Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

hommes

  • Histoires de couple

    Imprimer Pin it!

    couple, sexe, société, littérature, femmes, hommes, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Il est toujours délicat pour un célibataire de parler de couple. Beaucoup plus que pour une célibataire, surtout si celle-ci est séduisante. De nombreux hommes se sentiront obligés de la « rassurer » non sans arrière-pensées. On le soupçonnera lui le vieux garçon de jalousie, d'aigreur et d'amertume s'il exprime quoi que ce soit de caustique sur la question.

     

    Ce qui bien sûr ne m'arrêtera pas.

     

    Il est des auteurs comme Jacques Chardonne qui en plus en ont beaucoup mieux parlé que moi. Le couple est une idée neuve en France, enfin un couple bâti sur une relation amoureuse. Auparavant, on se mariait par intérêt de famille, par devoir, et c'était souvent les parents qui choisissaient. Les futurs mari et femme n'en discutaient même pas. Quand ces arrangements étaient faits avec bon sens, que les futurs époux se connaissaient, se fréquentaient déjà cela donnait des couples solides.

     

    Parfois, lors du « devoir conjugal » la femme fermait les yeux et pensait à la France.

    Lire la suite

  • Tant qu'il y aura des hommes (et des femmes) pour tourner des films

    Imprimer Pin it!

    cinéma,société,nostalgie,hommes,amaury watremezA propos de « Le cinéma infiltré » de Grover Lewis aux éditions Capricci (2015)

     

    Grover Lewis est du Sud profond, il écrivait dans « Rolling Stones » et avait exactement le même genre de personnalité que Hunter Thompson : un électron libre insolent, buvant sec, à la vie cabossée, se fichant des convenances sociales ou de sa réussite dans une société de larbins matérialistes ne songeant qu'à leur survie et rien d'autres. Sur la couverture de l'ouvrage l'éditeur, pour être certain que l'on ait bien compris le lien avec le « Gonzo » indique en sous-titre « Un nouveau journalisme », cela évoquant encore quelque chose même pour un lecteur régulier des « Z-inrocks ». On ne leur en voudra pas de faire dans la pédagogie en couverture de ce recueil d'articles et chroniques écrites entre 1971 et 1990.

     

    Il était indifférent aux adulations obligatoires, il voulait savoir de lui-même ce que les créateurs d'univers sur celluloïd avaient dans le ventre d'homme à homme, et il aimait profondément écrire, tout en étant aussi passionné de cinéma. C'est ma foi normal, si on aime vraiment la littérature on ne peut qu'aimer le cinéma. Je parle bien de cinéma ici ami lecteur, aller regarder un film dans une salle obscure avec d'autres, vibrer avec eux, manière de concrétiser la « caverne » de Platon en « widescreen » et son « Dolby »....

    Lire la suite

  • Lettre ouverte à une « célibattante » de quarante ans

    Imprimer Pin it!

    intéressera les célibattantes et célibattants sur Agoravox

    Hier j'ai reçu sur Facebook une demande d'« amitié » d'un ancien flirt de fin d'adolescence, une certaine Laure, une période où l'on se leurre sur ses sentiments en parant ses désirs de grands sentiments.

    n6.gifJ'ai regardé deux fois son parcours pour vérifier que c'était bien elle, car sur la photo elle ne ressemblait absolument pas au souvenir que j'avais d'elle. A l'époque, il y a plus de vingt ans, elle avait une cascade de cheveux auburn, un buste chasse-neige et des yeux gris-bleus très pétillants. Ce n'était déjà plus à la mode d'avoir des formes à cette époque, d'être pulpeuse comme elle l'était.

    Elle était cultivée, fine et faisait preuve de beaucoup d'humour. Elle avait énormément de charme et le monde à ses pieds.

    Et là je voyais une femme qui semblait avoir déjà cinquante ans, des lunettes « sécu » sur le nez, la chevelure terne et le regard perdu dans le vague.

