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haine

  • La vérité sur les bons apôtres

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    Cet article est aussi sur Causeur.fr

     

    Tous ces bons apôtres de la gauche morale (sociétale surtout), de la droite libérale-libertaire, poussant des cris d'orfraie épouvantés contre monseigneur Barbarin, lançant contre les catholiques dans leur ensemble des appels à l'anathème vengeur me révoltent au plus haut point. Car ce sont des hypocrites doublés de prétentieux se dotant d'une autorité morale parfaitement illégitime pour juger, condamner et envoyer au pilori médiatique le cardinal et archevêque de Lyon surtout pour deux raisons :

     

    Il fut contre le « mariage pour tous » et c'est impardonnable à leurs yeux. Et cela permet de se payer du catho.

     

    Quelle vanité insigne de la part des bons apôtres !

     

    Quelle prétention épouvantable à une autorité morale pourtant parfaitement illégitime !

     

    politique, société, religions, christianisme, barbarin, haine, amaury watremezUne de leurs lubies en ce moment est de citer la Bible et de donner des brevets de bonne catholicité aux croyants, ce qui est une spécialité constante des « bouffeurs de curé ». Curieusement ils ont une lecture primaire des livres saints, tout autant que celles des prétendus réactionnaires qu'ils conchient. Tous oublie dans la plupart des cas l'existence de l'exégèse. Sans doute faudrait-il un Léon Bloy pour faire celle de leurs lieux communs et platitudes ?

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  • Le Janus social c'est du brutal

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    politique, société, violence, brutalité, sottise, haine, sexe, amaury watremezNous vivons en France comme dans le reste du monde dit occidental dans une société se croyant au sommet de la civilisation et du progrès des consciences, une société pseudo-policée. Les communautés, les groupes divers y sont protégés par la loi même et les Institutions sanctionant les injures, la violence verbale ou physique. Ces institutions sont comme un surmoi collectif influençant les conventions sociales et le conformisme en découlant beaucoup plus durs et puissants en 2016 que cela ne l'a jamais été.

     

    Et malgré la certitude de la plupart de la disparition des convenances dites « bourgeoises ». Lorsqu'on évoque celles-ci on veut parler surtout à notre époque de la politesse, la simple correction, la galanterie, l'art de bien se tenir à table, l'art de la conversation. Des contraintes absolument insupportables que tout cela ! Elles avaient donc quand même malgré tout du bon pour entretenir ce fameux « vivrensemble » dont on nous rebat les oreilles alors que l'on fait tout pour le détruire. Et elles n'étaient en rien l'apanage des « bourgeois »...

     

    Nota Bene : Je rappelle ici à mes éventuels lecteurs de gauche, de gauche sociétale les autres comprendront, que bourgeois n'est en rien un « sentiment » comme les « bourgeois pédagogues » modernes voudraient nous le faire croire mais une situation objective de priviléges sociaux et matériels...

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  • Ce qui rapproche les communautés en France au-delà des racismes

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    haine, racisme, société, politique, religions, bêtise, sottise crasseCe petit billet modeste naît d'une exaspération totale à la lecture sur le réseau en particulier de l'expression de plus en plus « décomplexée » des détestations diverses et variées, toujours justifiées frauduleusement, envers tel ou tel peuple, tels ou tels croyants, importées plus ou moins artificiellement sur notre sol à cause à la fois de l'angélisme envers les populations dites « issues de la diversité » et aussi de l'ignorance des autres cultures, le tout menant le plus souvent à les couper de l'espèce humaine.

     

    Il y a deux choses qui rapprochent les communautés « issues de la diversité » ou non, les groupes ethniques et religieux en France au-delà de tout conflit millénaire et de haine de l'ennemi « héréditaire », au-delà des diatribes grandiloquentes mille fois entendues, et maintenant lues sur le net, des anathèmes en tout genre et des fatwas ; on ne rappellera pas le discours de ce débile prédicateur musulman turc sur les dangers de la masturbation pouvant rendre les « mains de l'homme enceintes », je cite.

