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humour

  • Satire à vue

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    humour, société, politique, prodie, satire, amaury watremezJe ne comprends pas tellement l'époque :

     

    D'un côté on prétend vouloir développer l'esprit critique chez les gosses, et leur ouverture au monde, leur capacité d'analyse, et tout le tremblement.

     

    De l'autre on refuse la moindre satire, on n'admet plus que la moindre certitude soit tournée en dérision, les déclarations officielles toutes en éléments de langage raillées et la langue de bois en général passée au crible.

     

    Des députés LREM réclament par exemple ces derniers jours l'arrêt d'un compte Twitter les ridiculisant depuis déjà des mois (voir à ce lien) à commencer par l'inénarrable Aurore Bergé et le non moins étonnant Mounir Majoubi, tous les deux dangereux car disposant d'un pouvoir de nuisance dont des personnalités aussi brillantes ont du mal à ne pas abuser.

     

    Je dirais que ça les démange...

     

    Dans l'idée leur démarche très mature s'entend bien (moi je ne suis pas du tout un mauvais esprit) consiste à rapporter à la maîtresse les taquineries d'un petit camarade un peu trop trublionesque. "Mââdaame on fait rien qu'à nous embêter, on fait rien qu'à se moquer de nous". Leur excuse est d'affirmer que sur internet, il y aurait trop de personnes qui prendraient les articles et messages parodiques au sérieux. Ainsi qu'ils en accusaient "nordpresse". Et bien entendu, à les entendre les petits rigolos seraient forcément des militants politiques opposés à leur cause, à leur parti. Ce serait des fourbes, des salauds qui se cachent bien. Accusation régulière de ceux qui disposent du pouvoir envers tous les contestataires, tous ceux qui les moquent.

     

    Il serait cependant exagéré de penser qu'il n'y a qu'eux à détester l'humour finalement et à en manquer à ce point. Mais ils devraient plutôt réfléchir sur eux-mêmes et cesser de tendre les verges pour se faire battre. Est-ce de la faute des satiristes si les éléments de langage sont tellement visibles, tellement grossiers ? Est-ce de la faute des satiristes si ça se voit autant ? Et de laisser entendre que la plupart des internautes lisent tous les messages et autres statuts au premier degré n'est-ce pas les prendre pour des cons incapables de distinguer le vrai du faux ? On me dira, il en existe, il suffit parfois de lire des commentaires des articles du Gorafi prenant les articles au premier degré et très sérieusement.

     

    Mais ils ne sont pas plus nombreux que dans la vie, et c'est finalement un risque à courir. Et ce sont surtout des militants ou des fanatiques religieux, et, ou idéologiques. Ce qui revient au même.

     

    Toute parole moqueuse, toute parodie, toute dérision est immédiatement passible de judiciarisation, de mises en demeure, de pétitions de minorités courroucées, diverses et variées, d'indignations vertueuses. Certains humoristes tel Desproges ne passerait plus à la télévision, trop dangereux, trop clivant. Et il aurait de toutes façons des dizaines de procès sur le dos. Comme en ce moment il a "la carte" qu'il est un comique estampillé "France inter", on organise des commémorations, on peut encore lire des anthologies, on le célèbre mais il y en a déjà quelques uns d'ailleurs suggérant qu'il serait dangereux car repris par des "méchants" pour en particulier son sketch sur les juifs ("On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle...").

     

    Il faut croire aussi que beaucoup de personnes ont peur de rire à la satire, peur d'être catalogué comme "méchant", comme "réac", peur de sortir du lot...

     

    Illustration empruntée au "Huffington post"

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Desproges écrivait-il comme une collégienne ?

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    pierre desproges, société, politique, humour, amaury watremezDeux textes sur Desproges en une semaine, vraiment il exagère ! Je vous entends déjà amis lecteurs et surtout toi qui me lis en douce de ton « open space » de l'avenue d'Aygu, oui, oui ne nie pas, je le sais, et ton patron aussi. Vous voudriez que de temps en temps j'abandonne mes sujets favoris, que je suis méchant, que je suis cynique, que je suis un faux-gentil et non un faux-méchant. Mais je n'y peux rien, j'aime Desproges qui aime le verbe, et la vie, et qui rit par peur de désespérer un peu plus de ses semblables, ses congénères humains.

     

    Finalement la devise de Yourcenar pourrait être aussi celle de Cyclopède :

     

    « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent ».

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  • Karnaval

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    carnaval de dunkerque,société,carnaval,humour,politique,amaury watremezLa tradition du Carnaval, du Charivari, du Tohu bohu, remonte au Moyen Age. C'était une période où tout était inversé, les rapports entre les hommes, les femmes, les rapports de pouvoir, les riches laissaient entrer les mendiants, les prêtres étaient raillés, le blanc devenait le noir et inversement. C'était un joyeux bazar. Il y a encore quelques années les adolescents, les écoliers se déguisaient et défilaient en ville arrosant généreusement les bourgeois qu'ils croisaient, qui n'osaient pas répliquer quoi que ce soit ou en appeler aux forces de l'ordre.

     

    Votre serviteur, mézigue l'auteur de ces lignes, l'a fait quand il était lycéen, il adorait ces journées où l'indocilité devenait la norme pour une fois...

     

    Depuis quelques temps, cette joyeuse coutume s'est plus ou moins perdue au profit de Halloween, en partie, car même dans ce dernier cas on ne se déguise plus tellement pour s'amuser au XXIème siècle. Et l'on pourrait croire aussi que le goût de l'irrévérence a été abandonné en route.L'époque actuelle serait même on ne peut plus révérencieuse, s’aplatissant devant ceux ne le méritant aucunement. Les nantis, les donneurs de leçon ayant sans doute des problèmes de foie, les bourgeois pédagogues ont donc repris du poil de la bête. Ils se pensent vainqueurs...

     

    Et n'importe quel imbécile par le miracle technique des réseaux sociaux de réclamer le respect qu'il estime indispensable pour ses raisonnements abscons (on le comprend, au fond il sait très bien qu'il est stupide), et de judiciariser ou menacer de le faire dés qu'il ne l'obtient pas, de faire planer sur tout et n'importe quoi leur pénible esprit de sérieux...

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  • La mort prochaine de la dérision

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    humour, dérision, société, politique, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

     

    Comment peut-on reprocher à une génération qui ne sait plus lire correctement des livres de ne pas saisir la dérision ou le second degré ? Ou qui ne comprend pas les intentions d'une phrase ? Qui y voit soit du racisme, du sexisme ou de l'homophobie ? Pierre Desproges était il y a trente-six un des humoristes préférés des français. Il ne respectait aucun tabou, tirait sur toutes les cibles, se moquait des bons sentiments. Il aurait procès sur procès de nos jours. Le présentateur d'une émission que ne regarde que les retraités et les « chômistes », Tex, a été viré après une blague que l'on trouve aussi dans un sketch de Coluche, une pas très fine, mais drôle au moins contrairement à de nombreux éditoriaux d'humoristes de France Inter, par exemple.

     

    A chaque texte lui déplaisant, telle ou telle « communauté » judiciarise le rire, le porte en justice. Et l'aseptisation généralisée menace tout ce qui reste de l'humour français. Il faut voir qui en sont les vedettes en 2017 ! Avec cette mièvrerie métastasant tout le monde et partout naît aussi une autocensure de tous les instants chez de nombreux auteurs, par peur de ne plus passer dans les salles de spectacle ou sur les ondes.

     

    Le bourgeois, l'oligarque, le bien-pensant ayant un bon magot en général et ce d'où qu'il parle déteste la dérision. Il lui préfère la littérature ou l'analyse politique « aux mains jointes ». Celle qui se met à genoux très rapidement, très docilement. Il aime la révérence qu'il pense nécessaire de lui porter. Il est convaincu d'être honorable faut-il avouer, à moins qu'il ne sache très bien être grotesque par ses prétentions insanes qu'il croit légitimes de par les privilèges matériels dont il dispose. Il favorise sa progéniture dans ces idées, l'encourage au masochisme mémoriel, au « citoyen », à adopter quelques alibis « équitables » ou « durables ».

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  • Desproges bande encore

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    A propos de « Desproges bande encore » de Francis Schull aux éditions « les échappés »

     

    humour, politique, société, télévision, humour, amaury watremez, desproges« Les échappés » après les chroniques culinaires de Desproges, sortent cette biographie en forme de recueil d'entretiens avec ses amis, ses filles, sa femme et d'autres proches, des témoignages parfois lus ou entendus ailleurs. Le tout dessine un portrait vivant de l'humoriste, « écriveur » de talent inventeur de diverses formules que ceux les citant encore en 2016 oublient de rappeler la provenance, à commencer par le fameux « On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui » dit au moment de la venue de le Pen au Tribunal des flagrants délires en 1982 où Rego fût meilleur que le procureur pour de faux de l'émission, celui-ci sombrant alors dans un « prêchi-prêcha » indigne de lui et beaucoup plus lourd que ses textes habituels.

     

    A chaque évocation d'un comique anciennement populaire mort, Coluche, Guy Bedos, Le Luron ou Desproges qui l'était un peu moins, populaire, c'est la même rengaine : « Ahlala, il nous manque ! C'était le bon temps etc... ». On est toujours dans la logique du présent perpétuel dans lequel nous vivons depuis quelques décennies, la plupart des « grandes personnes » se prétendant raisonnables étant incapables d'accepter de mûrir, de penser simplement. Il y a un fait objectif, certes, l'incompréhension quasiment totale par notre époque de la dérision, du second degré, de l'ironie et la dictature de l'émotionnel qui interdit toute nuance, tout recul, toute ironie...

