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gilets jaunes

  • Les gilets jaunes et l'église de France

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    politique, société, catholiques, France, déconnexion, gilets jaunes, amaury watremezPendant les manifestations des gilets jaunes il y eut des gestes symboliques de la part de certains prêtres bénissant  CRS et "Gilets jaunes" (voir à ce lien). Des évêques ont voulu entrer dans le débat (voir ici). Ils disent vouloir "écouter la colère" et ont peu finalement le même discours que les politiques, les syndicats et les journalistes. On est un peu hors-sol aussi en voulant prier pour la fin du dialogue et contre la violence comme si celle-ci n'était pas causé par l'abandon du "pays légal" envers le "pays réel". On note que ce sont des prêtres plutôt "traditionnels" qui sont le plus proche des "Gilets Jaunes" (voir ce que dit Monseigneur Ginoux ici).

     

    La déconnexion des institutions dites républicaines n'est pas la seule à déplorer, il y a aussi celle de l'Église de ce pays avec cette France dite périphérique, rurale, périurbaine. Auparavant dans les années 50-60 il existait des patronages, des paroisses populaires où les enfants de familles précaires pouvaient ainsi partir en vacances, voir la mer ou la montagne. Les prêtres qui venaient souvent de ces milieux simples, souvent de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, les ouvraient à la culture, à d'autres choix parfois aussi. On ne se contentait pas de la télé ou autres médias répandu à l'époque comme la radio et les journaux pour s'ouvrir au monde.

     

    En outre ils transmettaient des valeurs. Pendant la Seconde Guerre de nombreux curés avaient incité les jeunes à continuer de combattre, de résister, je songe entre autres à Hélie de Saint-Marc et quelques uns de ses camarades.

     

    A partir des années 70, le mouvement s'accélérant durant les années 80, l'Église de France ne s'est plus intéressé qu'aux "bons" milieux, aux familles matériellement "aisées" pour qui le catholicisme, le scoutisme et le reste sont devenus une manière de conservatoire social, de protection d'un certain mode de vie. La charité depuis lors s'arrête au parvis des églises. Les prêtres et séminaristes à quelques exceptions notables, toujours les mêmes que l'on monte en épingle, viennent tous de ces milieux sociaux hyper-privilégiés. Comment pourraient-ils comprendre ce que je viens d'évoquer dans le premier paragraphe ?

     

    Eux se contentent d'aller vers les familles avec qui le contact est le plus facile, à savoir les privilégiées.

     

    Alors oui bien sûr, il y a encore le Secours Catholique, l'AED ou d'autres associations caritatives qui font du bien, les familles aisées ont "leurs" pauvres en quelque sorte. L'on monte en épingle régulièrement des prêtres qui sont autant d'exceptions comme le père Jean-Marie Petitclerc ou Guy Gilbert. Il est de bon ton également parmi les "cathos" d'évoquer les liturgies de chrétiens africains en France comme si c'était la panacée pour les catholiques indigènes. On vante leur simplicité, leur côté bon enfant, leur liturgie tellement joyeuse en oubliant qu'elle ne  correspond pas à grand chose chez nous. C'est une manière de s'excuser de cette déconnexion, de faire comme les bourgeois pédagogues qui ont "leurs" pauvres, toujours choisis dans la "diverstitude".

     

    Je me souviens aussi de ces jeunes de quartiers qui venaient de réaliser une belle action pendant trois mois avec des enseignants, dont moi, qui avait essayé de prolonger ce bel acte en réfléchissant sur leur spiritualité et accueillis tellement froidement par la paroisse locale où il était pourtant tellement question d'accueillir la jeunesse.