     

    Et bien sûr nous ne parlerons pas de la haine envers le catholicisme en particulier et le christianisme en général, sous des dehors patelins, s'exprimant par exemple dans le dernier livre, si l'on peut appeler cela comme ça, de madame Zrihen-Dvir (j'en parlais ici)...

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  • La judéophobie issue de la diversité

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    Mehdi Nemmouche, le tueur présumé des victimes de l'attentat lâche et odieux du musée juif de Bruxelles, français vivant à Roubaix, est, ô surprise !, issu de l'Islam radical, endoctriné en Syrie par les fameux « rebelles » et vrais djihadistes. Sur certaines chaînes d'infos, on parle de lui comme d'un « loup solitaire », ce qu'il n'est pas puisque pour acheter les armes utilisés et voyager un peu partout en Europe, il a nécessairement bénéficié de complicités, de structures organisés et de fonds à peine clandestins venant de l'étranger :

     

    Screen-Shot-2014-06-01-at-10.28.59-AM.png

     

    Principalement le Maroc, le Qatar, l'Algérie, pays que l'on a laissé financer des constructions de mosquées dont les imams souvent ignorants du Coran prônent une religion obscurantiste fondée sur des traditions dont certaines sont des innovations extrêmement récentes découlant des « révolutions islamiques » à « l'iranienne », les premières victimes de cet obscurantisme étant les femmes et les jeunes filles.

     

    Les municipalités et l'état français sont maintenant beaucoup plus conscients de la nécessité d'aider à développer un Islam de France apaisé mais il semble bien qu'il soit trop tard, qu'il y ait eu trop de compromis avec la laïcité, beaucoup trop de patience mal venue, beaucoup trop d'indulgence avec des vulgaires fanatiques qui testent nos limites de résistance aux revendications communautaristes, jouant justement sur les droits et libertés que leurs offrent, à juste titre, nos démocraties et les failles qu'ils y dénichent.

     

    Certains feignent de s'étonner et de découvrir ce qui croît dans les banlieues françaises depuis déjà des années considérant que le racisme et la xénophobie sont l'apanage des « souchiens » caucasiens :

     

    Il y aurait une judéophobie des plus abjecte engendrée par cet Islam fondamentaliste, sous couvert d'antisionisme bien entendu. On ne dira à ce propos jamais assez la responsabilité énorme que portent de ces groupes dits antisionistes de droite comme de gauche qui s'imaginent défendre la cause du peuple palestinien en poussant à la haine d’Israël et des juifs par bêtise et pour se donner ne serait-ce qu'à eux-mêmes bonne conscience et une image flatteuse de leur petite personne. Et se comportent avec ceux-là même qu'ils prétendent défendre en néo-colonialistes. Je me rappelle de ces conférences auxquels j'ai participé sur le conflit israélo-palestinien où il y avait à chaque fois un « bon sauvage » alibi, qui n'avait pas le droit d'ouvrir la bouche, venu témoigner de sa vie à Gaza ou Bethléem une dizaine de secondes au grand maximum.

     

    Cette haine des juifs je l'ai constaté personnellement « de visu » il y a dix ans à Créteil sur le mur de la synagogue souillée par des « tags » haineux, quotidiennement selon les témoignages des habitants autour, tout les jours. Ces « tags », personne n'en a parlé. Ou à peine. A ceux qui s'en émouvaient, on avait répondu que « oui bien sûr mais enfin on voit ce qu'Israël fait en Palestine », ce qui ne justifie rien, mais ne retire rien à la violence envers les palestiniens de par la colonisation des territoires.

     

    La haine et la violence ne justifient pas la haine et la violence. Jamais.

     

    Je me souviens également des jeunes de « quartiers » à qui pour se détendre avant les grandes vacances, je souhaitais passer un film que je m'imaginais anodin et divertissant : « Rabbi Jacob » avec De Funès. Dés la deuxième minute du film, lorsque à l'écran on voit des juifs « hassidim » de Brooklyn, les injures, insultes, noms d'oiseaux, railleries ont fusé immédiatement, une violence verbale prononcée par des gosses qui pourtant avaient parfois subi eux-mêmes le rejet et la xénophobie.

