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homosexualité

  • Psychanalyses littéraires

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    à propos de « Play Boy » chez Stock par Constance Debré

     

    constance debré, sexe, homosexualité, politique, société, amaury watremezson portrait sur le site de « Libération » à ce lien

     

    Constance Debré, fille d'un des fils Debré, petite-fille d'un des rédacteurs de la constitution de la Vème République publie un roman « Play boy » chez Stock sur son changement de vie radical depuis quelques années. Auparavant avocate d'affaires, puis d'audience, mariée pendant vingt ans, dans le bain politique depuis sa plus tendre enfance, elle a choisi de vivre des aventures homosexuelles et de vivre de sa plume. De temps en temps elle plaide encore quand l'écriture ne suffit pas à la faire vivre. De droite selon son expression « par atavisme familial », sans véritable raisonnement politique réfléchi personnel elle écrit les discours de Bernard Accoyer et d'autres un temps...

     

    Elle vit depuis quelques temps dans une chambre de bonne du quartier latin...

     

    « Play Boy » n'est pas son premier livre, mais c'est le plus personnel et le plus cru. Elle y évoque sans fard les femmes qu'elle séduit depuis quelques temps car le « play boy » c'est elle...

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  • La déchéance comme une oeuvre d'art

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    à propos de « l'Affaire Oscar Wilde » de Odon Vallet en Gallimard – Folio

     

    littérature, société, oscar wilde, politique, homosexualité, société, procès, amaury watremezOdon Vallet aborde de front et de manière approfondie le procès de la société victorienne contre Oscar Wilde, procès symbole contre une figure de liberté sexuelle encore maintenant alors que l'histoire est un peu plus nuancée que cela. C'est l'aspect le plus intéressant de cet ouvrage. Il montre que le père de Lord Alfred Douglas, le fameux marquis de Queensbury, était une figure non pas réactionnaire mais libérale de « l'etablishment » londonien et que le très beau Lord Alfred était aussi un imbécile clairement timoré qui finit dans une grandiloquence « sulpicienne » ridicule et très peu sincère.

     

    Il apparaît également que c'est finalement Wilde lui-même par son imprudence et une certaine arrogance qui a causé sa propre perte. On croise au fil du récit de l'instruction le premier ministre anglais de l'époque, avant lui aussi les inclinations sexuelles de Wilde, Winston Churchill jeune lui aussi suspecté des mêmes penchants et Conan Doyle qui se venge du premier ministre en écrivant une histoire de son célèbre détective qui l'accuse de cacher son homosexualité (dans « l'aristocrate célibataire »), histoire qui aura des conséquences sur le sort de Wilde.

     

    Ou alors c'était un travail du négatif volontaire du « dandy », la déchéance vue comme une œuvre d'art. L'écrivain en tirera deux manuscrits extraordinaires : « la ballade de la geôle de Reading » et « De profundis ».

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  • Islamistes et sodomie

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    Après le massacre d'Orlando en Floride les médias, les politiques et les élites nous chantent encore les mêmes refrains habituels :

     

    homosexualité, islam, politique, société, amaury watremez« C'est pas ça l'Islam »,

     

    « Surtout ne pas faire d'amalgames »,

     

    « Le salopard assassin est un loup solitaire ».

     

    D'aucuns comparent l'homophobie des islamistes à celle de la « Manif pour tous », réputée toute aussi nocive. On a pu lire sur le réseau que « LMPT » en matière d'homophobie c'est le soit-disant Etat islamique sans les attentats ni la violence meurtière. Il suffit de lire par exemple cet article...

     

    Ils prennent cependant de moins en moins

     

    Quand je vivais à Jérusalem, côté palestinien, un des sujets principaux de conversation que j'y entendais pour les hommes musulmans et jeunes était leur mariage, leur capacité à réunir une dot pour y parvenir et la difficulté à satisfaire leur sexualité entre deux. Tout le monde n'en parlait qu'à mi-voix mais l'on savait très bien que de temps à autres l'on se satisfaisait entre garçons en attendant de prendre une épouse.

     

    Et puis pas la peine de se faire une réputation d'inverti ensuite auprès de sa future belle-famille...

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  • L'homophobie quotidienne ...de gauche !

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    politique,société,sexualité,homosexualité,homophobie,amaury watremezDans les médias, il est souvent question avec des mines graves et compassées d'homophobie, surtout celle supposée des catholiques ou des électeurs de droite, forcément tous réactionnaires et moralisateurs. Cette homophobie « médiatiquement correcte » concerne seulement les homosexuel/les des milieux protégés, les relations et bons copains des CSP++ urbaines sur-représentées dans les médias et les allées du pouvoir. Les lois sociétales, y compris celle passée en douce après les attentats sur la facilitation de l'avortement, sont d'ailleurs toujours édictées pour ces privilégiés.