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  • Desproges bande encore

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    A propos de « Desproges bande encore » de Francis Schull aux éditions « les échappés »

     

    humour, politique, société, télévision, humour, amaury watremez, desproges« Les échappés » après les chroniques culinaires de Desproges, sortent cette biographie en forme de recueil d'entretiens avec ses amis, ses filles, sa femme et d'autres proches, des témoignages parfois lus ou entendus ailleurs. Le tout dessine un portrait vivant de l'humoriste, « écriveur » de talent inventeur de diverses formules que ceux les citant encore en 2016 oublient de rappeler la provenance, à commencer par le fameux « On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui » dit au moment de la venue de le Pen au Tribunal des flagrants délires en 1982 où Rego fût meilleur que le procureur pour de faux de l'émission, celui-ci sombrant alors dans un « prêchi-prêcha » indigne de lui et beaucoup plus lourd que ses textes habituels.

     

    A chaque évocation d'un comique anciennement populaire mort, Coluche, Guy Bedos, Le Luron ou Desproges qui l'était un peu moins, populaire, c'est la même rengaine : « Ahlala, il nous manque ! C'était le bon temps etc... ». On est toujours dans la logique du présent perpétuel dans lequel nous vivons depuis quelques décennies, la plupart des « grandes personnes » se prétendant raisonnables étant incapables d'accepter de mûrir, de penser simplement. Il y a un fait objectif, certes, l'incompréhension quasiment totale par notre époque de la dérision, du second degré, de l'ironie et la dictature de l'émotionnel qui interdit toute nuance, tout recul, toute ironie...

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  • Je suis un gilliamesque

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    à propos de « Gilliamesque » ou « Mémoires presque posthumes » de Terry Gilliam aux éditions Sonatine

     

    politique, société, cinéma, télévision, humour, monty python, amaury watremezIl y a une originalité manifeste et incontestable dans tous les films de Terry Gilliam, le « Python » qui « avait le moins de diplômes » ainsi que ses anciens camarades John Cleesse et Eric Idle, ou Graham Chapman l'appelait, parfois sans second degré, était aussi le plus créatif. Après avoir été chargé par les autres des intermèdes animés dans leur émission de télé commune, intermèdes se terminant toujours par le pied de Bronzino écrabouillant tout, son désir d'indépendance a pris son envol. Et il est devenu cinéaste, ce qui était son rêve depuis l'enfance, rêve initié par sa fréquentation du parc de Disney en Floride, et de le désir de concrétiser son imagination.

     

    Il fait partie de ses électrons libres irréductibles à des étiquettes arbitraires, trop indépendants pour se rattacher à une école ou une autre de création. Quand il adapta « Fear and loathing in Las Vegas » de Huntet Thompson, il était le plus à même bien que cela donnât un film « malade » qui n'atteint pas l'universalité de ses autres œuvres tout comme « The Fisher King » sa création la plus marquée par son humanité.

     

    Terry Gilliam a tourné au moins deux films que la postérité retiendra :

     

    « Brazil » et « l'Armée des douze singes »....

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  • La vie pain d'épice

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    « Always look on the bright side of life... » (voir plus bas)

     

    politique,société,humour,positiver,amaury watremezOn me reproche souvent d'être beaucoup trop caustique, voire sarcastique, d'être trop sévère, je ne vois pas pourquoi. Je ne trouverais aucunes circonstances atténuantes aux personnes et aux politiques. Je serais tellement négatif. Je ne puis le croire mon Dieu moi qui suis un gentil, un tendre sous des dehors bourrus. Pire encore, je me ficherais de la gueule du monde, cela je ne peux croire qu'on le pense, ce n'est pas mon genre, allons donc. Alors que positiver est tellement plus facile, plus simple, et bien plus utile que la simple lucidité.

     

    Bien sûr celle-ci implique un effort, dont un effort d'indépendance. Elle est plus fatigante. Je vais donc tenter de voir la vie en rose, d'adopter le point de vue sur l'existence d'un bonhomme en pain d'épice que je suis certainement au fond de moi. Je veux vivre la vie pain d'épice...

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  • Qui se souvient de Steve Martin ?

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    À propos de « ma vie de comique » de Steve Martin aux éditions Capricci

     

    cinéma, société, humour, steve martin, comédie, comique, humour glacial et sophistiqué, amaury watremezLa première fois que j'ai vu Steve Martin dans un rôle au cinéma c'était dans « la petite boutique des horreurs » version Franck Oz dans laquelle il interprétait un dentiste complètement dingue, sosie d'Elvis, prenant son pied à arracher les dents de ses patients. C'était déjà loin d'être alors un débutant. Comme d'autres il m'avait fait rire dans « l'homme aux deux cerveaux » de Carl Reiner, parodie des films « Universal » de monstres des années 30 dans lequel il est un neuro chirurgien inventeur d'une technique révolutionnaire de « dévissage crânien », le docteur Michael Hfuhruhurr, un nom très facile à prononcer selon le personnage, docteur « Afeureure-reur ».

     

    Et surtout dans « Les cadavres ne portent pas de costards » du même réalisateur, et complice, de Steve Martin, hommage au « film noir ». Il y devient un détective privé dans la grande tradition du polar croisant par la magie des effets spéciaux James Cagney ou Cary Grant, Bogart (à qui son personnage reproche d'être débraillé) et Bette Davis, entre autres. Steve Martin est également l'auteur de « LA Story », film pas du tout comique, valant bien la plupart des Woody Allen ronronnant depuis les années 90, à l'exception de « Match Point » ou « Scoop », sans parler du doux amer "Un ticket pour deux" avec John Candy. Enfin, il y a quelques temps il a pris la succession de Peter Sellers dans le rôle de l'inspecteur Clouseau dans un « remake » de « la Panthère Rose »....

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  • Desproges à la fac ?

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    image ci-contre prise ici

     

    Les imbéciles aiment beaucoup célébrer dithyrambiquement les comiques morts : Raymond Devos, Guy Bedos, Anne Roumanoff, Coluche ou Pierre Desproges dont les "horreurs" qu'il a pu dire, à commencer par son sketch sur les juifs dans le deuxième spectacle du Grévin, remuent encore les intestins fragiles des arbitres des élégances intellectuelles et politiques de nos jours. Ainsi ce journaliste de « Le Monde » qui il y a quelques mois encore nous disait bien que « oui bon c'est de la dérision toussa mais enfin quand même il exagère un peu » sans parler de ces spécialistes de l'esprit positif de mes deux qui fait que des gosses de quinze ans en 2014 parlent comme ma grand-mère, ne supportent plus, eux et leurs parents adulescents, l'ironie et que l'on tourne en ridicule leurs émois de post-pubertaires et adulescents narcissiques et immatures.

     

    Les comiques morts font moins peur, ils ne seront plus là pour ridiculiser l'imbécile qui dira « Ah il nous manque, il nous faudrait un … rajouter le nom que vous voulez » ce qui le dispense lui de faire preuve d'insolence et d'irrévérence. Les universitaires et les « ronds de cuir » intellectuels ne sont pas différents. Ils sont comme le bourgeois, ils ont la trouille que le rire hénaurme emporte leurs certitudes et arrache le peu de dignité qui leur reste, dignité qu'ils estiment bien à tort inattaquable. Ils préféreront citer Bergson et « le Rire » (pour s'endormir c'est mieux que l'Annuaire du Vaucluse, après deux pages on décroche, pour paraphraser monsieur Cyclopède lui-même).

     

    C'est un article de monsieur Ajavon paru suite à la parution de ce livre : « Je suis un artiste dégagé » Pierre Desproges : l’humour, le style, l’humanisme, Éditions rue d’Ulm, 2014, monsieur Ajavon étant un desprogien avisé et compulsif (comme votre serviteur), amateur de Vialatte (la grâce du très Haut soit sur lui), qui m'a donc averti de l'entrée de Desproges à l'université, parmi les z-élites. Et ainsi qu'il semble le suggérer, monsieur Ajavon pas Desproges, cela prête à rire doucement comme cela aurait doucement fait rigoler l'intéressé qui à mon avis s'en serait foutu complètement, l'important pour lui n'étant pas la consécration reçue des z-élites, mais de découvrir avec des amis le parfum et le goût d'un bon vin dans un flacon de Bourgogne ou de Bordeaux, de gâter ses filles et de rire avec avant qu'un imbécile de crabe ne lui mette une bonne fois pour toutes le grappin dessus.

     

    Le rire est quelque chose de trop sérieux pour être confié à des z-intellectuels qui vont en faire aussitôt un truc sinistre, imbuvable, desséché car au fond l'humour ne s'explique pas, et encore moins l'humour desprogien qui consistait à contre-péter aux portes des cimetières et des charniers pour se payer la tête de la bêtise et la violence. Le rire de Desproges particulièrement échappe à ces esprits forts car il est totalement dégagé de l'esprit de sérieux, de ce besoin de gravité qui ainsi que le rappelait Nitche à moins que ce ne soit mon beau-frère est le bonheur des imbéciles. Le crétin aime bien se donner l'air grave, ça le console...