     

    J'ai aussitôt arrêté la projection me sentant désarmé face à cette haine affirmée sans complexes, arrivant à dialoguer avec ces jeunes car pouvant invoquer mon séjour à Jérusalem et parlant un peu arabe (en particulier les gros mots ce qui est utile).

     

    Alors oui, bien sûr, tous les musulmans de France et d'Europe ne sont pas des extrémistes mais la judéophobie se banalise dans les écoles, les familles, les entreprises, dans la rue sans que personne ne fasse quoi que ce soit, tente d'éduquer, de sanctionner aussi et de rappeler à la loi. Le « keffieh » palestinien, qui est un symbole d'appel à la lutte armée contre l'Occident et ses valeurs, est porté innocemment par des gosses pour qui c'est un accessoire de mode comme un autre. Parfois moins innocemment, je me souviens de cette ancienne coopérante tenant à traverser le Sentier à Paris affublée de ce foulard qui est en lui-même un signe de rejet.

     

    Je ne sais pas, peut-être que contre cette haine une chanson de Yannick Noah ou de Benjamin Biolay aurait de l'effet ? Qui sait ?

     

    image prise ici

  • Indocile mais pas imbécile : mes bonnes résolutions

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    politique, société, hypocrisie, haine, christianisme, sottise

    Merci à Murielle-Lucie Clément pour le titre...

    Une chose qui me désarme toujours ami lecteur, c'est la haine à laquelle il m'arrive d'être personnellement confronté. Il en est qui arrive à ne pas s'en étonner, à ne pas s'en angoisser, à se dégager de tout cela, qui savent rester froids et calmes face à elle. Je ne comprends pas la haine, c'est une des rares choses impardonnables à mes yeux. La haine ne sait même pas le plus souvent pourquoi elle hait hormis la différence qu'elle croit percevoir chez l'autre, parfois une toute petite différence qui n'engage à rien, qu'il ne coûte rien de dépasser, mais ce tout petit caillou dans la chaussure est insupportable pour la personne qui hait.

     

    Moi j'espère toujours que la personne qui ne m'aime pas changera d'avis, jusqu'au moment où elle va trop loin et où alors pour moi, cela signifie qu'il n'y a plus de quartier possibles, plus d'indulgence :

     

    Qu'elle me reproche alors d'être réac ou râleur, caustique et un rien sarcastique, et je rajouterai quelques cymbales et grosses caisses avec une fanfare de cuivres pour paraître encore plus réac, encore plus râleur, encore plus caustique, encore plus sarcastique. Et je le ferai sans ostentation, le plus courtoisement possible, le plus élégamment, ce qui les mettra encore plus en fureur. 

     

    Il y a aussi celles et ceux qui haïssent sans reprocher d'autres à l'objet de leur haine que d'exister, d'incarner tout ce qu'ils détestent, et qu'il est moderne de détester : la littérature, la nation France, sa culture, le catholicisme, une certaine manière de voir le monde etc...

     

    Quand j'étais plus jeune, je pensais que la haine était de ma faute, que je l'avais provoqué, car ressentant de l'antipathie pour ma personne, je comprenais et acceptais que d'autres en fassent de même. Et puis j'ai acquis un peu de lucidité, la haine n'a pas besoin de raison, elle est c'est tout, elle devient irrépressible, elle rend « accro ».

     

    Il y a la haine directe, qui ne se cache pas, qui s'assume, à la rigueur je préfère car elle est guérissable parfois avec un peu de finesse et d'intelligence de part et d'autres, mais elle est bien rare.