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  • Un Pape plus en phase ? - Les nouvelles mules du Pape, l'excommunication de l'Action Française, un pape enfin en phase…

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     Le portrait du Pape vient du site, parp...protestant, "Réforme"

     

    Eglise, société, pape François, homosexualité, amaury watremezLe synode des évêques, des cardinaux, des clercs réunis à Rome autour du Pape a sorti un premier texte sur les parents homosexuels et les divorcés remariés qui a fait beaucoup de bruit car enfin, ce n'était pas trop tôt le Pape semblait « en phase » selon la formule de Muray, plus progressiste. En gros, un pape plus progressiste c'est un pape qui paraît d'accord avec tous les errements d'une époque, ou du moins qui y est moins hostile. Les médias, ceux qui les reçoivent, ceux qui assument parfaitement leur allégeance à la société libérale-libertaire ne veulent pas d'un souverain pontife qui remettrait en cause leurs sacro-saintes certitudes et qui les empêcherait de jouir à droite à gauche des biens et des personnes qui les entourent. Il oublient que le Christ lui-même a dit qu'il est « venu apporter le glaive », pas du sirop en bouteilles de cinq litres ni des paroles qui n'impliquent aucun renoncement au confort intellectuel commun.

     

    Enfin, les catholiques accueilleraient les homosexuels qui depuis plusieurs siècles c'est de notoriété publique étaient systématiquement brûlés en place publique par les croyants, témoins Michel-Ange, le Caravage ou Raphaël dont nous pouvons encore admirer les œuvres au Vatican, ou à Saint Pierre de Rome, tous des pères de famille bourgeois. Le lecteur avisé que tu as, ami égaré sur ce blog, tu le sais bien, toutes ces œuvres, la « Piéta », le plafond de la Chapelle Sixtine (où les seules personnages habillées sont des femmes) ont été détruites par l'Inquisition, sans parler des livres de Julien Green, systématiquement mis à l'index. Et ces concessions au vent léger de la modernité ne changeront strictement rien à l'hostilité qu'il y a dans le monde occidental envers le catholicisme.

     

    Le pape juste avant François, Benoît XVI, et Jean-Paul II l'ont pourtant déjà clairement affirmé sans qu'il n'y ait tout ce tapage : les homosexuels sont accueillis dans l’Église mais bien évidemment en prenant en compte les implications morales engendrées par la Foi de la même manière que pour les hétérosexuels. Chez les bourgeois libéraux-libertaires on veut bien être sympathiques avec le Pape et les catholiques mais on veut aussi pouvoir continuer à jouir comme on l'entend et avec qui on l'entend...

     

    Certains catholiques se posent des questions sur le Pape François, en particulier ceux qui ont défilé le 5 Octobre, et aussi aux quatre précédentes « Manif Pour Tous », loin d'être de ces cathos « tradis » « über alles » qu'on leur reproche d'être. Leurs inquiétudes envers la famille, la marchandisation du corps des femmes, en particulier des plus précaires, des enfants, achetés bientôt sur catalogue, tout cela est en définitive clairement nié par le premier texte rendu public par le Synode, le deuxième en ayant atténué certains paragraphes mais le « mal » était fait. Cela rappelle finalement la désastreuse excommunication de l'Action Française où militait de nombreux catholiques qui ne comprirent pas leur condamnation surtout dû à Jacques Maritain qui vouait à Maurras et Léon Daudet une haine tenace, et aussi à Marc Sangnier qui avait « l'oreille » du pape de l'époque, et dont « le Sillon » ne séduisait pas beaucoup de paroissiens malgré son zèle prosélyte et ses bonnes intentions.

     

    L’Église s'ouvre donc au sociétal pour plaire à l'élite sociétal-libertaire (enfin élite, c'est ce qu'ils prétendent), suivant le mouvement opéré par la Gauche auparavant, à de rares exceptions, en abandonnant un peu plus les pauvres et les précaires à leur sort. Car bien souvent en France, les grands rassemblements sur-affectifs de « laveurs de vitres » (les charismatiques, cf le geste favori des chachas...) qui font parfois du bien aux jeunes qui y participent, certes, les aumôneries de lycée, les équipes liturgiques de paroisses sont d'abord et avant tout des conservatoires sociaux pour milieux aisés voire très aisés et dans les « communautés nouvelles », l'Emmanuel ou les Béatitudes est pratiqué « l'entrisme » parmi les décideurs. Alors oui de temps en temps on y accueille des pauvres comme des alibis, des prétextes, ou de dans trop rares associations il y a encore quelques bonnes volontés. Mais où sont-ils les pauvres, les petits, les humbles dans l’Église actuelle ? Je veux dire, où sont-ils vraiment dans les pays dits « riches » et « avancés » ?

     

    J'ai beau chercher...

     

    Je veux bien croire que ce désir de montrer un « Pape en phase » n'est pas le fait du Pape François lui-même, admettons, mais de ses communicants, ces nouvelles « mules » qui travaillent pour le Vatican, mais non pas pour propager l’Évangile mais pour faire un maximum de bénéfices visant pour cela dans la nouvelle politique commerciale en somme les CSP ++ qui ont de quoi « acheter » ce discours plus moderne, « tu vois coco »...

