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grève

  • Les grévistes SNCF sont des idiots utiles

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    ARTICLE-GREVE-SNCF-FETES-DE-NOEL.jpgLa grève à la SNCF remplit de joie au moins une française : Marine le Pen, voilà qui arrange bien ses affaires et ô magie plus personne ne parle de la sortie de son père en vidéo, vous parliez de « bruits de bottes » chers amis belles consciences, vous évoquiez le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire ? Vous allez être gâtés, vous allez pouvoir vous en donner à cœur joie dans l'humour « citoyen », le « rire de résistance » et le dédain affiché envers ces peuples qui demandent simplement que l'on s'intéresse à leurs précarités de plus en plus nombreuses ! La gauche de la gauche va accélérer l'accession au pouvoir du Front National, vous ne goûtez pas l'ironie de la chose ?

     

    Grâce au blocage des transports ferroviaires par 17% des cheminots, ce n'est pas 25% qu'elle va faire aux prochaines élections, même avec une indignation main sur le cœur après un « dérapage » de son père, mais 35% voire par l'entremise d'un conflit social initié par des salariés hyper-privilégiés comparés aux autres encartés à la CGT et FO, dont une grande partie vote il est vrai déjà FN/RBM sans trop le dire encore. Le mécontentement va croître de manière exponentielle.

     

    Certes, oui, ce ne sont pas des milliardaires, mais ce sont des bénéficiaires d'un des 42 régimes « spéciaux » de retraites payés sur les impôts de tous les français qui depuis l'abandon de la machine à vapeur n'a plus lieu d'être. On rigole jaune sur la « prime silicose » entre autres que certains touchent encore. Ils partent en retraite pour les «roulants » à 50 ans, et les autres à 55.

     

    Quelle dureté de vie !

     

    Quelles conditions scandaleuses de fin de salariat en effet !

     

    Je me souviens de ce conducteur de motrice, certainement un peu candide se plaignant d'avoir le bras un peu trop court pour atteindre le volant de sa machine, et qu'il lui faille se pencher un peu en avant ce qui est effectivement tout aussi pénible que charrier du charbon dans les anciennes locomotives.

     

    Et si ça se trouve, ils s'ennuieront à rester chez eux : allez les salariés actuels qui doivent travailler déjà jusque 69 ans, on en connaît tous autour de nous, ou plus actuellement ne connaissent pas leur bonheur !

     

    Ce ne sont pas seulement les candidats au bac qui seront gênés grandement par cette grève qui transforme tout apprenti voyageur en lutteur ou catcheur pour ne serait-ce qu'entrer dans le train, les fraudeurs profitant de l'absence de contrôles pour s'en donner à cœur joie. Ce sont tous les intérimaires, contractuels, remplaçants, salariés précaires qui ne peuvent se permettre d'arriver trop souvent en retard, ou de rater une seule journée de travail en étant pour beaucoup à un euro près quant à leurs comptes. Ce sont toutes ces personnes qui vont passer des entretiens d'embauche, des concours, des formations qui en pâtiront aussi sans que leurs employeurs ni nos dirigeants ne s'en inquiètent.

     

    A tous ces gens là on répondra que la grève est un droit, que c'est comme ça, qu'il faut subir sans moufter, sans se plaindre, qu'il ne faut surtout pas critiquer les velléités revendicatives des salariés de la SNCF sous peine de se faire traiter de réac. Il est vrai aussi que ceux qui ont ces belles paroles ont des postes « assis », une résidence primaire ou secondaire, ou les deux. Il est vrai aussi que les déboires des voyageurs, en particulier ces précaires, l'état comme les institutions n'en ont rien à foutre. Grâce à Dieu, un peu de « panem et circenses » ne pouvant faire du mal pour endormir le bon peuple, c'est la « Coupe du Monde.

     

    image prise ici

  • Et le niveau de vie des contractuels de la Fonction publique ?