     

    Et puis il y a celle qui est beaucoup répandue, cachée, fielleuse, mauvaise, malveillante, dénuée de toute compassion ou d'empathie. Curieusement, la haine que je rencontre le plus en ce moment provient de personnes qui se prétendent pourtant ouvertes aux autres, aux opinions différentes des leurs, qui se disent tolérants et libres d'esprit. Car ils ne supportent pas que l'on soit différents d'eux, que l'on ressente autrement qu'eux, que l'on vive en dehors des normes qui sont pour eux les seuls acceptables.

    politique, société, hypocrisie, haine, christianisme, sottise

    Bien entendu, c'est surtout qu'ils sont intolérants et fermés aux autres, des vrais petits commissaires politiques z-et culturels en herbe qui ne peuvent pas admettre que l'on s'exprime en dehors de leurs rails, que l'on sorte du rang, ce qui les emmerde prodigieusement. Ils expriment leur pseudo libéralisme d'idées juste pour donner d'eux une image flatteuse, l'image et leur apparence est d'ailleurs tout ce qui importe pour eux et leur adaptation au collectif, au groupe, au troupeau quoi, car bien que festivistes, infantilisés au dernier degré, dociles et soumis, ils restent des primates agressifs et violents qui rejettent de la tribu l'individu qui refusent la loi du nombre.

     

    Ils n'ont pas vraiment d'opinions de toutes façons, ne sont que dans les lieux communs les plus répandus, les plus mièvres...

     

    Donc...

     

     

    Ma seule et unique résolution de l'année, comme chaque année, c'est de ne jamais être docile à leurs diktats grégaires politiques z-et culturels, ne jamais être docile à l'instinct grégaire.

     

    Le très vilain geste de Platon vient d'ici

    à un doigt près ami lecteur c'est l'auteur de ce blog qui allait faire un très vilain geste

  • Les massacres d'Oslo - Faut-il avoir peur des pauvres types sur Internet ?

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    Sur Agoravox aussi

     Vendredi 22 Juillet un homme a ouvert le feu sur la foule, visant surtout les populations d'origine étrangère près d'Oslo, après un attentat meurtrier à la bombe ayant eu lieu dans cette même ville.

    Ce n'est pas la première fusillade meurtrière ayant lieu en Scandinavie, comme on peut le constater à ce lien. La haine a de multiples origines malheureusement.

    image ci-dessous, de la tuerie de Columbine, prise ici

    columbine02.jpgJe suis à peu près certain que beaucoup vont ressortir le refrain habituel du danger du retour des « heures les plus sombres de notre histoire », d'un retour au fascisme, au nazisme, et ce qui leur fait le plus peur, à un « ordre moral ».

    Ils n'ont pas entièrement tort, la haine en 2011 devient un problème réellement préoccupant, profondément inquiétant, elle trouve de plus par Internet un vecteur commode, elle se pare toujours de bonnes intentions, c'est toujours le camp d'en face qui a tort et qui est responsable de la haine. Sur Internet, le fanatique, l'extrémiste, le racialiste, le xénophobe, quelle que soit sa xénophobie, défaut hélas commun à toutes cultures.

    Les pro-sionistes délirants sont ainsi légions tout comme les pro-palestiniens du même acabit. Les uns ont peur d'un choc prochain des civilisations, qu'ils appellent plus ou moins de leurs vœux, les autres. D'autres encore détestent leur propre culture, leurs origines et leur histoire qu'ils rejettent avec un masochisme souvent appuyé.

    Selon eux, dans leur identité, rien n'est à sauver, rien n'est à rattraper tout est mauvais.

    C'est le meilleur moyen de laisser le drapeau, l'hymne et l'histoire d'un pays aux extrémistes.

    Au fond, comme dans le cas de Maxime Brunerie, qui le reconnaît maintenant, comme dans le cas des tueurs de Columbine, la fusillade a tout à voir avec la vacuité absolue du monde contemporain et hyper-libéral qui laisse la haine prospérer sur les vestiges des valeurs, des idéaux qu'elle a détruite en ne promouvant que l'avidité comme seul et unique repère.

    Et au fond, comme Maxime Brunerie et comme les tireurs fous de Columbine, l'assassin de l'île d'Utoya est un pauvre type qui a cru pouvoir exister en massacrant, les autres et au fond lui-même car c'est aussi une histoire d'auto-destruction.

