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france

  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • Vieilles lunes

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    politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

     

    Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

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  • Le précaire cet écologiquement irresponsable !

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    Écrit après avoir entendu le président Macron parler de « make ze planète grète euguène »...

     

    precarite-energetique.jpgDans notre monde tellement progressiste, la coupure a tendance a se creuser de plus en plus et de pire en pire entre les très riches et les très pauvres. Et la classe moyenne entre deux, ou plutôt ce qu'il en reste, trop riche pour être aidée, trop pauvre pour s'en sortir vraiment sans heurts ni crédits, se paupérise lentement mais sûrement. En même temps, comme le dit notre président, les riches développent des soucis sociaux et politiques, rajoutent aux prétentions matérielles des vanités politiques et l'envie très forte de se donner le beau rôle, en particulier celui de guides des peuples, ceux-ci n'ayant pourtant rien demandé...

     

    Leur dernière lubie, elle ne mange pas de pain et ne les force pas à un partage plus équitable des richesses, est une certaine conception de l'écologique, une conception « gadget », une conception « alibi » pour se donner bonne conscience et faire marcher le commerce en créant de nouveaux labels, de nouveaux produits beaucoup plus chers.

     

    Le précaire, lui, n'est pas écolo, il s'en fout du développement durable. Souvent même c'est un de ces « petits mâles blancs » qui se détend en regardant exclusivement la télévision et qui si ça se trouve n'est jamais allé voir une pièce d'« humour de résistance » de Jean-Michel Ribes. Pire encore, il prend sa voiture hors-d'âge, rempli bien des fois avec du diesel, pour aller travailler à Paris ou dans une autre grande ville, une bagnole qui bien souvent a un bilan carbone désastreux. Mais cela n'a pas l'air de l'angoisser, il ne se rachète pas une électrique, même pas une « hybride ».

     

    Parfois, il est bien obligé de prendre les transports en commun, de s'entasser avec on l'imagine un plaisir immense dans des wagons bondés, pour cause d'économies budgétaires décidées afin de mieux construire l'Europe. Il faut dire là encore que le précaire, des plus inconscients également sur cette question se fout complètement de la construction européenne. Et puis, en même temps (j'aime beaucoup ce que vous faites monsieur le président) quand il rentre dans son logement loué beaucoup trop cher pour une si petite surface, enfin c'est ce qu'il dit, il prétexte abusivement la fatigue à cause des retards, des pannes, des problèmes de cadencement et de personnels il ne s'inquiétera pas une seconde de faire le tri de ses poubelles avec ordre et méthode.

     

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  • Une France de droite et souverainiste, un président libéral-libertaire

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    droite, france, politique, société, présidentielles 2017, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Le pays est majoritairement de droite et souverainiste, c'est un fait connu depuis longtemps et méprisé par la plupart de nos politiques, y compris au sein de la droite dite républicaine. On se souvient également des déclarations de Claude Bartolone sur ce qu'il ne faudrait pas faire en particulier sur l'immigration si on se mettait à écouter les français, forcément xénophobes (voir ce qu'il dit du sujet à ce lien). Cette idée du souverainisme, cette « certaine idée de la France » transcende les clivages, car on la retrouve également à gauche. Le pays célèbre les valeurs de la transmission, du patrimoine, dont culturel, linguistique, régional, artistique, du travail de l'artisan, de l'agriculteur, de l'éleveur....

     

    ...Le «  bio » par exemple ce n'est que le retour de solutions déjà connues par nos ancêtres et remises au goût du jour.

     

    ...Et pourtant, au soir du deuxième tour des présidentielles il est à peur près certain que sera élu un président libéral-libertaire ou social-libéral, ce qui revient au même ; adepte des supposés bienfaits de la mondialisation. Celle-ci nous est sans cesse présentée comme forcément bienfaitrice sans qu'aucun discours contradictoire ne soit pris au sérieux ou qu'il ne soit de toutes façons immédiatement raillé et celui qui le prononce injurié, vilipendé.

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  • Pas de choc des civilisations

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    choc des civilisations, civilisation, société, politique, religions, islam, france, amaury watremez

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    Pour qu'il y ait un choc des civilisations encore faudrait-il que deux civilisations s'opposent, la nôtre et la musulmane, ou du moins celle que nous supposons maintenant musulmane qui est sa part la plus radicale. La nôtre existe de moins en moins depuis plusieurs années déjà, elle se réduit progressivement chaque jour avec l'enthousiasme et l' assentiment irréfléchi des populations asservies par leurs appétits médiocres. Et cette civilisation se résume pour l'essentiel à deux choses :

     

    L'avidité à gagner de l'argent et la faculté de le consommer.

     

    Les parents, à de rares exceptions, ne se comportent plus en parents, et non seulement n'éduquent plus leurs enfants mais jugent bon de ne surtout rien leur transmettre comme valeurs ou culture. Les grandes personnes ne veulent plus l'être, elles ne veulent plus mûrir et se sentir responsables de quoi que ce soit. Elles assimilent la responsabilité à la culpabilité, et se sentir coupable c'est en 2017 le mal absolu. « Tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable » car ce qui m'est permis peut avoir des conséquences graves sur les autres.

     

    Mais dire ou écrire cela c'est culpabilisant, c'est faire la morale, c'est mâââl aussi...

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  • Petits arrangements et autres magouilles

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    politique,piston,clientélisme,france,amaury watremez

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    L'emballement des grands vertueux et des arbitres des élégances morales qui se scandalisent des 500 000 Euros touchés en neuf ans par l'épouse du candidat de la droite prête un peu à sourire voire à rigoler franchement. Non pas parce que ce n'est pas choquant en soi, et parfaitement, et objectivement immoral, mais parce que c'est une pratique courante en France depuis déjà plusieurs décennies. Plus personne ne se soucie vraiment du bien commun, de la cohésion nationale, chacun surtout inquiet de profiter au maximum de ce qui demeure encore des deniers publics pour quelques années encore malgré le détricotage minutieux des institutions opéré depuis longtemps déjà.

     

    Que madame Fillon ait bénéficié d'un emploi fictif est certes quasiment une certitude. Il se trouvera certainement quelques obligés de son époux pour tenter de la disculper mais personne ne sera dupe. Que son mari ne soit pas le seul à le faire en est une autre. Que ceci soit une excuse est faux. C'est d'autant plus choquant qu'il se présente comme le candidat du retour des valeurs morales. Que tout cela ait fuité en ce moment n'est sans doute pas fortuit. Cela ne bénéficie pas du tout à Marine le Pen comme certains le suggèrent mais plutôt à Emmanuel Macron, notre Donald Trump BCBG, les libéraux libertaires embarrassés de voter Fillon iront plus vers l'ancien ministre de l'économie. Ce n'est sans doute pas anodin.

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  • Les deux France

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    politique, terre, france, zemmour, raphèl glucksman, amaury watremez, paysannerieRaphaèl Glucksman publie le livre « Notre France – Dire et aimer ce que nous sommes » dans lequel il affirme décrire le pays en homme de progrès, en clair selon l'oligarchie et ses obligés en somme. Dans « Quotidien » le spectacle « d'infotainemant » de dérision « citoyenne » et « objective » (c'est lui qui l'affirme) de Yann Barthès il se pose en anti-Zemmour mais consent quand même en fin de péroraison à avouer qu'il aime bien le côté « rabelaisien » de la France, son côté « gaulois ». Nous souffririons de trop d'hygiénisme, de trop aseptiser notre vie. On ne peut pas lui donner de ce point de vue entièrement tort et on lui sait grè au moins de l'écrire.

     

    On me pardonnera cependant dans la suite de ce texte mon irrespect envers ce grand philosophe contemporain (1 m75 à vue de nez) mais il est encore bien timide.

     

    On s'étonne d'ailleurs de le voir reprendre au fond des idées qui ne déplairaient pas aux réacs qu'ils conchient par ailleurs. Ce genre de représentant de « la France d'en haut » donnant des leçons de morale comme lui est toujours persuadé de sa légitimité de par les avantages matériels dont ils disposent depuis sa naissance.

     

    La France de Raohaèl Glucksman est celle que l'on voit dans les films américains. Les français du petit peuple qu'il décrit non sans condescendance ne se lavent pas, mangent comme des gougnafiers en faisant du bruit. Ils s'essuient bruyamment sur leurs manches une fois le repas fini tout en écoutant avec respect le monsieur « venu de la ville » qui leur dit comment se conduire. Ils sont ignares, incultes, grossier. Heureusement qu'ils ont cette chance d'avoir des messieurs « venus de la ville » comme monsieur Glucksman pour les éclairer.

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  • Tous chiraquiens

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    politique, jacques chirac, société, présidents, France, nostalgie, histoire, amaury watremezDepuis quelques années déjà en France tout le monde se réclame du général de Gaulle y compris ses adversaires acharnés quand il était encore vivant. Ces héritiers se voulant gaullistes que le général ne reconnaîtrait sans doute pas devant notaire sont un peu comme les pigeons qui défèquent sur les statues du grand homme. Les volatiles se perchent sur les épaules de bronze du fondateur de la Vème République pour se protéger des prédateurs disent-ils. Mais ils ne voient cependant pas pourquoi celui-ci verrait un inconvénient à ce qu'ils fassent leurs besoins sur lui.

     

    Ils continuent cependant à roucouler comme si de rien n'était devant les micros se haussant tous du col pour garder le pouvoir coûte que coûte quitte à en passer pour tous les compromis, tous les renoncements.

     

    Depuis son malaise Jacques Chirac n'a que des amis, et moult disciples politiques, y compris à gauche. Tous ces pigeons attendent avec impatience de pouvoir se soulager sur ses statues. Chirac est soudain devenu un grand homme d’État. Tous ces pigeons pratiquent ainsi qu'il est coutume de nos jours une révérence littéralement abyssale, il ne faudrait surtout pas critiquer ni ironiser. On ne va certes pas moraliser, de grands hommes d’État ont profité de leur position pour faire fortune, se construire une collection d’œuvres d'art et que sais-je encore.

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  • A qui appartiendra l'avenir de la France ?