     

    Desproges lui-même dans « criticons » une des « Chroniques de la haine ordinaire » où il évoque un de ces purs esprits critiquant avec mépris « les Ripoux » de Zidi, considéré par ce journaleux comme un « simple divertissement », avait lui-même ridiculisé ces exégètes de la blague qui font la fine bouche devant ce qui les fait rire, considérant, les sots, que s'ils rient ils se dévaloriseront entièrement, donneront d'eux une image tellement moins flatteuse que celle qu'ils s'imaginent voir dans leur miroir, qu'il faut qu'ils rajoutent des prétentions à la rigolade pour que ça passe. Il faut forcément qu'il y ait dans les textes de Desproges des intentions que ces cerveaux "es qualités" peuvent s'approprier, il faut qu'il y ait un engagement, une démarche merde quoi, que ce soit socialement utile. Ils ont dédaigné ses sketchs à la télévision et, ou à la radio, ceux-ci étant du spectacle destiné à la populace grands dieux, ma chère mais vous n'y pensez pas, ça ne se fait pas d'apprécier un artiste qui était populaire ! ?

     

    Et Desproges l'était, « les Flagrants Délires » était une des émissions les plus écoutées de la radio, sans parler des pastilles de « Monsieur Cyclopède » qui rameutaient après « les Jeux de Vingt Heures » la « moitié d'imbéciles » qui aimaient ça et « l'autre moitié qui détestait » dixit son créateur lui-même. Quant à Corbiniou, ancêtre dudit donneur de bons conseils il apparut dans « L'Ile aux enfants »...

     

    « Quant à ces féroces universitaires, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à péter dans la soie dans nos campagnes... »

     

    Ci-dessous écoutons plutôt les bons conseils d'un vrai professeur et revoyons non sans délices l'interview d'Edern Hallier par Desproges et Prévost 


    Jean-Edern Hallier, Desproges et Prévost par 999aizen666

  • Umour, Dérision, Gotlib et toute cette sorte de choses

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    Avertissement : l'auteur de cet article a peut-être le sens de la dérision...

    littérature, société, BD, humour, télévision, dérision

    A propos du numéro spécial « Pilote » « Fluide Glacial » collector sur Gotlib, à l'occasion de ses quatre-vingt ans et de l'expo qui lui est consacrée au musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

     

    Dédié à Edith Ochs et Emmanuel Latlante qui ont parlé, eux, sérieusement de Gotlib, plus que je ne le ferai jamais ! Eux.

     

    Ami lecteur, tu ne seras pas surpris si je te dis que j'ai grandi en lisant « Astérix », « Lucky Luke », plus tard la « Rubrique-à-brac » et un peu plus tard encore « Cinémastock », « Rha Lovely », « Rhagnagna » ou les exploits de « Pervers Pépère », écoutant les réquisitoires de Desproges à la radio et ses « Chroniques de la Haine Ordinaire ». Pas étonnant que j'ai mal tourné je suis victime de mes mauvaises lectures et des mauvaises fréquentations qu'elles entraînent. De plus je suis d'une longue lignée de personnes ayant le sens de la dérision et du sarcasme...

     

    « Chème on me ! »

     

    Je ne sais donc pas si je suis très qualifié pour parler de l'humour et de Gotlib, Marcel. Par contre, les philosophes, qui sont des gens sérieux, comme Bergson, qui n'était pas la moitié d'un con, il a écrit un traité littéralement hilarant sur la question, des théologiens, qui sont aussi des gens sérieux, certains prétendant que Jésus ne riait pas et que Dieu n'a pas d'humour (moi modeste paroissien peu modèle il est vrai je pensais pourtant à Sarah qui se paie la tête d'un ange, à la croix qui est un symbole de victoire pour les chrétiens mais surtout un bel exemple de dérision, ce qui prouverait que Dieu en a, sans parler de celle consistant à faire de types et de femmes pas fréquentables les premiers apôtres, mais j'étais sans doute dans l'erreur...), voire même des journalistes, qui sont encore plus sérieux se sont penchés depuis que leurs professions existent sur le rire :

     

    Pourquoi rit-on ? De quoi est-il convenable de rire ? De quoi est-il inconvenant de le faire ? Et toute cette sorte de choses...

     

    Le problème du rire, c'est qu'il se paie la tête de l'autorité parfois très peu légitime qui prétend guider le bon peuple vers la lumière du progrès et du bonheur universel, (sans rigoler ?). C'est la raison pour laquelle les gens sérieux, et raisonnables, ont inventé le rire avec un « messâââge » dedans, et un qui serve leurs dogmes idéologiques ou autres.

     

    Ainsi Gotlib, s'il est si doué pour l'humour c'est à cause de la Shoah et son identité juive, les « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), forcément, et les siècles d'antisémitisme. La dérision « citoyenne » et le « rire de résistance » (Jean-Michel Ribes (TM°) ) ; ça doit toujours parler de la Shoah et de l'antisémitisme l'humour « noble » et « racé » et « citoyen », il faut absolument les caser quelque part quand on veut fait rire intelligemment, sinon ça ne veut rien dire. En fait, quand il dessine Gai-Luron c'est du tragique, et avec le gag récurrent d'Isaac Newton qui se prend sempiternellement une pomme sur le crâne il traite de l'absurde qui fait souffrir l'homme.

     

    Le rire gratuit c'est mâââl, c'est même le Mal sans parler des mauvais esprits qui pratiquent la dérision et la causticité sans vergogne, poussant le vice jusqu'à pratiquer l'auto-dérision. Le rire, l'humour, ou l'Umour et toute cette sorte de choses ça doit forcément s'expliquer par quelque chose, comme les blagues :

     

    Pourquoi se moquer aussi méchamment par exemple de ce « fou » et par là même de toute sa « communauté » qui souhaite repeindre son plafond sans échelle ? Pourquoi railler ce « Toto » manifestement issu de la diversité et en échec scolaire ? C'est stigmatisant ! Et pourquoi railler aussi éffrontément le « T.O.C » évident d'Henri IV concernant les équidés de couleur blanche.

     

    littérature, société, BD, humour, télévision, dérisionAinsi Gotlib, le maître de l'Umour glacé et sophistiqué (fondateur des éditions A.U.D.I.E (Amusement Umour Dérision Ilarité Et toute cette sorte de choses...) qui lui cumule car il pratique la dérision, l'infâme, dans des « petits mickeys » qui ne sont pas de l'art enfin tout de même, des « illustrés » qui distraient les enfants et les grands enfants des préoccupations fondamentales que sont le Genre, le commerce équitable, le développement durable, la stigmatisation des « minorités visibles », le retour possible de « l'obscurantisme », et de leur nombril sur internet.

     

    Gotlib est-il libertaire tendance marxiste, trotskiste ? Son rire est-il athée, agnostique, gnostique; blasphématoire ? Quand il parle de la psychanalyse ? Est-il plutôt freudiste ou lacaniste ? (note personnelle je sais que l'on dit lacanien ou freudien ami lecteur toi qui est sérieux mais j'avais envie d'emmerder le monde là-dessus aussi). Préconise-il le « cri primal » ? Est-il un émule de Reich ? Cela expliquerait-il beaucoup de choses dans son grand œuvre ou bien ne s'en fout-on pas complètement ?

     

    La question angoissante d'Umour (cliquer dessus pour voir le dialogue) vient de ce forum

     

    Couverture empruntée au site bedetheque.com

     

    Ci-dessous un "Tac au Tac" de 1971 avec Mandryka, Alexis, dessinateur de "Cinémastock" et "Dans la joie jusqu'au coup", et Gir (Jean Giraud, Moebius)


    Gotlib, Mandryka, Alexis et Gir. par Arsene-desbois

  • Lettre ouverte à Patrick Cohen et quelques autres censeurs de joie

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    cohen-2370253-jpg_2038505.JPGTu me diras, ami lecteur, il n'est pas certain que Patrick Cohen lise ce petit texte d'esprit taquin. Ce en quoi je te dirai que tu te trompes, les « consciences », et particulièrement celles dorées aux UV comme Patrick, les types concernés, parfois à la limite de la condescendance, mais toujours très compatissants comme l'éditorialiste parfois conflictuel de France Inter aiment bien savoir ce que l'on pense d'eux sur le Net, qu'ils rêvent de recadrer selon leurs vœux, et leurs opinions...

     

    Patrick Cohen est un joyeux drille, je t'assure ami lecteur, mais un joyeux drille « citoyen », soucieux des moqueries qui pourraient particulièrement toucher une ou deux « communautés », au sens erroné actuel du mot, minorités en somme selon l'acception anglo-saxonne : la « communauté » juive et l'homosexuelle. Patrick est intervenu pour dénoncer une blague certes lourde et un peu salée d'Olivier de Benoist dans la nouvelle émission de Ruquier sur France2, sur Mohammed Merah et les scooters, sans parler du fils Bedos condamné pour injures racistes pour une blague teintée de -lourde certes- ironie.

     

    Finalement, Patrick Cohen est aussi un petit, tout petit « censeur de joie »...

     

    Ce en quoi il n'est pas le seul...

     

    Que n'aurais-tu dit Patrick quand le professeur Choron venait mettre le souk sur les plateaux télés dans les années 80/90 ? Je me souviens par exemple d'une émission de Dechavanne sur la fin du service militaire dans laquelle Choron s'était amené en uniforme de parachutiste afin d'emmerder et la droite, deux types en veste de « touide » à épaules rembourrées, et la gauche, des grandes consciences habituelles, présentes sur le plateau. Ce n'est pas pour rien que Bernier/Choron étaient poursuivis par les créanciers, les tenants des institutions ou ceux qui s'imaginent l'être de par les privilèges matériels ou les réseaux de « bonnes familles » dont ils disposent et, ou bénéficient. Les nantis détestent qu'on se paie leur fiole, ils le font payer cher, ils ont la rancune tenace les bougres.