     

    Sur ce que l'Eglise pourrait dire encore des riches et des pauvres plutôt que faire du sociétal, merci à l'auteur ayant opportunément rappelé cette citation

    Bossuet,  Panégyrique de saint Bernard de Clairvaux: «Cette heure fatale viendra, qui tranchera toutes les espérances trompeuses par une irrévocable sentence ; la vie nous manquera, comme un faux ami, au milieu de nos entreprises. Là tous nos beaux desseins tomberont par terre ; là s’évanouiront toutes nos pensées.  Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissent de la tromperie d'un songe agréable, et s'imaginent avoir de grands biens, s'éveillant tout a coup dans ce grand jour de l'éternité, seront tout étonnés de se trouver les mains vides…»

  • "homophiles", "homophobes" et hypocrites

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    Dans la rue, un sondeur, se posant lui-même visiblement des questions sur lui, armé d'un papier et d'un stylo me demande hier « ce que je pense de l'homosexualité », je suis un instant interloqué car je n'ai pas à penser quoi que ce soit, cela regarde la conscience de la personne, ce n'est même pas une question. Et j'ai songé également que l'on ne parle que rarement de la réalité de l'homosexualité en France en 2014, de l'envers du décor loin des hypocrisies et des déclarations d'intention grandiloquentes...

    prostitution_1.jpg 

    On n'évoque que rarement ce qu'il y a caché derrière la trame de l'image flatteuse que l'individu moderne se fait de l'homosexualité en France à notre époque. Un de mes proches m'évoqua ce qu'il vivait quand il travaillait au pied de la « Butte » Montmartre près du quartier des cabarets et des rues dédiées le soir venu aux activités péripatéticiennes pour tous les goûts. Il accueillait le matin des travestis qui venaient chercher leur piqûre d'hormones afin de rester le plus féminins-es possible pendant leurs activités, vivant le plus souvent de la prostitution car ne pouvant vivre que de cela le plus souvent. La plupart, selon ses dires, était d'une tristesse à fendre les pierres, déprimés, las, sans espoir, isolés, coupés de tout et de tous.

     

    Dans les seringues qui leurs étaient destinées on lui demandait de mettre une dose d'hormones moindre afin de les obliger à revenir, car c'était aussi une clientèle « captive » consommant également beaucoup d'anxyolithiques, bref une bonne affaire, y compris pour les assurances sociales. Certain-es choisissaient avant l'heure de rejoindre un monde qu'ils espéraient meilleurs.

     

    Déjà à cette époque, les rares personnes que l'on trouvait sur le terrain chaque soir, chaque nuit avec ces « damné-es » de la terre ce n'était pas du tout les beaux esprits, les « grandes » consciences ou les belles âmes mais des catholiques, ces affreux catholiques bien évidemment déjà qualifiés d'homophobes, et/ou réactionnaires, avec des associations aidant concrètement ces précaires parmi les précaires dont « Aux Captifs la libération ».

     

    Les « manifs pour tous », où l'on trouve une majorité de catholiques, dont celle d'aujourd'hui, sont la plupart du temps réduites à des manifestations anti-homos, même clairement homophobes, mais finalement, lorsque les « grandes » consciences évoquent l'homosexualité, elles l'évoquent surtout dans un certain milieu privilégié, endogame, limité à quelques quartiers où l'on trouve des CSP ++ en nombre des grandes villes de France, voire quelques pâtés de maisons, mais ne se soucient pas vraiment des homosexuels vivant en milieu matériellement précaires ou moins progressistes de progrès, « issus de la diversité » (TM°), tout comme des « transgenres » sans le sou ou des « bis » fauchés.

     

    La plupart du temps on peut même dire qu'ils n'en ont rien à foutre.

     

    Les homos qui s'habillent en femmes, voire en « drag queens », qui animent des soirées à Paris ou ailleurs, c'est teeellement sympa (« ces « gesns-là » ont tellement le sens de la fête tu trouves pas ? »), les homos sont réputés être teeellement sensibles et fins, et doués d'un donc pour écouter les autres (« Jean-Luc, il est homo mais il est drôlement sympââ, je peux tout lui dire ! Il a un sens de l'écoute formidable ! »), mais au fond ils ne sont définis que par cela, leur orientation sexuelle, et non comme personnes à part entière, droit qu'on leur dénie au fond.

     

    On ne leur reconnaît que le droit d'être des archétypes utiles et de jouer ce rôle. Et bien entendu on ne voit pas le problème qu'il y a à les ostraciser quand ils vieillissent et qu'ils sont d'un physique moins attrayants et moins dynamiques pour animer les fêtes...