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     Je n'ai pas long à dire sur la grève d'aujourd'hui dans la Fonction Publique...

     politique,société,grève,fonction publique,syndicats,précaires,contractuels

    Concernant la précarisation des salaires, et le gel des augmentations, les salariés du secteur public en première ligne sont les contractuels, remplaçants et autres intérimaires.

     

    Ils sont employés selon des principes de « turn over » tout ce qu'il y a de plus libéral ce qui ne gêne pas leur collègues de gauche, et font souvent tourner la machine car coûtant moins cher et enclins à la docilité car précaires. C'est pourtant avec eux que les gouvernements ont fait les plus grosses économies en premier depuis l'instauration de la LOLF (loi d'orientation loi de finances).

     

    Ils ont eu le droit, ces gros gâtés, à UNE augmentation en quinze ans, en 2008.

     

    Or, dans les tracts syndicaux, dans les mots d'ordre il n'est question d'eux nulle part ou alors en tout petit en dernier paragraphe.

     

    Il faut dire qu'ils sont méprisés par les agents titulaires car ils n'ont pas le "statut" qu'il faut, qu'ils subissent quant à leurs compétences une force d'inertie très lourde à supporter, qu'ils ne sont que rarement reconnus..

     

    Parfois leur précarité dure depuis une dizaine d'années.

     

    Ces "précaires" sont des "invisibles" dont tout le monde se fiche bien...

     

    Donc pour moi la grève c'est pas demain la veille...

     

    image prise sur ce blog excellent

  • Le Baron noir et les manifs

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    Excellente illustration sur la grève et les manifs

    baron-noir-p1822-23a9b.jpg

  • La grève, la pompe à essence et les rhinocéros

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    2513198179_0685e74f7d.jpgQuand ça va mal, l'homme moderne, ou la femme, va à la pompe remplir son réservoir à ras-bord et plusieurs jerrycans car on ne sait jamais. Il/elle fait la queue des heures avec d'autres clampins dans son genre, se laissant mener par le bout du nez par ce qu'il voit à la télé. Quand il/elle a tout rempli, il est content. Cela ne lui viendrait pas à l'idée de covoiturer pour partager les frais d'essence, il/elle prendrait alors le risque de faire connaissance avec ceux qui prennent la route chaque jour et d'avoir un contact humain. Il préfère rester tout seul dans son objet phallique sur 4 roues, le garder rien que pour lui, ruminer son égoïsme et son manque total de conscience sociale.

    Quand on l'interroge là-dessus, il/elle est d'accord avec la grève, il/elle trouve ça très bien, il/elle dit qu'il est solidaire (donc des personnes qui manifestent pour défendre en particulier 28 régimes spéciaux parfaitement inégalitaires). Il/elle aime bien être dans le vent et la même direction que le troupeau. L'instinct grégaire c'est tellement grisant !

    Il/elle ne réfléchit pas beaucoup. On sait où mène un système où la rue est reine, et la démocratie un vieux souvenir. Car cet imbécile chipote aussi sur ses droits et devoirs. Il/elle fait sa sucrée.

    Et parce qu'il/elle se sent coupable, en fait. En 2007, au lieu de voter au premier tour, ou de voter pour éviter une catastrophe, il/elle a préféré s'abstenir, chipoter et faire ce qu'il voulait parce qu'il se considère comme le nombril du monde. Et bien sûr cela a permis à un opportuniste de ramasser le pouvoir qui était à terre, c'est souvent arrivé en France, de Boulanger à De Gaulle. Quand on lui dit que la République est en danger, quand on lui serine des sottises et qu'il fait élire à 80% une vieille fripouille après avoir défilé pour la liberté entre deux rangées de flics, il accepte docilement tous les mots d'ordre.

    Ce qui ne semblait pas les gêner car il adore se noyer dans la foule, se perdre dans l'anonymat, le grand tout confortable et moelleux du confort intellectuel de penser à plusieurs, de se laisser faire par la rhinocérite :

    La rhinocérite, rappelons le, est l'affection qui touche tout les personnages de la pièce de Ionesco en animaux violents et grégaires, « Rhinocéros », sauf Bérenger, l'inadapté, l'innocent, le héros de la pièce, et du film avec Gene Wilder et Zéro Mostel en 1972. La plupart des êtres humains de l'histoire sont les victimes consentantes de cette épidémie.

