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  • Lynchage sauce hollandaise

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    Suivez-l-allocution-de-Francois-Hollande-en-direct.jpgFrançois Hollande a annoncé hier qu'il ne se représenterait pas à la présidence de la République sans doute encouragé en cela par son entourage. Il était presque touchant. Cela ne manquait pas de courage. Ce qui ne l'est pas du tout par contre, touchant, c'est le lynchage généralisé s'en étant ensuivi sur les réseaux sociaux, comme si la crise morale gravissime que traverse ce pays et ses pesanteurs n'étaient que de sa seule et unique responsabilité. Il a le dos large le président normal, et il est un bouc-émissaire facile.

     

    Au moins, pour une fois je suis d'accord avec Estrosi, il a fait preuve de dignité.

     

    La situation actuelle est le résultat de décennies d'inaction, d'inertie et de bavardages sans fin sur le sexe des anges. Elle découle aussi de politiques désastreuses de gouvernement aussi bien de droite, dont ceux auxquels Fillon et NKM, a participé, que de gauche. Elle est également la conséquence directe de la prépondérance absolument dramatique des idéologiques libérales ou socialisantes dont on justifie encore l'échec par le fait que celles-ci n'auraient pas été mises en application comme il convient jusque là.

     

    Ils nient l'évidence de l'échec patent de leurs théories globalisantes chéries étant pour eux de véritables fois religieuses avec dogmes et gardiens du temple. Ce sont toutes ses idéologies et leur emprise qui nous tuent.

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  • Réveils au réel difficiles

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    euro 2016, sport, politique, société, football, valls, hollande, amaury watremezHier soir, je l'avoue sans honte mais j'ai été presque ravi du but portugais contre la France. Je dis presque car aimant bien mon pays je préfère quand il est mis en valeur malgré tout, ne serait-ce que par du foot. Certains vont avoir ici l'impression que je suis véritablement un mauvais français finalement. Mais ainsi, ni François Hollande ni Manuel Valls ne pourront en profiter pour jouer sur ce « storytelling » habituel de la France « diverse » gagnant dans le rassemblement, l'effort commun et quelques sacrifices bien entendus indispensables pour que l'équipe soit efficace.

     

    Gagner en 2017 à la Présidentielle sera donc plus difficile et les chargés de com auront plus de travail à fournir pour les éléments de langage « ad hoc ».

     

    Car en cas de victoire de la France à l'Euro, le président actuel et son premier ministre seraient automatiquement remontés dans les sondages. C'est comme ça, sans doute engendré par de l'irrationnel national ou alors peut-on citer De Gaulle pour qui les français dans certaines circonstance « sont des veaux » ? On aimerait la même passion, le même emportement, la même colère, le même engagement lorsque des lois passent en force au mépris de la démocratie. Les gouvernants en tribune VIP s'obligeant à singer les comportements des « vraigens » autour d'eux en seront pour leur frais, la comédie ne servira à rien....

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  • Le lendemain du second tour de mai 2017

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    politique, société, élections, présidentielles, hollande, françois, amaury watremezJe ne suis pas exactement un supporter de Hollande pourtant mais voyant fleurir sur les réseaux dits sociaux des montages photos s'attaquant d'abord au physique d'icelui, cela m'énerve considérablement. Cela vient souvent de bureaucrates frustrés, coincés dans leur « open space », se consolant de leur médiocrité en se défoulant de manière abjecte et anonyme sans pour autant remettre en question quoi que ce soit du socle inique de notre société.

     

    Je ne suis pas non plus extra-lucide professionnel, je serais millionnaire, encore moins monsieur Irma dans le privé mais je suis à peu près certain sans trop m'avancer imprudemment de prévoir ce qui va sans doute se passer le lendemain du second tour des élections présidentielles de mai 2017 :

     

    Vous qui prévoyez de montrer toute votre révolte existentielle, toute votre sainte et saine colère, votre envie de crier merde, zut, crotte, chié...

     

    Vous qui sur les réseaux sociaux ou dans la vie quotidienne râlez sans cesse n'avez de mots assez durs contre « eux », « eux » les oligarques, contre « Ils », le « pays légal » ; le gouvernement d'exécutants censé nous gouverner, appliquant les directives de Bruxelles...

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  • On oublie encore les harkis

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    Ecrire sur les harkis ce n'est pas seulement pour moi écrire « hors sol », de manière abstraite. Je songe par exemple à Nora une camarade de collège, à madame M. qui était mon professeur d'Histoire en quatrième, et son mari qui était le principal adjoint. Je pense aussi à Mehdi, un ami d'enfance et ses parents. Tous étaient harkis, tous étaient français et musulmans sans se poser aucune question sur leur amour de leur pays d'adoption de ses valeurs, de sa langue et de sa culture qu'ils connaissaient souvent mieux que bien des « métropolitains » à la conscience morale déjà plus que défaillante.

    harkis2.jpg 

    Ce n'est que rarement qu'ils se souvenaient de la guerre d'Algérie, pour eux le sacrifice de leur exil bien que douloureux allait de soi...

     

    Leurs parents et grands parents avaient été des supplétifs de l'armée française menant des actes de guérilla contre les fellaghas, pour le FLN et les gouvernements s'étant succèdés depuis 1962, ce sont des traîtres abominables, une manière d'ennemi intérieur en somme, de « Goldstein » collectif servant aux gouvernants comme Bouteflika et diverses cliques militaires successifs depuis les accords d'Evian à justifier et légitimer leur pouvoir souvent arbitraire....

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  • Valls à trois temps mais pour la frime

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    politique, remaniement, société, gouvernement, Valls, Hollande, amaury watremezLe gouvernement de Manuel Valls a été remanié pour la troisième fois réjouissant certains oligarques, en mécontentant d'autres. Bien sûr l'on a entendu François Hollande et Valls évoquer un « gouvernement » de combat, toussa, resserré (alors qu'il y a six ministres de plus), comme d'habitude :

     

    Exit Fleur Pellerin, dorénavant ex-ministre de la Culture, et ses jolies jambes qui manqueront sur les photos de presse, au moins va-t-elle pouvoir enfin bouquiner un peu et découvrir Modiano...

     

    Exit Marylise Leranchu, ministre de la Fonction Publique entravée par les foutues directives européennes d'économies publiques, une des rares à être honnête et à ne pas pratiquer le « storytelling » face aux médias...

     

    A droite certains s'indignent de l'arrivée d'écologistes en rupture de ban dont Jean-Vincent Placé, l'opportuniste professionnel, Barbara Pom-pom pili, jolie blonde photogénique et piquante, et la confortable Emmanuelle Cosse, ancienne présidente « d'Act Up » et dirigeante de Europe Ecologie Les Verts, exemple parfait de « retournement de veste » pour un gros salaire et un maroquin bien dodu....

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  • Lucette et son squatter

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    politique, société, lucette, Hollande, amaury watremezLucette, infirmière à la retraite à Vandœuvre-lès-Nancy, a reçu il y a quelques jours un étrange squatter venu avec toute sa bande de copains et autres larbins. Un petit gros à lunettes visiblement se teignant les cheveux, très sûr de lui, faisant l'étonné rapport aux caméras le filmant tout du long est venu prendre le café chez elle. Du café c'est pas cher, il suffit de rajouter une ou deux mesures de poudre dans le filtre (parce que Lucette ne sait pas faire fonctionner la machine « Senséo » que ses enfants lui ont offert au dernier Noèl) et vogue la galère....

     

    Pourtant Lucette savait bien que c'était le président de la République, François Hollande, enfin à ce qu'il dit car la bonne dame connait sa vraie patronne aussi, une bonne femme allemande un peu autoritaire, une certaine madame Merkel. Lucette avait voté pour lui aux présidentielles contre le petit énervé en face. Elle est ou plutôt elle était – je pense sans trop m'avancer- une militante docile et zélée choisie par monsieur le Maire qui quelques temps auparavant fit faire le ménage chez la vieille par du personnel municipal. Ce ménage est déjà un détail en disant long sur le mépris pour Lucette, son intérieur au naturel n'était donc pas assez bien ?

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  • Djamel Debbouze et le faux mage de Hollande

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    illustration : Voici.fr

     

    politique, Djamel Debbouze, société, Hollande, UMP, PS, FN, France, amaury watremezJ'ai déjà évoqué cette hypothèse suggérant que Hollande était une sorte de mage, un « faux mage » certes, mais mage quand même (à ce lien). Au moins fait-il pleuvoir sans trop forcer son pouvoir...