    Ils partagent tous également la même passion du divertissement virtuel, le rejet de la réalité, de tout ce qui pourrait les ramener à leur vérité intérieure ce qui pour eux est insupportable, ce sont des victimes devenus bourreaux de la virtualisation du monde.

    Brunerie n'échappe pas à la société du spectacle en se repentant, il en reste partie prenante en écrivant un livre sur ce sujet.

    Il prend sa dose, son « fix » de célébrité express, et croit encore y trouver une reconnaissance satisfaisant son narcissisme car pour lui c'est tout ce qui importe.

    Sur Internet, le pauvre type, ou la pauvre fille, est une espèce qui pullule, il trouve sur le réseau matière à se défouler contre le monde entier de ses frustrations, de sa colère, de sa haine, de sa solitude aussi et de tout ce qui bride son nombrilisme en général.

    Car le problème au fond est que le pauvre type perdu sur le Web est seul, trop seul. Il est seul mais il ne veut pas prendre le risque d'aller vers l'autre, il préfère jouer un rôle, se donner un genre, un genre qui le mette en valeur, c'est tout ce qui compte dans un monde où seule l'apparence importe et non la profondeur réelle des sentiments.

    C'est plus facile que de prendre le risque de l'altérité réelle, face à face. Car en plus sur le net, le pauvre type a l'impression de l'impunité totale, de pouvoir injurier, railler, dire tout ce qui lui passe par la tête sans que cela ait des conséquences quelconques.

    Il est noyé dans la masse indifférenciée des individus de la société moderne, spectaculaire, marchande ; il est égaré dans les non-lieux , selon le terme de Marc Augé, qui sont érigés un peu partout dans le monde, halls de banque feutrés, grande bibliothèque sans âme.

    Sa solitude l'étouffe, le fait souffrir au dernier degré, bientôt, décharger son agressivité sur internet ne lui suffit plus, sans le vrai frisson du risque.

    photo ci-dessous du tueur d'Oslo prise ici

     

    1311378457373_34.jpgEt étant seul, il reste centré sur son nombril, sur son égo, sa petite personne.

    Il faut trouver une raison à tout cela, une cause à sa solitude, un facteur toujours extérieur, et pour beaucoup c'est forcément celui qui est différent qui est la cause de tous les maux, hors des normes, différent du reflet dans le miroir où l'individu moderne aime bien se regarder, reflet qu'il aime bien retrouver également dans les personnes qu'il côtoie.

    Il cherche à être reconnu, mais comme il ne s'aime pas, il cherche à être reconnu pour quelque chose qu'il n'est pas, ce qui lui semble mieux. Car il se trouve nul, sans don réel. Il voudrait paraître bien supérieur alors qu'il se voit comme médiocre. L'individu moderne se déteste au fond.

    Mais il déteste aussi ce qui est différent de lui.

    Heureusement, grâce à dieu, tous les pauvres types et les pauvres filles du réseau ne se mettent pas à tirer sur la foule par besoin d'exister.

    Mais la haine progresse et cela suffit à terrifier...

    Ci-dessous le trailer d'Elephant de Gus Van Sant, et à lire : "Rage" de Richard Bachman alias Stephen King.

  • Les violences dans la cour de récré

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    Il en est question aussi sur Agoravox

     Le gouvernement vient de prendre des mesures concrètes pour lutter contre le harcèlement des adolescents ou des enfants. Ce harcèlement n'a plus de limites, il peut trouver une résonance qu'il n'aurait pas trouvé auparavant par le Réseau et par l'usage charb.gifintensif des téléphones portables (des témoignages à ce lien).

    dessin pris ici

    Ces initiatives ne peuvent être que saluées (on lira ici un article au sujet des souffrances que cela provoque chez les enfants qui souffrent des violences scolaires).

    On voit aussi que finalement les enfants et les adolescents ne font qu'imiter les adultes qui en croyant libérer leur parole n'ont fait que détruire les garde-fous de bon sens qui permettaient auparavant de nuancer un discours sans que celui-ci ne verse aussitôt dans la haine absolue, ou l'adulation sans conditions.