     

    Je suis à peu près certain, Patoche, tu permets que je t'appele Patoche bien sûr, que dans le cas d'un humoriste balançant des blagues sinistres sur les catholiques ainsi que le fait Dieudonné sur les juifs, tu n'aurais pas fait autant de bruit médiatique, je suis même sûr que tu aurais invoqué la liberté d'expression, le droit à la subversion et toussa, tout comme Bruno-Roger Petit autre bouture « censeur de joie ».

     

    Il ne rigole pas de n'importe quoi on me dira le Patrick, mais on se perd un peu en essayant de comprendre ce pour quoi on a le droit de se laisser aller à un peu de gymnastique zygomatique pour lui. Étant un spectateur « citoyen » et responsables je me pose beaucoup de questions car selon Patrick, si je suis bien son raisonnement, trop de liberté d'expresssion tue la liberté, et le rire se doit d'être absolument cadré ; il convient d'expliquer pourquoi on rit. Il est dans lla même optique qu'une ministre, madame Filipetti, et qu'un de ses confrères vigilant sur la prévention du retour des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), Bruno-Roger Petit, un esprit tout en hauteur, qui sont à n'en pas douter ces augures à nos portes. Pour ces grandes consciences, 1m75/80 chacun à vue de nez, il faudrait aussi un rire féministe, un rie « équitable » promouvant le développement durable, un rire faisant prendre conscience, merde, quoi, des enjeux de la modernité.

     

    Donc Patrick, si je dis que la période « scandinave » de Woody Allen est la plus mauvaise de son œuvre je suis anti-sémite à tes yeux ?

    Si je prétends apprécier la vision de « la Cage aux folles » je suis homophobe ? Si je lis Céline je suis dans la haine des juifs ?

    Si je souris à une blague de Desproges sur les femmes, je suis « matcho » ?

     

    Un article un peu faux-derche sur les bords, mais juste un peu, de « le Monde », sous la plume d'Arnaud Mercier, « espert » en sciences de la communication nous l'explique d'ailleurs doctement, Desproges, bon, c'est bien mais quand même c'est limite, limite, « il disait des choses terribles » je cite...

     

    Il faut faire attention à être humoriste de nos jours, c'est une profession dangereuse.

     

    Telle blague risquant de choquer telle communauté, ou telle « communauté », on en trouve d'un peu tout et n'importe quoi, bientôt on ne pourra plus rire de grand-chose.

     

    Pour les « censeurs de joie » rire c'est suspect, c'est mâââl, ça cache forcément quelque chose, tout comme la dérision, qu'ils ne comprennent pas, elle nécessite de posséder le sens du deuxième degré. La dérision, de plus, remet en question leurs certitudes confortables, dont celle d'être des genres de guides du peuple, qui s'égarerait dans des chemins de traverse dangereux qui ramèneraient vite vers les fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). Leurs diatribes sur l'humour qui se devrait d'être citoyen cachent bien mal leur profonde intolérance et leur incapacité à comprendre que l'on pense autrement qu'eux.

     

    portrait de Patrick pris sur le site de "le point.fr"

     

    Ci-dessous un sketch qui provoquerait également l'ire de Patrick ou Bruno-Roger Petit...

  • Le dernier admirateur de François Hollande a été hospitalisé

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     Jean-Luc A. habite dans un petit pavillon des bords de Seine à Vernon dans l'Eure non loin de l'usine d'engrais qui donne au paysage un aspect champêtre. Et ainsi qu'il le dit lui-même avec fierté, il est le dernier admirateur de François Hollande et le seul électeur qui a voté pour lui en 2012 se souvenir de l'avoir fait.

    politique, société, dérision toussa, humour

     

    Ainsi que nous l'avons appris avec tristesse, Jean-Luc A. a été hospitalisé hier soir dans le même service que Valérie Trierweiler pour une cure de sommeil suite à une crise de nerfs qui a nécessité hier l'intervention des pompiers. En effet, il frappait à toutes les portes de son quartier résidentiel en hurlant :

     

    « Laissez le président tranquille ! »

     

    Jean-Luc sentait sa santé décliner depuis quelques temps, l'affaire Gayet a été le déclencheur de grandes douleurs dans son côté gauche. Nous l'avions rencontré peu avant la conférence de presse du président de la République du mardi 14 Janvier dans le riant bourg de Vernon :

     

    - J'ai deux passions dans la vie, avoue-t-il, je collectionne les bouchons de bouteilles de lait de tout style et de toute époque, et j'ai tout sur François Hollande ; affiches, photos, carnets, cheveux égarés, anciennes lunettes...

     

    Jean-Luc nous montre obligeamment ses deux collections avec fierté, il possède en effet 67201 bouchons de bouteilles de lait (j'ai acquis le dernier sur « E-bay » hier nous dit-il). Il nous montre ensuite les quatre pièces à peine assez grandes pour contenir toutes les pièces uniques d'objets en lien avec François Hollande. Il nous désigne fièrement un paquet de biscuits au chocolat à peine entamé sous une cloche de verre, nous expliquant combien il avait été difficile de négocier son prix avec Robert G., jovial sans-abri habitant sous une porte cochère non loin du palais présidentiel :

     

    - C'est maintenant un ami, nous explique Robert, il ramasse les épluchures de patates des purées que la compagne de François Hollande lui cuisine amoureusement depuis maintenant près de deux ans.

     

    Il sourit en évoquant Robert, et nous montre une photo. Il nous avoue qu'un tendre sentiment est né entre eux, de par leur passion commune. C'est alors que nous l'avions quitté. Nous sommes très tristes pour lui, selon les médecins, il ne passera pas la nuit, son pronostic vital étant fortement mis en question.

     

    de notre correspondant Christian Voila-Magloire

     

    image empruntée au site de le point.fr

  • Les « Guignols » anti-catholiques

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    En débat sur Agoravox

    Je regarde les « Guignols » depuis leur création en 1988, inspirée des marionnettes de « Spitting images » britanniques, à l'humour plus fin. Cependant, j'ai toujours apprécié les caricatures des politiques et des célébrités, souvent bien vues, ainsi celle d'Alain Delon, bien sûr jamais aussi corrosives qu'elles auraient pues l'être, la dérision restant gentille au fond.

    politique,christianisme,humour,télévision,canal plusOn a beaucoup parlé au moment de l'élection de Chirac de l'influence des pantins en latex sur les électeurs, le nouveau président en 1995 ayant été montré pendant deux ans comme un français moyen sympathique et accessible même si un rien fainéant et râleur.

    Un sketch jeudi soir a agi un peu comme la cerise sur le gâteau, la goutte d'eau qui fait déborder le vase, l'étincelle qui cause l'incendie.

    Depuis quelques mois, un peu plus depuis la polémique sur « le mariage pour tous », l'acharnement des « Guignols », ces marionnettes télévisuelles et politiques qui il y fort longtemps étaient capables de véritable dérision, est dirigé systématiquement et sans le moindre humour, lorsqu'il est question de religion et de débat moral, contre l’Église catholique, ses prêtres, ses croyants, les célébrités qui s'en réclament.

    Les ecclésiastiques sont à voir « les Guignols » tous pédophiles et vaguement affairistes, les croyants sont tous des « coincés du cul » (TM°) pincés et frustrés, et les politiques ou acteurs s'affirmant cathos automatiquement ridiculisés, telle madame Boutin dont on ne dit jamais qu'elle était visiteuse de prisons, hélas elle a montré depuis qu'elle était également toute aussi opportuniste que les autres politiques.

    Si encore l'acharnement était tous azimuts, mais les personnages musulmans intégristes, par exemple, des « Guignols » sont montrés comme des rigolos, des types joviaux à l'humour un peu salé, des machos amusants, qui tiennent en respect les occidentaux et se moquent d'eux.

    Les « Guignols » étant tournés à la Plaine Saint Denis, en plein « 9-3 », région à forte concentration de croyants musulmans il est des dérisions moins dangereuses que d'autres...

    Et on chercherait vainement la même dérision concernant des représentants du judaïsme pourtant capables de la comprendre, la dérision et en particulier l'auto-dérision étant une spécificité de l'humour juif.

    Cela ne date pas d'hier, je me souviens de la caricature de Jean-Paul II montré comme un vieillard sénile et gâteux les dernières années de sa vie, de Benoît XVI raillé en pape en somme « nazi », ne parlant que latin avec un accent allemand grotesque rappelant les nazis des films comiques français.

    Un seul prêtre trouvait grâce aux yeux des marionnettes de Canal plus, l'abbé Pierre.

    Alors certes, le personnage de monseigneur Sylvestre, le représentant de la « World Company » dans l’Église n'est pas si mal imaginé, représentant les pesanteurs qui peuvent exister dans l'institution, qui est, je le rappelle, une institution humaine donc imparfaite.

    Certes, les chrétiens en vu d'autres, ce ne sont pas les premières railleries qu'ils subissent, ni les premiers crachats qu'ils reçoivent, mais le fait que cela ait déjà eu lieu dans le passe justifie-il l'outrage présent ? Outrage qui n'en est plus un, qui aurait pu s'apparenter en somme à de la correction fraternelle, et qui devient de la haine, haine que d'ailleurs l'on reproche aux chrétiens envers les homosexuels, entre autres, ainsi Ruth Elkrief sur BFMTV dans un débat avec Olivier Mazerolles.