     

    Lorsque je lis différentes interventions de Djamel Debbouze évoquant les mérites de notre président, en faisant la publicité ici ou , j'ai l’impression de lire une publicité pour les escrocs, pseudo-marabouts et grands sorciers balançant au travailleur pendulaire sa publicité à la sauvette à la sortie du métro. Parfois Djamel rajoute une bonne blague, pas toujours du meilleur effet, ainsi celle sur le gilet de sauvetage de Hollande pouvant insinuer que celui-ci a une « ceinture herniaire » assez conséquente lui permettant de flotter dans l'eau :

     

    « François, accroche-toi! Mets ton gilet de sauvetage! » dit-il....

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  • Ce faux mage de Hollande deux ans après

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    668976_0203480941183_web_tete.jpgOui je sais ami lecteur, le jeu de mots te paraîtra fort lamentable mais il m'amuse, et tu verras dans la suite du texte que je le justifie. Hollande qui ne se cache même plus d'être tout simplement libéral, et non seulement social-démocrate ou social-libéral, ne mérite que ça un calembour, un « pet de l'esprit ».

     

    Deux ans que le mage Hollande est au pouvoir, deux ans qu'il voit dans le marc de café, sa boule de cristal on ne sait pas trop une inversion de la courbe du chômage, la fin de la Crise, la Crise « célafotasarko » restant la cause invoquée le plus souvent, et maintenant voilà qu'il nous promet un retournement (comme le correspondant téléphonique de Thérèse, cf plus bas illustration). Parlons en de la « Crise » d'ailleurs, on devrait plutôt évoquer ainsi que le signale de nombreux économistes le transfert du pouvoir économique de l'Occident vers l'Asie, dont la Chine,

     

    Hollande est comme les médiums et les mages qui pullulent sur Internet et dans la vie, tellement compétents qu'ils sont incapables de prévoir à l'avance si tu vas répondre oui ou non à leur demande d'expertise futurologique, si tu vas agréer à leur optimisme, qui s'en foutent finalement de l'agrément des pigeons qu'ils s'apprêtent à plumer méthodiquement, les uns pour leur fortune personnelle, l'autre pour l'Europe des marchands et des banquiers pour qui les nations sont mortes depuis longtemps déjà. Le mage Hollande a l'air assez doué pour s'appliquer quelque poudre de perlin pinpin aphrodiasique (voir fig2)

     

    Affaire-Hollande-Gayet-le-feuilleton-continue_visuel_article2.jpgLe mage Hollande ne veut pas voir que ses potions et cautères sur diverses jambes de bois ne fonctionnent pas, avec lui la Crise elle est finie, les impôts baissent, le service public demeure d'excellence tout en gelant les salaires et en diminuant les postes, en s'abstenant surtout de réfléchir sur les formations des fonctionnaires surgelées dans l'idéologisme j'en passe et des pires, les fameux « z-acquissociaux » de certains cachant mal la précarisation progressive d'une grande partie du salariat public : contractuels et intérimaires méprisés fonctionnant en « turn over » assumé.

     

    Aucun français passant à l'antenne de BFM n'a demandé à Hollande si avec tous ses pouvoirs de sorcier, de marabout, il n'était pas comme ceux qui distribuent leurs petits papiers à la sortie du métro et dans les boîtes aux lettres :

     

    « ta femme elle revient, ton salaire il augmente, le cancer tu guéris par imposition du sang d'un poulet si tu contactes le grand mage Hollande, palais de l’Élysée, première porte à gauche sur le palier après l'entrée ».

     

    Hollande le dit lui-même, il a été élu par défaut, non pas à cause d'un défaut de programme de Sarkozy, mais à cause de la surexposition médiatique de ce dernier, les français ne supportant plus de voir sa figure à la télévision ou ailleurs car c'est cela finalement le fond de l'élection présidentielle qui a permis l'arrivée au pouvoir d'un sous-préfet sans envergure de l'européisme, un fonctionnaire zélé de l'administration de Bruxelles, pas un homme d’État. Un yucca en plastique à l'entrée d'une administration aurait fait le même score

     

    Hollande l'affirme aussi sans qu'on lui souffle, il entend la colère des français, mais visiblement s'en fout car va continuer exactement la même politique, les mêmes pseudo-réformes qui sont autant de renonciations de prérogatives de souveraineté nationale au profit de l'Europe et d'un simili « idéal européen » dont il se fiche, comme les autres, complètement ne songeant qu' à garder les places au pouvoir aux siens. A moins d'être sourd comme un pot, ou complètement autiste, il serait dur de ne pas l'entendre cette colère qui monte il faut dire.

     

    Hollande chez Bourdin image prise sur le site de "les echos"

    Couverture de "Closer" sur ce site

     

    Le retournement un autre point de vue ci-dessous

  • « La France « black, blanc, beur », mon cul » (article rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire)

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    Depuis lundi soir, les « pleureuses », « pleureurs » et commentateurs sincèrement sensibles, plus rares, nous ressortent le vieux refrain de la « France, black, blanc, beur », unie dans sa diversité, qui a montré que dans l'adversité, elle pouvait gagner, à condition de faire confiance. Depuis hier soir, l'on pointe du doigt les méchants, les caustiques, les cyniques, les malveillants, les « skeptiques » qui faisaient rien qu'à dire du mal des bleux et qu'ils ont gagné, ce qui ferait que les « skeptiques » l'auraient dans l'os depuis le 3-0 qui permet à de nombreux patrons de se rassurer sur les bénéfices qu'ils feront du spectacle, des maillots vendus, le spectacle lui-même conservant sa dynamique intacte ce qui permet de distraire le citoyen-consommateur du reste...

     

    karim-benzema-c-fete-avec-ses-co-equipiers-la-victoire-de-l-equipe-de-france-de-foot-le-19-novembre-2013-contre-l-ukraine_4532010.jpg

    Attention, minute !, les bleus ne sont pas Athos et son valet coincés par les gardes du cardinal à cinquante contre un dans la cave d'un aubergiste félon, ce sont des sales gosses, des « affreux jojos », qui sont restés des gosses de banlieue, de milieux pauvres, intellectuellement et matériellement, sans connotation péjorative, des milieux où pour s'en sortir et réussir, on ne peut pas faire « normale sup », on n'a pas d'autre choix que de courir derrière un ballon.

     

    Un vrai beau symbole de réussite d'union nationale, ce serait plus de gosses de « cités » en « prépas », quelle que soit leur origine, plus de médecins issus de ces « quartiers » du fait d'un système d'éducation favorisant l'excellence et le goût de l'effort, le mérite. Un vrai beau symbole d'intégration, ce serait aussi de ne pas brandir l'oriflamme de l'anti-racisme dés que l'on souligne que les droits légitimes des « affreux jojos » supposent aussi des devoirs, et qu'évoquer ces devoirs ce n'est pas être xénophobe ou sectaire.

     

    A propos de sectarisme, la France issue de la diversité hier c'était surtout des drapeaux portugais et algériens qu'elle avait dans les mains sur les Champs Elysées...

     

    C'est avoir une haute idée de ces gosses et considérer qu'ils sont capables du meilleur. En quoi est-ce raciste ? Il faut m'expliquer.

     

    Vendredi soir, ils se sont fait engueuler par le proviseur du lycée et lundi soir, ils ont mis un coup de collier et se sont mis à bosser vraiment, s'apercevant avec une candeur touchante, je ne raille pas, combien l'effort et la passion pour la nation peuvent enthousiasmer beaucoup plus que le nombre de zéros sur un chèque de sponsor. C'est un début on me dira, mais ce n'est qu'un début. Ce serait dommage de s'arrêter là.

     

    Des opportunistes dont le locataire actuel de l'Elysée, plus un genre de squatter qu'autre chose vu sa côté de popularité bientôt négative, en ont profité pour bien insister sur la mise en parallèle entre les nouveaux héros du jour, jusqu'à la prochaine connerie, le prochain caprice, la prochaine bouderie, et le gouvernement Ayrault (note l'allitération de la phrase ami lecteur).

     

    Il a dit cet opportuniste :

    «L'entraîneur ça compte » (gros clin d’œil et coup de coude, l'entraîneur c'est lui).

