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  • L'hypocrisie et l'amnésie collectives autour des APL

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    APL, CAF, gouvernement Philippe, Emmanuel Macron, politique, société, amaury watremez

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    Mon objectif dans ce texte est de défendre le principe des aides sociales aux plus précaires, mais de le faire lucidement. Car ce principe a été dévoyé depuis de très nombreuses années. Et le but est que ces prestations aillent aux plus pauvres et non à ceux qui n'ont aucun besoin...

     

    Le gouvernement diminue de cinq euros les aides personnalisées au logement (voir à ce lien). Cinq euros pour des précaires, cela peut être beaucoup, c'est parfois la limite avec le découvert autorisé et le début des ennuis bancaires. Les moins fortunés sont encore touchés, ceux dont les parents n'ont pas de biens ou de réseau. Ceux qui sont honnêtes aussi, ou ces étudiants ayant besoin de travailler pour payer leurs études, ce qui signifie pour beaucoup l'abandon de celles-ci à plus ou moins long terme généralement, à quelques exceptions notables.

     

    Il est plus simple de dminuer les APL que de tenter de cadrer les loyers des appartements ou des maisons, de réglementer le tout. Certains propriétaires osent louer des placards et les qualifier de « studios » sans aucune vergogne alors qu'ils n'y mettraient pas leur chien. Ils louent ces réduits à des prix d'une amoralité rarement atteinte dans l'histoire et que ce soit en province ou en région parisienne.

     

    Les privilégiés, les anciens comme les nouveaux, n'en ont cure, ça les agace, qu'est-ce que cinq euros pour eux ? (voir la réaction d'une députée LREM à ce lien). Les étudiants ne seraient qu'une corporation de paresseux « mal partis » dans la vie ? En plus à quoi ça sert franchement d'étudier les Lettres ou l'Histoire alors que tous pourraient contribuer à la dynamique du système en intégrant des écoles de commerce ou en créant leurs « start up »...

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