    Rationnellement, rien ne justifie l'outrage ou la haine.

    La plupart des catholiques semblent se résigner à les subir sans broncher à cause de la peur panique de la majorité d'entre eux de paraître décalé vis à vis de l'époque, par peur aussi de sortir du lot ou de se faire remarquer par leurs différences de convictions, à rebours du discours actuel par définition, sur la morale individuelle ou collective.

    La plupart des spectateurs des « Guignols » qui ne sont pas croyants s'empressent de rire pour les mêmes raisons, qui s'apparentent plus ou moins à de la lâcheté et l'instinct grégaire. Il s'agit de suivre le mouvement, dans la crainte de se sentir dépassés ou d'être rejetés par le troupeau.

    Et de plus, le blasphème n'est même pas drôle, si encore il était prononcé avec le même goût de vivre que les « goliards » médiévaux qui le faisaient pour rappeler les croyants à l’Évangile et à leurs manquements nombreux à celui-ci. Enfin, les auteurs des « Guignols » oublient qu'un blasphème est encore un acte de foi.

    L'acharnement des « Guignols » est au fond très conventionnel, très cadré, reprenant la plupart des clichés qui ont court depuis des décennies contre l’Église parmi les « belles consciences » de progrès qui sont surtout agacés par le discours moral du Pape et des chrétiens à l'opposé des comportements libéraux-libertaires considérés comme parfaitement normaux dans ces milieux choisis -c'est eux qui l'affirment- où l'on veut surtout pouvoir coucher à droite à gauche sans trop de conséquences ni de remords et dépenser le plus d'argent possible.

    photo empruntée sur Youtube

  • Utilité de la méchanceté - au lendemain de "la journée de la gentillesse"

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    Aussi sur Agoravox

     « Personne n'écoute réellement les autres et si vous essayez une fois, vous verrez pourquoi »

    Mignon McLaughlin dans « Le meilleur de la méchanceté » de Sébastien Bailly

    « -ça court les rues les grands cons !

    -Oui mais celui-là c'est un gabarit exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il serait à Sèvres »

    De Michel Audiard dans « le Cave se rebiffe », dit par « le Dabe », Jean Gabin

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    image ci-contre prise ici

    En 2011, un des personnages plébiscités par ceux qui regardent la télévision est un médecin à première vue méchant, irascible, arrogant, cynique et impitoyable, le Docteur House, qui ne croit pas en plus en grand chose et n'a aucune certitude sur l'existence. Si le personnage est tellement populaire, ce qui peut paraître paradoxal, c'est qu'il se permet de dire ce que tout le monde ou presque garde normalement pour soi-même : révéler la duplicité, les petites lâchetés, les petits et grands compromis, ce que cache les bons sentiments des uns et des autres etc...

    Pourtant, pour ne choquer personne, notre époque multiplie les préventions souvent ridicules de vocabulaire :

    On ne dit plus un gros, on dit, en surpoids, on ne dit plus un aveugle, mais un malvoyant, on ne dit plus nain mais « petite personne », on ne dit plus mari dans certains cercles, mais « violeur légal » etc...

    (Note personnelle : pourtant on ne dit pas « individu à compréhension différée » pour un con, ou « Individu féru d'introduction liminaire » pour un enculé.)

    A ce lien on trouvera une liste des mots qu'il ne faut pas dire, qui sont tabous, et ceux qu'il convient de prononcer.

    Hier était donc célébré la journée de la gentillesse et de la bienveillance, deux idées que l'on confond avec la notion de respect, des notions finalement très floues pour notre époque qui les met à toutes les sauces, à commencer par les plus fades, et qui se résument en fait à ceci :

    « Laisse moi faire et dire tout ce que je veux tranquillement, même si c'est complètement stupide, pour que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

    On n'a jamais autant vu de manifestations de sensiblerie déplacée et frelatée, de pleurs -de crocodiles- qu'actuellement. Bientôt, le froid revenant, nous allons avoir le droit aux mêmes refrains englués de bons sentiments qu'habituellement au premier sans-abri mort à cause du froid, mort que les amateurs de grandes déclarations sur la pauvreté se hâteront d'oublier une fois les fêtes passées.

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    couverture ci-contre prise ici

    Est donc méchant celui qui rappelle deux ou trois faits indubitables, ainsi que le note Sébastien Bailly dans sa préface à son livre « le meilleur de la méchanceté » paru aux éditions « Mille et Une nuits », un opuscule indispensable dans la poche de toute personne capable d'humour, de recul et d'un minimum de dérision sur notre époque compilant des remarques de Desproges, Jeanson, Jules Renard et d'autres.

    Évidemment, ainsi qu'il le souligne, ces « méchants » là ne sont pas véritablement des salauds, des vilains, ce sont simplement des empêcheurs de tourner en rond qui s'offrent la suprême liberté de dire ce qu'ils pensent réellement des hypocrisies sociales diverses et variées qui sont encore légions à notre époque se voulant pourtant libérée de la morale traditionnelle :

    De l'homme ou la femme de gôche (ou de drouâte d'ailleurs) qui ne rechigne pas à fréquenter un milieu qu'il ou qu'elle aura préalablement largement conchié tout en ayant hâte d'en faire partie, sans y voir de contradictions, à l'« humaniste » de comptoir, ou de salon, qui veut bien parler d'intégration et de mixité sociale, tout ça, mais qui ne collerait pas sa progéniture dans un collège ou un lycée de ZEP.

    Il ne faut pas déconner.

    C'est la fameuse méthode socratique, qui consiste à provoquer et choquer l'interlocuteur pour le pousser à réfléchir plus loin que ses certitudes habituelles : appuyer là où ça fait mal, voire très mal. C'est une méthode dangereuse, car on se souvient ce qui est arrivé à Socrate, obligé de boire la ciguë (peut-être même que c'était dans un verre à moutarde, pour rajouter une faute de goût au supplice).

    Diogène était également le genre à employer ce genre de discours qui le faisait mal voir des bêtes de somme qui ne veulent surtout pas sortir des rails imposés par la société. Il poussait parfois le bouchon un peu loin puisque l'on dit qu'il se masturbait et déféquait en public pour « questionner les faux-semblants » pour employer les termes pudiques d'un de ces savants exégètes.

    C'est la méthode généralement la plus efficace pour se guérir de travers embêtants.

    C'est aussi celle à laquelle la société renâcle le plus préférant porter au pinacle l'un ou l'autre, en sachant très bien que quelques temps plus tard, l'on déboulonnera l'ancienne idole avec acharnement.

    Par exemple, je trouve étrange que tant d'adulateurs d'Obama en 2008 ne se souviennent plus de leur adulation fébrile du président américain actuel, qui s'est révélé peu ou prou dans la même ligne que son prédécesseur, excepté le fait qu'il paraisse plus sympa et que se photogénie est plus marquée.

    Ce genre d'amnésie a également touché les électeurs de François Mitterrand lors de la fin de « l'état de grâce », vers 1983, plus personne ou presque ne se souvenait avoir voté pour lui au moment de la rigueur. On me dira, cela ne les a pas empêché de le réélire en 1988.

    Ce genre d'affection finalement bénigne a également touché les personnes ayant voté Sarkozy en 2007. Elles n'arrivent pas à se rappeler ce qu'elles ont mis dans l'urne lors des dernières présidentielles.

    dyn010_original_404_530_pjpeg_51242_fb4e4f69708a4690f528532a2f523712.jpgAu bout du compte donc, le « méchant » veut surtout le bien de son prochain puisqu'il a pour idée de l'aider à se libérer de ce qui l'empêche d'être réellement libre et de se construire une pensée vraiment personnelle hors de la tribu, de la communauté, du groupe social, bref de sortir du troupeau.

    Attention, ne confondons pas cette vraie gentillesse que l'on distingue chez le « méchant », le « cynique », avec la manie qui consiste à rechercher chez les ironistes ou les humoristes réputés irrévérencieux, ce qu'aucun d'eux n'est vraiment en 2011 à l'exception peut-être de Fabrice Éboué ou Gaspard Proust, et dans une certaine mesure de Dieudonné, cette part de « rose bonbon » que n'importe quel être humain a en lui.

    L'auteur de ces lignes ne va pas s'en glorifier, car le troupeau lui dit que c'est mâââl de le faire mais il est lui aussi réputé méchant, même méchant comme une teigne pour diverses raisons inavouables ou pas, un misanthrope. Il paraît même que la seule différence qu'il a avec le Docteur House, quant à son caractère, c'est sa canne. Ce n'est pas bien grave, je préfère passer pour un mauvais apôtre et provoquer parfois la réflexion, et l'échange, même musclé, qu'un bon apôtre et ronronner dans le confort intellectuel.

    Ci-dessous un sketch "méchant" de Desproges


    Les Juifs par pierredesproges

  • Saint Coluche - Rigolo et martyr

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    Sur Agoravox c'est pas bien de déboulonner les idoles...