     

    Et aussi :

    « C'est une victoire d'une équipe qui s'est battue de la première à la dernière minute, qui y a cru, qui s'est rassemblé», (re-gros clin ; re-coup de coude).

     

    Et enfin le dernier clin et le dernier coup de coude, un peu plus appuyés encore que les précédents si on n'avait pas encore tout compris :

     

    « C'est souvent le cas en France, on prend pas le chemin le plus direct. Le principal c'est d'y arriver ». On voit à peine où il veut en venir, à ce point on ne parle plus de gros sabots mais plutôt de semelles orthopédiques.

     

     

    On note qu'au départ, il n'y croyait pas à la victoire des bleus, il n'était pas présent au stade au début du match par peur de se faire huer sous le feu des projecteurs en cas de défaite, puis sentant le vent tourner, finalement, son service de com lui a conseillé d'y aller, c'était mieux pour le « storytelling ». Heureusement qu'il n'est pas venu plus tôt me dira-t-on, ainsi, on a évité la flotte.


    la photo  vient de

  • 79% de français "fachos" ?

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    Ce qui s'est passé hier, les huées et les sifflets pendant le défilé du 11 Novembre sont surtout de la responsabilité d'un gouvernement qui, comme les précédents, a déjà enterré la France, la Nation et sa mémoire qu'il feignait de célébrer. Si le peuple était écouté il2013-11-11T181336Z_1_APAE9AA1EMQ00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-11-NOVEMBRE-HOLLANDE-20131111.JPG n'y aurait pas ces incidents...

    Le président Hollande bat ces jours encore un record d'impopularité en étant à 21% d'opinions favorables (au moins il bat un record), du fait surtout d'une politique autiste consistant surtout à appliquer sans aucune concertation ni respect de l'expression démocratique des mesures dictées par l'Union Européenne et les satanés critères de convergence budgétaire qu'implique le traité de Lisbonne.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables de par une pression fiscale qui ne se justifie plus par le civisme et le sens de la collectivité pour les citoyens, l'impôt servant surtout à étayer un système hyper-libéral en voie de destruction, à renflouer les banques et alimenter la dynamique des marchés.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables à cause de lois essentiellement sociétales qui concernent au fond un tout petit milieu de bourgeois ayant abandonné leur « surmoi » moralisateur depuis « Soissantuite ». Il a été élu d'ailleurs contre un autre et non pour son programme qu'il applique, on peut lui reconnaître ce mérite, sans tenir compte des avis extérieurs.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables de par une politique concernant la Sécurité et l'Éducation simplement déconnectée du réel que vivent chaque jour des français qui ne sont pas tous, tant s'en faut, des soutiens du Bloc Identitaire ou des catholiques « intégriss' » ?

     

    Hollande est à 21% par la faute du « deux poids deux mesures » qui a cours un peu partout, du clientélisme électoral qui sévit à tous les niveaux, du copinage de plus en plus insupportable, du communautarisme qui excuse toutes les incivilités, du dogmatisme angélique, des corporatismes qui l'ont soutenu.

     

    Face à cette déferlante de mécontentement qui paraît parfois pré-insurrectionnelle, de la gauche à la droite, qu'entend-on suggérer par les soutiens du président et soutiens, ceux qui sont sincères et ceux qui sont tout juste serviles ? Évoquons par exemple « le petit Journal » de Canal + qui de petit moment aimablement et gentiment caustique au départ devient de plus en plus le quart d'heure d'« expression directe » du PS section « Terra Nova », et dont les cibles favorites sont Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen.

     

    Si on suit le raisonnement des « hollandistes », dont ce prof d'histoire hier si anonyme si peu militant qu'il acceptait une interview chez Yann Barthès justement le soir même, un représentant des corporatismes évoqués tiens, les mécontents, les « bonnets rouges », le « Printemps Français », sont tous issus de l'extrême-droite ou l'extrême-gauche, des jaloux, des aigris, des râleurs réactionnaires, tous des nostalgiques des ordres noirs, de l'Ordre Moral. On s'étonne, il y aurait donc en France 79 % de « fââchiistes » et de staliniens nostalgiques des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    C'est seulement ça la réponse du gouvernement et de ses partisans ? Ils sont donc si peu à l'écoute que cela des français ?

     

    J'en connais que cela étonne encore. Ce n'est pas cet autisme, ce mépris total de l'expression démocratique, quand celle-ci ne suit pas celle qu'on lui dicte, qui est le plus étonnant, c'est que les français soient encore encore aussi calmes quant à ce qu'ils subissent.

     

    Personnellement, je ne souhaite pas une seconde l'insurrection et l'incendie général. La foule imbécile et violente est toujours imbécile et violente, quelles que soient la pureté de ses intentions affichées au départ et ses raisons. Mais nous nous y dirigeons à grands pas et ce un peu partout en Europe. A gauche, la gauche sociétale surtout, on ne comprend pas ce retour de balancier des peuples qui ne veulent plus d'un pseudo progrès qui a surtout consisté à imposer une société libérale libertaire où l'argent est roi et la seule « valeur ».


    image empruntée ici

     

  • Happy Birthday François !

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    'Happy Beursday touyou " Moi-Président et Lui-Premier Ministre ! 

    Post Scriptum : Une chose m'effare, ce qui domine chez les électeurs qui avouent encore avoir voté Hollande, c'est surtout pour une question d'image, et contre une autre image en somme, et non pour ou contre des idées, tout en sachant très bien les conséquences possibles pour le pays.

  • Le pouvoir corromprait ?...

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    « La politique, c'est comme l'andouillette, ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop. »

     

    Édouard Herriot

    politique,société,fabius,moraliser,morale,hollandeLa petite phrase d'Herriot, ce bon père laïcard de la IIIème République, notable positiviste roublard et aussi humain, qui ne croyait ni à Dieu, ni à Diable, mais qui aimait son pays passionnément devrait être remise en mémoire de tous ceux qui prétendent assainir la vie politique une bonne fois pour toutes. A leur décharge, reconnaissons qu'actuellement la politique fait plus que sentir un peu la merde, elle embaume carrément la fosse d'aisance, ce qui est dû également à l'atmosphère délétère de simplification à l'extrême du débat politique réduit à un manichéisme simplet.

     

    Avec l'histoire du fils Fabius, chômeur, non imposable, et propriétaire d'un appartement à 7 millions d'Euros dans Paris (ce qui lui assure des revenus fonciers conséquents), les médias redécouvrent en somme la poudre, et avec eux le public. Le pouvoir, ou la proximité du pouvoir, corromprait les cœurs et les âmes en encourageant l'avidité et l'appât du gain, favorisant une amoralité généralisée quant à l'argent, la seule chose qu'au fond notre société respecte.

     

    Je suis également stupéfait de voir que des gens sont encore étonnés par des histoires dans ce genre là.

     

    Voilà qui n'est pas neuf dans notre système libéral libertaire, et auparavant il est vrai, cela a certes toujours existé, depuis que l'être humain foule cette terre en fait.

     

    Vouloir moraliser la politique, sur la base d'une bien vague « Vertu », romantique mais illusoire, ou de la « déesse Raison » est donc parfaitement illogique, puisque la politique ne sera jamais morale, ne peut l'être, de par la nature humaine, que trop de moralisation conduit surtout au totalitarisme par excès de bonnes intentions, et les bonnes intentions ne font pas de la bonne politique.

     

    C'est l'ambition de quelques cœurs purs utopiques et aussi l'alibi d'autres personnes, parfois des dirigeants, plus hypocrites certainement car pour eux la morale c'est pour les autres surtout, cela ne les concerne pas.

     

    A la différence peut-être que sous l'Ancien Régime ou dans les temps héroïques des débuts du régime actuel, les politiques, même s'ils s'enrichissaient pour eux, gardaient constamment en tête l'intérêt supérieur du pays, et non simplement le leur propre ou celui de leur milieu social, qu'ils hésitaient jamais à sacrifier. Le chancelier Séguier, Richelieu ou Colbert avaient profité des mânes du pouvoir pour eux-mêmes mais ils avaient aussi largement travaillé pour la nation française, le fait qu'ils ne soient pas complètement des anges étant largement compensé par leur génie politique hors du commun.

     

    Je ne suis pas certain de toutes façons que le public veuille vraiment la moralisation de la politique ou connaître la vérité des affaires louches liées à la politique, dont on n'aperçoit à mon sens que la pointe émergée de l'iceberg, toute petite...