     

    Ce sont finalement des « homos de service » alibis d'une société qui se donnent l'apparence de la tolérance et du progrès , tout comme la compulsion à citer des écrivains notoirement homosexuels pour se donner le genre ouvert d'esprit, écrivains qu'ils ne lisent pas, Oscar Wilde, Marcel Proust, Jean Genet, alors qu'elle est juste un petit peu plus hypocrite qu'avant sur le sujet. Étrangement, il n'est jamais question d'André Gide, les beaux esprits ayant peut-être peur de « l'acte gratuit » je ne sais pas ? Et je doute que Wilde et Proust aient compris que leurs créations littéraires soient réduits à du militantisme homosexuel.

     

    Et bien sûr, il est parfaitement stupide de définir la valeur littéraire d'un auteur par ses penchants et goûts sexuels.

     

    Quand les « grandes consciences » défendent les droits des homosexuels à se marier, ou avoir des enfants, elles les défendent finalement pour un tout petit milieu proche d'elles et non pour tous les homosexuels. Elles défendent les droits de leurs copains tellement sympââs, mais pas du tout des homos de « cités », maltraités dans leur milieu, de province, subissant toute leur vie la rumeur publique la plus putride (certains homosexuels se spécialisant d'ailleurs, pour se faire une place ?, dans le ragot ou le colportage de ragots), ou tout simplement socialement moins favorisés. Et soignent leur image, ce qui dans notre société d'apparences est fondamental il est vrai...

     

     image prise sur "slate.fr"

  • Inattaquable car "hormosessuel" ? De Bergé à Facebook (TM°)

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    yves-saint-laurent-pierre-berge.jpgChristophe M. est homosexuel, et il est de gauche, mais il se définit d'abord et avant tout par sa sexualité ainsi que la société moderne l'y oblige, qui encourage à l'obligation de l'aveu, de la transparance délirante et « extime » qui sévit en ce moment. Sur Facebook (TM°) ou Twitter (TM°) il intervient pour donner son avis, et il a également son blogue bien sûr. Christophe M. se considère libre par essence de par ses prises de position et ses penchants. Comme beaucoup d'homosexuels il rappelle souvent que Proust et d'autres, tant d'hommes de talent, étant homos également, cela fait de tous ceux qui ont les mêmes goûts des génies, ce qui est un rien abusif, il oublie Steevy Boulay.

     

    Il a une parade qu'il estime imparable pour répondre aux contradicteurs, aux personnes qui insultent ses idoles, comme Pierre Bergé, et qui ne pensent pas comme lui. Il les traite de « conard » (avec le « n » en moins c'est sans doute plus fort) et si ses interlocuteurs persistent dans leur erreur et leur crime de lèse-majesté, c'est qu'ils sont forcément homophobes, ou que ce sont des nostalgiques des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) c'est certain. Il a même un groupe dédié à sa personne, victime expiatoire selon lui de la « communauté » gay.

     

    En fait je pense que Christophe M. adore ça, se prendre pour un genre de Saint Sébastien de la cause, de sa cause. Ce genre de militantisme exacerbé est souvent le signe chez beaucoup de « gays » d'une difficulté à s'accepter homosexuel, ceux-ci demandant en somme à la société de le faire à leur place.

     

    Christophe M. ne veut pas réfléchir, quand Pierre Bergé suggère que louer la force de ses bras ou son ventre pour une femme pauvre c'est pareil, ou qu'il faudrait supprimer toutes les fêtes chrétiennes, ce qui est par essence une parole de haine ou tout simplement l'opinion absconse d'un privilégié multi-milliardaire sur un réel dont il est déconnecté depuis longtemps et dont il se fout. Un multimilliardaire de gauche, c'est un peu comme un économiste de gauche, c'est ou un cynique ou un imbécile s'il affiche des convictions qui normalement et théoriquement devraient le pousser à donner la moitié, au moins, de sa fortune.

     

    Comme Bergé est homosexuel, qu'il le revendique, attaquer Bergé c'est être forcément homophobe, raison pour laquelle à gauche personne ne songera à la reprendre sur sa saillie grotesque sur le ventre des femmes précaires. Je n'oserai jamais dire quant à moi que Bergé est gâteux ou qu'il est con (c'est faux Bergé n'est pas du tout la moitié d'un con, ami lecteur) et que cela n'a rien à voir avec son inclination sexuelle ou politique. Même au « Front de Gauche » (TM°) et pour ces raisons, on n'ose pas trop dire du mal de Pierrre Bergé, pourtant largement antisocial dans ses déclarations, pourtant largement odieux sur la précarité.

     

    C'est un peu le cas de nombreux politiques de progrès progressistes, de Christophe Girard à Jean-Luc Romero, également partisan de l'euthanasie, et donc du darwinisme social le plus abject, affichant ouvertement leurs préférences de tous jouer sur ce registre affectif qui interdirait selon eux ensuite toute réflexion réelle. Les attaquer c'est être un suppôt de l'Inquisition, un fan de l'Ordre Moral ; pointer qu'ils sont en fait libéraux-libertaires, et libertaires surtout pour leur petit milieu de privilégiés, c'est être jaloux de leur réussite « exemplaire » la jalousie provenant bien entendu à les entendre du fait « qu'ils sont hormosessuels » comme dit Zazie et qu'ils ont réussi socialement.