    Certes, il a toujours existé, même quand les élèves portaient des blouses ou des uniformes, ce qui ne changeait pas grand-chose, que ce soit avant ou après la puberté, des périodes très normatives, filles ou garçons sont très douées pour reprocher à l'autre une différence parfois minime : un enfant un peu trop gros, trop maigre, trop grand, trop petit, trop ci, ou trop ça etc...

    Le fait que l'on soit normatif à ses âges est somme toute normal, car c'est le moment où la personnalité s'affirme, où l'individu se cherche, et parfois a beaucoup de mal à se trouver.

    La souffrance poussant à être mal dans sa peau quand on est au collège ou au lycée, ou à l'école primaire, à divers degrés, encourage à rechercher un standard confortable, où l'on peut se lover sans trop de mal, une identité de groupe fondée sur la possession d'objets totémiques, un smartphone dernière génération dont on n'a finalement nul besoin à douze ans, des images quelconques, ou un « uniforme » commun, ceux qui portent des jeans, de telle ou telle taille, de telle ou telle forme, de telle ou telle marque (attention, c'est important la marque), ceux qui mettent des survêtements été comme hiver, ceux qui portent les casquettes d'une manière ou d'une autre, les choix de vêtements et d'accessoires étant des choix de signes de reconnaissance communs pour trouver ce que l'on croit être une identité.

    Bien sûr, quand on est adolescent, on ignore que l'on construit son identité pour soi, et non pour les autres, ces autres fussent-ils très proches.

    Beaucoup d'adultes n'ont pas digéré leur enfance, et encore moins leur adolescence. Ils sont restés bloqués à cette période de leur existence, construisant très souvent le reste de leur vie comme une revanche ou une vengeance sur les humiliations subies plus jeunes, celles-ci fussent-elles imaginaires car parfois elles le sont aussi.

    Maupassant le dit dans un de ses contes, il n'y a rien de plus cruel humainement qu'une cour de récréation.

    3507-1-sa-majeste-des-mouches.jpg

    illustration tirée du film de Richard Brooks d'après "Sa Majesté des mouches" prise ici

    Un peu plus semble-t-il depuis que paradoxalement les pédagogistes et les partisans du libertarisme quant à l'éducation ont décidé qu'il ne saurait y avoir de bornes, de limites à fixer aux enfants, que l'éducation d'ailleurs est forcément oppressive, que si on laisse les petits chéris se développer naturellement et sans les contraindre à quoi que ce soit, ils s'intéresseront forcément à la culture, à la réflexion, à une vie saine et proche de la nature, et qu'ils prendront soin de leurs corps avec sagesse et raison.

    Il faut dire que les pédagogistes, les libertaires infantiles, les adeptes de Laurence Pernoud et Françoise Dolto, voient l'enfance comme elle est représentée dans « les enfants de Timpelbach », dans « le club des 5 » d'Enid Blython, ou autres « Petites Filles Modèles » où les mamans peuvent être « très colère », mais pas trop sévères, où les méchantes filles et les méchants garçons sont toujours cruellement punis.

    La Comtesse de Ségur est coutumière du fait, Gourmandinet, le petit page espiègle mais un peu trop gourmand dans « Blandine, Bonne-Biche et Beau-Minon » finit le crâne écrasé sous une pierre.

    Il n'y a pas besoin de la littérature pour savoir que l'enfance n'a rien d'un vert paradis.

    Plutôt que les œuvres citées ci-dessus, les enfants livrés à eux-mêmes ont plutôt tendance à se conduire comme dans « Sa majesté des mouches ».

    Depuis à peu près quarante-trois ans, on voit en effet que les enfants actuels sont préoccupés de lecture, de raisonnements savants, qu'ils ne regardent pas la télévision et ne sont pas du tout des cibles pour la publicité, pour laquelle ils représentent un marché d'appel fabuleux.

    Mais trêve d'ironie, car comme l'a dit un commentateur distingué sur un autre de mes articles, trop d'ironie tue l'ironie.