    On nous explique doctement que cette pièce est une métaphore des totalitarismes du XXème siècle. Mais elle n'est pas que ça, c'est le reflet de toutes les aliénations de masse auxquelles l'homme se soumet avec enthousiasme en général : les idéologies flattant les bas instincts, le voyeurisme et la perte de la personnalité érigée en dogme, l'intolérance, le cynisme en mode de vie, le rejet des différences, l'indifférence, l'argent roi, l'hypocrisie morale. Tout cela paraîtra bien naïf mais Béranger est justement sauvé à cause de cette capacité à éprouver des sentiments.

    Bérenger n'est pas un héros, il est balloté par les évènements et subit les foudres de ceux qui se donnent une autorité parfaitement illégitime, du fait d'un hochet social, d'un titre, d'un revenu, de leur illusion de possèder une parcelle du pouvoir, s'il ose protester un peu contre le modelage de la pensée qu'on veut lui imposer au début. Bérenger est sauf car il se connaît et ne se berce pas d'illusions concernant sa personnalité, n'a pas besoin de jouer un rôle.

    Il connaît ses faiblesse et sa faillibilité.

    Moi, plutôt que d'aller à la pompe, je préfère relire ou revoir « Rhinocéros »...

    Cet article met la meute des trolls en fureur sur Agoravox

  • Ce qu'il n'y aura (peut-être) pas dans les tracts demain

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    charliehebdon763310107dhi4.jpgDemain dans les tracts, il y a certaines revendications que l'on ne verra pas à moins d'heureuses surprises. Par exemple, on ne parlera pas du délai de paiement du chômage des personnes sans-emploi : deux mois au début, au minimum, un mois après, non pas que payer plus tôt les chômeurs soit impossible mais parce que l'argent de leurs allocations est placée entre deux. L'état sarkoziste fait donc des niches fiscales et se sert sur le dos des plus précaires. Qui gère les caisses de l'UNEDIC déjà entre autres organismes ? Regardez donc par là.

    Que ce soit dans le privé comme dans le public, un contractuel fait exactement le même travail que les titulaires, voire parfois on lui demande plus en jouant sur sa précarité, et est payé beaucoup moins. Les titulaires ne voulaient pas l'égalité de traitement du fait de la remise en cause de leur statut, on les comprend, mais de toutes façons leur statut a quand même été remis en cause puisque le métier de professeur, par exemple, risque d'être bientôt contractualisé. De cela, on ne parlera pas beaucoup non plus.

    Dans le public, les salaires et les allocations chômage, tombent selon le plan comptable de l'organisme mais pas selon les besoins et la réalité de la condition du salarié. Parfois le 15 du mois, très bien, d'autres les 22/23, avant les fêtes par exemple pour que le salarié précaire n'oublie pas de consommer, et le mois suivant vers le 30/31 voire plus tard. Dans le privé, un employeur agissant ainsi serait traîné devant les prud'hommes depuis longtemps. Dans le public, on devrait voir se multiplier ce genre d'affaires, or, on ne voit rien venir.

    La grève est un droit constitutionnel. C'est évident. Si elle ne choquait pas pendant les périodes de propspèrité, elle choque plus maintenant, ce qui est normal quand la pression de l'angoisse de la perte d'emploi pèse, quoique les français semblent approuver celle-ci, une manière de réagir à la politique du gouvernement. Personne ne parle beaucoup de l'augmentation de 20% des collaborateurs de Sarkozy, ou de la hausse de 44% des dividendes versés aux éxécutifs des banques françaises l'an dernier.

    Si la précarité n'est pas la revendication primordiale, n'est pas au centre, et elle a des conséquences pour tout le monde, cela sera encore peine perdue.