    Une "perle" de Najat Vallaud-Belkacem sur cette affaire à ce lien

    image de Thomas Fabius prise ici

  • Le "Mariage pour tous" et après ?....

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    droits.JPGLe "Mariage pour tous" vient d'être voté au Sénat après une mobilisation de la gauche, des esprits de progrès, c'est eux qui le disent, et de quelques parlementaires de droite...


    On attendra vainement la même mobilisation contre la précarisation du salariat induit par l'accord avec le MEDEF,


    on attendra vainement la même mobilisation contre le chomage, soient 5 millions de personnes en France,


    on attendra vainement la même mobilisation contre le mal logement soient 1 millions de personnes en France.


    On attendra vainement la même mobilisation contre la GPA qui sera une des conséquences de cette loi, déjà des labos américains prospectent en France car le marché du bébé, et du ventre à louer, c'est encore un peu plus de pognon à se faire sur le dos de femmes précaires qui n'auront que cela pour survivre dans un monde où le darwinisme social croit de plus en plus...


    Un point positif, Hollande a scrupuleusement suivi les instructions de "Terra Nova" pour fidéliser un nouvel électorat bourgeois et urbain.

    illustration prise ici

  • « Batteries de cuisine », Sarkozy et Cahuzac - la suite des fabuleuses aventures de Mélanie Chassepot

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    Mélanie Chassepot était une femme de progrès de gauche, elle voyait son engagement à gauche un peu dans le prolongement des "gentillesses" d'Amélie Poulain. Elle, en bonne femme de progrès qu'elle était donc, détestait Nicolas Sarkozy pour diverses raisons :

     

    politique, sarkozy, hollande, militantsD'abord il était de droite, n'hésitant pas à le clamer, et ça c'était presque suffisant pour justifier sa détestation, donc forcément amoral, ensuite c'était un homme qui n'hésitait pas en plus à mettre en avant sa virilité d'une manière parfois peu subtile, enfin, il était marié à une chanteuse qui s'était moqué du président actuel, ce qui était impardonnable, une ancienne mannequin qui plus est, une jolie femme qui avait quelques beaux restes, une « bourgeoise » c'est sûr se disait Mélanie, comme toutes les jolies femmes !....

     

    Pour Mélanie, la dérision « citoyenne » se concevait quant on se payait la tête des cibles autorisées, mais faire preuve de dérision envers le chef, ça c'était mal, comme avant.

     

    En bonne militante de gauche et militante tout court, Mélanie était loyale au chef.

     

    Et, cerise sur le gâteau de l'infâmie, Sarkozy avait de bonnes relations avec l'Église Catholique s'affichant même à côté de ce Benoît XVI, un traditionaliste odieux à ses yeux, si tolérant avec les « intégristes ».

     

    Et cela, c'était vraiment le pire, c'était atroce.

     

    Jérôme Cahuzac avait dû démissionner la veille à peine que dés le lendemain, Nicolas Sarkozy était mis en examen pour « abus de faiblesse » envers Liliane Bettencourt alors qu'il y a quelques mois à peine, la justice avait conclu à l'absence d'élements probants.

     

    Il y avait aussi la « manif pour tous » du 24 Mars, qui bien que venant un peu tard, participait à l'impopularité du gouvernement qui était surtout efficace pour sa clientèle électorale et très peu pour le pays.

     

    Pour Mélanie, c'était la « faute à Sarkozy », y compris l'imprévoyance des pouvoirs publics avant les chutes de neige, toutes ces difficultés provenant de la collusion de Sarkozy avec les capitalistes, les banquiers, la Bourse, et les financiers, ce qui n'était pas du tout le cas de Hollande selon Mélanie, la preuve Hollande était de gauche.

     

    Envoyer dans les pattes des opposants une bonne affaire judiciaire, pour montrer qui avait le pouvoir, c'était quand même bon à prendre.

     

    On pouvait craindre un « retour de bâton » concernant quelques autres affaires que l'UMP et le PS n'allaient pas manquer de s'envoyer à la figure par la suite, faisant le lit d'autres partis qui n'en profiteraient pas manquant de personnalités réellement possédant l'envergure nécessaire pour compenser les défaillances flagrantes de ces deux partis.

     

    Mélanie n'y voyait pas malice, pour elle Cahuzac était un homme intègre car ministre de gauche, et le fait qu'il avait participé de très près pendant de nombreuses années à l'industrie capillicole, où les « dessous de table » sont une habitude décidément, ne la gênait pas outre mesure.

     

    Et puis pour elle les manifestants du 24 Mars n'était qu'un ramassis de bourgeois réactionnaires et stupides dirigés par une clique de femmes, un comble, dont une figure excentrique, cette Frigide Barjot, une fêtarde en plus, ce qui la faisait fulminer au plus haut point sans trop savoir pourquoi au juste.

     

    Ne serait-ce que le pseudonyme évoquait trop de choses désagréables à Mélanie, cela éveillait en elle des échos pénibles.

     

    Mélanie n'était pas frigide ou psychorigide avec les hommes parce qu'elle avait un physique « difficile » et qu'elle avait connu peu d'amours légères ou profondes, ce n'était pas du tout ça, Mélanie ne voulait pas souscrire aux clichés « machos » sur les femmes, car elle était féministe :

     

    La féminité, la séduction relevant à ses yeux de ce genre de clichés selon elle « bourgeois ». Étrangement, la plupart des féministes, des femmes de progrès comme Mélanie ne possédaient généralement ni l'une ni l'autre.

     

    Bizarrement, là, dans ce cas précis Mélanie trouvait que les attaques au physique contre cette Frigide, ou contre Christine Boutin étaient au fond de bonne guerre, tous les moyens étant bons pour « écraser l'infâme ».

     

    Comme militante, Mélanie était un peu trop docile et ne se posait jamais de questions, elle pensait qu'une militante doit obéir aveuglément.

     

    Mélanie n'était pas la seule, elle croisait souvent dans la rue Élise de Cabernet-Montluc, qui bien que militante de droite lui ressemblait sur de nombreux points dont le moindre n'était pas ce côté relationnel difficile avec les hommes. Élise était fascinée par Nicolas Sarkozy et détestait François Hollande sans trop savoir pourquoi, c'était un peu la même histoire mais de l'autre côté...

     

    En bonnes militantes, les casseroles que traînaient leurs grands hommes, qui devenaient des batteries de cuisine, ne les dérangeaient pas, cela en plus leur permettait de les défendre et montrer ainsi leur amour du leader, et sublimer leur vie privée tellement creuse au fond.

    image prise ici

  • "Haro sur le diesel !" - Sept français sur dix méprisés

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    Aussi sur Agoravox

    Depuis quelques temps déjà, c'est « haro sur le diesel », après « haro sur les cigarettes », sous prétexte de santé et d'hygiène publiques. Les radios, les médias, les journaux ne cessent d'interroger des « spécialistes » qui tous abondent dans le même sens...


    pompe1.jpgEt monsieur Montebourg y retrouve sa stature de « chevalier blanc de gauche » de la politique, rôle qu'il avait un peu perdu après s'être ridiculisé face à Mittal ou aux patrons de l'usine « Goodyear » d'Amiens, et devant lesquels il a montré quelques rodomontads sans conséquences positives pour les salariés et donc surtout son impuisance manifeste.


    Les objectifs sont nobles en apparence, mais au fond il s'agit surtout de gratter quelques impôts supplémentaires un peu partout en pénalisant ce qui reste encore des classes moyennes, tous ces ménages qui ne revendiquent pas souvent il faut dire, ne descendent pas dans la rue pour telle ou telle revendication communautariste, ne sont pas organisés en lobbies.


    Les rares fois où quelques uns parmi eux manifestent, contre un projet de loi sociétale par exemple, ils sont de toutes façons largement méprisés et ringardisés, pointés du doigt comme « réacs », rétrogrades et ce malgré une réception élyséenne...


    C'est aussi encore un exemple de l'idéologie sociale-libérale, festiviste, à l'oeuvre, et qui avait déjà conduit à quelques projets idéologiquement grotesques qui auraient pénalisé surtout les plus précaires, comme le péage à l'entrée de Paris pour les voitures les plus polluantes qu'avait préconisé Denis Baupin il y a un temps, ainsi que des autoroutes périphériques plus chères autour de Paris, propositions de nouveau évoquées par Bertrand Delanoé il y a peu...