     

     

    Enfin, ce n'est pas encore ça leur argument ultime, leur argument ultime c'est qu'ils ont ENVIE de dire ce genre d'horreurs, et que ce dont ils ont ENVIE ne doit pas leur être refusé malgré les conséquences, qu'ils ne VEULENT PAS raisonner sur leurs convictions, et que surtout ils n'ACCEPTENT surtout PAS de les remettre en question une seconde. Car ce sont eux aussi des citoyens consommateurs comme les autres, avec un peu plus de pouvoir que les autres cependant, et plus de moyens pour se faire entendre...


    Image : Pierre Bergé et son pygmalion prise ici

  • "Sensible, gentil, iléomo c'est sûr"

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    cage-aux-folles.jpgAmi lecteur, c'est à peine croyable, j'en conviens, mais du fait de ma participation à toutes les manifestations de la « Manif pour tous » j'ai vite été qualifié d'homophobe par les partisans de la loi Taubira ( de « réac » aussi et autres joyeusetés mais peu importe), le tout au nom de la tolérance (sic)...

     

    Cela me fait sourire d'être soupçonné d'homophobie, car depuis ma plus tendre enfance, ma sensibilité, ma personnalité permettaient à de nombreux crétins croisés ci ou là, de tous les bords politiques, de toutes les confessions religieuses de me cataloguer comme « pédé » ou « omo » (« iléomo c'est sûr, sensible comme il est »). Le pire, et le plus ironique, est que encore maintenant, je suis « suspect » de l'être pour des personnes qui se basent sur les pires préjugés et qui le plus souvent par ailleurs protesteraient à grands cris de leur non homophobie.

     

    Petit, j'aimais les jeux calmes, j'avais horreur du foutebôle, j'appréciais déjà les livres et le cinéma, sans pour autant jouer à la poupée ou m'initier à la couture, mais cela cachait donc forcément « quelque chose » (mais quoi ?). Adolescent, m'exprimant sans trop de mots grossiers, et gardant les mêmes intérêts, j'étais « pédé » c'est sûr, ce côté « écorché vif » cela venait certainement d'une homosexualité inavouée, comme un si homme se devait d'être une brute. Adulte, je me souviens de cette dame persuadé que j'en étais car célibataire, et persuadé que j'étais rejeté pour cette raison dénonçant l'homophobie que je subissais selon elle. Plus j'essayais de la détromper, plus elle insistait.

     

    J'ai remarqué chemin faisant que à droite comme à gauche, même si ce n'est pas pour les mêmes raisons, on voit des z-homos partout, les uns pour en dénoncer le lobby qui œuvrerait dans l'ombre (alors que les droits des gays sont surtout un prétexte pour imposer des changements de société décidés par une idéologie grisâtre, très dogmatique, et hyper-libérale, visant à la réification ultime de l'être humain, portée par des « Think Tank » comme « Terra Nova »), les autres pour leur tresser des lauriers et en avoir une vision angéliste qui finalement revient strictement au même que la précédente et qui est de fait tout aussi homophobe puisqu'elle dénie aux homosexuels le droit d'être cons, triviaux et d'une grande banalité, et donc comme tous les autres parfois, et donc d'appartenir à la même espèce humaine.

     

    Tu te souviendras également ami lecteur de l'admiration unanime qu'il y avait des films de Cyril Collard, « adulescent » starisée, en 92 qui pourtant portait aux nues une vision totalement irresponsable de la sexualité d'un malade du SIDA.

     

    (Bien que celle-ci fût un chouïa égocentrée, je lui préférais celle de Hervé Guibert...)

     

    Je croyais qu'un personnage médiatique comme par exemple Steevy allait bousculer ce préjugé de l'homo forcément sensible, cultivé et intelligent, mais il a la vie dure.

     

    Les uns, qui dénoncent le lobby « gay », montrent par ailleurs une appétence marquée pour les fraternités exclusivement masculines et les amitiés « saines et viriles », du genre de celles qui sont exaltées dans les illustrations de Pierre Joubert (qui mit en image Pierre Louys après avoir illustré les aventures en chorte du prince Eric, héros scout), ce qui dénote souvent une homosexualité latente et in-assumée. Le fait que des personnes homosexuelles, militantes certes, parfois au discours pénible et violent, particulièrement envers les catholiques, soient mis au pilori en retour par d'aucuns parmi les catholiques me semblent de temps à autres tout aussi pénible et violent et contre-productif.