    Bien sûr, les amoureux éconduits même vingt ans après ont tendance à se réjouir cruellement, de se dire même malgré eux : « tu vois, si tu étais resté avec moi, ça ne se serait pas passé comme ça ».

    Et puis, on ressent de la pitié et cela amène ensuite d'autres questions.

    Elle fait partie de cette génération née juste après « Mai 68 » dont les vieux combattants nous ressassent encore les beautés et les merveilles de nos jours, radotant exactement de la même manière que les vieux messieurs moralisateurs des temps anciens.

    Laure a grandi pendant la fameuse « parenthèse enchantée », cette période où les professeurs, les instituteurs, les intellectuels, les journalistes et la plupart du commentateur enjoignaient de tout vivre, tout ressentir, d'échapper à la routine d'une vie équilibrée perçue automatiquement comme aliénante.

    On nous disait que le monde était à nous, que nous devions vivre et aimer passionnément quitte à sombrer dans des excès dangereux. Alterner les partenaires sexuels comme on disait à l'époque, comme on dit encore, était quasiment obligatoire.

    Alors qu'au bout du compte c'était toujours les fantasmes masculins qui dominaient, celui de la bourgeoise libérée qui ne porte pas de culotte et change d'amant comme elle éternue.

    Ce n'est pas que l'on doit regretter la situation avant 68, la pudibonderie, les garçons et les filles corsetés, leur ignorance totale de la sexualité jusqu'à leur mariage, pour certains d'entre eux, ceux habitant à la campagne avaient des leçons de choses sous leurs yeux avec les animaux dans les fermes.

    Mais l'on est passé d'un extrême à l'autre, et l'ignorance en matière sexuelle est toujours la norme même si les enfants et les adolescents ont accès au porno très tôt, justement pour cette raison a-t-on envie de dire.

    Si « Mai 68 » a amené les accords de Grenelle qui ont entrainé certains aménagements cosmétiques du libéralisme à la française, il n'a fondamentalement rien changé à l'iniquité fondamentale de notre société.

    Par contre, il a engendré un bouleversement des mœurs et mis fin à l'hypocrisie morale des plus privilégiés qui n'ont plus ressenti le besoin de mettre un paravent pudique pour camoufler leurs coucheries et aventures adultérines ou pas.

    Laure voulait vivre comme les adultes nous intimaient de le faire dans les années 70. Elle voulait être une femme libérée, indépendante, et faire une belle carrière, et trouver dans le même temps le prince charmant qui saurait la combler, un prince de rêve à la fois très viril et féminin dans l'écoute, bien élevé et mauvais garçon, artiste et capable de faire la vaisselle.

    Je l'avais vue dans une émission de Delarue il y a quelques années, témoignant comme jeune femme en quête de ce genre de fantasme totalement inepte au bout du compte. Elle le faisait certainement dans l'espoir de le rencontrer enfin, qu'il était là derrière le poste, caché quelque part, subissant sans broncher les conseils débiles d'un coach grotesque lui apprenant à « gérer » ses sentiments comme on gère son portefeuille d'actions.

    Elle est d'une famille qui a des relations dans le milieu culturel, et des moyens, l'on y est ouvert d'esprit, jusqu'à un certain point.

    Comme beaucoup d'autres célibattantes, elle s'est retrouvé seule dans son appartement parisien, avec quelques amis empressés avec elle quand elle avait les moyens, beaucoup moins quand elle s'est retrouvée au chômage avec un enfant à élever.

    Elle a fait une solide dépression et ne peut plus vivre sans neuroleptiques.

    Un jour elle en a pris de trop car elle avait beau connaître du beau monde, elle avait compris que ce beau monde ne l'aiderait pas et que l'on ne peut pas vivre tous ses désirs où l'on veut quand on veut comme nous l'a fait croire la génération qui a « fait Soixante-huit », que vivre ses désirs sans frein a des conséquences. Et que finalement cela conduit à introduire le consumérisme roi dans la vie personnelle de chaque individu qui consomme du sexe et se soucie moins d'aimer vraiment.