     

    Mais globalement, la plupart des prêtres sont incapables d'aller vers la France dite périphérique qui les fait froncer du nez, pour qui ils ont le même mépris que nos pseudo élites. Après tout c'est normal, ce ne sont que de pauvres êtres humains comme nous tous, issus de milieux favorisés. Je me souviens cependant de ce curé de paroisse qui pour faire rire son auditoire de nantis imita la samaritaine comme une femme vulgaire, accentuant l'accent de ses paroissiens ricanant en chœur, dégoûté, écœuré j'étais parti sans aucun remords...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée sur le site de "la Croix"

  • La collusion mise en lumière

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    gilets jaunes, politique, société, économie, présidence macron, amaury watremezAvec les « gilets jaunes » les bourgeois mondialisés ont redécouvert qu'il existait encore un peuple de France, un peuple en ruralité, ou en zone périurbaine. Ce peuple avant, dans la caste, on l'appelait « les ploucs », c'était facile, c'était simple, net et sans bavures. Ces « ploucs » votaient le Pen en plus pour la plupart donc on pouvait y aller dans le mépris et la condescendance la plus abjecte, ils écoutaient Johnny et fumaient des clopes malodorantes forcément. Et voilà que ce peuple se met en colère, dans un premier temps les pseudo z-élites sidérés ont été tétanisées, puis elles ont joué la compassion allant recueillir les témoignages, faisant mine de les soutenir.

     

    Seulement voilà ça risque de se prolonger jusqu'aux fêtes et ça c'est pas bon, ni pour les affaires ni pour le reste, pour endormir un peu le peuple et faire passer en douceur le Pacte de Marrakech. Et donc depuis quelques jours ils ont la trouille, une trouille bleue, évidente, criante, et le pouvoir s'affole, déjà 317 interpellations policières sur les Champs au moment où j'écris ce petit texte, juste pour présomptions de violence (voir à ce lien), 317 vies et souvent ménages foutus en l'air avec un casier judiciaire...

     

    Ce qui s'est passé juste avant ce samedi met donc particulièrement en lumière deux choses évidentes, bien entendu ce n'est pas nouveau mais là c'est en pleine lumière :


    Primo : Syndicats retirant leur mot d'ordre de grèves, journalistes appelant « au calme », partis dits "traditionnels" sermonnant les « gilets jaunes », philosophe botuliste comparant les « gilets jaunes » aux nazis (voir à ce lien) et autres s'entendent sur le dos du peuple pour conserver pouvoir et prérogatives. Pour une raison évidente, la peur de perdre leurs subventions, la peur que s'arrête leurs petites affaires bien juteuses. Jouer la comédie de l'affrontement alors qu'en coulisses tout ce petit monde s'entend.


    Il n'y a pas de réel clivage entre eux ils sont tous de la caste. La seule chose qui compte c'est leurs privilèges, même si privilèges bien étriqués. Et puis, « merdalors, peuvent même pas faire leurs courses tranquilles avec tous ces « gilets jaunes » qui bloquent les Champs Elysées ! ». C'est pas normal « ma chèère ».

     

    Deuxio : Pour la plupart des gens qui ne subissent pas encore la paupérisation que subit la France périphérique, quel que soit leur niveau de revenus, il convient de demeurer soumis aux premiers sus-cités plus haut par peur de perdre ce qui leur reste de confort matériel. Pierre Desproges appelait ça les « serreurs de fesses effarés ». Comme dit l'humoriste la Bajon dans un de ses sketchs "On leur en laisse suffisamment pour qu'ils aient peur de le perdre". (lien ici) Ils le perdront quand même mais ne voient pas plus loin que le bout de leur nez qu'ils ont court.

     

    Pour vivre heureux ils vivent soumis, et se hâtent de répéter ce genre de leçons aux précaires, aux français dits périphériques en voie de paupérisation. Ceux-là doivent fermer leur gueule et peut-être qu'ils seront aidés. C'est d'ailleurs le sens de la diffusion massive de la vidéo des 151 gamins arrêtés comme dans un régime policier à Mantes la Jolie, une mise en scène bien entendu pour faire passer un message très clair d'un pouvoir aux abois, d'un président qui a peur.

     

    Les précaires n'ont pas le droit de protester, sinon il leur en cuira. Ce ne sont pas les flics sur la vidéo qui jouent les cow boys le problème mais les donneurs d'ordres, que l'on connaît. Les donneurs d'ordre ont déjà largement montré leur orgueil, leur mépris, leur dédain du peuple qui les a pourtant élu, certes sur un malentendu. Fallait faire barrage au FN,aux z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    ...On voit maintenant quelle blague, quelle farce c'était et c'est toujours.

