot (TM) est de gôche le plus souvent, parce que ça fait bien. enfin de gôche, il énumère deux ou trois clichés vaguement humanitaristes qui font du bien entre la poire et le fromage. C'est le fondement de sa pensée. Parfois on en rencontre de droite mais c'est plus rare, il se dira alors "politiquement incorrect" selon ses termes ce qui lui permet de dire deux ou trois conneries qui déparerait même au "café du commerce". Le penseur en Paraboot (TM) aiume bien réfléchir sur la société, les trucs qui l'intéressent, parce qu'il s'emmerde profondément en fait. Il a une vie tranquille, un boulot qu'il aime, une femme trophée qui est à la fois une bonne ménagère et une amante empressée mais aussi son plus fidèle soutien (quoique depuis la lecture de "On est toujours trop bon avec les femmes" de Queneau, excellent livre, je soupçonne ces dames de faire semblant de ce qui précède pour avoir la paix). Le penseur en Paraboot écrit parfois dans des hebdomadaires satiriques comme Philippe Val, là il dit toute son admiration pour Obama, comme Philippe Val, sans que personne ne sache s'il sera vraiment un bon président, et il rajoute une ou deux louches sur l'Europe tellement utile et qu'il faut absolument développer. Il se voit bien en sauveur, en romantique à chemise à jabot, le poitrail tendu vers le glaive des totalitarismes qui s'en foutent mais. Il le sait bien, c'est la raison pour laquelle il s'invente alors des ennemis imaginaires, il croit parfois sincèrement qu'il est surveillé par les chinois du FBI. Cela va du fantasme de droite classique du gouvernement secret judéo-maçonnico-islamo- homosexuallo-bolchevik qui se trouverait à 300 mètres sous la glace au Pôle Nord (enfin 250 mètres depuis le réchauffement climatique), ils n'osent pas trop le dire en public, mais si on les y encourage un peu ça finit toujours par sortir ; au fantasme de gôche radicale du "Grand soir" (là on aime bien en parler parce que c'est comme les cow-boys et les indiens). Parfois le naturel revient au galop et il a envie de mener la belle vie sans trop se culpabiliser (il adore se sentir coupable, mais pas trop).

    Je l'aime bien en fait, car il est émouvant de candeur, le penseur en Paraboot (TM).

    Sur la photo un bronze du penseur de Rodin coulé dans le métro parisien.