     Du fait de l'anniversaire de sa disparition il y a vingt-cinq ans, la télévision a diffusé le film de de Caunes, « biopic » lisse et sans trop d'aspérités soutenu malgré tout par son interprète, François-Xavier Demaison, on reparle de Coluche, des Restaus, de sa campagne à la présidentielle en 1981, et peu de son humour en fait. D'un côté on en fait un saint laïc, une figure inattaquable, de l'autre un histrion parfois lugubre, parfois pathétique selon le cliché qui veut que les rigolos soient des types torturés et taraudés par plein de questions existentielles.

    image prise ici

     

    Coluche-bras-d-honneur_pics_390.jpgJe me souviens encore de l'article de Christine Clerc dans « le Figaro » à l'époque, qui sentait le sentiment qu'elle prenait sa revanche, alors que maintenant elle l'encense se prétendant presque coluchienne (de garde).

    Comme la plupart des adolescents des années 80, nous l'écoutions à la radio sur Europe 1 quand nous étions au collège, nous nous répétions ses blagues pas d'un humour d'une folle élégance, moins littéraires que Desproges, moins fines, mais qui faisaient rire souvent sans trop de prétentions. Comme disait justement Desproges c'était « le Vermot avec des poils ».

    On avait tous regardé son « Droit de réponse » dont nous n'avions pas perçu le grotesque ou le pathétique, pour nous c'était simplement un adulte qui se déguisait comme un gamin et se moquait des gens qui se prenaient au sérieux, ce que nous avions également compris pendant sa campagne à la présidence.

    Son émission qui a suivi deux ans plus tard sur « Canal + », « Coluche 1 Faux » était bordélique, c'était souvent n'importe quoi mais ça nous suffisait (à ce lien le réquisitoire des "Flagrants Délires" contre Coluche, après la présidentielle de Mai 81).

    Je me souviens du moment où lancé l'idée des « Restaus du coeur ».

    Au début d'ailleurs, l'idée était certes de nourrir les pauvres, mais aussi et surtout de frapper du poing sur la table et provoquer une réaction des gouvernants, réaction qui n'a pas eu lieu, ceux-ci se satisfaisant maintenant de l'institutionnalisation des Restaus qui suppléent à leur incompétence en matière sociale, ou à leur cynisme maintenant carrément affiché, et à l'indifférence profonde du reste des bonnes gens qui finalement s'en foutent des pauvres.

    En matière d'indignation, c'était quand même du concret.

    Je me fous un peu que Coluche ait pris des drogues, ait bu un peu trop d'alcool ou se soit laissé aller à des beuveries. C'est un peu le problème de tous les créateurs qui sont tous des ogres qui ne veulent pas un ou deux verres mais plusieurs bouteilles de Champagne, qui ne mangent pas un ou deux huîtres mais douze douzaines. On peut avoir plus de tendresse et de sympathie pour les ogres que pour les gentils elfes qui chipotent sur la bouffe et la boisson.

    Cela ne donne pas plus de talent, cela n'en enlève pas.

    C'est souvent trompeur quant au talent, son interprétation dans « Tchao Pantin », excellent film noir français et non classique platement filmé comme j'ai pu lire sous la plume d'un critique maniaco-dépressif mormon, un de ceux qui écrit dans les «Inrocks» toutes les semaines sa petite chronique à la fois méprisante et méprisable. Les autres films de Coluche, dans sa veine comique, ne sont pas si nuls qu'on l'a dit. C'était l'émanation d'une époque, en les revoyant dernièrement, j'ai trouvé qu'ils avaient un ton curieusement désuet de nos jours, un ton moins cynique que les comédies actuelles où l'on se croit obligé de faire de la dérision à trois francs six sous. Ils faisaient au moins rire.

    Toute la révérence autour du personnage m'emmerde prodigieusement, et l'aurait certainement bien emmerdé.

    Cette révérence obligatoire c'est un peu la revanche des médiocres ordinaires ou des cuistres quotidiens, des enfoirés quoi, qui se ménagent leur petite place bien à eux dans un coin, leur antre confortable, et qui restent surtout bien obéissants envers les puissants et les riches, ceux qui disposent du pouvoir, qui ne remettent jamais rien en cause par peur de devoir abandonner leur planque, qui font dans la grande déclaration ronflante mais ne vont pas plus loin.

    Il y en a pour dire qu'ils nous manquent et qu'il faudrait un nouveau Coluche (un nouveau Desprogres, un nouveau Le Luron...etc). Coluche était plus drôle au début qu'à la toute fin, quand ça devenait franchement gênant, pour lui, excepté les deux émission avec Denisot au moment de Cannes, l'une effectuée sous l'eau dans la piscine du Martinez et l'autre costumé en starlette aguicheuse.

    Et bien sûr, le mariage avec le Luron reste un grand moment de foutage du monde qui était vraiment irrévérencieux et excellent.

    On est loin également des types qui veulent faire rire, en ayant l'idée de changer le monde et de sortir des blagues concernées derrière : Je suis un comique mais je suis aussi un citoyen d'élite fédérant aussi bien les chrétiens de gauche dépressifs que les bourgeois bohèmes du Xème voire les libéraux-libertaires rurbanisés.

    C'est pour cela que ça agace quand on dit souvent que des humoristes comme Stéphane Guillon, ou surtout Christophe Alévêque, qui se présente aux présidentielles de 2012 sont les héritiers de Coluche (comme ils sont aussi selon les médias ceux de Bedos, en viager quant à lui, mais aussi de Desproges qui s'en retournerait dans sa tombe).

    Ils sont bien fades au bout du compte et totalement en connivence avec le pouvoir et les puissants comme d'autres.

    On oublie souvent en plus de parler de Choron quand on parle de Coluche, à mon avis bien plus impertinent et jamais là où l'on l'attendait.

    Ce n'est pas pour rien que Choron s'est fait courser par les huissiers toute sa vie et ne comptait plus les contrôles fiscaux. Maintenant les comiques ne prennent plus de vrais risques (« il faut penser aux part de marché, coco »), on passe à la télé, on montre son cul, on pète en direct, on rote ensuite (quelle audace !), on fait un film drôle visant la cible des ados décérébrés post-pubères, ensuite on fait son film sérieux et on finit chez Arthur à ricaner d'un type qui glisse sur une bouse dans son jardin. Bien sûr, on ne se risquerait pas à mettre les pieds dans le plat pour de bon. Les « colucheries » des descendants se sont normalisées, même « les Nuls » ou « les Robins des bois ».

    Prendre le risque de sortir du rang, en temps de crise, c'est moins bien vu.

    Le troupeau ne veut pas voir une tête qui dépasse, il veut une critique bien intégrée à ses schémas mentaux, qui ne le choque pas dans ses certitudes et dans les apparences qu'il se donne.

    Ci-dessous un de ses sketchs

  • Un peu de diversité

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    Soyons divers, soyons dans le vent avec cet excellent sketch des Deschiens...

    Il me rappelle une blague qui sert à mesurer les préjugés concernant les minorités et ce que pense vraiment au fond les gens.

    Il suffit d'affirmer lors d'une conversation : "Tu sais en Albanie, on massacre les juifs (les africains, les arabes, les asiatiques etc...) et les coiffeurs", je garantis le résultat : 90% des personnes questionnés répondent : "Pourquoi les coiffeurs ?".

  • Peut-on rire de l'indicible ? Le rire décloisonné d'Oliver Polak

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    Oliver Polak montre que l'on peut rire de l'indicible qui pour lui est la Shoah, sans pour autant insulter les victimes du génocide (il y eut aussi Mel Brooks et "les producteurs" auparavant), il fait prendre conscience combien en France le rire est aseptisé au dernier degré, y compris le rire dit "politiquement incorrect" qui a tout le temps les mêmes cibles. L'émission "le blogueur" d'Arte, gràce à laquelle j'ai également découvert cet humoriste, révèle de plus que 17 000 procès ont lieu chaque année contre des artistes, des écrivains, des humoristes et créateurs à l'instigation de groupuscules divers qui s'estiment insultés par des rires ou une oeuvre. Le rire d'Oliver Polak est de toutes façons bien plus efficace que des films comme "la Rafle"...

    L'excellent blog du "blogueur"

  • Peut-on rire de tout ?

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    J'ai un peu de mal avec Guillon mais là il faut reconnaître que c'est très bon, et si juste, en cette période de curée contre le Pape et l'Église...

  • Le Tribunal des Flagrants Délires en dévédé

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    Le dévédé du « Tribunal des Flagrants Délires »

    9782207261286FS.gifL'émission a d'abord été créée à la radio en 1980 par Claude Villers qui désirait qu'elle se passe devant un public avec un certain décorum afin de créer une ambiance particulière. Elle s'est terminée plus ou moins à cause de la brouille entre Villers et Desproges pour une question de droits, Eva Darlan prenant la suite comme procureur (-reuse ? -reure ? -ratrice ? -rationniste ?) On s'aperçoit en regardant le dévédé que cette émission serait maintenant impossible à causes de nombreuses plaisanteries qui ne passeraient plus, que l'on soit d'un bord ou de l'autre (dont la réflexion de Desproges quand il voit arriver Laurent Voulzy à la barre, faussement scandalisé : « Mais, monsieur le président, le témoin n'est pas blanc ! »). On se dit que notre époque manque d'humour et de second degré croyant qu'il suffit de dire « bite » ou « couilles », ou de montrer son cul à tous les passants pour passer pour un rigolo drôledement transgressif.