     

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Gilets jaunes et mythes éculés

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    histoire, révolution, gilets jaunes, bastille, privilèges, amaury watremezMon  grand-père évoquait souvent les "mythes éculés" sur lesquels vivaient la République selon lui à commencer par celui de la Révolution Française. Le terme et l'adjectif sont très bien choisis, c'est tout à fait ça. 1789 est le moment où la bourgeoisie a pris le pouvoir en France pour s'y accrocher depuis, détruisant progressivement la paysannerie, réduisant au fil du temps les classes moyennes à néant. Il n'y a plus en France que des très riches ou des très pauvres et au milieu des ménages en voie de paupérisation que sont dans leur majorité les "gilets jaunes".

     

    Cette bourgeoisie s'est aussi mondialisée, pour elle la France c'est de l'histoire ancienne.  Mais attention, la mondialisation, elle en veut bien mais pas au pied de son immeuble ou devant sa maison, elle la veut un peu plus loin, là où elle ne gênera pas, là où elle pourra s'en gargariser, se félicitant d'être tellement humaniste.

     

    Elle propage depuis des décennies cependant encore le mythe d'une révolution faite par le peuple, d'une prise de la Bastille héroïque, d'une abolition des "privilèges" de tous les privilèges une fameuse nuit du 4 Août dont matériels. Depuis, il n'y a plus de riches ou de pauvres, plus de clientélisme, plus de népotisme. C'est bien connu, sans parler de notre "ascenseur social" tellement performant... (sic)

     

    Comme si un trait de plume suffisait...

     

    On oublie tout le temps que ce que l'on entendait par "privilèges" étaient les avantages de chaque province, leur spécificité, et que cette abolition a permis les lois d'enclosure, le changement de maîtres dans les campagnes, le départ forcé de nombreux petits cultivateurs vers les villes pour y devenir le "lumpenprolétariat" taillable et corvéable à merci. La Révolution est le début de la fin pour la France rurale, le désastre étant parachevé par le Remembrement en 1975.

     

    Il y eut d'autres moments de passage de "l'ombre à la lumière" pour les français depuis, autant de mythes éculés, de "Soissantuite" au 10 mai 1981. Interdit de les critiquer, de les remettre en question, de s'en moquer. Voire la bourgeoisie en voie de mondialisation encourageait les "jeunes" à se révolter de cette manière, comme elle l'entendait. Elle se moquait de ces générations tellement "bourgeoises" se souciant de leur emploi, de leurs fins de mois, de leur avenir bien sombre. Elle a applaudi "Nuit Debout" dont les organisateurs étaient ses héritiers, on se serait cru dans "la chinoise" de Godard parfois.

     

    Tous ces révolutionnaires bien sages, bien proprets étaient bien ridicules et grandiloquents rentrant ensuite dans les apparts confortables payés par les parents laissant à d'autres le soin de nettoyer les reliefs de leur rébellion sagement encadrée...

     

    Et puis voilà que le peuple, le méprisé, sans cesse moqué, raillé, descendu, vilipendé, assimilé aux pires heures de notre histoire se met en colère. Alors voilà, si la Révolution c'est bien joli dans les livres d'histoire, dans la réalité les insurrections ça fait du bruit, ça rassemble des "pue la sueur", des "classes dangereuses", des "franchouillards", des "ploucs" que les privilégiés détestent, qu'ils aimeraient annihiler sans succès jusque là. La pauvreté est acceptable seulement quand elle est "exotique", sinon elle dérange trop. Et ces "péquenots" qui réclament de l'argent, à vivre décemment, c'est rien que des envieux comme on peut lire parfois sur les statuts de certains privilégiés et larbins...

