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horreur

  • Les morts-vivants descendus de l'écran

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    cinéma, Georges A Romero, société, horreur, épouvante, EC comics, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Georges A. Romero est mort il y a une semaine. Il se peut que de ses zombies soient, sortis de l'écran, qu'il y en a un ou plusieurs qui l'ont mordu et qu'il les a rejoint enfin. Peut-être même était-ce à dessein car au fond les morts-vivants les vrais c'est tous les citoyens-consommateurs de notre société aux appétits très étriqués, de plus en plus restreints, aux cerveaux de plus en plus standardisés. Nous sommes pour beaucoup comme les masses apathiques et parfois violentes du film de Romero « Dawn of the dead », « Zombie » en France dans lesquels les morts revenus à la vie se précipitent au centre commercial mécaniquement. Il y eut deux versions du film, une américaine et une européenne montée par Dario Argento et agrémentée d'une musique du groupe « Goblin »...

     

    Il commença sa carrière en tournant des films commerciaux et d'entreprise à Pittsburgh avec les moyens du bord sans connaissance technique particulière, se cultivant sur l'éclairage, le cadre ou l'étalonnage grâce à sa cinéphilie boulimique depuis l'adolescence. Il préférait le cinéma à la vie banale de « teenager » sous Eisenhower, indifférent aux bals de fin d'année, aux rituels scolaires et sociaux. Comme tous les enfants et les adolescents peu doués pour la vie sociale et ses conformismes il adorait tout ce qui lui permettait d'y échapper.

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  • La musique du « Genre » de Pino Donaggio

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    musique, cinéma, Genre, Fantastique, Horreur, Amaury WatremezDans les années 80, beaucoup des musiques des films dits « de Genre » les plus originaux ont été composées par Pino Donaggio, en particulier ceux de Brian de Palma, un des disciples d'Hitchcock, Joe Dante, un des maîtres de la « série B »caustique ou Dario Argento, artisan du « giallo »italien, ou encore Lucio Fulci créateur d'univers horrifiques. La bande originale de l'excellent, et terrifiant « Ne vous retournez pas » de Nicholas Roeg est également de sa plume inspirée.

     

    Affiche prise sur ce site

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  • Le pire film que j'ai jamais vu... - « Maison Hantée » de Lamberto Dawson alias Anthony Dawson alias un tâcheron

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    macabro.jpgSur de nombreux blogs et journaux, on parle surtout des meilleurs films que l'on ait vu, on fait des inventaires en attendant l'Apocalypse, on liste les œuvres réputées indispensables et on oublie soigneusement de parler des nanars qui parsèment notre vie au cinéma. Et puis cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de cinéphilie honteuse. J'avais plus ou moins l'intention de traiter films de karatékas belges qui se réduisent à la seule filmographie de Jean-Claude Van Damne, qui semble avoir fait l'Actor's Studio comparé à Stiveune Cigale. Curieusement JCVD est doublé dans ses films américains par le même acteur qui double l'adjoint de Derrick : Yves-Marie Maurin, qui était le mari d'Anicée Alvina dans « les 400 coups de Virginie », feuilleton « madeleine » des années 70. On aurait pu aussi ergoter gravement sur le manque de cinéphilie absolu des critiques qui ne reconnaissent pas dans « District 9 » l'intrigue de « la marque » , une aventure du professeur Quatermass, pompé par le créatif -marketing qui a écrit le scénario. J'aurais également eu la possibilité de gloser sur l'affaire Polanski, personne ne semble comprendre que l'on peut être un génie du cinéma et un sale de con de gros porc libéral-libertaire de la Djet-set.