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    France, politique, société, nation, hypocrisie, inculture, paresse, vieux pays, islam, enquête Montaigne, amaury watremezPetit questionnement après l'enquête de l'institut "Montaigne"...

     

    Dédié à Myriam

     

    Vivant à Jérusalem, j'ai pu observer deux peuples très jeunes quotidiennement, des nations vivantes encore au berceau. Leur jeunesse n'était pas seulement dans celle de leurs populations, mais aussi dans leur dynamisme, leur fraîcheur d'âme que les vieux pays européens, tel la France, ont peut-être irrémédiablement perdue. Même antagonistes, même dans des « camps » supposés différents, la discussion et l'échange étaient toujours paradoxalement possibles et on refaisait le monde avec enthousiasme selon des idéaux que chacun avait, implantés profondément, au cœur et à l'esprit. Il était aisé de constater que l'avenir de ces peuples était largement ouvert, qu'il pourrait être sans doute plus serein un jour.

     

    A l'inverse on peut sérieusement se demander, non sans inquiétude, à qui appartiendra l'avenir en France, surtout quand un tiers des musulmans de France dit ne pas se reconnaître dans les valeurs nationales (selon la grande enquête de l'institut « Montaigne »). On peut répondre à ce questionnement sans être pour autant fakir extra-lucide ou voyant et sans risquer le ridicule immédiat. Le futur appartient généralement aux populations dont les valeurs sont solides, ainsi que leur identité. On peut donc raisonnablement douter de l'avenir de la France et des français.

     

    Dans la rue, la plupart des « souchiens » , des autochtones, montre cet essoufflement chronique d'un pays ne se connaissant plus, se reniant, haïssant ce qu'il est et ce qu'il a été. Leur mal-être profond se voit à l’œil nu, conséquence de la crise morale sans précédent que le pays traverse.

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  • Les nantis veulent du multicul à tout prix

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    politique, société, religions, islam, islamisme, terrorisme, intégrisme, laïcité, france, nantis, amaury watremezLes nantis n'habitant pas les quartiers où la "diversité" est présente se réjouissant de la décision du Conseil d’État d'autoriser de fait le burkini, provoc islamiste, veulent du multiculturel à tout prix. Hé bien ils vont en avoir de la différence, de l'exotisme à peu de frais, de la coutume religieuse traditionnelle et pittoresque. Ils veulent du multiculturel car cela flatte leurs vanités. Il voient cela dit le multiculturel en « clichés » de cartes postales : les épices multicolores, les femmes tatouées au henné, les hommes mystérieux derrière leur look de « fier nomade du désert ». Quand ils ont un zeste de culture, cela leur rappelle leur lecture de Jean Genet sur les palestiniens.

     

    Mais leur perception de la différence ethnique demeure donc clairement colonial au fond, ce que l'on peut trouver un rien ironique. Cette conception de la différence est à géométrie variable, elle est liée au masochisme mémoriel constant que la France doit subir depuis des décennies et à cette « haine de soi » de la majorité des occidentaux évoquée par Reynald Secher, une haine d'eux mêmes les amenant à rejeter toute leur histoire, leurs racines, leurs valeurs. L'ignorance le dispute à la sottise, le salmigondis de lieux communs vaguement syncrétistes à la bouillie pour chats très superficiellement humaniste.

     

    Ce n'est en rien par humanisme qu'ils veulent du multiculturel jusqu'à l'absurde, il s'agit juste pour eux de se distraire de leur profond ennui de privilégiés décervelés, profondément amoraux comme l'étaient leurs ascendants mais de manière beaucoup moins hypocrite.

     

    On peut le leur reconnaître...

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  • Évacuation efficace d'intégristes à Paris

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    politique, société, religions, christianisme, gallicanisme, société, france, sainte rita, paris, amaury watremez

    Cet article est sur Causeur

     

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    L'église sainte Rita est bien connue dans le XVème. Elle abritait des chrétiens gallicans,plus ou moins proches des milieux catholiques traditionalistes, et était connue pour ses enterrements et son cimetière d'animaux de compagnie.

     

    L'« association des chapelles catholiques et apostoliques » gérant le lieu l'a vendu à un promoteur immobilier, Garibaldi, en vue d'une opération sans doute juteuse. Ce ne serait pas la première fois à Paris on le sait. Elle a été évacuée ce mercredi matin à la demande de l'association d'une cinquantaine de protestataires présents depuis 6h30 du matin dont le prêtre en habits sacerdotaux trainé à terre sans plus de ménagements. On voit sur la vidéo les égards des forces de l'ordre envers les personnes présentes...

     

    La préfecture de police de Paris a pourtant pudiquement évoqué sans rire une opération sans incidents majeurs....

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  • Attendre quoi d'un peuple coupé de ses racines

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    pays, france, histoire, terrorisme, attentats de nice, amaury watremezLes populations terrifiées, à juste titre, par les massacres des musulmans radicalisés du Bataclan et de Nice ne savent plus réagir qu'en posant des bougies ou des bouquets, en choisissant « je suis...ceci ou cela » sur « Facebook », en défilant dans de grandes « marches blanches » sans lendemain puis hélas retournent à leur individualisme. Ils font suivre de belles histoires bien mièvres, rassurantes convaincus que la terreur ne va pas durer, que tout va revenir à la normale consumériste et festiviste. Il suffit de le souhaiter, de dire que « c'est pas ça l'Islam » que les musulmans sont modérés et gentils dans leur immense majorité, que tout ira bien.

     

    Peut-on le leur reprocher ?

     

    Cela fait des décennies que l'idée nationale, le sentiment d'appartenance à un peuple, à une histoire, à une culture, sont systématiquement raillés, conchiés et traînés dans la boue. A droite comme à gauche c'est un masochisme mémoriel constant qui domine lorsqu'on évoqué l'histoire de France récente ou non. Rien n'est à retenir, tout est à jeter aux ordures dans notre passé. A droite on reste tétanisé par l'arbitrage moral de la gauche. A gauche on est encore persuadé d'avoir la mission de guider le peuple même malgré lui....

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  • Daech deux en un - Cathos et Djihadistes dans le même sac

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    politique, société, France, Daech, catholiquesCe petit billet taquin n'a pour vocation de dramatiser les choses, et de lancer quelque combat contre de méchants bourgeois pédagogues de plus en plus seuls dans leur « tour d'ivoire » loin du réel. J'ai juste envie de me payer leur tête dans un esprit de correction fraternelle....

     

    Par ci par là donc, sur Internet (exemple frappant ici), à gauche mais pas seulement, on entend le même discours lénifiant chez certains catholiques « de service », ces bons cathos à la mentalité d'ilote ou à droite, ainsi chez un politique "de droite" comme François Baroin suggérant en somme dans la montée de l'islamisme le problème ce sont les crèches catholiques.

     

    Chez le « catho de service » c'est plus une manière de montrer son désir passionné d'être comme tout le monde, d'être accepté alors qu'il est déjà mis par les autres dans le même sac de ceux se faisant traiter de réacs.

     

    Tu te dis quand même que décidément non ce n'est pas vrai ils n'ont pas osé faire la comparaison entre les dingues fanatiques de Daech et les catholiques ?

     

    Ils ne vont pas jusque là ?

     

    Mais si !

     

    Ils osent !

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  • Le volcan se réveille

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    127 morts, plus de 200 blessés

     

    des-rescapes-de-l-attaque-et-de-la-prise-d-otage-de-la-salle-de-concert-du-bataclan-a-paris-le-14-novembre-2015_5463170.jpgVous dansiez au-dessus du volcan, vous regardant le nombril sur le net ou ailleurs.

    Le volcan se réveille...

     

    Les fanatiques, comme tous ceux de leur espèce, ont la haine de la vie, la haine de la joie et ce sont des lâches...

     

    politique,société,islam,religions,terrorisme,france,amaury watremezVous vouliez le choc des civilisations, il vous faisait bander ? Vous l'avez...

     

    Il n'est plus temps de parler politique, respectons les morts

     

    Sur ce blog on a déjà parlé des lâches, de la patience mal venue, des compromis avec la Laïcité sur laquelle vous chipotiez

     

    Ci-dessous le véritable ressenti des attentats dans les "quartiers"

    politique, société, islam, religions, terrorisme, france, amaury watremez

     

  • Qui édicte la politique arabe de la France ?

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    politique, proche orient, politique arabe, france, amaury watremez, islamLa politique arabe de la France a été depuis des décennies une spécificité de notre pays, une autre exception culturelle faisant encore un peu notre grandeur. Elle était indépendante, originale et tenait compte des spécificités de chaque pays, proposant des solutions alternatives aux questions brûlantes agitant les Proche et Moyen Orient. Je me souviens en particulier de l'engagement français sur le conflit israélo-palestinien. Celui-ci ne peut se régler à coup de grandes phrases creuses défendant l'un ou l'autre camp. Il aurait été important de favoriser les solutions médianes, celle assurant la sécurité aux uns et la liberté aux autres, en protégeant par exemple les chrétiens d'Orient, médiateurs rêvés des conflits de ces régions....

     

    ...Chrétiens d'Orient que même les jeteurs d'alertes de droite ou d'ailleurs oublient de nouveau ces derniers temps alors que leur massacre continue dans l'indifférence totale, y compris des églises occidentales.

     

    Enfin, je me rappelle particulièrement de l'attitude de Jacques Chirac en 1996 dans un endroit de Jérusalem que je connais bien, le domaine français de Sainte Anne, obligeant les flics israéliens à sortir de ce petit bout de notre nation en les menaçant de reprendre aussitôt son avion s'ils n’obtempéraient pas. Chirac avait atteint là un court instant de la grandeur proche de celle de son modèle supposé, « mongénéral » (dont tout le monde se réclame maintenant). Son successeur direct et celui de 2015 se sont sagement rangés dans les pas des américains, laissant faire...