     

    Les autres font le compte des artistes homosexuels ce qui déterminera qui sera considéré comme le plus audacieux, un artistes homosexuel étant à leurs yeux forcément plus intéressant, l’œuvre au fond ne les passionnant guère en elle-même. Ils lisent Proust, Gide, ou Wilde car ceux-ci étaient effectivement homosexuels, mais on eût dit à l'émotif Marcel, à l'esthète André, ou au délicat Oscar qu'on les lisait surtout pour leurs penchants que cela leur aurait fortement déplu.

     

     

    Et je suis d'ailleurs toujours effaré de cette obligation qu'il y aurait pour les homosexuels et les homosexuelles à l'aveu voire à la confession publique qui font d'eux le « pédé » ou « la gouine » « de service » tellement sympâââ, tellement doué d'un bon sens de l'écoute « tu 'ois », et qui en province, loin des grandes villes où cela est entré dans les mœurs, finissent qui antiquaires précieux, qui garçons coiffeurs, ou du genre à se défouler en mettant les robes de leur mère le soir devant leur glace.


    image prise ici

  • Aux "Pédés de service" et autres "folles du régiment"

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    politique, société, homosexualité, politiquement correctLes délires actuels sur l'homophobie m'ont rappelé dernièrement le cas de L... un responsable culturel français à Jérusalem que j'avais rencontré là-bas. L... . Comme ce n'était pas le seul « garçon sensible », pour faire un bon mot pour faire rire mon entourage, j'avais appelé son lieu de travail la « Cage aux folles ». Ce n'est pas que j'avais quoi que ce soit contre lui, ou les autres personnes homosexuelles autour de lui mais je n'ai jamais su résisté bien longtemps à un « bon » mot, une répartie, un sarcasme, fût-ce de mauvais goût.


    Et puis j'ai été amené à travailler avec lui. Il ne me tint pas rigueur de mes plaisanteries, dont je ne me sentais pas coupable, sans en être très fier, me confiant simplement quelques petites réflexions intéressantes ayant compris aussi ma compulsion à la dérision. Grand, très mince, toujours habillé de couleurs très vives, une fine moustache d'expert-comptable sur la lèvre supérieure, il avait des faux airs de John Waters, le réalisateur de cinéma « trash » des années 70.


    Pour les petits français, il avait toujours été, était encore et serait encore le « pédé de service », que ceux-ci se disent tolérants et progressistes, ou qu'ils soient réellement homophobes. Ce qui déterminait l'appréciation de sa personne, ce n'était pas ses qualités ou ses défauts mais son orientation sexuelle.


    Pour les premiers, il était la « folle » tellement sympââthoche à qui les filles confiaient leurs petits soucis, tellement sensible, tellement fin. Pour les autres, c'était une « tarlouze » invétéré, la « tafiole du régiment » qui fait bien rire, et que l'on aime bien tant qu'elle consent à se faire foutre d'« elle » sans moufter, les moqueurs ne faisant qu'exprimer au fond leur peur intime de leur propre homosexualité latente se devinant à travers leur goût pour des amitiés « saines et viriles ».


    Parmi eux, on trouve d'ailleurs des lecteurs ou pseudo lecteurs de d'Annunzio, qui eut des « amitiés particulières », d'Henri Massis, idem, ou de Brasillach, qui ne s'en est jamais caché.


    En Palestine, du fait de ce qu'il faisait pour les autres, il pouvait être simplement lui-même pour les palestiniens qui l'appréciaient pour ce qu'il était au fond de lui, sans que son inclination ne soit même une question politique, religieuse ou autre, que ce soit dans le sens d'un angélisme effarant que celui d'une diabolisation toute aussi stupide, d'un désir de reconnaissance, qui ne passera jamais par une loi, celle-ci ne pouvant se décréter d'un trait de plume, fût-elle administrative.


    Wilfred, et son ami, qui ont subi une agression que je suis le premier à reconnaître comme ignoble, sont cependant, tout comme de nombreux militants LGBT, et je suppose bien malgré eux de ces « pédés de service », qui se définissant seulement par leur orientation sexuelle ne font finalement que montrer leur profond mal-être à se voir comme ils sont, les personnes ayant le plus de mal à les accepter étant au fond eux-mêmes et non des membres de la « Manif pour tous » comme ils le laissent entendre, tout comme des homosexuelles médiatiques ne cherchent en fait qu'à faire payer à tous les hommes le divorce de leurs parents. 

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  • Faut-il se soucier de la sexualité des écrivains ?

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    En débat sur Agoravox

     A propos de cette proposition absurde de Najat Vallaud-Belkacem sur Rimaud et l'enseignement de l'histoire littéraire...

    littérature,politique,société,homosexualité,sexualité,christianisme Il y a quelques années, je suis allé avec un proche au Père Lachaise sur la tombe d'Oscar Wilde dont la lecture a bercé mon enfance avec « le fantôme de Canterville » ou « le Géant égoïste », et mon adolescence, avec « le portrait de Dorian Gray », et plus tard « la Ballade la geôle de Reading », et surtout « De profundis ». J'aime encore maintenant cet esthète du verbe, ce dandy parfait provocateur et fin qui a toujours gardé un certain esprit d'enfance, victime expiatoire parfaite de l'hypocrisie victorienne qui n'avait pas saisi, ou trop bien, que la seule chose qui comptait déjà à son époque, positiviste et libérale, était l'apparence sociale.