    Les représentants de celle-ci d'ailleurs ont profité à fond de la « parenthèse enchantée », ont fait l'amour autant qu'ils pouvaient sans se soucier du lendemain, sans faire beaucoup d'enfants, se disant que finalement ce serait à leur progéniture de s'en occuper. Ils ont fait mine de penser – ils le font toujours- que leurs enfants feraient la révolution et obligeraient les banques et les patrons à financer leurs retraites tout en sachant très bien que leurs enfants devraient surtout travailler plus et plus mal, subir une précarité violente pour s'en sortir.

    Laure est loin d'être la seule à avoir vécu cette descente aux enfers de la solitude et de la dépression. Parfois, ce n'est pas si grave, cela ne va pas si loin, mais que de blessures ouvertes on peut voir chez tant de femmes de son âge, désillusionnées, perdues, paumées, abandonnées, qui ne se sont pas vues vieillir car pour la plupart elles croient encore à ses illusions, ou feignent d'y croire car c'est plus rassurant.

    Les célibattantes s'entretiennent, quitte à faire appel à la chirurgie, quitte finalement à se soumettre à d'autres diktats que leurs ancêtres, tout aussi arbitraires et méprisants envers les femmes qui manquent toujours de choix de vie entre la maman et la putain.


    Cookie dingler femme liberee
    envoyé par jc761. - Regardez la dernière sélection musicale.

  • Pour la journée sans emmerdeurs

    Imprimer Pin it!

    Décrétons la journée sans emmerdeurs !

    autres-insolite-france-1051231216-1163991.jpgJe décrète le 18 Janvier la journée sans emmerdeurs, ou emmerderesses, du genre à te demander pendant un dialogue si ça va et selon le ton à en tirer toute une psychanalyse de comptoir, généralement ça se termine ainsi :

    - Ah, ça va pas, c'est bien ce que je dis.

    - Mais si ça va très bien, je suis juste un peu fatigué.

    - Oui, tu me fais la gueule mais tu ne veux pas le dire....

    Ad lib...

    Sur le Net, c'est un rien plus complexe, un rien seulement, on est vite catalogué, facho, réac, et là les emmerdeurs s'en donnent à coeur joie. Là encore, c'est une manie, ils psychologisent, ils introspectent (dans la soie, ah, ah, ah, suis-je spirituel) de l'extérieur. Il en est même qui sont persuadés que leurs contradicteurs sont amoureux de leur personne, hommes ou femmes, et que c'est pour compenser une frustration qu'ils répondent. Les emmerdeurs se partagent entre le ton mielleux, c'est pour ton bien qu'ils t'emmerdent, et les insultes de cour de récréations jusqu'au fameux : « c'est çui qui dit qui y est », « de toutes façons, mon père il est plus fort », ou bien encore, « j'en ai une plus grosse que la tienne » -de main, bien sûr, je veux parler de la main.

    Il y a l'emmerdeur que l'on rencontre dans la rue, qui te tape sur l'épaule alors que tu ne vois pas qui c'est, pour lui par contre vous êtes intimes, autant que possible, hétérosexuellement parlant. Il égrène des souvenirs, mais tu as beau chercher, rien ne te revient. Distraitement, tu réponds : « ah, oui », « bien sûr », et l'éternel « mh, mh », ou « tsk tsk tsk ! ».

    Il y a aussi l'emmerderesse. L'homme de goût a tendance à lui passer tout ses caprices quand elle est jolie. On lui pardonne tout même si on a quand même envie de lui coller deux gifles. Si elle tourne maniaco-dépressive hystérique, que ce soit dans la vie ou sur Quand l'emmerderesse est moche, par contre, c'est plus simple, on peut l'envoyer balader, ou alors la railler, ce qu'elle n'aime pas, ses névroses sont son univers.

  • L'amour au temps de la « nervous breakdown » – Torrents d'amour

    Imprimer Pin it!