     

    Et mes bourgeois mondialisés, tellement libertaires de parler de sédition, de factieux, d'en appeler aux flics et à l'armée toutes choses qu'ils prétendaient dénoncer quand ils faisaient "Soissantuite" ! Ils ne sont pas cohérents ou alors c'est qu'ils se révèlent pour ce qu'ils n'ont jamais cessé d'être, des nantis jaloux de leur magot.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Le pacte signé dans votre dos

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    marrakech.jpgA Marrakech les 10 et 11 décembre sera signé un "pacte" de l'ONU qui lui assurera la mainmise sur les migrations mondiales (voir à ce lien un article de "le Parisien"). Ce "pacte" enlève à la France une partie importante de sa souveraineté sous prétexte de mieux contrôler les flux migratoires. Lorsque l'on sait que l'ONU est contrôlée elle-même dans sa quasi totalité par les pays du Golfe, on s'inquiète légèrement. Ces pays, des monarchies théocratiques, ont comme but l'expansion de l'Islam dans le monde entier. Pour notre plus grand bien évidemment à les entendre. Ils ne sont pas les plus nombreux mais contrôlent toutes les instances décisionnaires de l'ONU dont celles aux Droits de l'Homme.

     

    Pour la Paix mondiale aussi prétendent-ils...

     

    Donc cela implique encore plus de problèmes de communautarisation, en attendant l'application stricte de lois religieuses dans certains quartiers de notre pays, encore plus de difficultés d'intégration de populations dont le mode de vie s'oppose en tout au nôtre, encore plus d'insécurité, encore plus de problèmes de répartition des aides qui iront toujours encore à ces populations miséreuses de par la logique du système d'aides actuel. Bien entendu, énoncer tous ces faits pourtant connus c'est être populiste, raciste, fââchiiste, nostalgique des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    Quoi qu'en dise l'auteur de l'article en lien c'est une perte de plus de son libre-arbitre pour notre pays. Cela rejoint les aspirations du parti libéral-libertaire du président Macron, "la République en Marche", qui est de transférer une grande part des prérogatives nationales à l'Europe (voir à ce lien). Aurélien Taché l'a dit clairement chez Ardisson samedi soir, il souhaite ainsi que son mouvement une dilution de notre peuple dans le "grand tout" européen et donc avec ce fameux pacte dans le "grand tout" mondialisé, une sorte de "machin" informe, un gros blob dont les contours sont strictement impossibles à réellement définir.

     

    Finalement, au moins de ce point de vue là, les "Gilets Jaunes" ont leur utilité pour le gouvernement, ils permettent de faire passer en "loucedé" ce "pacte" qui sera entériné en quelque sorte, sa signature n'est qu'une formalité. A moins de parler un maximum de cette information et de bien la faire circuler et de la rajouter aux revendications de l'insurrection qui vient, à la colère des "gilets jaunes", car là il n'y aurait plus de classe moyenne en voie de paupérisation du tout, juste une grande majorité de précaires et un tout petit cercle de très riches, d'ultra-nantis.

     

    Eux, ils trouvent ça très chouette le multiculturalisme, ça leur rappelle leurs dernières vacances au soleil, et puis comme ça pas besoin de prendre l'avion pour avoir de l'exotisme à peu de frais, et en plus ils auraient ainsi "leurs" pauvres à domicile, des "pauvres" plus acceptables que ces "gilets jaunes", ces ploucs franchouillards qu'ils détestent. Les nantis connaissent bien Marrakech, même pas eu besoin de sortir de l'hôtel, il y a tout ce qu'il faut dedans, piscine, repas, journaux, détente en tout genre.

     

    Vous, tous les autres, les précarisés, les futurs damnés de la Terre vous serez juste bons à venir consommer dans des centres commerciaux de plus en plus tentaculaires, à acheter, acheter, acheter ou juste déambuler en leur sein, rêvant béatement à ce que vous aimeriez posséder...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • L'insurrection qui vient arrive

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    politique, société, presse, gilets jaunes, samedi 1er décembre, présidence macron, amaury watremezIl y a quelques années était paru un livre 'l'insurrection qui vient" (voir à ce lien) qui théorisait la révolution à venir. Ce livre a eu un certain succès parmi les révolutionnaires de salon et quelques héritiers jouant aux Robin des bois sociaux virtuels dans leur loft de Bastille ou leur deux pièces de République. On a beau être révolutionnaire on est dans l'entre soi Bien entendu il ne s'agissait pas vraiment de changer le monde pour de bon. Il ne s'agissait pas vraiment pour les gauchistes en herbe, les petites filles et petits garçons exaltés de "bons" milieux le lisant de renoncer à quoi que ce soit de leurs privilèges matériels bien réels.