     Sur la tombe voilà que nous déchiffrons, un peu effarés, un graffiti proclamant « Merci pour ton message Oscar ! » entouré d'un gros cœur.

     Nous nous sommes dits sur le moment que cela aurait certainement bien fait rire Oscar de savoir qu'il était en fait le porteur d'un message politique et sociétal, ce qui réduit considérablement la portée de son œuvre.

     Selon la conception petite-bourgeoise de la littérature, celle-ci doit automatiquement recéler une « utilité » sociale ou pas, sous peine d'être classé sous l'étiquette infamante encore en 2013 d'hédoniste. Les promoteurs du progrès, les belles consciences sont tout aussi dogmatiques sur ce plan que les thuriféraires des ordres noirs ou que les nostalgiques des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), tout aussi ignorants aussi.

     Ils ne répugneraient pas non plus à quelques autodafés au nom de le modernité et de leurs idéaux si cela s'avérait nécessaire à leurs yeux...

     Oscar Wilde était homosexuel, la modernité « festiviste » ne retient à peu près que ça de lui comme elle ne retient d'autres auteurs que leurs opinions politiques dont il convient bien entendu qu'elles soient dans le sens qu'il convient ou considérées comme « politiquement incorrectes », par exemple, beaucoup prétendent lire Céline surtout de par son antisémitisme obsessionnel, ce qui l'exclut des panthéons culturels officiels.

     Mais ceux qui ne retiennent que cela ne l'ont pas lu et se fichent de savoir s'il a du talent ou pas. Si on ne peut pas entièrement séparer un écrivain de son œuvre, le fait qu'il fut considéré comme un salaud ne doit pas en exclure la lecture. C'est prendre le lecteur adulte, majeur et vacciné pour un irresponsable incapable de faire la part des choses.

     C'est asséner que la littérature n'est qu'un divertissement « dangereux » selon la même conception qu'en avait les inquisiteurs médiévaux.

     Ce n'est donc pas tant la production de l'auteur qui importe au fond mais l'image qu'il donne de celui ou celle qui prétend le lire, certains auteurs ayant plus « la carte » que d'autres. Pour être tout à fait honnête, les lecteurs se disant catholiques affirmant lire des auteurs exclusivement catholiques m'agacent tout autant.

     A chaque fois cela me rappelle la lecture des « Paradis Artificiels » de Baudelaire qui rappelle qu'aucun poète ou écrivain n'a jamais mieux écrit sous l'influence de substances opiacées diverses ou sous alcool, l'alcool ou les drogues étant réputées menant nécessairement au talent, alors que si celui-ci n'est pas présent au départ.

     En prendre ne changera donc rien à la teneur d'une œuvre si celle-ci n'a pas de chair dés le départ...

     Ce n'était pas le seul écrivain à l'être, ce n'est pas le seul écrivain à avoir été retenu par la postérité pour cette raison somme toute futile car littérairement on peut se demander si cela a une quelconque importance :

     Ainsi Proust, William Burroughs, Jean Genet, Aragon, Arthur Rimbaud (dont certains n'hésitent pas à affirmer que l'on ne parle pas assez de sa sexualité), Paul Verlaine, André Gide, tous également spécialiste du « travail du négatif » (TM°), Yourcenar, Pasolini et d'autres encore, même des écrivains catholiques comme Julien Green ou Jacques Maritain, spécialiste avec sa femme des conversions « express » des célébrités de son époque, sur leur lit de mort, qui évoquent avec pudeur leurs penchants homosexuels dans leur correspondance, même des écrivains maintenant classés à droite comme d'Annunzio qui eut des aventures homosexuelles...

     Précisions qu'il ne s'agit pas de salir la mémoire de Julien Green et Maritain mais simplement de rappeler des faits ainsi que le fait Yves Floucat.

    Depuis bien longtemps déjà, il est de coutume de lier automatiquement le talent d'un auteur et sa sexualité en général, son homosexualité en particulier. C'est une sorte d'homophobie à l'envers, qui idéalise l'homosexualité en littérature, un homosexuel étant réputé obligatoirement fin et artiste, selon le préjugé en vogue qui revient à de l'homophobie à l'endroit :

    Un homosexuel ne peut être con ou insensible, ne fait pas partie de la même espèce humaine et ne se caractérise pour ceux qui font cet amalgame hâtif que par son identité sexuelle.

    Un écrivain devient forcément intéressant s'il a avoué à un moment ou un autre qu'il l'était, comme si littérairement cela avait une importance. Certains vont même jusqu'à faire des listes, ce que je trouve pour ma part déplaisant. a ce sujet d'ailleurs, l'homosexualité féminine parmi les écrivains n'est jamais évoquée comme si cela était moins important pour ces dames et ce malgré de beaux livres écrits sur cette question.