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  • La France apeurée

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    France, politique, société, peur, apeuré, hypocrisie, amaury watreme« La France a peur » a dit avec gravité et componction il y a déjà plusieurs décennies un présentateur d'informations célèbre (voir fig 1 ci-contre), en penchant un peu la tête sur le côté de manière concernée. Il était fameux entre autres pour ses valises sous les yeux, dans lesquelles c'était certain il y avait toute la misère du monde. Il évoquait le crime atroce d'un pervers ayant assassiné de sang froid un petit garçon. Quarante ans après, la France a toujours peur, de plus en plus peur, elle est même apeurée telle une vieille dame tirant ses rideaux nerveusement lorsqu'un inconnu passe dans ses fenêtres.

     

    Les français apeurés réagissent chacun selon son caractère, il y a ceux râlant mais se soumettant, ceux se soumettant directement, ceux se bouchant les yeux et les oreilles, et ceux très rares restant indifférents tant que cela ne perturbe pas -trop- la contemplation moderne de leur nombril sur internet.

     

    Le moindre frémissement de l'actualité l'effraie cette France craintive, titille sa sensiblerie et non sa capacité de réflexion, de nuances...

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  • Djamel Debbouze et le faux mage de Hollande

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    illustration : Voici.fr

     

    politique, Djamel Debbouze, société, Hollande, UMP, PS, FN, France, amaury watremezJ'ai déjà évoqué cette hypothèse suggérant que Hollande était une sorte de mage, un « faux mage » certes, mais mage quand même (à ce lien). Au moins fait-il pleuvoir sans trop forcer son pouvoir...

     

    Lorsque je lis différentes interventions de Djamel Debbouze évoquant les mérites de notre président, en faisant la publicité ici ou , j'ai l’impression de lire une publicité pour les escrocs, pseudo-marabouts et grands sorciers balançant au travailleur pendulaire sa publicité à la sauvette à la sortie du métro. Parfois Djamel rajoute une bonne blague, pas toujours du meilleur effet, ainsi celle sur le gilet de sauvetage de Hollande pouvant insinuer que celui-ci a une « ceinture herniaire » assez conséquente lui permettant de flotter dans l'eau :

     

    « François, accroche-toi! Mets ton gilet de sauvetage! » dit-il....

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  • La régression communautaire

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    politique, société, identité, france, élections, amaury watremezConnaître ses racines familiales et ou nationales, savoir d'où l'on vient, apprendre l'histoire, voilà des préoccupations somme toutes naturelles pour n'importe quel individu. Cela l'aide à se construire et à savoir où il va, quels sont ses idéaux. Parfois même « a contrario ».

     

    Mais au moins a-t-il alors des repères même si c'est pour s'y opposer. Leur annihilation progressive et systématique conduit à une régression communautaire dont certaines bonnes âmes s'étonnent quand celle-ci touche des personnes « issues de la diversité » (TM°).

     

    Depuis plusieurs décennies, les institutions et les parents, les grandes personnes en général, ont décidé l'inutilité de toute transmission de quoi que ce soit, valeurs ou idées....

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  • Jean-Marie le Guen est-il un clown sinistre ? - Billet de -mauvaise- humeur écrit sur un coin de nappe

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    Cet article fait suite à celui-là sur les tendres moutons catholiques

     

    Sur la photo (tirée de le Lab Europe 1) on voit toute la motivation politique de Jean-Marie

     

    politique, société, catholiques, le guern, France, hypocrites, frangins

    Jean-Marie le Guen, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, un sous-ministre ayant sans doute besoin de faire parler de lui, a comparé la « Manif pour tous » avec les islamistes assassins des dessinateurs de « Charlie » dans une émission de BFM-TV hier soir, un de ces shows « d'infotainement » réputés sans concession ; mais ce n'est que de réputation.

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  • La curée contre Zemmour c'est bon signe

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    à propos du livre d'Eric Zemmour, « le Suicide français » chez Albin Michel

     

    couverture prise sur amazon.fr

     

    Zemmour, politique, histoire, France, amaury watremez

    Zemmour emmerde les tenants du pouvoir libéral-libertaire, il dérange leurs larbins communautaristes z-et sociétaux de la « Bonne » presse qui jouent à se faire peur avec les le Pen qui ne veulent pas vraiment de toutes façons accéder au pouvoir et qui sont au fond moins dangereux pour eux. Par contre, quand la curée des Trissotins post-modernes, des petits marquis arbitre des élégances sociétales z-et féministes (et je ne parle pas seulement des arrivistes comme mesdames Pellerin et Vallaud-Belkacem qui n'ont que du mépris pour les « sans dents » elles aussi) et des boutures de commissaires politiques se déchaînent contre un auteur, une personne, sans véritablement argumenter d'ailleurs, ne lui opposant que des attaques à la personne et des injures toutes plus abjectes les unes que les autres, c'est bon signe, cela veut dire que son discours est dans le réel, dans le vrai et qu'il attaque là où ça fait mal :

     

    l'Union Européenne et ses soi-disant bienfaits, la légende de la mondialisation « heureuse » et les conséquences d'une immigration incontrôlée (sans pour autant stigmatiser ceux qui émigrent qui le font car ils crèvent de faim et subissent des dictatures ignobles dans leurs pays).

     

    Zemmour est en tête des ventes avec son livre « le Suicide français » et ça ça les fait encore plus grincer des dents, les moralisateurs, les donneurs de leçons sociétaux, les chroniqueurs politiques qui ont tous leur « rond de serviette » et leur « emploi » comme au théâtre qui s'imaginent tous être proches du peuple alors qu'ils ne risquent pas d'en croiser même chez Denise au « 41 », on y baise « entre soi », où certains ont encore leurs habitudes et autres bonnes maisons. Car chez les contempteurs de Zemmour, ceux qui lui reprochent tant d'être intolérant et j'en passe on pratique l'endogamie quotidiennement, on n'irait pas quand même se mélanger aux « petits blancs » « franchouillards » de cette « France périphérique » évoquée par Christophe Guilluy.

     

    Je n'ai jamais d'ailleurs bien compris, si le moindre groupuscule ethnique peut se revendiquer de son identité propre pourquoi par les français dits de souche ?

     

    C'est donc également que ses préoccupations rejoignent celles de centaines de milliers de citoyens français qui sentent bien que l'identité de leur pays est soigneusement détricotée depuis quelques décennies déjà par les gouvernements de droite libérale libertaire comme de gauche sociéto-libérale ce qui revient strictement au même, le second ensemble étant peut-être moins soucieux de maintenir les apparences de morale bourgeois que le premier apprécie encore un peu. Et cela emmerde encore plus les moralisateurs petits bourgeois progressistes, ces « bourgeois pédagogues ». Il n'y a que quelques militants UMP libéraux purs et durs pour croire que le PS est encore un parti marxiste.

     

    La France est un pays à qui l'on a appris à se détester, à rejeter ces composantes, dans une histoire officielle par exemple où l'on retient de l'histoire de cette nation que les massacres, malheurs, guerres et colonisation atroce, atroce, en admettant à peine qu'en 1789 et en « Soissantuite » ou en 1981 les français sont « passés déjà plus ou moins de l'ombre à la lumière ». Cela ne devient acceptable qu'à partir du moment où le pays devient « divers » et « multicul », alors que ces personnes composant la diversitude ne se reconnaissent jamais, à quelques exceptions, comme français, leur identité étant ailleurs, qu'ils le soient de deuxième ou troisième génération. En bout d'arguments les « suicidaires » dont parlent Zemmour en viennent toujours à rappeler leur « loi du talion » qui veut que nous payions encore les méfaits atroces, atroces l'on vous dit !, de la colonisation nous les enfants et petits enfants des colonisateurs, ces salauds de français qui étaient mus lorsqu'ils sont partis coloniser, rappelons le en passant, par des idées positivistes, laïques et républicaines, ainsi Jules Ferry.

     

    Zemmour égratigne au passage quelques lieux communs et clichés sur l'histoire de France dont l'histoire contemporaine et en particulier celle de la Seconde Guerre Mondiale : celui de la bonne blague des français tous résistants, la statue du Commandeur de De Gaulle, celui d'une résistance forcément puissante dés 1940, celui d'un Vichy composé uniquement de salauds : Rappelons là encore qu'à Vichy s'étaient rassemblés surtout des « républicains dits de progrès » dont Laval, qui était radical, donc beaucoup plus à gauche que le PS actuel ; rappelons aussi que les premiers jeunes à résister furent ceux qui étaient encouragés par leurs curés catholiques (tous d'affreux réacs!) à travers les patronages. J'ai du mal à comprendre l'injure là encore abjecte de « collabo » qui a été prononcée envers Zemmour, dont la famille eut à subir la déportation ; quand il en parle, lui il sait ce que cela a causé comme souffrances...

     

    Zemmour encourage avec ce livre à ce que les emmerdeurs de petite et moindre envergure que lui continuent à « emmerder » le monde, à donner quelques coups de pieds bien placés dans la fourmilière.

  • Des milliers de Pol Pot sociétaux... : à gauche rien ne change

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    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceUne ancienne candidate du Front National, virée assez vite du parti depuis, a été condamnée pour une injure certes inqualifiable et inopportune envers madame Taubira à neuf mois de prison ferme, 50000 Euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, une injure plus populacière que réellement raciste d'ailleurs. Il me semble que l'on aurait voulu exacerber un peu plus les tensions et radicaliser les électeurs de ce mouvement que l'on n'aurait pas fait autrement. Car c'est le résultat que cela provoquera.

     

    Moi j'aurais conseillé le peloton d'exécution ou la pendaison c'était encore plus efficace...

     

    C'est toujours la même chose, plutôt que d'essayer de comprendre pourquoi il y a la montée de cette colère dans le peuple, colère qu'il exprime par le vote pour le FN, les z-élites méprisent, dédaignent, rejettent voire punissent judiciairement. Et pourtant ils auraient dû comprendre depuis fort longtemps que la moraline à haute dose ne donne strictement aucun résultat. Mais non, on s'en tient aux imprécations, aux condamnations de haut, au mépris absolu de ces « ploucs » qui ne comprennent rien et ne veulent rien comprendre, à la manière d'Aymeric Caron, ce « vegan » jovial et si rieur...