     

    "C'est pas parce qu'on doit faire la Révolution qu'on doit renoncer aux vacances à Marbella merde qwaa !"

     

    On faisait la leçon au peuple sur son apathie, on le moralisait sur son vote le Pen et son manque de conscience de classe ou de conscience sociale et on s'arrêtait là. Et voilà que le peuple par le mouvement des "gilets jaunes", sans attendre le top départ des grandes et belles consciences sociales bourgeoises, sans leur demander leur avis, exprime sa colère et se heurte comme à l'habitude au mépris des dirigeants, à leur condescendance de "gens instruits" sans parler des larbins prêts à en découdre pour mieux montrer leur servilité (voir ici à quoi je fais allusion, ce député LaREM entendant ses quatre vérités de la part de "gilets jaunes" prêt ensuite à en découdre).

     

    On ne voit pas très bien comment le peuple pourrait acquérir quelque conscience sociale que ce soit en militant dans tel ou tel syndicat dépendant tous et quelle que soit leur feuille de route des subventions du gouvernement (voir ici à ce lien de quoi il est question). On ne voit pas très bien comment les partis dits traditionnels et moins traditionnels (comme le Rassemblement National ou la France Insoumise par exemple) pourraient comprendre quoi que ce soit aux "gilets jaunes" alors qu'ils sont tous de l'oligarchie, tous de la caste. Et de toutes façons les "gilets jaunes" l'ont cette conscience de classe. Ils sont les français méprisés de la France dite périphérique, les français dits de souche en voie de paupérisation, à qui l'impôt n'est plus redistribué car ils sont considérés comme trop riches pour en bénéficier, trop pauvres pour ne pas avoir besoin des aides.

     

    D'aucuns parmi les bourgeois pédagogues (la peur d'être tondus à la libération ?) se mettent à la remorque des "gilets jaunes" véhiculant des clichés montrant surtout leur inculture historique. De celui qui invoque une nouvelle Nuit du 4 Août à cette autre qui parle de révolution prolétarienne. Je trouve assez savoureux ce texte sur la nouvelle "nuit du 4 Août" (lien) l'auteur faisant partie des nantis, des privilégiés. De plus il semble ignorer que l'abolition des "privilèges" étaient ceux des provinces et non des privilégiés, et que cela a été le début de la fin des campagnes entraînant en premier lieu les "lois d'enclosure". Celles-ci ont causé le début de l'exode rural et la transformation des petits paysans en prolétaires taillables et corvéables à merci.

     

    Les "gilets jaunes" ont plein de gros défauts aux yeux des bourgeois pédagogues, ils chantent "la Marseillaise" spontanément, ils arborent le drapeau tricolore et ils tiennent aux traditions de leurs région, à l'histoire de ce pays. Toutes choses méprisées par les bourgeois pédagogues, qui tiennent ces appétences pour fââchiistes, ringardes. Dans leur esprit, qu'ils le disent ou non, ils tiennent les gilets jaunes pour des beaufs, des rustres, des "hommes des bois" en quelque sorte. Ils ne peuvent pas comprendre, ils ne veulent pas dialoguer. Ce qui entraîne les violences et qui entraînera d'autres ainsi que des débordements. L'insurrection qui vient a sans doute débuté samedi, cela ne se fait pas bourgeoisement, il faut bien ça pour réveiller les gouvernants pour secouer les riches...

     

    Elle ne se fait pas sous la conduite de maîtres d'école pontifiants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Fins de mois difficiles ? Achetez une fenêtre.