    Histoire de Prosper, suite...

    nervous-breakdown.jpgProsper aimait les femmes qui se confiait à lui car ainsi il pouvait se poser en sauveteur, et en sauveur. Quand il les avait guéri de leurs problèmes, qu'il les avait aidées à progresser, à mûrir, d'un certain point de vue, elles l'intéressaient beaucoup moins. Tant qu'il était leur chevalier blanc, tout allait bien, ensuite les choses devenaient problématiques. Il ne savait plus comment faire quand il s'agissait de construire une vie de couple normale, banale et agréable. Cela aurait été plus simple au temps de Tristan et Iseult, il n'aurait pas eu à changer d'un iota son comportement avec Iseult, il n'aurait pas eu besoin de tant de complications avec quelque soubrette ou fille de corps de ferme. Et Prosper bovarysait plus ou moins, avouons le.

    Prosper n'était pas le seul homme à être extrêmement compliqué dans ses relations avec le beau sexe ou à être dans le syndrôme du héros romantique. Il fut ami un temps avec Arnould qui était encore bien pire. Arnould tombait fou amoureux de donzelles souffrant de névroses sophistiquées et chics, il les emmenait au cinéma ou au restaurant. Elles pleuraient beaucoup avec lui, sur leurs problèmes, sur leur nombril, sur elles. Il en rajoutait pour entretenir le tout, allant voir un mélodrame plutôt qu'une comédie. Dés qu'elles lui avouaient leur amour, qu'elles exprimaient leur désir, il les laissait tomber et n'en voulait plus. Il reconnaissait bien volontiers que seule la séduction, du moins telle qu'il l'entendait, lui suffisait.

    Prosper fut ami aussi avec Gontran. Gontran était flamboyant, il « clinquantait » de mille feux, bien que taillé comme une ablette et le nez chaussé de lunettes bien sages, sa flamboyance semblait parfois bien fragile aux mauvais esprits qui était aussi pour Gontran des jaloux, des malfaisants, des êtres vils. Gontran flamboyait aussi dans ses amours.

    Women%20On%20The%20Verge%20Of%20A%20Nervous%20Breakdown.jpgComme les deux autres, il avait le syndrôme du chevalier blanc, mais poussé bien plus loin, exprimé bien plus fortement. Cultivé, sensible et fin, mais doté d'un ego profond comme les sept cercles de l'Enfer, il aimait les maniaco-dépressives en fin de droits, les anorexiques sur le fil du rasoir, les Electres inconsolables, les passionnarias introverties à l'extrême, au regard brûlant de fièvre et de désir inassouvi, désir qui restait inassouvi mais qu'il entretenait, un temps du moins.

    Pendant toute la durée de leur passion, elles étaient sa chose, son instrument, le vénéraient tel un ancien maître zen, ne juraient que par lui, que par ses paroles, quitte à tout sacrifier de leurs amitiés, de leur anciens amours, de leur famille. Elles le faisaient en toute conscience, aimant ça au bout du compte, être esclaves, des femmes réputées libres sous la coupe d'une sorte de "maquereau" plus vindicatif que ceux qui relevaient les compteurs rue Blondel aux temps bénis des « maisons ». Elles l'idolâtraient, puis un jour, elles se réveillaient de leur rêve de midinette, ce qu'elles étaient au fond. Il tempêtait, rageait, se mettait terriblement en colère, les vouaient aux gémonies, se conduisait comme un charretier, demandait pardon, se tapait la poitrine. Elles faisaient alors une rechute, ou étaient totalement guéries.

    Il les rejetait, tout comme les amitiés perdues, dans son enfer personnel. Elles devenaient ses nemesis, des esprits mauvais, succubes impurs, qui voulaient le perdre contre son gré. Il se voyait alors comme un chevalier errant retrouvant sa solitude grandiose, un ermite romantique, un dandy désespéré dans le genre de la dame aux camélias, celle qui crachait ses poumons par amour pour un salaud.