    Il n'y a guère que l'évocation du « travail du négatif » (TM°) qu'auraient mené ces auteurs contre les préjugés de leur temps en adoptant tel comportement, en prenant telle drogue, en buvant trop d'alcool, qui ait une pertinence lorsqu'il est question de l'identité sexuelle d'un auteur, ou de ses choix moraux.

    illustration, le tombe d'Oscar Wilde au Père Lachaise prise ici

  • « S'ils s'aiment... » - le mariage homosexuel sur la sellette

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    en débat sur Agoravox

    Sur autre chose, le mariage des prêtres, on questionnait une mondaine de salon qui répondit :

    « S'ils s'aiment qu'est-ce qui les en empêche ? ».

    takei.jpgPar contre, pour les homosexuels, on a du mal à compendre l'attachement de certains d'entre eux à une institution quand même très bourgeoise, et à destination des couples hétérosexuels, mise en place pour la protection des enfants, du survivant, de la survivante du couple, et des questions de droit.

    Il s'agit aussi de savoir d'où on vient, de quelle lignée.

    Car personne ne nait « ex nihilo ».

    Et tout le monde veut savoir d'où il vient.

    A qui on ressemble.

    C'est d'ailleurs la première question que l'on pose quand un enfant nait dans une famille.

    Que faire si le père dit biologique est un copain complaisant militant d'« Act Up » ?

    Je peux comprendre qu'il soit tentant pour ces homosexuels qui veulent se marier de porter du blanc, qui mettra en valeur la fraicheur de leur teint scandinave, ou pour goûter à la superbe pièce montée du pâtissier qu'il expose au vu et au su de tous les passants dans sa vitrine voire même pour monter et se laisser conduire dans une longue limousine aux vitres fumées.

    Je comprend aussi qu'il s'agit aussi d'un symptôme du consumérisme actuel.

    On veut se marier parce que l'on en a envie, parce que l'on veut se payer ce moment, même si c'est incohérent, et sans motif valable. Certaines grandes enseignes de supermarché l'ont parfaitement compris, proposant en plus de leurs listes de mariage des listes de P.A.C.S car la plupart des couples homosexuels ont de fortes possibilités consommatrices, leurs couples n'étant pas « parasités » par le financement des études des gosses, les habits, les vacances à payer ou les leçons de couture pour le petit dernier, celui qui est très sensible et qui aime bien les comédies musicales.

    Car pour quelle raison deux hommes et deux femmes qui vivent ensemble auraient-ils besoin d'officialiser une union qu'ils disent la plupart du temps libre ?

    Serait-ce donc qu'il y a comme une frustration, quelque chose qui manque, une insatisfaction ?

    Insatisfaction que les couples homosexuels n'avoueront jamais et qu'ils traduiront par un désir d'adoption, parfois.

    Freud, le père de la psychanalyse, s'est fait très mal voir par les adeptes actuels des « queer studies » et du néo-féminisme car il voyait surtout dans l'amour homosexuel un amour narcissique, la quête du miroir chez l'autre, l'incapacité à se projeter dans l'autre (si l'on ose dire, car pour se projeter, la plupart des homosexuels ne demande que rarement la permission dans les back-rooms).

    On retrouve bien sûr ce genre d'amour narcissique dévié dans les couples hétérosexuels, mais c'est moins fréquent.

    Le mariage homosexuel est surtout invoqué pour l'adoption qui est parfois considérée comme le moyen de se payer un enfant comme on se paye un chiot tout mignon avec ses grands yeux. Je ne dis pas cependant qu'il n'existe pas de couples homosexuels ayant élevé des enfants de manière équilibrée et que ceux-ci ne sont pas heureux. Mais le plus souvent, c'est une autre manifestation du consumérisme et de la chosification et de l'enfant et du conjoint et ces couples sont hélas le plus souvent les exceptions qui confirment la règle.

    Cela dit, quand on lit des adversaires acharnés contre le mariage homosexuel, on a souvent l'impression d'une homosexualité latente mal digérée et inavouée, dans l'exaltation des amitiés saines et viriles, des écrivains (d'ailleurs s'étant tous révélés homosexuels) exaltant ce genre de sentiments (Henri Massi, Lyautey, etc...), des femmes douces aimantes et soumises, claquemurées dans leur foyer, des figures de scouts perçus comme dans les illustrations de Pierre Joubert comme des rêves d'éphèbophiles, aussi virils que des hermaphrodites de Praxitèle, et ce même avec l'accent grave correctement placé.

    Ci-dessous, deux homosexuels ayant parfaitement réussi leur vie de couple

    (à ceux taxant ce film d'homophobie on rappellera les deux minutes excellentes où Michel Serrault se "déguise" en homme et ce qu'elles disent).