    Et de continuer à pratiquer la même politique clientéliste en caressant dans le sens du poil les électeurs écologistes à défaut de retrouver la confiance des classes populaires qui sont parties sous d'autres cieux électoraux, en particulier au FN, où elles restent, la plupart des commentateurs de la « bonne presse » n'y voyant pas malice et parlant encore de « vote protestataire ».


    Et puis il faut dire que les commentateurs se foutent du vote FN des classes populaires qu'ils méprisent, n'ayant pas de mots assez durs pour elles : « beaufs », « franchouillards », « ploucs » etc...


    Bien sûr, il s'en trouvera parmi les partisans du gouvernement actuel pour chipoter sur la définition de classes moyennes. Il est certain qu'un ménage de la classe moyenne sera toujours plus riche qu'un allocataire du RSA tout comme un manchot qui a encore ses jambes a plus de chance qu'un « homme tronc ».


    Tout est relatif et réciproquement.


    Mais discuter sur la définition de la classe moyenne ne change rien à ce fait tout simple : la politique fiscale imposée par l'Europe appauvrit chaque jour un peu plus les ménages qui auparavant disposaient d'encore un peu de liquidités.


    Ceux qui ergotent là dessus, faisant la « fine bouche » sont généralement issus de milieux sociaux matériellement confortables et ne craignant pas l'insécurité des revenus et de l'emploi, y compris pendant la retraite où ils bénéficient pour la plupart des « régimes spéciaux » et quelques autres -menus certes mais quand même- privilèges, pardon des « z-acquis sociaux » (TM°) que l'on ne peut remettre en cause sans risquer l'appel au risque de retour des « -z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) ou la remise en cause de la politique du CNR, ce ci montrant d'ailleurs au passage que la gauche vit depuis 45 dans un présent politique perpétuel.


    L'exemple de cet engouement pour la conversion ou le remplacement des voitures « diesel », ce qui concerne sept français sur dix environ, ou 65% du parc automobile national, en est un bon exemple. Si les ménages achetaient une « diesel » c'était surtout pour conserver une indépendance de mouvements, que permet la voiture plus que les transports en commun encore en 2013 :


    Les billets de trains sont de plus en plus chers à moins de répondre à des conditions tellement draconiennes que voyager à prix réduit devient progressivement impossible, y compris grâce aux bétaillères « new look » « Ouigo » (TM°).


    Les cars en province ont le plus souvent des horaires aberrants, et des tarifs qui oscillent entre le prohibitf, aussi chers que le train, et le scandaleux. Du point de vue commercial, on parle alors « pudiquement » de nécessité de rentabilité, qui devient le seul point de vue des collectités locales censées mettre en place des infrastructures adéquates, ce qu'ils ne font plus depuis longtemps sur les « petites » lignes qui auparavant rendaient service.


    Cette fichue nécessité de rentabilité permet des rentrées d'argent plus importantes et la réalisation de projets locaux plus ou moins pharaoniques confortant les édiles dans leurs prétentions à marquer leur législature : la construction d'une SMAC par exemple dans une ville déjà largement endettée.....


    Même si sa conversion à l'économie de marché hyper-libérale, et à la nécessité de rentabilité rapide, est évidente, la gauche curieusement, même devenue sociale libérale, et sans percevoir l'hypocrisie de cette posture, reste empêtré dans ses postures de « gauche morale » voire « gauche olfactive » qu'elle limite maintenant à ses choix sociétaux, en particulier sur les théories du "Genre"...

    illustration empruntée au site "web-automobile"

     

  • K.O. À Bamako

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    Pastiche tout plein de dérision aussi sur Agoravox

     Un petit pastiche de « S.A.S » avec tous les clichés afférents pour parler du Mali, je précise le pastiche par prudence. Ne serait-ce que les couvertures de « SAS » des années 70 sont une sorte de « madeleine » pour ceux qui ont grandi durant cette décennie. Avec les « belles consciences » qui pensent et aiment la « bonne » presse on ne sait jamais, donc il vaut mieux préciser...

    littérature, société, politique, Afrique, Hollande, hypocrisieMalko était à Bamako, au Mali, depuis quelques mois déjà en mission spéciale pour ses employeurs habituels, les « Yankees », qui étaient à pied d'œuvre en Afrique depuis que les anciens colons leur avaient laissé le champ libre, il y avait également les Chinois, très actifs partout en Afrique, les Cubains et la plupart des « grands » pays « démocratiques » d'Europe de l'Ouest, et de l'Est.
    Il était arrivé dans un discret avion de tourisme depuis la Mauritanie, accompagné d'Elko.

    Ses gardes du corps l'avaient précédé dans la capitale malienne, et balisé la mission.

     Il était sur le balcon de la suite du « Hilton Head » à observer les combats tout en maintenant fermement de la main gauche la tête de la beauté locale agenouillée à ses pieds.

     Elle avait été un peu réticente au départ, elle avait peur de perdre son travail, puis les yeux d'or liquide de Malko avaient fait leur effet habituel.

     Le Mali était dans les faits un régime militaire au service des plus riches et des pays du Nord de la planète qui se partageaient le pillage de l'Afrique depuis l'indépendance et la décolonisation, selon des intérêts parfois divergents mais ils s'entendaient pour gagner beaucoup d'argent sur le dos des populations déjà largement éprouvées voire sacrifiées.

     Pas toutes bien sûr, des cyniques, des canailles en profitaient. Les concessions de voitures de luxe, les palaces ultra-modernes, qui proposaient hypocritement des excursions au cœur des villages miséreux pour des touristes en mal de dé-culpabilisation, fleurissaient au milieu des « bidonvilles » comme les acacias autour de son château de Liezen au printemps dans tous les pays d'Afrique sans que personne ne s'en émeuve vraiment en Europe.

    Le désordre organisé avait permis également aux luttes ethniques, un temps en sommeil de reprendre de plus belle, et aux charlatans de toute obédience de faire énormément de bénéfices en se réclamant d'un dieu d'amour à chaque fois.
    Il réfléchissait dans l'air chaud et excessivement sec du pays, les immeubles tout hérissés de paraboles-satellites et d'antennes hertziennes étincelaient de blancheur sous le soleil implacable, comme lui.
    Il avait préparé le terrain de longue date et enfin les Français intervenaient, ses employeurs leur avaient facilité les choses encore une fois car il y avait longtemps que les Français n'avaient plus les moyens d'un tel engagement.
    Il faut dire que dès qu'un de leurs présidents se trouvait en difficulté dans les sondages, il lançait une intervention lointaine et exotique, afin d'obtenir une victoire facile qui ferait de lui un descendant honorable d'un certain général, que Malko estimait beaucoup plus, qui avait refondé leur République.

     Tout en besognant à présent sa compagne d'une journée à demie allongée sur la table du salon, ses jambes de chaque côté de son visage, Malko songeait au président français actuel, son regard d'or liquide fixé sur les explosions sporadiques au loin.

     Le bonhomme, un certain François Hollande, avait le physique et le charisme d'un notaire de province, ce n'est pas que le prince lui préfère son prédécesseur qui avait le même comportement que les petites frappes hyper-nerveuses des cités sensibles de l'« Occident malade ».

     Il s'était plus ou moins ridiculisé dés sa prise de pouvoir sous une pluie battante qui n'annonçait rien de bon pour son pays autrefois grand.

     Le prince était une fois écœuré par ces massacres inutiles commis d'un côté au nom de la France, ou plutôt la « Françafrique » dont les nouveaux dirigeants français avaient promis comme les autres la disparition, éternelle et de l'autre au nom d'un dieu, Allah, qui sans doute n'en demandait pas tant.

    littérature, société, politique, Afrique, Hollande, hypocrisie Et déjà l'armée dite « régulière » malienne en avait profité pour commettre plusieurs exactions quasiment en toute impunité, du mois c'est ce que ses « employeurs » leur avaient laissé croire, le temps que les français jouent les sauveurs des pauvres africains encore une fois, à la fois pour se donner bonne conscience et aussi pour remonter dans les sondages.

     Et on lui demanderait un jour de les punir sévèrement ou d'organiser leur chute.

     Ainsi allait sa destinée...

     Finalement, se dit-il, Hollande n'était pas si mou que ça, il cachait bien un certain cynisme derrière une apparente bonhomie, comme tous les hommes de pouvoir qu'il avait pu croiser..