    Les histoires de harcèlement scolaire qu'on lit cette semaine dans « Marianne » provoque l'écœurement car ce que l'on constate c'est surtout la lâcheté de certains adultes qui se cachent non derrière leur petit doigt mais derrière telle out elle excuse bidon, c'est pas de leur faute si un enfant souffre de moqueries, c'est celle des parents, de l'institution ou de l'enfant lui-même.

    Il n'est pas rare d'entendre ces adultes dire quand ils évoquent les cas de maltraitance psychologique ou de harcèlement moral que oui bien sûr, c'est mal mais que tel enfant est un peu « effémine » alors c'est logique, qu'il est trop « timide », qu'il est trop bien élevé parfois aussi.

    Et bien souvent, par lâcheté ou pour acheter la « paix sociale » car c'est plus simple les adultes préfèrent se mettre du côté des rieurs et des moqueurs plutôt que de la victime à qui l'on dira que « c'est pas méchant »...

    Quant aux pédagogistes, ou aux libertaires infantiles, ils ne comprennent finalement pas que c'est justement parce qu'il n'y a plus beaucoup de barrières dans l'éducation, qu'il n'y a plus de bornes, plus de repères que les enfants se conduisent parfois plus volontiers en boutures de miliciens en herbe qu'en enfants sages et enthousiastes d'apprendre et de progresser (un article à lire aussi sur ce sujet sur « Marianne 2 »).

    Il n'y a pas qu'au collège, au lycée ou à l'école primaire que l'on peut déplorer ces violences. Celles-ci se constatent aussi dans les "grandes" écoles, et ce dans tous les quartiers, des plus favorisés aux moins.

    Chaque année, pour rigoler grassement et intégrer les nouveaux arrivants à la classe préparatoire ou à la première année en grande école, on leur fait subir un bizutage, c'est-à-dire qu'on les humilie systématiquement afin de se venger de l'humiliation subie l'année précédente ou pour compenser une virilité défaillante. Il est de bon ton dans ces établissements de haute tenue morale et éthique (c'est eux qui le disent)  d'humilier les plus faibles, ceux qui ont un physique hors-norme et les jeunes filles bien sûr. Une fois cagoulé ou masqué, l'être humain, quel que soit son milieu social, se laisse volontiers aller à l'abjection et une jeune fille violentée pendant un bizutage c'est pareil qu'une jeune fille violentée en "tournante" dans une cave d'immeuble de cité, c'est la même violence.

    Je m'étonne toujours que les dirigeants des grandes écoles, catholiques parfois, si prompts par ailleurs à dénoncer la décadence du système éducatif, ferment les yeux là-dessus, je suis toujours effaré de ces braves petits soldats, premiers de la classe tellement dociles, prêts à se coller un sac poubelle sur le dos et vendre du papier-cul dans le métro pour le plaisir douteux de faire partie de la meute.

    f60535ce574a0121a1036bcf1a33518f.jpgGare à celui qui ne se laisse pas faire, il n'aura accès à aucun cours ou photocopies de l'année, et ceci sous l'oeil bienveillant et ému des directeurs des grands établissements préparant aux grandes écoles devant un tel esprit de corps. Car, attention, on est entre gens de même milieu, choisis et sélectionnés sur dossier, y compris dans le public où on aura la précaution de conserver deux ou trois classes "poubelles" alibis. Finalement, de la cité au beau quartier, c'est toujours la loi de la jungle, la loi du mâle alpha.

    Bien sûr, il y a des "bizutages", ils sont rares, bon enfant, comme ces étudiants en STAPS de première année qui doivent montrer leur habileté devant les amphis des universités voisines, ou ceux des Beaux Arts. Je me rappelle de cette jeune femme qui racontait son bizutage des années après en feignant d'en rigoler -jaune-, obligée de se déshabiller devant un amphi de futurs médecins, devant des amis de son mari tous rotarysés et gourmettisés qui eux, en rigolaient encore franchement et non sans élégance néanderthalienne.

    On remarquera enfin que le bizuteur adore les symboles nazis, ça le fascine, ça le rend nostalgique...

    Ci-dessous des ados vus par les pédagogistes