     

    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceQuand on traite madame Morano de « conne » dans un spectacle c'est de la dérision subtile, une alerte « citoyenne », quand Charb (voire illustration ci-contre, montage de Paul Flotat), dessinateur de « Charlie Hebdo » représente la garde des sceaux en singe c'est également de l'humour subtil et « citoyen », et puis Charb est de « gôche » alors ce n'est pas pareil bonnes gens, lui il a le droit, il fait partie du système.

     

    Je m'inquiète, si je dis que madame Taubira est un « sapin de Noèl » en employant la vieille technique desprogienne qu'il employa dans un réquisitoire, citant une bisbille avec Michel Droit, je risque combien :

     

    Deux ans de « taule » ? Le bagne ?

     

    On aurait pu croire pourtant que la gauche française a évolué, et bien changé, à quelques exceptions notables, y compris dans sa part radicale, et que l'abandon par exemple de l'avènement de la dictature du prolétariat entraîne plus de tolérance, de capacité de dialogue et d'écoute, de compréhension du point de vue de l'autre, plus d'empathie. On aurait pu penser que les nouvelles préoccupations surtout sociétales de la gauche, ou alors dans le souci de la conservation des z-acquis sociaux de quelques uns, avait changé un peu les choses.

     

    Mais pas du tout.

     

    Que ce soit au travail, dans les médias, dans la vie politique, sur le Net ou dans la vie « réelle » les contradicteurs sont surveillés impitoyablement et châtiés s'ils osent ouvrir un peu trop la bouche ou si l'on considère qu'ils sont dangereux. On n'hésite pas à employer contre eux des procédés tenant de l'auxiliariat de police, des procédés d'« indics », à les dénoncer aux institutions, à faire circuler le plus possible leurs « forfaitures » , je sais de quoi je parle la photo ci-contre de votre serviteur ayant fait le tour de l'Académie de Rouen comme une traînée de poudre.

     

    J'avais « jeté bas les masques », je me révélais « d'estrème droite », un vulgaire fââchiiste sous les oripeaux de « l'anar de droite » !

     

    Je me souviens aussi de cette salle des formateurs dans un lieu dédié à la formation des maîtres, les quelques dizaines de casiers à deux ou trois exceptions tous recouverts d'une photo de madame Taubira au moment de la loi sur « le mariage pour tous », toujours la même, comme si tout le monde dans cet endroit devait acquiescer aux mêmes opinions sans broncher, ou faire preuve de la moindre velléité d'indépendance d'esprit.

    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, France

     

     

    A gauche, que ce soit la gauche sociétale ou celle qui conserve encore quelques restes révolutionnaires ou marxisants on a La Vérité, on sait ce qui est bel et bon pour le peuple, on sait ce qu'il lui fait, on sait comment le monde doit se mener, on sait comment les gens doivent penser pour accéder à un bonheur universel. Cela reste finalement une religion avec ses dogmes, ses prophètes, ses messies éventuels, ses Judas, ses gardiens du Temple. Et une religion fondamentaliste, qui s'écarte ne serait-ce qu'un petit peu du chemin tracé est excommunié aussitôt. Celui ne pense pas selon les dogme est considéré comme apostat et sans possibilité de se rédimer, il est perdu, bon à pendre ou fusiller.

     

    A chaque manquement à la parole idéologique ce sont des milliers de petits Pol Pot vengeurs qui se lèvent et éructent, injurient, dénoncent et condamnent avec violence, le tout sous couvert de « citoyenneté » et aussi Internet aidant sous couvert d'anonymat (ils ne sont pas fous...).

     

  • Faire trembler la clique pour une fois

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    BCE.jpgIl y a deux jours à la télévision, sur BFMTV, à un débat concernant les européennes, où étaient invitées Florian Philippot, Pervenche Perès, eurodéputée PS, et Marie-Laure Harel, conseillère municipale UMP à Paris, également toutes deux têtes de liste aux européennes. Elles auraient voulu mettre en lumière la collusion qui existe entre les oligarques de diverses obédiences dont elles sont d'éminentes représentantes, je n'ai pas dit larbines, qu'elles ne s'y seraient pas prises autrement. Je m'étonne toujours de ces gens qui semblent découvrir l'influence de ces obédiences, pourtant de notoriété publique (ce sont des « marronniers » des « newsmags »), et qui s'étale au grand jour comme la franc-maçonnerie (on discute publiquement et au grand jour dans les loges de la PMA, du « mariage pour tous » et de l'euthanasie depuis déjà quelques décennies, le Bildesberg, les « agences » de notation, le FMI...

     

    Elles n'ont même pas besoin de se cacher car leur pouvoir est accepté par tout le monde. Ou presque. Et ceux qui continuent à voter UMP après avoir combattu les lois Taubira n'ont pas compris que ces transformations dites sociétales sont voulues aussi par la droite libérale.

     

    Les deux dernières se sont bornées à énoncer un bréviaire euro-enthousiaste connu et déjà ressassé maintes et maintes fois en divers endroits, autant de lieux communs et d'alibis justifiant que la bourgeoisie, qui a pris le pouvoir en 1789 et l'a conservé depuis, le conserve ainsi que le luxe et tous les avantages qui vont avec.

     

    Il n'y avait guère de différences entre elles, l'une étant juste sociale-libérale et l'autre libérale-libertaire décomplexée, toutes deux finalement en bonne position comme groupies de Mario Draghi, président de la BCE, un des rares italiens qui ne soit pas gai quand il y a de l'amour et du vin, mais qui lui a besoin d'une politique monétariste rigoureuse et sans pitié, et d'un euro fort sur les places financières ceci afin de garantir des fonds de pension élevés aux retraités allemands qui dictent leur politique à « Frau Merkel », « Mutti Merkel », qui elle-même dicte sa politique à l'Union Européenne.

     

    Pour madame Harel tout comme madame Perès, invectivant ensemble monsieur Philippot, n'ayant pas de mots assez durs aussi pour Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupondt-Aignan, tous deux souverainistes et partisans du « Non » au Traité constitutionnel, l'affaire était entendue, la France et l'idée de nation en elle-même sont mortes et enterrées et forcément signes de repli sur soi et de chauvinisme, alors que bien connaître la culture de son pays, dont sa littérature, au contraire ouvre au monde et aux autres, sachant que depuis quelques décennies déjà, ceux qui sont censés la transmettre la haïssent, la conchient et n'hésitent pas à supprimer des bibliothèques les livres qui dérangent l'avènement de « l'utopie » hyper-libérale.

     

    Leur Europe bien entendu n'est pas pour tout le monde, elle est pour les plus riches, les privilégiés, les favorisés, le petit peuple les petites gens on les laisse patauger dans un « grand tout » vaguement universaliste, vaguement multi-culturelle, sans identité donc, ce qui facilite leur soumission au tout-économique et au consumérisme le plus abject, un individu sans histoire ni racines, sans lignée gobant plus docilement la « vulgate » libérale et européiste, un peu plus docilement depuis qu'il est perdu dans le vacarme pseudo informatif ou musical et la logorrhée continuels jaillissant sans cesse des écrans sur lequel il a constamment le nez.

     

    Le vrai clivage en politique n'est plus à droite ou à gauche, il est dans la conception de l'Europe, de la nation et de la culture d'un peuple. Il est aussi dans le fait de faire partie de la « clique » ou pas, cette clique dont tous les présidents depuis trente ans sont des représentants dociles, ayant tous peu ou prou les mêmes caractéristiques : profiter au maximum des ors du pouvoir, se laisser à une « queutardise » (TM°) qu'ils ne cachent plus, et obéir bien docilement aux vrais maîtres, ceux qui détiennent le vrai pouvoir.

     

    La fascination du fric et du pouvoir a toujours été la plus forte. Ils ne peuvent pas s'en empêcher ni échapper à leurs appétits de valets serviles. Aquilino Morelle, cireur de pompes officiel et professionnel, en en faisant venir un, d'un autre genre de cire-bottes, à l’Élysée, n'a fait que copier ses maîtres qui eux-mêmes singent leurs patrons. La fascination du fric est tout ce qui reste peu ou prou des valeurs que les grandes personnes tellement raisonnables transmettent aux enfants d'où l'engouement de ceux-ci pour des causes où ils retrouvent des raisons de vivre un peu plus élevées que le consumérisme et le cyber-autisme, des idéaux (mot grossier en 2014).

     

     

    La colère monte, les maîtres et les valets le savent bien, cela leur fait peur, ils n'ont pas encore assez peur... 

     

    Il a pourtant urgence, on voit ce que en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande, la clique a fait à ceux qui ne sont pas dans la norme

     

    image prise ici (site le sens de l'etat), siège de la BCE

  • L'UMP déjà déplorable...

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    L'UMP est déjà déplorable (autant que ses simili adversaires socialistes) une semaine à peine après sa victoire électorale apparente aux municipales dont le vrai vainqueur est surtout le FN. C'est exactement le même mépris du pays réel, la même déconnexion des « vraigens », et les mêmes manies déplorables dont le clientélisme électoral n'est pas la moindre, et surtout c'est le même esprit socio-libéral ou libéral-libertaire ce qui revient au même le tout enrobé dans le même européisme déplorable et béat alors que monsieur Trichet s'inspire plus de Milton Friedmann et son fiston que du discours de Victor Hugo sur son rêve des états unis d'Europe. 

     

    sur-le-site-logonews-fr-on-decouvre-un-logo-de-l-ump-remanie_479714_510x255.jpg

    Les ténors de l'UMP, ceux en particulier réélus maires, se placent déjà sur les rangs pour les "Présidentielles" de 2017, ils s'y voient déjà, comme Juppé, voire Bayrou (mais dans le cas de Bayrou ça fait rire tout comme Copé qui n'a pas saisi qu'il était très impopulaire)...