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    politique, présidence Macron, gilets jaunes, société, économie, amaury watremezEn écoutant distraitement la réponse de "Freluquet Ier" notre président aux "gilets jaunes" et au peuple en général, je me suis rappelé de monsieur Coq mon prof d'EMT de Cinquième. Lui aussi zozotait un peu et parlait de porte-fenêtre et de fenêtres dés qu'il voulait ramener le calme parmi les chahuteurs dont je n'étais pas bien évidemment (j'étais sage comme une image). Il donnait des rédactions à faire sur la description de ces ouvertures comme punitions terribles. Pauvre monsieur Coq, à la rentrée dés le premier cours nous avions échangé nos noms de famille, ce qui donna quelques chose de très drôle.

     

    La rédaction que nous a servi "Freluquet Ier" était beaucoup plus laborieuse et incompréhensible que toutes celles que nous avions pu rendre à notre pauvre enseignant de technologie. Si je suis bien son raisonnement (voir son laïus ici à ce lien), à des angoisses de fin de mois, de paupérisation, il répond par une prime sur les fenêtres et persiste dans sa croyance que tout ce qui cause le chahut des "Gilets Jaunes" c'est seulement la nouvelle taxe sur le diesel en attendant la hausse des prix de l'électricité (voir à ce lien). Car ce n'est pas fini les augmentations...

     

    ...Et la transition écologique a bon dos. Il s'agit surtout de trouver à tout prix des financements pour un état obèse qui de toutes façons n'assure plus ses missions de redistribution de l'impôt. L'augmentation de la taxe carbone n'est que l'étincelle qui met le feux aux poudres, la goutte d'eau qui fait déborder le vase du ras-le-bol, la cerise sur le gâteau du mécontentement. Et cela le gouvernement comme le président ne l'ont pas compris, ou feignent de ne pas le comprendre. Ces "quatrième couteaux" de la politique ne sont là de toutes façons que pour appliquer la politique de convergence budgétaire de l'Union Européenne, ce sont des employés dociles.

     

    Thierry Ardisson (voir à ce lien), un des piliers du système qui a certainement des dossiers sur tout le monde, comme Drucker, peut se permettre de le dire bien entendu avec autant de liberté, et cela ne l'empêchera pas d'en profiter mais je trouve très juste son terme de "Gauleiter de Juncker" pour désigner Emmanuel Macron. "Freluquet Ier" n'est que ça, un "Gauleiter" du "tout économique". Espérer un dialogue avec lui est illusoire, il n'est pas là pour ça. Il faudra en passer par le bras de fer. Ces "meilleurs employés du mois" ne savent pas ce que c'est qu'une fin de mois qui commence le 5 ou des charges qui se surajoutent à des budgets déjà ultraserrés. Ils ne veulent pas savoir ce que c'est que le travail quotidien et les migrations diurnes, les difficultés de logement et j'en passe. Ils ne connaissent que "l'entre soi"...

     

    Alors oui bien sûr de temps à autres parmi les "pipeaules" ont trouve un ancien prolo ou un "fils de prolo" qui a réussi, autant d'alibis, autant de prétextes, celui-là n'est coopté que pour ça...

     

    Il serait pourtant temps de le dynamiter "l'entre soi", on croirait des courtisans de l'empereur de Byzance discutant du sexe des anges pour tromper leur ennui abyssal ces nantis...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Les journalistes ne savent plus à quel saint se vouer

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    politique, société, gilets jaunes, médias, journalisme, politique, amaury watremezDepuis le début du mouvement des "gilets jaunes", expression du ras le bol de la France dite périphérique vis à vis du mépris qu'elle subit, on s'aperçoit que tout comme les politiques les journalistes sont complètement largués. Ils le sont pour la même raison, ils sont de l'oligarchie y compris les quelques éditorialistes réputés politiquement incorrects tolérés encore par le grand "Barnum" télévisuel. Ce sont toujours peu ou prou les mêmes têtes que les bien-pensants adorent détester, mais au fond tout ce petit monde est dans la collusion la plus abjecte.

     

    On fait mine de se détester de s'étriper mais finalement on a eu la même formation dans les mêmes écoles, avec les mêmes profs et strictement la même méthodologie et donc rigoureusement la même grille d'analyse de l'actualité à quelques détails près. Il est de notoriété publique de toutes façons que dans ces milieux pour progresser il convient d'être obséquieux et d'accepter cette endogamie. De temps en temps on coopte un larbin suffisamment méritant et docile pour en faire un de la caste. Cela suppose d'être doué pour le cirage de pompes...