    Des « Flagrants Délire »s, on retient surtout les réquisitoires de Desproges, la plupart très bons, en oubliant que Luis Rego était parfois tout aussi talentueux. Sur une suggestion de Claude Berri, l'émission fût filmée à l'occasion du jugement de trois accusés célèbres, Carmet (il semble que ce soit pour un pilote d'émission), Le Pen, et PPDA qui venait en tant que néo-romantique présenter son roman « les enfants de l'aube », involontairement hilarant. Dans le bonus, long et pénible, on nous présente des héritiers supposés de Desproges, mais aussi du genre d'humour promu par l'émission. Mais il faut bien dire qu'à côté de Desproges, Guillon pratique un humour bien plus docile somme toute, et bien plus bien pensant malgré tout, tout comme Carlier. Guillon pratique un humanitarisme sympa et consensuel au bout du compte, Desproges, et Rego, et Villers, tirent tous azimuts contre les fats, les prétentieux, les poseurs, et invitent le Pen, qu'ils n'aiment pas, quitte à se faire mal voir encore maintenant, quitte à le lui dire en face comme Desproges, on oublie souvent la plaidoirie de Rego : « la journée d'un fasciste ».

    (Note personnelle : lire à ce sujet la critique du dévédé par les z-inrocks, comme Desproges a la carte, on dit qu'on aime bien, que « c'est très, très bien », mais bon quand même « le Pen, hein, ça le fait pas », la bonne personne rédigeant le texte allant jusqu'à suggérer que c'est à cause des « Flagrants Délires » que Le Pen a commencé son ascension).

  • Joyeux Anniversaire monsieur le Président !

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    Jo-yeux Anniversaire ! Jo-yeux Anniversaire !

    Un gâteau, ça fait toujours plaisir...

    Sinon, vous savez qu'il y a un sondage sorti la semaine denière qui donne encore notre mini-président vainqueur au deuxième tour ? Et Ségolène loin loin derrière, ne parlons pas du cas de figure avec Baille-roux.

    Hallucinant, je trouve ce sondage.

  • Sarkocizion de Sarkoland

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    Sous le prétexte fallacieux d'une loi que même ceux qui sont censés l'appliquer trouvent trop arbitraire, la pub pour "Sarkoland" ne passe pas à la télévision publique. Si même un type comme Gérald Dahan embête Nabot Ier talonnettes donc, c'est que ça doit valoir le coup à regarder. Il doit y avoir du vrai dans la caricature. Au moins, cette pauvre Madame Bachelot qui est "blessée" par les caricatures de son auguste personne (je me demande si elle pense rien qu'une seule fois aux personnes que sa réforme contribue à licencier) est plus directe et franche.

  • "Bienvenue chez les chtis" version césarisable

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    Dans le cinéma français et chez les "gensdebien", avoir du succès est vulgaire, c'est mal d'être populaire. Et pourtant, Dany Boon le savait, j'ai retrouvé le synopsis de la version initiale du film tel que la critique l'aurait aimé...

    line-renaud-et-dany-boon.jpgPhilippe Abrams travaille dans une maison d'éditions indépendantes du sud de la France (très important la profession) et il est marié à Julie, qui a des cauchemars sur la mort de ses grand-parents tués par un militant OAS pendant une manifestation contre la guerre d'Algérie, qui se remet douloureusement d'une relation homosexuelle (parler des minorités sexuelles) de jeunesse et de son addiction à la cocaïne. Philippe quant à lui est hanté par le souvenir de son grand-père, collaborateur notoire. Il développe une névrose liée à sa culpabilité. Un jour, il décide de tout abandonner de sa vie d'avant et de s'intégrer à la société un peu mieux. Un de ses amis, cadre dans une administration, lui propose de devenir directeur d'une agence postale dans le Nord de la France, région que Philippe aimerait re-découvrir car il a en tête un projet de livre sur Zola (Depuis "la vie rêvée des anges", on sait que le Nord c'est Zola et le misérabilisme, les gens ne pouvant pas être heureux sans théâtre subventionné ni vélib, c'est bien connu). Il est accueilli là-bas par Antoine, d'origine simple, qui a du mal à vivre son homosexualité dans un milieu populaire, et ne peut se montrer au grand jour tel qu'il est que le jour du carnaval de Dunkerque, quand tous les hommes peuvent s'habiller en femmes.

    bievenue-chez-les-chtis.jpgAntoine fraternise pendant une scène très "roots" pendant laquelle il mange une tartine de fromage "bio" (du fromage de chèvre des Andes et non du Maroilles qui est un produit plus conservateur) en buvant une tasse de café équitable. Il développe très vite une relation père-fils avec Philippe (les prolétaires sont tous cons, cela un bourgeois progressiste le sait, mais il est là pour les éduquer car lui sait beaucoup de choses), son géniteur s'est enfui quand il avait trois ans, et a été tué pendant le braquage d'une supérette à Roubaix (car bien sûr les quartiers populaires de Roubaix sont dangereux pour la critique con-cernée, encore un bon point de gagné). Bien sûr, le réalisateur intercale de longs plans des corons, sans figurants, la misère de ces quartiers ouvriers subissant la crise et la violence de la précarité dont la critique se veut bien sûr l'écho, un film devant "socialement" être utile. Une grève a lieu à la poste où travaille Antoine, qui soigne un alcoolisme profond enfoui durant des années, Philippe le soutient encore, et une nuit ils finiront dans le même lit Philippe découvrant son attirance pour les hommes. Mais il continue d'aimer Julie sa femme qui viendra les rejoindre et ils formeront alors une famille recomposée et heureuse.

    On finit sur une scène où Philippe, Antoine et Julie sont face caméra et racontent leur nouvelle vie et leur travail social dans une association gaye et lesbienne de Lille.

    Première photo : Antoine avoue son homosexualité à sa mère, deuxième, le nouveau couple se promène heureux dans les rues de Roubaix, ils discutent ici avec une dame réactionnaire, leur voisine, qui vient de les sermonner.

    Avec tout ça, Dany Boon aurait raflé tout les prix aux Césars, mais bien sûr n'aurait pas eu beaucoup de spectateurs. Il faut savoir ce que l'on veut.

    Ci-dessous une autre possibilité de dramatisation du film

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  • "Police Squad" - les épilogues "figés"

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    Je viens de trouver les deux dévédés excellents de ce feuilleton parodique, qui se moque de "M-Squad" entre autres, un serial des années 50 avec Lee Marvin, à l'origine des "Y'a-t-il un flic...". C'est aussi drôle, plus fin et plus absurde aussi, comme ce gag des épilogues pseudo-figés comme doivent l'être les épilogues des épisodes de série américaine qui se respecte, avec bien sûr une blague à la con à la clé en plus. L'introduction des épisodes est également très drôle avec la guest-star obligatoire qui se fait tuer dés les premières images ou la présence incongrue d'Abraham Lincoln en partenaire du héros. Il y a l'indic omniscient qui a réponse à tout, on ne jette pas des pierres dans les fenêtres mais des fenêtres dans des jardins où il y a des pierres etc...

    La cause principale de l'échec de la série est qu'elle était jouée sans rires préenregistrés, les spectateurs américains ne s'y retrouvant pas (on ne leur disait pas où il devait rire, ça en dit long sur le degré de conditionnement induit par la télévision), ils ont fini par ne plus regarder.

  • Des répliques de le film "la Cité de la peur" de les Nuls

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    Je dois avouer que j'ai beaucoup de tendresse pour les films cons à l'humour débile. Des répliques comme...

    Karamazov -Tiffany, je peux dormir chez toi ce soir, j'ai perdu ma mère.

    Tiffany -Elle est morte ?

    Karamazov -Non, non elle était là puis pfuitt..."

    Ou encore :

    Karamazov -Vous êtes Odile Deray ?

    Odile -Non je suis le Pape, j'attend ma soeur, on y va ?

    Karamazov, alors qu'ils quittent l'aéroport -Mais, on attend pas votre soeur ?"

    ...me font hurler de rire. Je sais, ce n'est pas bien du tout, mais j'ai du mal avec l'humour qui demande un plan et des repères pour comprendre les moments où l'on doit rire. Quelqu'un a pris le temps de réunir les meilleures répliques du film dans la vidéo ci-dessous.

  • Séries américaines à la loupe : "Shark" et "K2000"

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    J'ai peu de vices (rigolez pas), je ne fume pas, je bois rarement, je fleurte rarement, je vais à la messe tous les dimanches, je me confesse de temps en temps, mais j'adore les films cons et les séries débiles, pas tout le temps quand même sous risque de liquéfaction du cerveau, et plus c'est con plus ça me plaît parfois (le genre de film de SF post-apocalyptique dans la banlieue de Los Angeles où il y a toujours un albinos qui connaît pleins de secrets millénaires, souvent cest un afro-américain albinos). J'ai donc revu des épisodes de "K2000" et j'en ai regardé un de "Shark". (Note personnelle : Je le précise à l'attention des cons et non-comprenants, cette note est au second degré).

    k2000.jpg"K2000" raconte donc l'histoire d'une "Fondation", la fondation Knight, dirigée par un seul type, on ne voit que rarement le reste du personnel, Devon, qui officie aussi dans un QG roulant où se trouve la voiture parlante et intelligente qui est la monture du héros (au sens de véhicule, n'est-ce pas) et son copain d'aventures, K.I.T.T. La Fondation emploie Kitt et Michael Knight, le héros, joué par David Hasselhof qui excelle dans le brushing et les expressions stéréotypées, afin de traquer les méchants qui échappent à la police et suppléer aux défaillances de la justice qui est composée de gauchistes corrompus et débauchés ainsi que le laisse entendre Michael très souvent, comme chacun le sait. Kitt est retapée par Bonnie, une mécano qui s'y connaît drôlement bien en électronique. Sa voiture fait plein de trucs, elle peut piloter un hélicoptère à distance, elle va à plus de 130 miles à l'heure (c'est ahurissant !), elle peut éjecter les méchants avec un siège éjectable et elle a un bandeau rouge qui fait le même bruit que celui des cylons dans le premier "Galactica", le plus kitsch. Michael parle souvent à sa voiture qui est taquine et pleine d'esprit. Dans l'épisode que j'ai regardé, notre héros se faisait passer pour un méchant, mais en fait c'était pas vrai, et le vrai méchant il le savait bien (Faut dire que David Hasselhof joue comme un pied) mais il le laissait faire pour voler un virus super-dangereux qui est dans une bonbonne de gaz.