     Malko rejeta la tête en arrière un court instant d'extase et repoussa la fille qui rassembla rapidement ses affaires, son uniforme de femme de chambre, son petit calot blanc, et sortit discrètement...

    image du haut empruntée à "Paperblog"

    couverture empruntée à ce site

  • 2013 aussi anodine que 2012 en politique ?

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    Aussi sur Agoravox

    La petite planète bleue perdue dans un coin perdu de la galaxie a encore effectué un tour complet autour de la minuscule étoile qui la réchauffe comme elle peut depuis quelques millions d'années. Dans l'excellent « Jésus de Montréal » une scène résume très bien tout cela, au début du film, dans le planétarium, un jour l'univers disparaîtra et ce sera peut-être comme si il ne s'était rien passé entre l'étincelle originelle et la fin.

    P1020397.JPGPourtant, les habitants de cette boule de glaise, qui se tiennent debout depuis à peine quelques milliers d'années se considèrent encore et toujours comme étant au centre de l'univers, persuadés que leurs gesticulations ont un sens fondamental.

    A écouter les rétrospectives obligatoires politiques, économiques et sociales de fin d'année on est cependant encore frappé par le côté fortement anodin qui se dégage au final de la grande majorité des discours entendus dans une toute petite partie de ce tout petit astre, un pays que ses habitants appelaient la France il n'y a pas si longtemps, et ce d'un côté comme de l'autre.

    Tout cela reste très superficiel.

    A gauche, les uns promettaient le changement maintenant, demain, incessamment sous peu, on l'attendrait encore vainement à cette heure.

    On me rétorquera, la fiscalité qui a déjà considérablement augmentée, c'est déjà un changement considérable, et ce pas seulement pour les plus riches et la taxe alibi à 75% censée « faire payer les riches ».

    Pour compenser, à gauche on reste tout autant qu'avant dans la moralisation et les préoccupations sociétales à peu de frais qui permettent de continuer à faire croire que l'on est à l'avant-garde du progrès sans trop changer quoi que ce soit, tout en gardant sous la main quelques épouvantails utiles que l'on agite pour se mettre en avant :

    Le Pen père et fille et de plus en plus « les cathos », tous mis dans le même sac réactionnaire, surtout quand ils donnent leur avis, un bon « catho » étant un catho qui ferme sa gueule.

    Curieusement, les discours musulmans ou juifs sur les questions sociétales, qui sont tout aussi « réactionnaires » sur le fond et la forme, voire plus, sont largement plus tolérés, même ignorés alors que les croyants musulmans pratiquant leur religion sont largement plus nombreux que les catholiques, représentant objectivement un plus grand danger pour les politiques prétendant défendre le progrès.

    A gauche de la gauche, comme d'habitude depuis fort longtemps, la révolution est pour demain, c'est sûr, ce qui est le cas depuis quelques décennies.

    Mais à les entendre, il y a des signes qui ne trompent pas, l'effondrement du capitalisme est proche, c'est certain. Comme après toutes les crises de système, on entend ce refrain entonné surtout pour porter au pouvoir des hommes ambitieux qui confondent leurs idéaux avec ce qu'ils estiment être leur destin : être guide de leurs congénères.

    A droite, les conflits de personne, les ambitions démesurées des uns et des autres, les ont conduit à se ridiculiser non pas définitivement (les peuples ont la mémoire courte, très courte) mais à se montrer au fond tels qu'ils sont, des pantins grotesques dont l'ego prend toute la place.

    Comme les hommes de gauche dont il fut question ci-dessus, ils sont également persuadés que leur destin a une importance, en appelant à de grands anciens, dont certain général, que cela ferait bien rire.

    A droite de la droite, comme d'habitude, on en appelle à la « Patrie en danger », on concentre l'expression des voix des mécontents, qui sont ainsi contenus, tout en sachant très bien que l'on n'accédera jamais au pouvoir, et ce malgré tous les alarmistes de gauche comme de droite qui en appellent au souvenir des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

    Bien sûr, il est hors de question pour ceux qui moralisent encore et toujours sur le vote à droite de la droite de se demander pourquoi il est des électeurs qui votent pour ces partis.

    Pour consoler le peuple, pour compenser ses frustrations, les politiques et ceux qui détiennent véritablement le pouvoir, à savoir les dirigeants économiques et financiers, ont trouvé l'idée de génie, lui donner l'illusion qu'il peut tout dire sur le Net, mettre au jour des secrets -de polichinelle-, des pseudo complots qui restent dans l’irrationalité « traditionnelle », comme avant on en reste au complot juif mondial (maintenant sur le réseau on invoquera le complot « sioniste » mais pour la plupart des antisionistes, cela revient au même, à quelques exceptions, se dire anti-sioniste ne tombant pas sou le coup de la loi car ce genre d' « antisionistes » est courageux mais pas téméraire).

    Sur le réseau, il y a également des hommes politiques qui s'imaginent avoir un destin important, et qui rassemble à chaque fois une poignée de fidèles persuadés de l'importance de leur gourou, même micro-gourou.

    Et personne ne veut vraiment que cette farce s'arrête tant qu'elle est encore possible. Les ennemis prétendument irréductibles se réconcilient bien vite une fois les projecteurs éteints, loin des forums, sachant qu'ils ont besoin les uns des autres pour entretenir le jeu, la comédie qu'ils tiennent à continuer de jouer en 2013, la roue continuant de tourner..

    illustration de l'auteur

  • Simple Rappel

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    Ce n'est pas si vieux, c'était en avril-mai 2012...

    Par contre la TVA Hollande, aucun problème.

    Merci donc à tous les naïfs qui ont voté pour lui.

    Et merci au site "Causeur.fr" et à l'article d'Elisabeth Lévy d'évoquer ce reniement évident.

    hollande-tva-mariage-gay.jpg

  • De la nécessité d'éviter malgré tout l'anti-hollandisme

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    Déjà sur Agoravox

    Depuis que Sarkozy n'est plus président, les anti-sarkozistes de profession sont en deuil et ont perdu une partie de leur gagne-pain. Ils se raccrochent encore aux branches, aux miettes éparses, à quelques bribes d'attaques personnelles et abjectes à son encontre, mais on sent bien que le cœur et l'envie n'y sont plus.

    photo prise ici sur le site du "Nouvel Obs"

    0561333535062.jpgPar contre, en réaction, certains pensent qu'il est utile de se lancer dans un même genre d'acharnement contre Hollande, parfois tout aussi débile que contre Sarkozy, j'ai en mémoire cette photo qui a circulé largement sur les réseaux sociaux montrant Hollande regardant sa montre (dont le cadran était à l'envers), et particulièrement cette réflexion d'une internaute trouvant débile qu'il regarde l'heure là-dessus alors qu'il aurait dû le faire selon elle sur son portable.

    C'est du niveau zéro de la politique, non ?

    De même que penser que Hollande c'est Robin des bois et la droite les sbires du Prince Jean, ou que les personnes de droite sont forcément richissimes, qu'il n'y a pas de bourgeois de gauche etc...

    Il faut dire qu'après tout, l'envie n'en manque pas, de se défouler, cette gauche morale qui se pose en gardienne de la République est suffisamment agaçante pour que l'on ait envie de lui rendre un peu de la monnaie de sa pièce.

    Et il serait quand même constructif que Hollande définisse sa politique personnelle sans se référer constamment à des comparaisons avec son prédécesseur.

    Seulement voilà, la maison brûle et nous regardons ailleurs, nous laissant aller à des chamailleries finalement infantiles, et des conflits idéologiques hors d'âge (que ce soit du côté libéral ou marxisant), alors que le contexte actuel est des plus graves et que ce qui arrive en Grèce, ne serait-ce que l'affolement bien compréhensible des clients des banques qui vident leurs comptes, et aussi en Espagne, des dizaines de plans sociaux, ou en Italie, où est appliqué une rigueur qui tira des larmes à l'une de ses instigatrices mêmes, aura forcément des répercussions en France du fait de cette mondialisation que la plupart des idéologues appellent de leurs vœux depuis une soixantaine d'années, encore hier hélas lors du Conseil des 27 où l'on nous assure que finalement le problème est qu'il n'y a pas encore assez d'Europe en définitive, d'Europe libérale et monétariste s'entend.