    L'amour au temps de la nervous breakdown, ce n'était pas une mince affaire...

    à suivre...

  • La différence qu'il y a entre Woody Allen et Emmanuel Mouret - à propos de "Whatever works"

    Imprimer Pin it!

    frederique_bel.jpgJ'ai vu il y a quelques jours sur Arte "Changement d'adresse" d'Emmanuel Mouret que l'on m'avait chaudement recommandé comme léger mais profond, très bien vu sur les relations hommes-femmes, un Woody Allen français, alors que cinématographiquement ses références se voudraient plutôt appartenir à Billy Wilder dont "la garçonnière". Cette propension à glisser absolument des références, en chaussant plus que des gros sabots des chaussures orthopédiques est pénible, surtout quand c'est gratuit; Chez Woody il y a aussi des références mais elles ont un sens car il les maîtrise. Elles ne servent pas qu'à épater la galerie et vendre son film. Le seul élément, si je puis dire, que j'ai retenu du film c'est Frédérique Bel qui joue, contrairement à ce qu'elle affirme, le même rôle de blonde évaporée et fantasque qu'elle jouait à la télévision mais en creux, là aussi si j'ose dire quand on considére les formes de cette actrice. Comme on ne veut pas passer pour trop prétentieux quand même on glisse un ou deux pipôles dans le lot, ici Dany Brillant. Mais les adulescents décrits par ce film ont de bien tristes sensualités, peu joyeuses, et leurs contradictions sont bien mesquines et bien ternes.

    whatever-works-800-75.jpgTout de suite, je sors de "Whatever works" de Woody Allen, léger, complètement immoral, finalement très sage : le bonheur surgit toujours là où on s'y attend le moins, et inutile de le chercher, on finit toujours par le trouver même si comme le dit un personnage : "qui joue peut perdre, qui ne joue pas perd tout aussi". Je vais faire mon intéresant mais la chanson de départ est celle du capitaine Spaulding, alias Groucho Marx, dans "Animal Crackers", et elle a un sens. Tout comme le capitaine, le film suggère que les prétentions sociales, la vanité, l'avidité ne mènent à rien, seul compte d'aimer et d'être aimé, pour ce que l'on est, et de se sentir libre quant à cet amour mais aussi quant aux préjugés. D'aucuns y ont vu un Woody Allen trop "première manière", avec digressions et psy, névroses et inadaptation, mais c'est justement pour cela que c'est encore mieux car cela s'enrichit de la maturité de l'auteur, on perçoit sa propre maturité en regardant parfois une photo de soi il y a dix ans, on se ressemble, on sait bien que c'est le même corps mais ce n'est plus le même être humain. Boris n'est pas un cynique, c'est un gosse qui a peur d'être blessé, qui rejette les autres par vulnérabilité.

    Et puis j'ai adoré l'esprit du film qui peut être grave mais sans pathos ni didactisme...

    Post-scriptum : On voit que les critiques actuels de cinéma ne sont pas cinéphiles car aucun n'a vu que Melody ressemble quand même beaucoup à Tina dans "Broadway Danny Rose"...

  • Le lendemain de la journée de la femme

    Imprimer Pin it!

    conseiller-bien-entoure.1173460775.JPGUne journée par an, on parle féminisme, égalité, travail domestique des hommes quand ils rentrent chez eux. On ne parle pas de galanterie car la galanterie c'est bourgeois et paternaliste, même si on râlera quand même en face d'un grossier personnage. Comme dirait l'autre : "mini-jupe, mini-robe, mais quand tu balances la louche, c'est police-secours, 'sont encore en crinoline dans leur tête" (sketch de Guy Bedos, célèbre humoriste des années 70). A lé télévision, on discute gravement et sagement des salaires des hommes et des femmes, de la difficulté pour les femmes de prendre un congé-maternité (qui va raccourcir d'ailleurs, parfois avec l'assentiment des femmes elles-mêmes). Il y a une "chienne de garde" ou deux qui parlent dans le poste pour dénoncer les machos et phallocrates supposés.

    Et puis le lendemain, les petites Shéhérazade de banlieue, les princesses bantoues, les Chimènes sauvages, se font toujours exciser, traiter de pute quand elles mettent une jupe, battre par le grand frère ou brûler vive par celui dont elles ne voulaient pas comme maris. Dans l'indifférence générale. Ou bien on trouve ça tellement cool et sympathique ces filles obligées de s'habiller et de se conduire comme des garçons violents, quand c'est dans "l'Esquive" par exemple ou "Entre les murs", ceux qui trouvent ça coool se scandaliseront ensuite des voiles que ces filles portent de plus en plus.

    jetaisunsalephallocratepl.jpgL'abruti de base trouve que c'est déshonorant pour sa virilité de s'occuper de ses enfants, de faire la vaisselle ou la cuisine (en fait il doute constamment non pas de sa masculinité mais plus prosaïquement encore de la fiabilité de son appendice caudal). On pourrait parler de la longue cohorte d'abrutis qui sur le Net déversent un flot de vulgarités ou de néanderthaleries sur les femmes ou leurs compagnes (de ceux qui craignant un regard trop appuyé sur leur copine resserrent l'étau du bras qu'ils passent autour du cou de leur compagne qu'ils voient surtout comme leur propriété). Et enfin, je déteste tout autant les féministes ou une certaine catégorie de réacs pour qui une femme ne doit surtout pas mettre en valeur sa féminité, montrer ses (jolies) jambes ou la naissance de sa gorge (comme on peut dire élégamment ou comme on disait avant : uh, uh, uh). De toutes façons, elles se ressemblent, de le cheftaine aux gros mollets, moustachue, souvent en jupe plissée bleue informe, au pilier du service d'ordre du MLF, gaulée comme un pot de mayonnaise mal rebouchée, souvent en poulovère (ou pull-ovaire : uh, uh, uh suis-je spirituel) à col roulé orange rouille ou gris muraille.

    La BD s'agrandit en cliquant dessus

  • Rabais de 50% sur l'amour aujourd'hui

    Imprimer Pin it!

    mort-d-eros.jpgHier c'était la Saint Valentin, fête américaine importée depuis peu chez nous, l'homme est alors censé, que dis-je censé, il y est oblgié de le faire, acheter pleins de trucs prévus à cette occasion, tous aussi mièvres les uns que les autres, par les marchands ceci afin de prouver son amour pour sa dulcinée, la femme aussi et réciproquement. Il y en a pour tous les goûts, quoi que je me demande s'il existe des cadeaux spécifiques pour les bergers, ou légionnaires, qui désireraient offrir quelque chose à leur brebis préférée. Les péripatéticiennes font aussi des soldes ce jour-là car c'est le jour de l'amour pour la société consumériste dont nous sommes, elles sont logiques et plus franches que la plupart des vendeurs de sottises qui font la pute sans se l'avouer quant à eux. Les autres jours, la lutte sans merci pour dominer l'autre ou l'écraser de son fric ou d'un statut chèrement acquis à coups de compromissions ou de faux-culteries reprend de plus belle. Tant que le fric s'accumule, c'est l'essentiel et qu'il permet d'oublier toutes les bottes que l'on a dû cirer. La sensiblerie envahit tout dans un flot mollasson mais impitoyable, une obsession de la gentille perçue de manière infantile, ou comme dans une pub pour jambon, faut surtout rien remettre en question des mouvements du troupeau.