     

    Plus tard, celui-là ou celle-là aura beau évoquer avec des violons et autres trémolos dans la voix et l'expression son passé teeeellement difficile, il sera définitivement compromis. Quand l'un d'eux se lance dans ce genre de scène je pense toujours au sketch des Monty Python des milliardaires évoquant avec exagération leur enfance forcément malheureuse et très sordide pour se hausser du col (voir à ce lien).

     

    Les uns nous ressortent les clichés habituels sur le 6 Février 1934, les z-heures les plus sombres de notre histoire, le retour du populisme et des fââchiistes, des ligues d'estrèèèème drouââte. Le peuple dit de souche, celui des campagnes, donc en majorité blanc, est forcément fââchiiste. Et en plus ma bonne dame certains d'entre eux -Horreur !- arboraient des drapeaux bleu-blanc-rouge durant la manifestation, des séides du Rassemblement National c'est certain ! On se demande de quelle partie du RN venaient les manifestants ayant entre les mains des drapeaux du "Che" Guevara ? Ils ne savent pas vraiment ces journalistes ce qui s'est passé ce jour-là, ils ne savent plus définir ce qu'il faut entendre par fasciste, mais cela leur suffit, la France qui travaille et qui proteste car elle en a assez que l'impôt soit si mal redistribué EST fasciste, les journalistes et autres bien-pensants le savent, ils n'en ont pas la preuve mais ils en ont la certitude et donc celle-ci a valeur de vérité révélée.

     

    En face certains ayant peur de se faire injurier, dans la peur panique de se faire traiter de réacs ou de fachos, n'osaient pas répliquer, se tenaient à carreaux. Et voilà que des "ploucs" , des "franchouillards" se rebellent sans leur demander leur avis ?

     

    D'autres encore essaient de rattraper le mouvement, ils courent après le dernier wagon, ils font de gros efforts mais c'est peine perdue. Ce sont la plupart des journalistes des médias se prétendant d'eux-mêmes politiquement hors des rails essaient de faire de ce mouvement spontané leur mouvement. Mais la manière dont ils en parlent, légèrement condescendante involontairement je l'espère pour eux, veut tout dire. Pour certains, la grogne se limite au prix de l'essence, parce que les ploucs ma chèèère ça râle surtout pour la bagnole, pour quoi d'autres. Mais eux non plus n'ont rien compris. Ils sont paumés, ils ne savent plus comment en parler.

     

    Et involontairement ou pas ils froncent du nez de mépris face à ce peuple qui montre sa colère.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    image empruntée ici (Daumier toujours)

  • Ceux qui travaillent et qui paient

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    politique, société, gilets jaunes, colère, amaury watremezLes "gilets jaunes" ne luttent pas seulement contre la hausse de l'essence. Les "gilets jaunes" en ont marre de payer des taxes et des impôts supplémentaires s'ajoutant et se surajoutant, taxes et impôts dont leurs enfants et eux-mêmes ne peuvent même plus bénéficier pour des aides, des allocations, des subventions. La redistribution ne fonctionne plus vraiment, raison pour laquelle ils en ont marre, c'est son fonctionnement efficace ce qui fondait sa légitimité et son acceptation par les populations. Ne parlons pas des demandes de logement social ou étudiant. Ne parlons pas des demandes de bourses universitaires qui auparavant aidait l'ascenseur social à fonctionner.

     

    Elles sont inaccessibles à la France dite périphérique.

     

    Ces taxes et impôts seraient ressenties comme moins injustes si elles servaient encore à quelque chose pour cette "France dite périphérique" considérée comme trop riche pour être aidée, trop pauvre pour se passer de ces aides, or ces aides ne lui profitent plus que rarement.  Et dire à qui elles bénéficient concrètement est un sujet tabou qui vous fait aussitôt cataloguer comme infâme, comme nostalgique des heures les plus sombres de notre histoire. Les moralisateurs bourgeois pédagogues ne veulent pas en entendre parler, il faut dire que eux n'en ont pas besoin de ces aides, ne savent pas ce que c'est de ne plus pouvoir faire un plein de courses avec la même somme qu'il y a dix ou quinze ans.