    L'heure est venue d'un certain empirisme ou d'un empirisme certain plutôt.

    Il n'y a de toutes façons pas trente-six politiques à mener. Je trouve qu'il est appréciable d'entendre le président Hollande demander à ces collègues européens de doser la durée de leurs interventions, ce qui ralentit des débats déjà plombés par le fonctionnement sur-bureaucratique de l'Union Européenne qui est surtout, pour le moment, une construction de technocrates.

    Le « pacte de croissance », s'il est suivi d'applications concrètes, et si on en échange on ne demande pas aux états de perdre un peu plus de leur souveraineté, est au moins une base de discussion contre l'emprise des marchés sur le « vieux continent », raison pour laquelle il serait peut-être malvenu et contradictoire d'imposer un peu plus les petits épargnants de la classe moyenne en France.

    Je cite un blogueur de « Le Monde.fr » :

    « M. Hollande table sur 4,5 milliards de recettes fiscales supplémentaires grâce à une taxation accrue des revenus de l’épargne. Or, fait valoir M. Carrez, l’imposition des dividendes et intérêts ne peut aller au-delà de 2,5 milliards, le reste ne peut-être pris que sur l’épargne des ménages, en particulier l’assurance-vie, ce que le socialiste Michel Sapin, en charge du projet, avait confirmé avant d’être démenti."

    et aussi [...]la suppression annoncée par le candidat socialiste de la détaxation des heures supplémentaires rapporterait 4,2 milliards mais elle priverait les contribuables modestes qui en bénéficient, de 432 euros de plus par an en moyenne. Au total, et compte tenu des marges de manœuvre limitées sur l’imposition des plus aisés qui acquittent déjà 64% de l’IR »

    Et le « pacte de croissance » ne vaudra rien sans la mutualisation de la dette européenne et la mise en place des Euro-Bonds qui donneraient une nouvelle cohérence à la politique de l'Union. C'est là que le nouveau président doit s'affirmer, loin des bonnes intentions utopistes, et des rodomontades des uns ou des autres, et en arrêtant de définir sa politique « a contrario » par rapport à Sarkozy.

  • L'éducation commence en famille, se termine à l'école

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    Aussi sur Agoravox
    Et sur Antidoxe

    Ce qui permet de voir les commentaires à cet article sur un site plutôt à gauche, et sur un site plutôt libéral...

    Le nouveau gouvernement a pour priorité l'éducation ce qui est bien légitime, avec comme moyens avoués la création de postes et d'emplois de soutiens pour les élèves et d'une restauration des moyens. C'est tout ce qu'il y a de plus honorable et l'auteur de ce texte le salue en toute sincérité, ce qui est fait pour l'instruction et la formation culturelle et citoyenne des adolescents et des enfants, après tout, c'est toujours bon à prendre.

    image empruntée ici (site de "l'île aux jouets")

    158-566-large.jpgCependant, comme tous les gouvernants avant eux, le nouveau gouvernement oublie une variable importante, fondamentale, du problème :

    La place de la famille et de l'éducation reçue à travers elle. Ce n'est pas simplement une question de postes, de moyens, de nouveau budget, c'est aussi et d'abord une question globale de société.

    Or, depuis une cinquantaine d'années, ce n'est pas que les enfants soient mal éduqués ou mieux éduqués, mais plus éduqués du tout, le plus important pour eux devenant leurs besoins de consommer les biens et services que le système consumériste leur enjoint de consommer pour être insérés dans la chaîne économique dont ils deviennent des rouages dociles .

    Les parents, sous la pression de tel ou tel psychologue médiatique, de tel ou tel groupe de pression, ont fini pour la plupart de démissionner de leur autorité et de leurs charges de parents, se contentant, c'est au moins quelque chose, de nourrir et vêtir leur progéniture.

    Les parents laissent la responsabilité de l'éducation, ou de leur formation comme citoyens, des gosses aux professeurs dés la maternelle, considérée comme une garderie de luxe, le primaire, idem, le collège, perçu de même manière, et le lycée.

    On reproche aux enseignants d'être soit trop sévères, soit trop laxistes. Et bien sûr paresseux, car la tâche qu'on leur demande est titanesque et quasiment impossible : réussir à rattraper plusieurs années d'absence totale de repères, y compris les plus basiques, chez des élèves dont les géniteurs se comportent parfois comme des copains du même âge : le père joue à la console avec son fils, la mère s'habille comme sa fille, elle adore que l'on dise d'elles qu'on dirait des « jumelles du même âge ».

    Les parents ai:ment à évoquer leur passé idéalisé d'élève ou modèle, rarement il faut bien le dire, c'est mal considéré aussi par les adultes d'être un genre d'intello, ou d'élève chahuteurs et rigolos qui « faisaient tourner en bourrique les profs quand ils étaient jeunes, et d'ailleurs c'est pour cela qu'ils n'ont pas réussi leurs études », « les profs ne les aimaient pas ».

    Depuis quelques années du fait d'internet, ce genre d'argumentaire se complexifie, si un parent n'a pas fait d'études, ce n'est pas parce qu'il était juste fainéant, ou simplement insouciant, mais c'est parce que l'école ne forme qu'à un seul modèle social et que lui était rebelle à ce modèle, ou alors plus chic, invoquer le syndrome d'Asperger

    Aucun d'eux ne songerait à se rappeler son absence totale d'efforts personnels tout au long de sa scolarité. Le simple fait de prononcer le mot « effort » ou « exigence » ou tout simplement « travail » vous fait passer pour un réactionnaire.

    C'est à peine si on ne demande pas aux enseignants d'aller passer les examens et concours à la place du petit dernier ou de la petite dernière, au minimum doit-il fournir en quelque sorte des diplômes « clés en main » ou en kit où il ne reste plus qu'à l'élève à recopier en somme et éviter toutes contraintes considérées comme inutiles.

    Comment d'ailleurs un élève peut-il se concentrer dans sa chambre alors qu'il a un portable (voire deux), son propre ordinateur, sa propre télévision (avec le « satellite » vu comme éducateur culturel de compensation) et bien sûr la console de jeux dernier cri ?

    Il est persuadé ainsi que ses parents que de toutes manières il lui suffit maintenant de taper sa recherche sous « Google » (TM°) quand il cherche une réponse à un quelconque questionnement sur une lacune de connaissances.

    Ce qui est rare bien sûr, sauf quand il doit aider un comparse à répondre à un jeu télévisé, les quiz télévisuels trop culturels étant d'ailleurs stigmatisés comme réservés aux vieux. Bien sûr, les parents et leur progéniture feignent de croire que ça suffit, et que l'esprit d'analyse ou le sens critique s'acquièrent facilement, d'un claquement de doigts.

    Bien sûr, toutes ces questions qui remettent en question le mode de fonctionnement de la majorité des parents et de leurs enfants actuellement, personne ne veut se les poser. Cela reviendrait à remettre en cause la consommation reine dans notre société, ainsi que la satisfaction immédiate des désirs et pulsions, que la plupart voit comme le seule but de la société actuelle.

     

  • La nouvelle (et normale) rentrée des classes de la France

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    sur agoravox rentrée normale aussi

    Toute ressemblance du collège dont je parle avec la situation politique de notre pays serait totalement voulue.

    image prise ici sur le site de écoles au pluriel

    cour-de-recreation.jpgDans mon collège, quand j'étais adolescent, nous avions changé de principal, le nouveau était plus jeune que le précédent, prétendait tout changer, et puis finalement, il fit comme les autres et appliqua les instructions ministérielles à la lettre dont celle de la proviseure du lycée proche, flambant neuf, et dont les élèves travaillaient à l'entendre beaucoup mieux que nous.

    Au début la majorité des élèves l'aimait, et puis au bout d'un moment, comme nous le voyions tout le temps dans la cour, un peu trop, la plupart l'ont détesté et pris en grippe.

    Cela devint un passage obligé pour se faire bien voir des élèves réputés les plus rebelles du collège, qui étaient aussi parmi les plus conformistes il faut bien le dire, il fallait absolument montrer que l'on détestait ce jeune principal au risque d'être traité de « fayot » et autres délicatesses. Quelques années plus tard j'appris que la plupart de ces « rebelles » étaient devenus employés de banque ou bureaucrates dans une quelconque administration.

    Car il avait beau leur promettre que tout le monde dans le collège aurait un diplôme et le métier de ses rêves ça ne fonctionnait plus, le courant ne passait plus et les résultats ne suivaient pas vraiment car tout le monde s'était dit que c'était en gros à lui de faire tout le travail, que nous n'avions pas à lever le petit doigt, et que rien ne devait changer dans nos petites habitudes, y compris pour les élèves responsables des études ou des couloirs.

    Il jouait les gentils, mais il prétendait sonner la récréation plus tôt le soir pour les élèves turbulents qui affirmaient être frustrés et en avoir besoin pour se défouler.

    L'ancien principal avait pourtant une jolie femme qui était loin d'être le tromblon habituel que sont les épouses de certains édiles provinciaux, il roulait dans une belle voiture que les plus vieux des élèves auraient voulu avoir plus tard, deux beaux jouets en somme. Sa femme se réunissait parfois avec les plus jeunes professeurs féminines, et elles discutaient en salle des professeurs de chiffons et autres sujets futiles.

    Les plus grands du collège avaient essayé plusieurs fois de la prendre en photo alors qu'elle prenait des bains de soleil dans le jardin du logement de fonction de son mari. Pour se venger, ils avaient fait courir le bruit qu'elle était jolie, mais que comme toutes les jolies femmes, selon le préjugé immémorial, elle était bête aussi.

    (Alors qu'une femme peut très bien être laide et imbécile, dût-elle prendre ses diverses frustrations pour une forme d'intelligence)

    Et puis le principal a changé, non pas brutalement, sans prévenir, pendant un an, on nous a présenté à nous les élèves celui qui allait lui succéder, ont été vantés ses qualités supposées à l'inverse de celles de l'ancien principal.

    Lui, le nouveau il serait le président de la justice et de l'égalité, lui le nouveau principal, il saurait nous faire accéder aux premiers rangs de la réussite, sans que nous ayons aucun effort à fournir pensions-nous, sans sacrifices.

    Quand il prit ses fonctions, il serra à peine la main de l'ancien principal, même si nous ne l'aimions pas beaucoup, nous n'allions sûrement pas pleurer sur son sort, cela nous fit quand même, malgré nous, un petit pincement au cœur, nous nous somme dits alors que peut-être il était possible que même lui, oui, même celui-là nous le regretterions d'ici quelques temps.

    Il souriait lui aussi, mais nous sentions bien qu'au fond, il était tout aussi sévère que le précédent voire plus. Même le professeur de techno, qui parlait souvent avec les élèves « rebelles » le trouvait sympathique et ne trouva rien à redire sur les promesses qu'il avait faite avant d'arriver dans notre collège.

    Sa femme au nouveau principal était jolie aussi, mais on sentait qu'elle ne se laisserait pas apitoyer par les élèves et les petits soucis des jeunes professeurs. Ils nous parlèrent tous les deux d'un retour à la normale tout comme le principal adjoint, eux savaient ce qu'il fallait faire pour nous remettre dans le droit chemin et nous emmener vers notre vie de citoyen. Nous comprîmes alors que nous aurions ce genre de leçons de morale, qui rappelait celles de l'ancien curé de l'église du quartier, qui était très moderne et qui avait fini par se mettre en ménage avec son bedeau.

    Il ne resta pas très longtemps dans notre collège, car déjà avec les nouveaux professeurs et le principal adjoint, qui était un ancien scout ou approchant comme nous avions cru le comprendre, il partit très vite pour le lycée rutilant à côté de notre collège pour rendre visite à sa proviseure, lui faire un brin de cour, comme l'ancien principal...

  • Le petit Nicolas et les primaires du PS – un hommage à Goscinny et Sempé

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     Je ne vous ai pas raconté la seule bêtise qu'Agnan a faite. Agnan on ne l'aime pas, c'est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse et un sale cafard qui rapporte quand nous faisons les guignols, et alors la maîtresse nous punit et nous devons rester silencieux pendant toute la récréation.

    petit-nicolas-390055.jpgAgnan a voulu organiser des élections « primaires » comme en Amérique pour les élections des délégués de classe. Il avait vu un candidat des « primaires » aux élections présidentielles américaines, il recevait plein de petits bouts de papier sur la tête comme pendant le carnaval, et il était dans une grosse voiture dans les rues d'une grande ville. C'était chouette.

    Il est allé demander au directeur, il est fou Agnan, qui lui a tapoté la tête gentiment et lui a dit qu'il était d'accord tant que ça ne gênait pas le travail dans les classes et les récréations.

    Il fallait s'inscrire pour participer aux « primaires », un grand papier était affiché sous le préau. Il y avait surtout des amis d'Agnan des autres classes, des bons élèves : Marie-Ségolène, une amie de Marie-Hedwige qu'elle suivait partout, Marie-Ségolène elle voulait être maîtresse plus tard, elle en était sûre, mais à chaque fois que sa maîtresse la laisse surveiller la classe quand elle s'absente, Marie-Ségolène sort en pleurant, et elle veut punir tout le monde ; Martine, elle ressemblait un petit peu à mon copain Alceste, qui est très gros et qui mange tout le temps, elle aussi, elle voulait être maîtresse plus tard mais avec elle on ne rigolerait pas souvent en classe ; Arnaud, qui est un ami de Geoffroy, qui l'aime bien parce qu'il dit qu'Arnaud ressemble à un comique qu'il regarde souvent à la télévision qu'il a chez lui (son Papa est très riche), ), Michel Leeb ; Manuel, on l'aime bien Manuel, quand il était à la maternelle, il voulait être pompier, puis cosmonaute, maintenant, il voudrait bien être Superman, mais comme il est petit encore et pas très costaud, Eudes, mon copain qui est très fort et qui donne des coups de poing sur le nez si on rigole de lui, se moque de lui quand il nous en parle.

    Et il y avait aussi François, qui était comme Alceste avant, avec lui on rigolait bien, mais depuis qu'il s'était inscrit sur la liste, il ne voulait plus nous parler et aller s'amuser avec nous. Lui aussi, il avait souvent les mains pleines de beurre à cause des petits pains au chocolat qu'il y avait dans son sac mais au moins, il était plus sympathique, maintenant, il se conduisait comme Agnan ce sale cafard.

    Quand il a vu la liste, Dominique, un autre ami d'Agnan qui voulait s'inscrit, a rigolé un peu drôlement et il n'a rien dit. Mais comme il a été puni car il était allé regarder les filles dans les toilettes pendant la récréation, il ne pouvait pas. Monsieur le directeur s'était fâché tout rouge et Dominique avait dû aller au coin pendant toute une journée.

    image prise ici

    Primaires-PS-lemediascope.fr-.pngLe jour où il fallait aller voter pour les « primaires », monsieur le directeur nous réunit tous dans le préau et nous devions donner notre petit papier avec le nom de celui que nous voulions élire « en silence et dans le calme comme de futurs citoyens raisonnables » comme nous dit le directeur en souriant gentiment en essuyant ses lunettes.

    Jean-Luc, un copain qui est souvent en colère, leva la main et demanda au directeur si on était obligé de voter car il n'y avait que des cafards dans la liste et qu'ils étaient tous de sales guignols.

    Le directeur appela le Bouillon qui vint chercher Jean-Luc et l'emmena copier des verbes dans la salle d'études. Jean-Luc disait au Bouillon qu'il avait le droit et qu'on était en république et qu'il allait le dire à son père. Et comme il a promis au Bouillon d'être sage, il a eu le droit de revenir.

    Le Bouillon ce n'est pas son vrai nom ce sont les grands qui l'on appelé comme ça car dans le bouillon il y a des yeux et le bouillon dit toujours : « regardez moi dans les yeux ».

    Quand le directeur et Agnan ont regardé tous les petits papiers après l'élection, tout le monde avait mis son nom et personne ne pouvait être élu. Il y avait beaucoup de bruit sous le préau car tous ceux qui étaient sur la liste disaient que c'était eux qui étaient les délégués. Agnan était tout rouge et pleurait en se roulant par terre. Finalement, il a été puni.

    Et c'est Dominique qui a été nommé délégué car monsieur le directeur a dit qu'il avait fait de gros efforts et qu'il avait été très sage. Il ne savait pas que Dominique continuait à regarder dans les toilettes des filles pendant la récréation, il avait fait un petit trou dans une autre porte, mais là on pouvait moins le voir, mais je ne le dirais pas car je ne suis pas un sale cafard qui rapporte.