     

    Les dirigeants nationaux comme locaux n'ont strictement rien compris. Pour eux, on est dans l'alternance habituelle, le balancier qui va des socio-libéraux aux libéraux-libertaires d'une élection à l'autre. Dans les conseils municipaux, on les voit revenir avec leur cour, leurs copains et coquins, leur clientèle et leur avidité de profiter comme les précédents équipes Péhesse du gâteau ou plutôt des miettes du gâteau de ce qui reste des institutions françaises. Ils ne s'inquiètent même pas de s'intéresser au débat démocratique, ils consultent leurs « smartfônes », téléphones appelés « intelligents » à juste titre car ils le sont de plus en plus à la place de leurs propriétaires.

     

    La préoccupation de la politique et du Bien Commun sont bien loin derrière leur avidité et ne sont sûrement pas leur souci premier, sans parler de l'intérêt du pays, des valeurs communes dont ils se fichent complètement et ce malgré les bonnes intentions qu'ils continuent de claironner...

     

    Les maires commencent par placer les militants méritants, l'on oublie déjà les bonnes résolutions, les décisions sont prises avant les votes, pourquoi même se fouler encore à votre d'ailleurs ? On se laisser mener par l'illusion que les électeurs ont voté pour vous pour des idées et un programme, alors que leurs motivations sont parfois beaucoup plus prosaïques, triviales et que beaucoup ont perdu de par l'exemple déplorable que montrent les édiles le sens de la démocratie à l'exception de quelques personnes de qualité comme à Evreux Olivier Lepinteur que je salue ici..

     

    Ainsi à Évreux, ma bonne ville, c'était juste car la circulation des voitures dans le centre a été contenue par le précédent mère, or, en province, la bagnole reste un objet d'ostentation sociale, que l'on montre, que l'on utilise pour faire dix mètres, quelqu'un se déplaçant à pieds n'étant ni plus ni moins considéré que comme un « va-nu-pied », invoquer le fait qu'un centre-ville libéré des voitures c'est plus joli, plus agréable à vivre, et que ce n'est ni de gauche ni de droite, en province c'est être un affreux « bobo » parisien alors que c'est juste du bon sens.

     

    Avec le retour de l'UMP on assiste aussi au retour des franc-maçonneries provinciales comme le « Rotary » ou le Lyonsse Cleube, et ses « jeûûûnes » teeellement dynamiques. Dés samedi, il y a deux jours, à Evreux, il commettait vraiment une action « estraordinaire » ma « bonn' » dame, en gonflant des ballons à l'hélium pour deux euros, soit-disant pour aider à guérir les chtits n'enfants n'africains de la lèpre, ballons ensuite « libérés », celui volant le plus loin, avec le nom de son propriétaire accroché à un fil, gagnant un voyage dont je me suis laissé dire que le prix eût constitué un don considérable pour les pôvres chtits n'enfants. Les parents venant chercher leurs rejetons, c'était un festival d'indécence et d'ostentation, c'était à qui exhiberait la plus grosse, je veux parler de voitures « tout-terrain » le tout sur fond de musique « techno » abrutissante (pléonasme).

     

    Le vrai courage politique consisterait à faire justement véritablement de la politique au sens exact du terme, à savoir s'occuper d'abord des affaires de la cité, de ceux qui ont besoin d'aide, des logements, du prix des loyers, des ventes, d'une gestion fiscale équitable, d'une administration sans démagogie qui ne tiennent pas compte des desiderata parfois absurdes et ubuesques des « communautés » autoproclamées, mais de l'intérêt de tous...

     

    Ce qui suppose le sens du devoir envers les autres certes, sens considérablement perdu dans notre « société individualiste de masse »... (dixit Dominique Wolton pour le terme que je trouve très pertinent ici). Aueu moins cette "victoire"' de l'UMP a-t-elle eu au moins le bénéfice de virer des équipes de "bobos" sociéto-idéologiques de gôche pour beaucoup incompétents...

     

    image prise sur le site du "Midi Libre"

  • "Il est aisé de se dire citoyen du monde"

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    article_1711-CUL-BOBOLAND.jpg« J’ignore ce que pourrait être l’amour de la France, si l’on n’aimait pas les Français. C’est à la vie de ce peuple, à ce qu’il fut, à ce qu’il peut être encore, à son génie, que je tiens. On le presse de toutes parts ; on l’attaque, on le nie. Français d’hier ou de la veille, soudain transplantés du Nord et de l’Orient dans les faubourgs de Paris, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils font au pays qui les accueille. Ils y campent encore et se donnent le droit de juger impudemment ce qu’il faut garder ou non de l’œuvre de vingt siècles : ils n’y sont pour rien, que pour l’avantage qu’ils en retirent ; et ils se permettent pourtant d’en avoir un avis. Qu’ils en aient un, soit ; mais qu’ils l’expriment, non ; et s’ils veulent le faire prévaloir par la violence, ils passent la mesure. Ils ne sont pas du peuple, et ils parlent pour lui. A peine sont-ils de la plèbe, cette lie confuse que tous les flots du hasard, des migrations, de la misère poussent dans les immenses capitales. Il faut du temps à la plèbe, pour devenir peuple : il faut bien des ans, sinon des siècles, pour faire un citoyen. Il est aisé de se dire citoyen du monde, quand on n’est citoyen de nulle part. Un peuple n’est pas une racaille qui ne vit, misérable, que pour ne pas mourir de faim, et dont toute l’âme est dans le ventre. Une nation est un esprit. On le reçoit de la terre et du ciel, en naissant ; on ne l’échange pas contre un autre, comme un billet de banque. »

    André Suarès, Plèbe et peuple, 1936

     

    image extraite de "Bienvenus à Boboland"

  • Du Traité de l'Elysée à la "Françallemagne" (TM°)...

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    La France et l'Allemagne, déjà plus ou moins la « Françallemagne » (TM°) ou plutôt l'« Allemafrance », célèbrent ces jours-ci l'anniversaire du « Traité de l'Élysée », signé entre Adenauer et De Gaulle, censé instaurer la paix définitivement entre nos deux pays.

    politique, histoire, allemagne, france, sociétéL'on ne peut que constater l'existence de la « Françallemagne » lorsque l'on voit l'empressement avec lequel François Hollande ou son prédécesseur se sont hâtés de donner des gages de bonne conduite à Angela Merkel.

    Cette paix réputée éternelle a été le prétexte depuis le début de la construction européenne du dé-tricotage méthodique et systématique de la plupart des systèmes de protection sociale des pays concernés, de leur cohésion nationale voire même de leur existence en tant que peuples ou nations.

    Cette paix réputée éternelle méconnait la nature humaine et l'histoire car qui peut dire que la guerre est évitée à jamais en Europe ?

    Ce que comme tout le monde je souhaiterais certes mais il conviendrait d'être juste un peu plus lucide car la paix entre les peuples ne se décide pas d'un trait de plume ou par la destruction des identités de chacun.

    Le symbole de ce couple franco-allemand que la plupart des observateurs trouvent « magnifique », « splendide », encore ce matin Alain Duhamel dans sa chronique sur « RTL », c'est bien entendu la photo du président François Mitterrand tenant la main du chancelier Helmut Kohl à Douaumont.

    Pour ma part, mais je suis un mauvais esprit, je trouve cette image parfaitement risible, un petit garçon tenant la main de son Papa sévère mais juste, le réprimandant à juste titre sur ses « groβes » bêtises passées, et surtout des plus hypocrites. La réconciliation entre les deux peuples s'est faite sans les élites qui eux la mette en avant pour protéger les intérêts des sacro-saints « marchés » et du pouvoir tout-économique.

    Et France et Allemagne font encore chambre à part.

    Car le couple n'existe ni sur la politique énergétique, ni diplomatiquement, et encore moins au plan de la coopération militaire, à l'exception d'une brigade-alibi ainsi qu'on nous l'avait annoncé à grands renforts de flonflons humanitaristes dégorgeant de bons sentiments il y a encore quelques années...

    Ceux qui ont détricoté la nation ont eu gain de cause, la plupart des français ne se sentent plus vraiment français, le patriotisme est devenu une notion très floue, voire carrément haïssable, le tout lié à un mépris certain vis à vis de nos ancêtres qui sont allés à la guerre en 1870, 1914 et 1939 non pas parce que c'était de pauvres bougres manipulés, et non par haine des allemands, mais par amour de leur pays et parce que c'était leur devoir, mot actuellement apparemment incompréhensible, les citoyens ne se reconnaissant que des droits.

    Nous parlons bien des français, car les allemands, eux, le sont restés, pratiquant par exemple un patriotisme économique de fait, « Mutti » Merkel a annoncé clairement la couleur à ce sujet, encourageant à privilégier les produits allemands. Ce dont je ne saurais la blâmer d'ailleurs, qu'un pays veuille se protéger n'est en rien une tare. On connait peu de pays qui mènent des politiques contraires à leurs intérêts, à l'exception il est vrai du nôtre.

    Il arrive même parfois que l'européiste le plus convaincu, le libéral le plus orthodoxe, la carapace craque et que l'amour de son pays soit quand même le plus fort, ainsi lors de cette épisode télévisuelle quand Giscard d'Estaing éclate presque en sanglots en voyant un défilé allemand dans les rues de Paris au moment du 14 Juillet, défilé lui rappelant de bien tristes souvenirs...

    Dans un couple disait Desproges, il y en a le plus souvent « un qui s'emmerde, un qui est malheureux ».

    Dans le couple franco-allemand, dont on nous vante les mérites du fait de leur cinquantième anniversaire de mariage, on ne sait pas trop lequel s'emmerde le plus, c'est à tour de rôle, les allemands qui ne veulent pas prêter aux européens paresseux du Sud, et que cela chagrine, les français qui voudraient bien que les allemands leur sauvent la mise sur le plan budgétaire, pour le plus malheureux ce n'est pas très difficile, ce sont le plus souvent les français qui souffrent de diverses inerties, paralysies, querelles picrocholines grotesques etc...

    politique,histoire,allemagne,france,sociétéQuoi que en ce moment, l'austérité budgétaire allemande, même si celle-ci a permis de diminuer considérablement les déficits publics, provoque un net ralentissement de la croissance économique ce que tous les économistes sérieux avaient prévu, et qui entraine une baisse conséquente du moral allemand.

    Ils sont les « bons élèves » de l'Union Européenne appliquant à la lettre les délirants critères budgétaires de convergence induits par le traité de Lisbonne mais finalement n'y gagnent pas grand-chose de plus à long terme, excepté conserver leur suprématie en Europe encore quelques temps. Ce n'est pas un idéologue marxiste, voire « bolchevik » qui le dit mais le bréviaire des fidèles libéraux, « la Tribune ».

    En France, nous qui sommes les « cancres », pleins de bonne volonté, de l'Union, on préfère continuer à s'étriper autour de querelles idéologiques d'un autre âge, des privilèges grands et minuscules des un et des autres, ou des fâcheries entre personnes.

    Ce qui nous mène lentement mais sûrement à notre marginalisation de l'Europe...

    La France et l'Allemagne par Tomi Ungerer, illustration prise ici

    photo de la poignée de mains Kohl-Mitterrand prise ici

  • Les politiques (mais pas que) comprennent-ils la montée de Marine Le Pen ?

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    Marine le Pen serait à 30% d'intentions de vote selon un sondage pour BFM et « Libération »...

     image prise ici

    Marine-Le-Pen1.jpgEn écoutant pourtant les politiques en parler, en lisant les articles la concernant, des analyses réputées savantes aux constatations triviales, voire aux injures adressées à Marine Le Pen, ou autres allusions parfois peu fines, on se dit que non seulement les politiques, mais aussi les journalistes, les commentateurs et la plupart des analystes se comprennent rien à à la montée du Front National « formule enrichie » avec la fille de son fondateur.

    Ils évoquent sans cesse le pétainisme, le nazisme, les maurrassiens (la doctrine maurrassienne est pourtant très éloignée du populisme de Marine le Pen), un vote protestataire lorsqu'il est question du FN. Croyant lui opposer des arguments énergiques, les commentateurs assimilent sans cesse le FN au NZDAP en 1933, et pourtant, cela ne fait que le renforcer et ne change rien.

    C'est surtout du au mépris des commentateurs envers les « simples » électeurs, mépris et dédain qu'ils ont bien du mal à cacher. Ils nous expliquent doctement qu'il faut bien éduquer le peuple et le guider vers les cimes ensoleillées du progrès,

    Le Front National a une histoire chaotique, conglomérat de groupuscules divers d'extrême droite, des « soldats perdus » de « l'Algérie Française », des nostalgiques de Vichy, des gaullistes déçus, d'anciens militants de gauche.

    La plupart du temps ennemis et prônant des opinions contradictoires sur divers sujets, ces groupuscules se fédèrent autour de la personne fondamentale pour eux du chef, d'où la difficulté pour certains historiques du parti d'adhérer à la nouvelle direction prônée par Marine le Pen qui, contrairement à son père qui se contentait d'être « l'épouvantail utile » de la Vème République, veut arriver jusque sous les ors du pouvoir.

    Il est fondé en 1972 et fait suite au mouvement « Ordre Nouveau », permettant de présenter des candidats aux législatives de 1973.

    Il commence à engranger des voix en 1984, suite aux élections européennes, car c'est principalement le fait que l'Europe se construit sans demander son avis au peuple français qui fait progresser le Pen. Et c'est une trentaine de députés qui entrent à l'Assemblée Nationale en 1986 suite à l'utilisation de la proportionnelle par François Mitterrand, stratégie dangereuse qu'il utilisa pour rabaisser le succès électoral prévisible de la droite.

    Le Front National ne serait pas un parti républicain comme nous le dit « Indignator » (TM°) un peu partout dans les médias...

    On peut se demander ce qu'est un parti républicain, qui décide ce que c'est, et si le Front National souhaite vraiment l'anéantissement de la Vème République.

    Cela part en fait du dogme politique suivant, en France du moins, qui veut que le Bien se situe principalement à gauche et dans les idées de gauche. Ce n'est pas seulement à gauche qu'on le pense, mais aussi du côté de la droite dite parlementaire où l'on envie plus les capacités à l'utopie et l'abstraction sociale, les intellectuels « de gauche ».

    Du côté de la droite parlementaire l'on raille les « bobos », les « z-intellos » et tous ces prétentieux, mais au fond on les jalouse, bien à tort.

    A gauche, lorsque l'on parle du Front National sans les traiter de nazis, fââchiistes et autres noms d'oiseaux, on est immédiatement suspecté de rouler pour Marine le Pen, sans comprendre que les électeurs de celle-ci s'en fichent complètement de ce genre d'injures, qu'elles les poussent au contraire à se radicaliser.

    Et ce n'est pas en les injuriant qu'on les poussera à s'ouvrir à d'autres cultures, comme ce n'est pas en faisant preuve d'angélisme systématique face aux incivilités commises par des « français de première ou deuxième génération », ou d'aveuglement, qu'on les encouragera à une éducation citoyenne quelle qu'elle soit.

    En France un intellectuel se doit de se situer à gauche, c'est inscrit dans le marbre depuis l'Affaire Dreyfus, un intellectuel s'inscrivant à droite serait vite soupçonné des pires intentions, et perçu comme un nostalgique des ordres noirs :

    Fi donc de Raymond Aron, de Barrès, dont la lecture en 2012 est encore adapté aux préoccupations de l'époque, sans oublier des historiens comme Jacques Bainville ou Pierre Gaxotte (relayés à notre époque par François Bluche, historien du « Grand Siècle », Jean Meyer ou Reynald Secher dont il faut lire le livre sur le « mémoricide » et les indignations historiques sélectives à commencer par l'épuration politique effectuée en Vendée en 1793).

    De nos jours, on aurait pu citer Éric Zemmour, mais il est marqué, du moins le croit-il, du sceau de l'infamie d'une suspicion de racisme donc de fââchiisme.

    Les commentateurs peuvent continuer à nous rejouer le refrain du risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire. C'est plus commode, cela évite la remise en cause, l'incurie face aux réponses à apporter à toutes les problématiques que la montée de Marine le Pen met en lumière.

  • Pendant les massacres, le silence continue...

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    Cet article auquel je tiens tout particulièrement est aussi sur Agoravox

     Plusieurs dimanches, dans plusieurs messes de paroisses, on a pu entendre comme intention de prières parmi d'autres plus anodines comme à l'accoutumée :

    image prise ici

    arton24387-2d153.jpg« Prions pour Mohamed Bouazizi, pour que son sacrifice ne soit pas vain ». On constatera le manque de recul, le jeune homme qui s'est immolé par le feu ne l'a pas forcément fait par réel esprit de sacrifice politique ou idéologique, de plus c'est un suicide, depuis quand le suicide est-il un acte de charité en somme ?

     La mort de Mohamed Bouazizi c'est un peu comme celle du Chevalier de la Barre, les causes de la mort violente de ces deux hommes, bien souvent fort différentes de celles retenues par la mythologie politique, sont généralement plus prosaïques et moins glorieuses.

     L'histoire qui est faite par les vainqueurs et qui leur permet le plus souvent d'asseoir et justifier leur pouvoir, ainsi la bourgeoisie après 1789, ainsi les islamistes et les salafistes après les élections dans les pays ayant connu le « printemps arabe », retient ce qui convient aux nouveaux dirigeants généralement, que leurs partisans soient de l'intérieur ou de l'extérieur de leurs pays.

     Dans le cas du Chevalier de la Barre, une affaire fondatrice de la gauche française, tout comme l'Affaire Dreyfus, ce n'est pas exactement du fait qu'il n'ait pas soulevé son chapeau lors du procession religieuse qui fut la cause de son exécution, mais deux facteurs :

     Le chevalier avait couché avec la femme d'un de ses juges, qui l'apprenant, chargea l'accusé autant qu'il put, se vengeant d'être cocu, et c'était l'époque où les parlements qui avaient bloqués de nombreuses réformes cherchaient à faire du zèle pour se faire bien voir du pouvoir et surtout conserver leurs charges et les avantages afférents.

     Ce n'est pas qu'en tant que croyant l'on ne doive pas prier pour Mohamed Bouazizi, mais il est dommage que par ailleurs, il n'y ait aucune allusion, aucun mot pour évoquer les chrétiens, catholiques ou non d'ailleurs, persécutés un peu partout dans le monde parce qu'ils sont chrétiens, massacrés même, comme au Nigéria en ce moment, surtout de la part des autres chrétiens.

     Je ne parle même pas du sort des chrétiens palestiniens qui subissent la double peine : Pris pour des traîtres potentiels par les dirigeants du Hamas et une part croissante de la population du fait de leur statut minoritaire, et aussi du fait de la participation d'un grand nombre à la création, ils sont de plus considérés comme des terroristes possibles par les israéliens.

     Ils ont en plus à subir, cerise sur le gâteau, l'ignorance de 99% des pèlerins se rendant en « Terre Sainte » quant à leurs rites, leur histoire, leurs traditions, leurs souffrances aussi qui ne soupçonnent même pas l'existence de ces chrétiens à Jérusalem, Bethléem ou Nazareth, pour eux les arabes étant tous musulmans. Je me souviens de ces membres de communautés dites nouvelles ne faisant même pas l'effort d'apprendre ne serait-ce que quelques mots d'arabe alors que vivant côté palestinien.

     J'évoquerai également le cas des chrétiens d'Irak ou des coptes, qui ont fêté un Noël sous tension, mais plutôt que d'attaques contre les chrétiens égyptiens, l'on préfère mentionner des affrontements inter-communautaires ou inter-religieux. Il n'y a pas qu'au Proche et au Moyen Orient, cela a lieu aussi en Indonésie il y a quelques années ou au Vietnam, ou encore au Darfour où animistes et chrétiens ont été massacrés car chrétiens ou animistes.

     C'est plus plus confortable et moins risqué de ne pas en parler, de laisser ces évènements sous le boisseau. Et c'est quand même étrange ces indignations très sélectives qui évoquent avec raison, certes, certains évènements tragiques mais ne s'intéressent jamais à ces autres faits tout aussi tragiques.

     L'exil des chrétiens palestiniens que cela entraine sert d'ailleurs les intérêts des nationalistes israéliens les plus sionistes, les plus religieux, d'abord et avant tout, tout comme la radicalisation des dirigeants palestiniens. Cela permet de les montrer comme fanatiques pour mieux leur faire la guerre.

     En Occident, la plupart des anti-sionistes ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez ne font finalement que justifier le pan-sionisme plutôt que le combattre.

     Aimer son prochain comme soi-même, ce n'est pas difficile quand le prochain est loin et qu'on le connaît peu, mais cela commence par aimer celui qui est le plus proche, ce qui est parfois le plus difficile certes.

     Un chrétien du Nigeria, un chrétien du Proche ou du Moyen Orient ou d'ailleurs, catholique ou pas, est un frère, une sœur, dans la foi pour les croyants occidentaux, Pourtant, c'est surtout leur silence qui domine, un silence tout en indifférence qui fait plus que friser l'indécence, et ce depuis longtemps en France, excepté l'Oeuvre d'Orient, qui reste trop méconnue, ou l'A.E.D (Aide à l'Église en Détresse).

     Soyons bien clair, il ne s'agit pas de prendre forcément une position victimaire mais simplement que l'on reconnaisse, au moins chez les chrétiens occidentaux, le sort funeste que connaisse en ce moment les chrétiens d'Orient et d'ailleurs.

    image d'une religieuse palestinienne prise ici

    64078dc0-e921-11df-ad88-fcd3af595100.jpgQue le reste de la société y soit indifférent voire s'en réjouisse comme d'un retour de bâton mérité pour les chrétiens, c'est malheureusement presque logique, c'est dû généralement à un mélange de haine antichrétienne, ces empêcheurs de jouir de la consommation des choses et des personnes en rond, de lâcheté aussi, par peur de devoir répondre de la défense que l'on prendrait des chrétiens, par angélisme, et par la crainte de « stigmatiser » selon le terme paradoxalement religieux employé pour en parler, des personnes de même confession que les massacreurs dans les pays poursuivant les chrétiens de leur vindicte.

     Il y a aussi cette attitude consistant à voir dans toute critique de l'Islam et des comportements de certains de ses croyants des relents de colonialisme, comme si considérant les musulmans seulement sous l'angle angélique, comme si n'étant pas vraiment humains donc, il n'était pas capable des mêmes travers que tous les autres êtres humains et ce quelle que soit leur origine, leur foi, ou leur incroyance.

    image du Saint Sépulcre prise ici

    3379-ART_460_LARGE-L1-1036-L2-1036-8931.jpgEnfin, ce n'est pas exactement que dans nos sociétés, les chrétiens connaissent une persécution violente et brutale, marquée par la coercition, mais il en existe une beaucoup plus insidieuse, jouant principalement sur la dérision facile envers la foi chrétienne.

    Ce n'est même pas le blasphème qui est à remettre en cause, souvent c'est finalement un signe de foi car celui qui est indifférent à la religion n'a nul besoin de blasphémer, puisqu'il s'en fiche.

     Se dire chrétien dans notre société, à plus forte raison catholique, suscite surtout la risée, la moquerie, la méfiance, le tout n'étant pas affirmé de face, mais cela suffit pour perdre des amitiés et relations, voire même des pistes professionnelles.

     Pour moi, défendre ces chrétiens, les évoquer, tenter de provoquer une prise de conscience quant à leur sort, c'est aussi les remercier de l'accueil reçu en particulier gràce à eux à Jérusalem, Ramallah, Jénine, Naplouse et dans le petit village de Zababdeh, un accueil qui n'a pas besoin de grandes déclarations d'intention comme trop souvent en France, pour les remercier de leur joie, de leur ferveur sans ostentation pénible.

  • Le retour des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) en Hongrie

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     Les beaux esprits nous avaient pourtant avertis, les intégristes chrétiens, surtout catholiques, sont bien plus dangereux que tous les autres intégristes.

    On vous l'avait bien dit nous disent-ils, déjà qu'en France, ils nous empêchent de provoquer dans la soie au théâtre ou ailleurs, voilà qu'en Hongrie ils se mettent à réagir contre la crise de sens que connaît actuellement toute l'Europe, et provoqueraient même selon le terme utilisé par un article sur Rue89 une dérive autoritaire poussant les consciences progressistes hongroises à « pleurer de rage ».

    image de Viktor Orban prise ici

     

    le-premier-ministre-viktor-orban-a-inaugure-l-exposition-qui-glorifie-la-nouvelle-constitution-pho.jpgLes beaux esprits nous le disent pourtant sur tous les tons depuis quelques décennies, il n'y a pas de crise morale, il n'y a pas de crise des valeurs ou de crise de société. Toute nostalgie affichée, même avec quelque nuances, du lien social qui existait auparavant est aussitôt raillé, conspué, vilipendé, traîné dans la boue.

     

    Ils n'hésitent pas à évoquer pour certains la renaissance d'un catho-fascisme...

     

    Viktor Orban, l'un d'eux, un de ces chrétiens, un anti-communiste en plus, a-t-on idée, un ancien dissident, proclame que l'avortement n'est pas un droit de l'homme.

     

    Et ça aux yeux de nos z-élites, c'est un crime impardonnable, tout comme le fait que le Pape actuel ne soit pas un « pape en phase ».

     

    Car l'avortement, dans leurs esprits, n'est pas du tout une mesure d'humanité pour les jeunes filles violées, par exemple, mais un outil afin de se prémunir de grossesses non désirées, ce qui peut toujours arriver même en cas de contraception rigoureuse (car, oui, dans notre société, la grossesse, attendre un enfant, est un risque, une sorte de maladie, de handicap pour les femmes en attendant la parthénogenèse ou la naissance d'enfants en laboratoires).

     

    C'est un outil permettant de pouvoir continuer à jouir un maximum, ce qui est au fond l'idéal de notre société libérale-libertaire, boire, baiser, bouffer, consommer les choses et les gens, car tout est marchandisé en 2012 dans le grand bazar hyper-consumériste.

     

    Les belles consciences ne lui pardonnent pas non plus au fond d'avoir été un opposant au régime communiste en fait, fondant en 68 l'alliance des jeunes démocrates, participant à la table ronde avec le pouvoir communiste.

     

    Un dissident pensent-ils, mais ils n'osent quand même pas trop le dire, ne peut être qu'un partisan des ordres noirs, un réactionnaire, une « vipère lubrique » (selon le terme généralement employé lors des procès de Moscou) à la solde de l'impérialisme.

     

    Et finalement, pour les belles consciences, un anti-communiste est toujours « un chien », selon la formule assez ignoble de Sartre.

     

    Voilà Orban comparé à l'amiral Horthy, ami des nazis, et à Ràkosi, ami de Staline et du stalinisme.

    Ci-dessous, photo de Viktor Orban jeune prise au moment de sa dissidence, prise ici

     

    Features-Fischer.jpgOn le promet au pilori, car il commet un double crime, il est aussi nationaliste, et anti-européen, contre la mainmise technocratique sur son pays donc.

     

    En passant, je sais que ce n'est pas bien de comparer le stalinisme et le nazisme, deux abominations pourtant ayant conduit à des massacres atroces dans les deux cas, car le stalinisme partait d'une bonne intention qui était d'apporter le bonheur marxiste au monde entier, bonne intention hélas perdue en chemin, le goulag, les internements abusifs en hôpital psychiatrique étant des dérives malheureuses, tout comme les massacres commis pendant la Vendée militaire en 1793 étaient des évènements bien tristes mais inévitables du fait de l'entêtement des paysans vendéens, ces « brigands ».

     

    On oublie souvent que le décret du 14 Août 1793 fût la première décision prise par un gouvernement moderne, ou se voulant tel, décidant de l'éradication systématique et rationalisé d'un groupe religieux et politique, hommes, femmes et enfants..

     

    On note quand même que les belles consciences qui se sont enthousiasmé sans commune mesure pour le pseudo « printemps arabe », qui n'a pas vraiment eu lieu, feignent également de ne pas voir que ce sont les islamistes, « modérés ou pas, qui ont tous remporté les élections du Maghreb au Machrek, promettant pour certains l'établissement d'un califat arabe, ainsi le nouveau premier ministre de Tunisie après la victoire d'Enhada aux élections (rappelons que les beaux esprits disaient Enhada ultra-minoritaire avant celles-ci), donc d'un régime théocratique autrement plus dangereux que la Hongrie de Viktor Orban.

     

    Pour être équitable, on pourrait parler aussi de l'emprise de plus en plus prégnante des partis religieux ultra-conservateurs sur la politique israélienne, et du silence quasi-totale sur cette question dans les médias (excepté peut-être un article dans le « Marianne » de cette semaine sur la ségrégation imposée au femmes dans les bus de Jérusalem).

     

    Mais ça il ne faut pas le dire, ce serait faire preuve de néo-colonialisme. Et au fond dans l'esprit des belles consciences, les musulmans sont tous des fanatiques qui ne méritent pas encore une démocratie bien réelle.

     

    Alors oui, certes, certains catholiques me diront, mais « j'ai des amis communistes, j'ai des amis de gauche, voire libéraux-libertaires, ils nous arrivent même de nous taper sur les cuisses, dans le dos ou ailleurs et ils sont bien gentils ». Mais, chers amis catholiques, encouragez les donc vos amis à parler de religion, en particulier chrétienne, vous m'en direz des nouvelles...

     

  • Le retour des vieux démons judéophobes

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    Sur Agoravox, les loups sortent déjà du bois...

    « Je suis Juif, sinon par la religion, que je ne pratique point, non plus que nulle autre, du moins par la naissance. Je n'en tire ni orgueil ni honte, étant, je l'espère, assez bon historien pour n'ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe et la notion même de race pure une absurdité particulièrement flagrante, lorsqu'elle prétend s'appliquer, comme ici, à ce qui fut, en réalité, un groupe de croyants, recrutés, jadis, dans tout le monde méditerranéen, turco-khazar et slave. Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d'un antisémite. »

    « L'étrange défaite (1940), Marc Bloch, éd. Gallimard, coll. Folio Histoire, 1990, p. 31

    Ci-dessous le Sentier avant la guerre, image prise ici

    1287331692_1938-39.jpgOn se demande parfois s'ils sont jamais partis, ces démons. Il suffit de simplement montrer une étoile de David, parler d'un livre que ces vieux démons se déchainent tous azimuts.

    Le plus souvent, la haine des juifs se parent de bons sentiments, de grands principes et de luttes nobles, et parfois, elle n'en a même pas besoin.

    Pourtant, sur le plan au moins formel, ils paraissent avoir été éradiqués, on n'a jamais autant parlé de la Shoah, l'éducation citoyenne n'a jamais autant évoqué les questions d'antisémitisme, mais rien n'y fait, la haine demeure presque tangible sur un plan concret, que ce soit au zinc du café du commerce que dans des salons feutrés plus bourgeois.

    Elle se cantonnait un temps à quelques groupuscules grotesques et ridicules qui étaient noyautés par la police pour la moitié de leurs membres et se répand en 2011 à une traînée de poudre se trouvant d'autres prétextes.

    Ce qui fait dire à d'aucuns que si il y a toute cette haine, ce doit bien être quelque part la faute des juifs eux-mêmes, comme si la haine provenait de ceux qui la provoquent. Et qu'elle se justifiait en somme.

    Il faut dire que parfois l'on accuse d'antisémitisme des personnes défendant sincèrement la cause palestinienne, dont d'ailleurs de nombreux israéliens, certains juifs trouvant malin d'assimiler anti-sionisme et judéophobie ce qui donne la part belle aux véritables judéophobes qui sont les arbres qui cachent la forêt.

    Plus de soixante ans après la fin de le Seconde Guerre Mondiale la haine contre les juifs semble toujours vivace, et elle a de multiples origines, et non une seule comme on veut souvent nous faire croire dans les médias qui lui donnent comme origine les fantasmes de quelques tarés associaux qui se trouvent un défouloir et un alibi pour donner libre cours à leurs pulsions :

    Les judéophobes se réclamant donc frauduleusement de l'anti-sionisme, dénaturant la cause qu'ils sont censés défendre.

    La plupart du temps, il s'agit pour eux d'étaler leur haine sans trop se risquer à se faire punir par la loi, profitant parfois des réseaux électroniques qui leur offrent l'anonymat, bien commode, car ils sont courageux mais pas trop téméraires au fond. Je trouve particulièrement dangereux et dommage que des antisionistes sincères défilent à côté des barbus intégristes sans se poser aucune question, même si ces barbus sont des juifs religieux.

    D'autres assimilent la figure du « juif », monstrueux Léviathan apatride à les lire, est toujours assimilé pour certains membres de la gauche et de la droite à la figure du financier, du capitaliste, de l'exploiteur.

    A ce lien Zev Sternehll explique ce qu'est cet anti-capitalisme romantique qui est antisémite sans le dire. Il montre dans son texte que sous couvert de critique marxiste-léniniste « orthodoxe » on peut trouver de nombreux lieux communs judéophobes. Cette judéophobie liée à l'anti-capîtalisme est celle qui anime Drumont selon ses prétentions, et ceux qui le suivent depuis le XIXème siècle.

    Pour d'autres c'est simplement du racisme, le refus de l'autre, surtout un « autre » dont on ne comprend pas la culture et la religion, à commencer par le concept de « Peuple élu », des chrétiens qui n'ont pas progressé sur la compréhension de la Bible s'en tenant à une explication basique et primaire.

    On trouve de la judéophobie consciente ou pas autant chez ces catholiques ultra-progressistes qui ayant passé quinze jours en Palestine pensent avoir tout compris que chez ces chrétiens plus traditionnels qui oublient ce qu'a fait l'Ancien Régime pour aider à l'émancipation des juifs en France, dont Louis XVI, voir à ce lien plus qu'exhaustif.

    S'il y a eu des siècles d'incompréhension mutuelle et parfois poussant à des pogroms certains chrétiens, le dialogue avec le Judaïsme progresse depuis le pontificat de Jean-Paul II et en particulier Assise en 1986, dialogue continuant à avancer avec Benoît XVI, voir par ici.

    image prise ici

    555972609.JPGPourtant, quant aux croyants d'autres religions que juives, un chrétien, qu'il soit catholique, protestant ou orthodoxe, ne peut être anti-sémite sans renier la moitié de sa foi, à savoir l'Ancien Testament, tout comme un musulman qui connait les versets de son livre saint ne peut haïr les autres croyants (les passages du Coran concernant les « gens du livre », chrétiens et juifs, à ce lien).

    Parfois même enfin, il s'agit d'opposer un génocide à un autre. Alors qu'évoquer l'esclavage et ses ravages devrait pousser à une compréhension de ce qu'ont vécu les juifs pendant l'Holocauste et non une jalousie inter-communautaire ou pire de la haine.

    Ces vieux démons sont pourtant punis par la loi que ce soit pour des injures, des insultes ou pire. Mais on voit souvent beaucoup de « patience mal venue » à leur égard alors qu'il n'y a pas lieu d'avoir...

    Ci-dessous une petite chanson sur le sujet...

  • Être français a-t-il encore une signification en 2011 ?

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     Je lis « Charlie Hebdo » chaque semaine, je sais pour un réactionnaire « anar de droite » comme moi, catholique de surcroît, ça peut paraître contradictoire, mais j'aime bien savoir ce que pense ceux qui sont à l'inverse de mes opinions.

    Bien souvent, on constate d'ailleurs qu'à gauche si on clame souvent son désir de liberté d'expression totale et pour tous, c'est une autre chanson quand les dogmes sont contredits et les vases sacrés souillés, quand on ose aller contre Saint Stéphane Hessel, le prophète de la gauche radicale, ou le Bienheureux Alain Badiou qui l'a dit chez Dominique Souchier sur Europe 1 dimanche, la démocratie c'est la rue, l'émeute, pas les élections.

    image prise ici

    bca87acb.jpgIl ne le dit pas, mais pour lui, les élections c'est la « démocratie bourgeoise ».

    On se rappellera pour mémoire que monsieur Badiou a soutenu le communisme selon Mao, qui quant à lui ne permettait ni l'expression de la rue, ni l'expression des urnes, et dont le régime a causé la mort de dizaines de millions de personnes lors du « Grand bond en avant » ou de « la Révolution Culturelle », sans parler des morts au Cambodge et au Laos.

    Il est toujours remarquable de constater que lorsque l'on évoque ces morts devant une belle conscience, celle-ci les évacue assez vite, la création d'un « homme nouveau » valant bien quelques centaines de milliers de morts. Comme pour tous les fanatiques, ils assurent que leurs idéaux sont justes, donc qu'ils justifient quelques « dérives ».

    Dans le "Charlie" en date du 12 octobre donc, on peut y lire une interview avec Jean-Luc Mélenchon, représenté par Cabu à différents moments de l'histoire de France, comme forcément du côté des révolutionnaires, un des dessins me semblant exagéré, Mélenchon n'aurait pas été l'égal de Montaigne, il aurait certainement été du parti protestant au moment des Guerres de Religion, opposé au parti catholique et au Roi de France.

    Concernant la nationalité française, cela surprend de la part d'un défenseur de la nation au moment du « Non » au traité constitutionnel européen, et héraut de la République, mais selon lui, être français c'est avoir une carte d'identité en poche. Les libéraux, on le constate sur ce forum, en ont la même perception, voyant un intérêt économique à la bi voire la multi-nationalité, qui favorise les échanges.

    image prise sur le site de l'Académie Française

    renan.jpgRenan trouverait ça un peu réducteur, lui qui a défini ce qu'est être française dans la conférence restée célèbre de 1882, il le dit ainsi :

    « Le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

    Selon lui également, « l’existence d’une nation est un plébiscite de tous les jours. »

    Dans son texte, il le précise aussi, la nation c'est une langue, un territoire, l'adhésion à des valeurs communes. Selon Renan, l'identité française ce n'est pas seulement la reconnaissance administrative, ou formelle, de la nationalité. Beaucoup de beaux esprits s'arrêtent d'ailleurs à la reconnaissance d'une « liberté formelle » et ne font rien de concret pour aider à développer la « liberté réelle », qui permet à celui qui bénéficie d'une liberté formelle de l'exercer vraiment.

    De toutes façons, pour tous ceux pour qui l'identité française c'est une carte d'identité, de la paperasse, la Liberté c'est le droit de faire ce que l'on veut, quand on veut, que cela embête les autres ou pas, de vivre selon des coutumes absurdes voire barbares, et en contradiction flagrante avec les valeurs de la France que l'on est censé reconnaître si l'on se dit français, l'Égalité est perçue surtout comme « je veux avoir autant que les autres sinon plus » sans se soucier une seconde du bien commun, quant à la Fraternité, elle est reléguée au fond des oubliettes des vestiges du passé.

    Les problèmes actuels de la France viennent pour la plupart de cette perte des repères de l'identité nationale.

    Les français actuels, du moins ceux qui ont la carte d'identité en poche pour reprendre la définition de monsieur Mélenchon, ne se reconnaissent plus dans une langue, encore moins dans un territoire (ils ne reconnaissent que les territoire où l'on vit d'après leurs coutumes et habitudes, n'y admettent plus le rappel des règles communes), et ne veulent plus adhérer à des valeurs communes considérées comme oppressives.

    L'identité de la France est agonisante, en train de crever dans le caniveau des idéologies. Parler d'identité française est d'ailleurs devenu un tabou assimilé aux pires idéologies arbitraires du XXème siècle. Il convient d'en parler en ne cessant jamais de s'auto-flageller, l'histoire de France étant surtout montrée comme une longue suite de massacres et d'oppression, je rappellerai encore ici la citation de Marc Bloch sur l'histoire de France :

    « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France , ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. »

    L'étrange défaite (1940), Marc Bloch, éd. Gallimard, coll. Folio Histoire, 1990, p. 198

    Ci-dessous, "la Grande Illusion" montre ce que c'était la France, il y a peu encore

     


    1937 LA GRANDE ILLUSION TRAILER RENOIR GABIN... par kirivalse