    La Saint Valentin énerve les célibataires car certains ont l'impression d'être mis un peu plus de côté par le reste du monde ce jour-là que les autres (ce qui moi personnellement ne me gêne pas le moins du monde). Devant ce flot de mièvreries, de guimauves écoeurantes, d'anecdotes toutes plus rose-bonbon les unes que les autres, il y a certes de quoi être agacé. La plupart des couples ne rêvent pas d'amour infini, de passion, ni même de famille, ou les trois en même temps, ils rêvent de tout ce qu'ils vont pouvoir s'offrir en tant que duo de consommateurs, et ce qu'ils pourront acheter à leur progéniture pour que celle-ci devienne à son tour docile et polyvalente. J'entendais hier un père dominicain et zoologue constater que nous vivons dans une époque d'un conformisme comme jamais aucune société humaine n'avait dû à subir auparavant. C'est peu de le dire. Vous allez voir, on va encore dire que je suis méchant et teigneux...

  • Ma chatte n'aime pas les voitures

    Imprimer Pin it!

    chat_voiture.jpgMa chatte, Rififi, comme le chat de Nestor Burma, c'est pas grave c'est un prénom unisexe, n'aime pas les voitures. Ces gros engins font du bruit, du bruit effrayant qui pousse à aller se réfugier sous une table accueillante ou une chaise. De plus, les voitures sentent très mauvais, une odeur qui monte à la tête et empêche de se concentrer dans la chasse aux moineaux, aux pigeons voire aux bouchons de bouteille (la proie ordinaire du fauve de salon, ou de cour, quand il est jeune). Et puis les voitures effraient le gibier possible. Parfois les voitures avalent son maître et d'autres humains, et ils ne peuvent même pas rigoler dans la salle à manger et il n'y a même plus de séances de caresses et de gratouillis sur le ventre sur la moquette du salon. Les voitures ont bien une utilité. On peut grimper dessus pour observer son domaine, que l'on aura pris soin de délimiter en pissant un peu partout. C'est encore mieux de grimper avec les pattes boueuses, en plus le maître a l'air d'aimer cela, car on peut voir le chemin pour redescendre en toute sécurité. Les chats ont du bon sens, ils cherchent le côté amusant, le reste, si çà ne se mange pas ou si çà ne se chasse pas, même pour de rire, on s'en fout. Si d'aventure, un chat est obligé de prendre la voiture il peut : primo apprendre à conduire, voir en haut à gauche, deuxio, à moins que l'on ne soit un chat souffrant du mal de mer (ressenti par les chats en voiture, c'est comme chat, euh, comme çà) on peut toujours se servir des épaules du maître ou de la maîtresse comme d'une plate-forme d'observation de la route et des animaux nuisibles que l'on y voit, tel le mulot, ou le fonctionnaire de police assermenté.

    chat2.jpgL'être humain lambda aime les voitures, surtout quand il a un problème de microcéphalie ou de micro-génitoires. Il aime qu'elle fasse du bruit car alors il se sent plus puissant, il sent qu'il domine au moins quelque chose, ou qu'il a l'impression de dominer. C'est ce qui lui plaît. Il s'en fout que çà fasse tomber plus vite les feuilles des arbres qui abritent les oiseaux et que si ceuxc-ci ne se sentent plus protégés cela fait moins de proies délicieuses pour les petits chats. L'être humain pense que l'odeur de l'essence calcinée c'est comme celle de ses phéromones, c'est écoeurant à sentir mais chez lui çà le pousse à chercher un ou une partenaire de reproduction, la voiture semble se reproduire en même temps car elle émet beaucoup de sons quand un être humain a trouvé une compagne officielle (il est à noter que les femelles humaines ne font pas des portées de 4 ou 5 chatons mais seulement un ou deux à la fois, très rarement trois, encore plus rarement quatre ou cinq). L'être humain, au lieu de roupiller tranquillement, en s'étirant de temps à autres les membres pour se procurer une activité physique saine et suffisante, a plein de choses à faire, des choses bruyantes là aussi, il verse de l'eau sur ses écuelles et sifflote en même temps, il a donc l'air content d'avoir plus d'eau dans sa gamelle contrairement aux chats qui, là encore, ont plus de bon sens.

    Conclusion : L'être humain détruit son environnement et son domaine, il aime se faire du mal en somme. Les chats sont donc déjà les maîtres du monde.