    maisonterreur.jpgRevenons plutôt à nos moutons (galeux). « Maison hantée » alias "la Maison de la Terreur" ou "Macabre" commence par des tinadjeures qui vont retaper une maison qui se trouve qu'elle est hantée par des esprits malins qui possèdent des marionnettes enfantines en chiffons et une gamine inquiétante avec un front un peu trop grand (quand elle apparaît, elle est habillée comme les jumelles de « Shining » de Kubrick, il y a une musique inquiétante drôlement inquiétante). Il y a aussi un jardinier handicapé moteur qui semble sorti d'un giallo. Bien entendu les tinadjeures se font flinguer un par un de manière stupide, il y en a une qui est coupée en deux par une sorte de guillotine, la bombasse de la bande ; bizarrement avant d'être séparée en deux morceaux, elle chausse du 38, après du 42 (ou plutôt la doublure jambes). Il y a le beau gosse tinadjeure qui tombe au sous-sol dans une sorte de mare de lait diabolique dont il arrive à sortir en poussant des grognements comme Émile, l'exhibitionniste officiel de Verneuil sur Avre (tous les soirs en représentation à la sortie de la maternelle, il aime beaucoup « Rosemary's Baby » de Polanski). L'inconscient remonte l'escalier mais sa copine déboule alors avec une paire de ciseaux qu'elle brandit en poussant des cris hystériques, elle finit par le tuer avec. Ensuite, elle chiale deux minutes puis tout va bien, ils rentrent à Rome. La maison hantée a brûlé et la petite fille diabolique semble être retournée aux enfers, mais, petite musique enfantine aigrelette diabolique, ô surprise, la marionnette diabolique est dans une vitrine de magasin de jouets (diabolique aussi, ils proposent un crédit à taux usuraires pour acheter les cadeaux à la mode aux petits enfants de pauvres). La copine de l'héroïne l'aperçoit et traverse sans regarder les clous, elle se fait renverser par une bagnole conduite par le jardinier débile qui ricane sombrement. Et c'est le générique. J'étais allé voir ça à la place d'un autre nanar, « le Grand bleu », vu plus tard, hélas. La morale de l'histoire est qu'il ne faut pas traverser en dehors des clous. C'est bourré de ruptures de rythme, les acteurs jouent comme des pieds ET avec leurs pieds, l'étalonnage est différent selon les scènes, les trucages étaient nuls et il n'y avait même pas un quelconque morceau de second degré là-dedans. Maintenant, on fait les mêmes films avec des millions, et les journalistes facheûne trouvent ça trop tendance et top design, plein de dérision tellement hypracoule.

    Ci-dessous une excellente parodie de film d'horreur

  • Le Cinéma de A à « bis »

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    à propos de « Les classiques du Cinéma Bis » de Laurent Aknin et Lucas Baldo

    aux éditions Nouveau Monde

    affiche-La-Galaxie-de-la-terreur-Galaxy-of-Terror-1981-1.jpgLes Trissotins du cinéma, les petits marquis de la cinéphilie qui maintenant revendiquent le bis après l'avoir méprisé, oublient souvent une chose, le cinéma est un art forain qui doit dépayser le spectateur, créer de l'évasion même si c'est du toc et parfois de la magie, de la poésie et de l'enchantement, ou à l'inverse, de l'horreur, de la peur, des frissons, voire même parfois un peu de réflexion. Et c'est donc un art populaire au sens le plus noble, et un art populaire vivant.

    Il y a toujours eu les films financés correctement, filmés par des professionnels accomplis et dans le système ou pas, ayant ou non de l'ambition, et puis il y a toujours eu des tâcherons, à qui il arrive d'être géniaux, entre deux nullités, qui ont tourné en quatrième vitesse des séries « B » dans lesquels les murs tremblent quand un personnage claque une porte mais ce n'est pas si grave car on sait bien que c'est du cinéma. C'est ce que ne comprennent pas les fabricants d'effets par ordinateur, même photo-réaliste, le spectateur sait bien que c'est « pour de faux », autant que les étincelles jaillissant de la fusée de Flash Gordon avec Buster Crabb, excellent serial de 1939.