     

    Ne parlons même pas de ces parents qui aimeraient bien transmettre un patrimoine à leurs enfants sans que ceux-ci n'aient des frais exorbitants à payer...

     

    Etes-vous déjà allé pour un papier ou un autre dans une Caisse d'Allocations Familiales ? Dans une agence de la Sécurité Sociale ? Dans une préfecture ? C'est pourtant instructif et cela répond vite à la question posée ci-dessus. Il y a en majorité des populations dites "issues de la diversité", nettement, il suffit d'ouvrir les yeux. Ce n'est pas elles le problème d'ailleurs. Des personnes qui meurent de faim chez elles, qui n'ont plus de toit, plus de libertés, qui sont sous le joug qui entendent parler d'un genre d'eldorado qui s'appelle la France où elles obtiendront tout cela sans aucune exigence réelle, si j'étais à leur place je ne réfléchis mêmes pas une seconde. Je ne vais pas opposer les pauvretés, encore moins les mettre en balance, d'autant plus que parmi les gilets jaunes certains sont issus de cette diversité et travaillent.

     

    Ils ont d'autant plus de mérite personnel à travailler et participer à la collectivité car on ne demande généralement même pas à ces populations un gage de bonne volonté, de civisme minimum, de volonté d'intégration (ce qui est aussi une forme de mépris). D'ailleurs la plupart manifeste clairement leur refus de nos valeurs, de notre histoire, de notre culture, un refus clair et net de notre éducation aussi, il suffit de lire de nombreux témoignages de #pasdevague.

     

    Y compris leurs enfants et petits enfants qui veulent vivre selon leurs propres règles. On a entendu le gouvernement manifester une grande fermeté, voire du mépris pour les "gilets jaunes", menacer de peines de prison, d'amendes les "bloqueurs". On a entendu monsieur Castaner et monsieur Philippe. Ou Benjamin Griveaux. C'est exactement le même registre à chaque fois, suivi toujours de commentaires condescendants de leurs larbins, que ceux-ci soient éditorialistes assermentés ou non...

     

    Mais quand a-t-on entendu les mêmes et leurs prédécesseurs depuis quarante ans faire preuve de la même fermeté envers les populations dites "issues de la diversité" ? Demander la même responsabilité ? Affirmer de la même manière qu'il n'y aura pas d'impunité pour ceux qui contreviendront à la loi ? Et ne serait-ce qu'appliquer la loi française. J'ai beau chercher. J'ai un mal fou à trouver. On ne compte plus les quartiers où de toutes façons elle n'a plus cours, quartiers que l'on continue sans difficulté de subventionner, de faire vivre, que l'on aide de diverses manières, quartiers qui sont réhabilités régulièrement alors que l'on va souvent dans des centre-ville dont les routes, chaussées et trottoirs sont défoncées.

     

    Là encore on ne va pas reprocher à ces populations dites issues de la diversité le laxisme des gouvernants, celui des institutions et le clientélisme des politiques. Certains en profitent pour imposer un fondamentalisme religieux des plus obscurantistes qui va de pair avec un antisémitisme abject, un rejet de notre mode de vie. D'autres encore mettent des pans entiers de ce pays en coupe réglée et il faudrait surtout ne pas en parler. Après tout c'est logique. Pourquoi auraient-ils peur du gendarme alors qu'au fond ils ne risquent pas grand-chose ?

     

    Par contre, la France périphérique devrait tout supporter, tout subir en silence. Si d'aventure, elle manifeste son mécontentement les arbitres des élégances politiques d'embrayer aussitôt sur les risques de populisme de fââchiisme, de monter en épingle quelques incidents isolés, des paroles présumées racistes ou homophobes, là l'amalgame est permis, voire encouragé, pas de problèmes. Ce qui étonne là-dedans est que cette colère ne se soit pas manifestée plus tôt. Elle est salutaire, ne serait-ce qu'en raison de la condescendance affichée des ministres en face.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici