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grèce

  • Ce qu'il advient en Europe quand un peuple dit « Non »...

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    politique, europe, société, Union européenne, Tsipras, GrèceSur les réseaux sociaux, dans les conversations quotidiennes, ils sont nombreux à s'emballer pour le « Non » aux créanciers du peuple grec, la plus forte possibilité à cette heure. Et nombreux parmi mes relations, amis et affidés, car étant incorrigible je fréquente toujours qui il ne faut pas. A moi aussi, c'est le « Non » qui est sympathique, un « Non » contre les technocrates, les financiers, les banquiers et la BCE (Banque Centrale Européenne), tous les adeptes de la « mondialisation heureuse » hyper-libérale, tant qu'elle se fait dans l'intérêt de leur classe.

     

    On se demande pourquoi l'UE ne peut pas sauver la Grèce alors qu'elle a trouvé des fonds chaque année depuis quelques décennies pour « sauver » les banques de leur incompétence ?

     

    On sait pourtant ce qu'il advient du « Non » d'un peuple quand celui-ci est consulté pour son avenir européen. Surtout en France. Rappelez vous ce qui s'est passé en 2005 lorsque par 55%, après une campagne souvent abjecte des médias et des politiques pour le « Oui », tous aussi serviles. On nous ressert d'ailleurs les mêmes saloperies en ce moment, si le « Non » passe il y aura des pleurs et des grincements de dents, attention !....

     

    Quelques mois plus tard, après que deux ou trois virgules aient changé de place, le Traité Constitutionnel Européen a été ratifié par l'Assemblée Nationale, entièrement acquise à l'européisme. Le « Non » français avait été piétiné, méprisé, les électeurs l'ayant exprimé injuriés, tous des fââchiistes, des nostalgiques, des populistes ma bonn'dame...

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  • « Kyrios Missel... » - « Le balcon de Spetsai » de Michel Déon

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    littérature, michel déon, Amaury Watremez, Grèce, SudÀ propos de « le Balcon de Spetsai » de Michel Déon en Gallimard Folio

     J'évoquais ici mes envies de Sud déjà...

    image ci-contre prise sur Amazon

     

    Je suis tombé tout à fait par hasard sur ce livre qui invite à partir vers le Sud, qui je rappelle n'est pas le Sud réel mais un Sud utopique et rêvé, patrie des rêves et de ceux qui ont encore une âme, grâce à une opération du genre de « Paris plage » à Évreux, où des livres « mis au pilon » par la médiathèque locale, généralement des bouquins considérés comme « poussiéreux » et pas assez « dans le vent » de la modernitude sont proposés à la lecture des ébroïciens esseulés sur les bancs et chaises longues à disposition des « aoûtiens ».

     

    Ces livres sont tellement méprisés qu'ils sont là pour « faire genre » comme disent les djeuns : on sait très bien qu'ils ne seront pas lus. Déon, généralement classé à droite et parmi les « réacs » n'allait pas échapper à la main lourde des bibliothécaires de l'endroit dont la tâche de nos jours ressemble de plus en plus à celle des pompiers pyromanes de « Fahrenheit 451 ».

     

    Je dois te l'avouer ami lecteur, à l'exception du « Jeune Homme Vert », je ne suis pas vraiment fanatique des romans de cet auteur bien que moi-même « réac » et petit bourgeois hédoniste. Ce livre n'en est justement pas, c'est le journal de l'auteur racontant sa vie frugale mais heureuse sur son île perdue en Grèce avec sa femme avant qu'ils ne partent vivre en Irlande, autre paradis perdu. Toujours les esprits libres, dotés d'un minimum de sensibilité aux autres et au monde, ont eu à cœur de rechercher ces « déserts » loin de la sottise universelle, des préjugés, des lieux communs.

     

    Pourtant, ouvrant « le Balcon de Spetsai », je me suis laissé prendre et n'ai lâché ce livre qu'au bout d'une centaine de pages alors que des nuages menaçants s'amoncelaient au-dessus de la ville. Le bleu du ciel, le soleil éclatant un petit moment, et le bruit de l'eau de la rivière toute proche, ont été ce court instant qui me parut éternel le bleu du ciel de Méditerranée, le bruit de la rivière était celui des vagues à Nauplie ou Athènes, et le soleil était celui tiré par le char d’Apollon. Qu'à cela ne tienne j'ai alors continué ma lecture sous les portes du théâtre « à l'italienne » la pluie tombant comme une pluie tropicale comme sous ces latitudes à la verticale du soleil.

     

    Il évoque également des personnages littéraires de cette époque, des auteurs grecs, Katsimbalis et Katzanzakis, auteur de « Alexis Zorba » et de « le Christ recrucifié » et plus particulièrement les figures de Jacques Chardonne, charmeur avec les dames et cynique encore à soixante-dix-huit ans passés, et Paul Morand, deux autres écrivains rigoureusement « infréquentables » en nos temps de moralisation culturelle à tous crins, lui ayant rendu visite en ces lieux bénis par les dieux, les visages des villageois et des touristes, des étrangers qui sont contrairement à eux des « xenos » incapables de s'adapter, croyant bon d'affirmer sans cesse leur supériorité d'occidentaux libertaires, persuadés de venir guérir de leurs névroses comme ce peintre américain ne peignant que des phallus en diverses situations et sa compagne dont Déon raconte les tribulations tragi-comiques se terminant sur le suicide de l'« artiste ».

     

    Beaucoup plus que des pensums savants et doctes, beaucoup plus que des autofictions de voyage pénibles et narcissiques, Déon sait transmettre avec talent l'essence de ce qui est vraiment la Grèce et la Méditerranée en général, cette douceur de vivre et de respirer paradoxalement mêlées à une violence de sentiments et de sensibilités à fleur de peau. Il y arrive car son écriture a de la chair, du corps, qu'elle coule dans ses veines, qu'elle n'est pas sèche et seulement intellectuelle, que lorsqu'il décrit la peau des vieilles femmes et des vieux pêcheurs l'on a envie de leur caresser leurs rides, de même lorsqu'il peint la beauté des jeunes filles le lecteur sent sous sa paume frémir la douceur d'un sein rond et doux.

     

     

    Il est proche de ces gens dits « simples » par les bourgeois qui les méprisent, enviant leurs liens plus vrais au monde. Et alors qu'il rapporte de Paris des romans de jeunes auteurs, il les jette à la mer, n'en ayant pas besoin, connaissant un bonheur de tous les instants sur cette terre pour lui sainte, bonheur que je comprend l'ayant ressenti de même dans ces régions turbulentes mais que l'on se prend à aimer passionnément de Méditerranée, berceau de nos civilisations.

  • Inquiétude en Grèce

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    Merci à Jacques-Étienne, l'auteur de cette oeuvre

    grèce.jpg

  • Conte social de Noèl à visée éducative

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    Conte pour les chtits n'enfants sages en période de crise ou "une fable éducative pour âge non raisonnable à caractère de prévention" (Merci Hélène de la précision)

    sarkoblingblingqi2.jpgIl était une fois le petit Poucet devenu grand (voir portrait), je veux dire enfin adulte car il était aussi grand qu'un tabouret pour nain, qui gouvernait le pays à l'Ouest de la grande ancienne terre. Il était originaire du peuple des lutins mais encore plus petit qu'eux. Il en avait conçu une grande rancoeur car les petits lutins se moquaient de lui quand il était encore jeune. Il voulait être gentil avec tout le monde mais dans le même temps sa nature profonde reprenait le dessus et il faisait des méchancetés aux gentils lutins. Ceux-ci qui étaient soit un peu cons, soit complètement masos, l'aimaient beaucoup pour une grosse moitié, surtout les vieux lutins qui avaient mis des noisettes de côté. Il inventait des dangers contre la royaume pour se rendre intéressant, les autres lutins avaient très très peur, mais pas lui. Il était aidé dans sa tâche par plusieurs trolls, dont un qui devenait rouge quand on le mettait à la lumière ce qu'il n'aimait pas du tout, une troll femelle qui se mettait toujours en colère contre ses subordonnés et une autre un peu plus grosse que les autres qui avait une voix de fausset.

    Il s'était marié plusieurs fois à trois soeurs, les trois fées Gourgandina, qui se ressemblaient beaucoup. Elles avaient une voix très douce et aimaient beaucoup les noisettes des lutins, elles lançaient des invocations magiques dangereuses car on les entendait à peine. C'était des fées maléfiques, des élèves de Mélusine. Cela faisait déjà presque deux ans qu'il règnait sur le royaume de l'Ouest mais aux lutins parmi les plus jeunes et moins jeunes qui ne l'aimaient pas, c'était aussi douloureux que s'il règnait depuis 2000 ans. Or, il advint que le petit Poucet devenu roi entendit parler de la révolte des jeunes lutins d'un pays du Sud de la grande terre. Ils n'avaient plus de noisettes et étaient très en colère. Le roi du royaume du Sud avait très peur et il communiqua sa peur au petit Poucet devenu souverain. Les pauvres lutins qui n'avaient plus pour ressource que de se transformer en nains de jardin gràce à Merlin l'Enchanteur pour survivre eurent la survivre de voir que les noisettes que leur octroyaient le roi étaient plus abondantes et même que leurs impôts avaient été supprimés comme par magie car de jeunes lutins se mettaient aussi en colère chez lui. Le petit Poucet se terrait dans son domaine avec la fée Gourgandina, il avait très peur. Les autres lutins auraient bien aimé qu'ils décarrent avec sa femme mais on allait encore entendre parler de lui, mais ceci est une autre histoire, cher petit ami.