    deep-throat.jpgEt puis de toutes façons, les séries « A » sont toute devenues des séries « B » surgonflées, mais sans génie ni la charge transgressive que l'on y trouvait auparavant, et sans le talent qu'y met Fritz Lang dans « City Heat », avec Gloria Grahame, ou Billy Wilder dans « Assurance sur la mort », deux métrages qui sont des « B movies ». Comme dans les feuilletons du XIXème siècle, on se moque des conventions en vogue, des petits bourgeois, des hypocrisies. Mine de rien, un film comme « Deep Throat », que ses artisans eux-mêmes considèrent comme une bouse, Harry Reems ou Gerry Damiano, à regarder l'excellent et passionnant documentaire sur ce film, est tout aussi représentatif des années 70 et leur permissivité que les films de Bogdanovich, entre autres, ou ceux de Scorcese ou de tout « le Nouvel Hollywood » (note personnelle : Beaucoup de banquiers ou de responsables politiques, dont certains s'émurent de l'immoralité du film, Nixon entre autres qui en fit un thème de sa campgne, ont peu ou prou les mêmes talents que Linda Lovelace, et la même excellence dans l'acte qui fait le sujet du film, et sont capables de beaucoup plus de bassesses comme le montre très bien le documentaire, hilarant, consternant et fabuleux car flamboyant).

    what_a_flash,0.jpgIl y a une infinité de genre dans le « Bis », de l'horreur sadique à l'horreur soft en passant la remise au goût du jour de l'horreur gothique avec la série des Dracula de la « Hammer » avec Christopher Lee, les deux premiers étant remarquables, ou des « Frankenstein » avec Peter Cushing puis Michael Gwinn, les pornos politiques, les polars érotiques, les films ultrapops comme « Danger Diabolik » qui aurait eu le droit d'être classé comme une série « A » à mon sens, les pseudo-documentaires choquants, les films de cannibales, les copies de « Mad Max » ou « la Guerre des étoiles », les « Muscle movies » produits en série par la France et l'Italie dans les années 60, les « bis » intellos avec les cingleries de Jean Rolin, les folies plus « happening » que films dont « What a Flash » de Jean-Michel Barjol, les curiosités comme ce film « de pensionnat de jeunes filles », ingénues libertines comme il se doit, dont la « directrice » lesbienne est jouée par Jean-Claude Dreyfus (il s'avère que c'est un homme recherché pour meurtre, la morale est sauve à la fin), les westerns spaghettis d'horreur, dont la série des « Django » avec sa mitrailleuse, les westerns spaghettis révolutionnaires, dont la matrice est « Il était une fois la révolution », les parodiques qui commencent avec « Mon nom est personne » et dégénèrent avec la série des « Trinitas », les films de Science-Fiction avec has-been, les films de monstres, ceux de vampires gays ou d'infirmières se faisant trucider sous la douche, les sottises post-apocalyptiques dont leilsa_la_tigresse_du_goulag,1.jpg pire, ou le meilleur, reste sans conteste "Virus Cannibale" de Bruno Mattei, les films de prison de femmes, de camps de travail de femmes dont la série des "Ilsa" (par ici la bio de son interprète : Dyanne Thorne dont on voyait les affiches des films partout dans les années 75,76)....etc

    Je trouve cependant que cette encyclopédie n'est pas tout à fait complète car il manque de nombreux polars des années 50, des films d'horreurs de débutants géniaux comme Sam Raimi ou Peter Jackson, et on y trouve peu de films asiatiques pourtant très importants quant au « bis », un seul « kaiju eiga » (ou film de monstre) y est mentionné. Je trouve qu'il est peu question des films de SF "psychotroniques" (films de martiens ou d'extra-terrestres à gros cerveau). On n'y trouve pas un des sommets grotesques du « bis », « Incubus », tourné en 1965 et en esperanto, et un des chefs d'oeuvre qu'est « The Wicker man » racontant une histoire étonnante et d'une poésie sans pareil.