    "K2000" était débile mais infiniment moins ennuyeux que "Shark" et moins prétentieux. Encore maintenant, au deuxième degré, ça a au moins le mérite d'ètre rigolo contrairement à "Shark" ci-dessous.

    shark.jpg"Shark" surfe sur la mode lancée par le "Docteur House" ("House MD" en anglais), série qui est infiniment supérieure que ce soit au niveau des personnages, de la psychologie, de l'esprit des dialogues. Sebastian Stark, "Shark" de son surnom parce que c'est un requin des prétoires, est un avocat célèbre qui défendait les criminels et qui a cru comprendre, comme le pékin moyen philosophe de comptoir, que la justice était laxiste et trop sympathique avec les méchants et que c'est pas bien. Il a donc décidé de devenir procureur. Il réunit une équipe qui est choisie par les producteurs pour son côté melting-pot "Benetton" qui permet de plaire à tous les publics, on y trouve un sosie de Chase (bôgosse friqué mais gentil quand même), un autre de Cameron (une jeune femme idéaliste) et le quota ethnique ce qu'est loin d'être Foreman dans "House MD", et la supérieure de Stark est un succédané de Cuddy en blonde. Alors que dans la série dont "Shark" est la copie-carbone, les personnages sont fins et humains, là ce ne sont que les archétypes que l'on veut qu'ils soient. De plus, Stark est certes un requin des prétoires, mais aussi un père maladroit divorcé qui essaie de communiquer avec sa fille, plus mûre que lui sur le plan affectif. C'est assez mièvre et donc plutôt gentillet au bout du compte. C'est en fait tout un courant de l'audio-visuel américain d'où vient aussi "Shark", le "courtroom drama", le genre d'histoires qui se passe entièrement pendant un procès ou dans une cour de justice et cela passionne visiblement les américains. Et James Woods joue James Woods tel que la rumeur publique imagine qu'il est dans la vie quotidienne.

    Ci-dessous une parodie de "K2000"

  • Mel Brooks - Hitler rap

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    juste-pour-deconner.jpgA mon avis, "Maus", certes remarquable ouvrage d'Art Spielgemann ne peut que convaincre des convaincus, "The producers" de Mel Brooks, ou "To be or not to be" (remake du film de Lubitsch avec Carol Lombard), dont cette chanson est extraite, ou alors le très bon "Hitler"=SS" de Vuillemin et Gourio, ridiculisent définitivement le nazisme, le montrant tel qu'il est : grotesque et sanguinaire. En ex-URSS, de nombreux peintres et artistes détournaient des images officielles pour montrer Staline en tutu, ou bien le ridiculisant d'une manière ou d'une autre, le montrant là aussi tel qu'il était, un dictateur grotesque et sanguinaire. D'autres font de même en Chine avec Mao.

    La chanson "Hitler rap" peut sembler de très mauvais goût, ça l'est mais c'est très drôle. Et c'est en ridiculisant leurs imageries que l'on empêche le retour de pareilles saloperies...

  • Ulysse 31 - l'Odyssée psychédlique pour les enfants

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    J'avais dit que je parlerai de ce feuilleton il y a un an déjà, comme le temps passe...

    yulysse31zd6.jpgDepuis quelques temps, j'ai la Té-ènne-Té. Comme il y a dix huit chaînes, les chances de regarder une connerie sont multipliées par 3. Sur NRJ12, une chaîne de djeuns qui remplit ses grilles en passant en boucle de vieux feuilletons ou des fonds de tiroir, j'ai revu quelques épisodes d'Ulysse 31. Je pense que le scénariste de cette oeuvre ne devait pas tout à fait être dans un état de conscience ordinaire quand il a conçu ça. L'histoire garde à peu près les grandes lignes de "l'Odyssée" : Ulysse voyage dans les étoiles avec son fils et ses compagnons. Son vaisseau, "l'Odysseus", sombre dans un trou noir, et il entre dans un univers régi par des entités qui prétendent être les dieux de l'Olympe. Dans le premier épisode, il détruit le cyclope, une sorte de robot organique géant, construit par Poséïdon, qui absorbe l'énergie des enfants pour la communiquer à des moines aveugles qui retrouvent alors la vision gràce un cristal enfoncé dans leur front (Ouais, je sais, c'est cool, hein ?). Ulysse sauve en même temps son fils, et deux enfants extra-terrestres, Thémis et Noumaïos. Pour se venger de l'affront, les dieux figent ses compagnons et effacent de l'ordinateur de bord, une sorte de GPS géant qui s'appelle Sheerka, et il se retrouve seul avec son fils et Thémis et le robot de compagnie de son fils. Il combattra des fleurs électroniques géantes, les parques, Circé, qui construit une tour de Babel...et j'en passe. A les revoir, je ne m'étonne pas d'apprécier maintenant les romans délirants, aux yeux des profanes, de Philip K. Dick. Ce genre de feuilleton intelligent (car blague à part c'est une série qui ne prenait pas les gosses pour des crétins contrairement à maintenant ou les cartoons servent à vendre des jouets), un dessin animé pareil pour les enfants n'aurait maintenant aucune chance car il supoosait des enfants un peu de connaissances sur la mythologie. 

    Ci-dessous un extrait de l'épisode "les lotophages"

  • Que s'est-il passé le 14 Juillet 1789 ? - sketch des "Inconnus"

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    Qu'est-il arrivé à Louis croix-vé-bâton et ses potes en 1789 ? Louis croix-vé-bâton aurait-il pu s'en tirer s'il avait filé une targette à Robespierre avec son copain Mouloud ? Dans ce sketch des "Inconnus", un valeureux serviteur de l'Éducation Nationale tente de l'apprendre à de jeunes voyous qui ne savent même pas tout ce que Djack Lang a fait pour eux. Le jour du 14 Juillet, les sans-culottes qui sont allés à la Bastille portaient une effigie d'Henri IV. Dans la citadelle sombre et menaçante, les révolutionnaires ont trouvé des canons obsolètes, qui ne servaient qu'à marquer de temps à autres les célébrations, les gardes, au nombre de 21, étaient équipés de pétoires à un coup, et le gouverneur de l'endroit a ouvert la porte du château sans méfiance. Ont été libéré un pervers sexuel, un pédophile fébrile que l'on a repris quelques temps après soliloquant dans la rue contre le monde entier, deux jeunes cons aristocrates fichus là par leurs parents.

  • L'homme invisible dans les feuilletons américains

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    J'avoue, je suis un téléphage...

    111862256.jpgHier, comatant intellectuellement devant la télévision, pléonasme, regardant un épisode d'une série amerloque remettant au goût du jour le thème de l'homme invisible, d'ailleurs pas trop mal faite, je me suis pris à compter le nombre de clichés à la noix employés par le scénariste de ce truc : les héros racontent toujours une ou deux blagues caustiques alors même que le monde est sur le point d'être détruit, le héros est un type vachement complexe qui a toujours un traumatisme originel, maintenant les scénaristes ont tendance à en rajouter du traumatisme, son frère est mort assassiné, on a flingué sa copine, l'assistante du héros n'est plus une conne en détresse qui tombe toujours dans les pièges les plus grossiers, elle sait utiliser des prises de kung-fu et elle se défend super-bien au revolver, mieux que le héros, ça ne l'empêche même pas de marcher en talons aiguilles et d'avoir un QI digne de Georges Charpak, tout en étant esthétiquement plus 105365096.jpgintéressante. Le copain du héros le charrie tout le temps mais en fait il l'aime-meuh bien même si il ne le dit pas. Le chef du héros et de son copain, et de son assistante, est toujours un sale type mais pas si méchant au fond et qui cache un coeur d'or sous des dehors ambigus. Le méchant est toujours un type cultivé, intelligent et pervers, très élégant, sadique, il laisse toujours la sale besogne à ses sbires cons comme des balais la plupart du temps. Sans oublier un autre style de méchant, ou de gentil/méchant, un style de personnage que l'on voit beaucoup en ce moment, qui est le salaud exotique, asiatique ou vaguement proche-oriental, suave et imprégné de sagesses millénaires parfois inquiétantes, psychokynésie, télékynésie avec des fils, des trucs comme ça, le fin du fin dans le genre étant un méchant et mystérieux albinos, ce qui fait un effet vachement signifiant aussi.

    En photos, "Invisible-Man", la série dont je parle, le héros (en cliquant sur son image on va sur une page narrant ses aventures) et la doctoresse qui l'aide, et le générique de la version 70's d'un feuilleton sur le même thème (sous son masque, il devait crever de chaud Dan Westin le héros de cette série qui a encore un certain charme )