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français

  • Les français sont des veaux

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    Comment les français peuvent-ils être assez cons, assez amnésiques, aussi peu clairvoyants pour revoter pour Sarko et sa clique ?

     

    électeur UMP tu vas donc voter PS en cas de triangulaire ?

     

    électeur PS tu vas donc voter UMP en cas de triangulaire ?

     

    UMP libérale-libertaire et PS sociéto-libéral, ce qui revient au même ?

     

    Allons donc, tu ne te poses pas de questions sur le détricotage du service public, sur le communautarisme encouragé par l'UMP et le PS ? Sur l'UE imposant des diktats monétaristes ?...

     

    "Salauds de Pauvres !" Tiens...

     

    Ce sont des voir en dessous (photo prise ici)...

    veaux.jpg

    « Non mais regarde-moi le mignon là, avec sa face d’alcoolique et sa viande grise… Avec du mou partout ; du mou, du mou, l’a que du mou ! Mais tu vas pas changer de gueule un jour toi, non ? Et l’autre là, la rombière, la gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, les nichons qui dévalent sur la brioche… Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de connerie ! Mais qu’est ce que vous êtes venus foutre sur Terre, nom de Dieu ? Vous n’avez pas honte d’exister ? »
    LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES" par richardanthony

  • Parlé vou franssé ?

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    zazieseule.jpegAujourd'hui je dis quoi, aujourd'hui je vous parle à vous d'un truc qu'est une aventure super, que c'est trop de la balle parce que c'est drôlement important au niveau du vécu, que ça parle à toutes les communautés, et que ça permet de se positionner tous ensemble pour vivre avec les autres malgré que ce soit difficile à comprendre dans un monde de plus en plus connecté, mais qu'il faut éviter de culpabiliser les jeunes seulement parce qu'il n'y a pas que les jeunes que ils parlent mal, et que chacun son langage tant qu'on se comprend ou que je me comprends trop, ou trop pas c'est selon.

     

    Ami lecteur, ce n'est pas que je prétende avoir une expression parfaite quoi qu'ils soit admis par les français qui ne savent plus parler leur langue que « çui qui cause bien c'est rien qu'un prétentieux », mais j'ai souvent l'impression quand j'échange avec une autiste cybernétique ou une accro du portable d'être un genre de docteur Livingstone paumé dans l'Amazone sans avoir jamais trouvé le Zambèze.

     

    Ce n'est pas non plus que je méprise l'expression populaire ou les argots, mais il est toujours mieux de connaître Villon ET Chamfort, Céline ET Racine, Frédéric Dard ou Audiard, qui étaient des lettrés, ET Chateaubriand afin de mieux s'ouvrir les mirettes...

     

    En France, ce sont encore les africains ou les français d'origine africaine des anciennes colonies francophones d'une trentaine d'années qui s'expriment encore le mieux, selon un français des plus châtiés qui amusent les crétins, tout comme j'avais constaté au Liban ou en Syrie, ou en Palestine, le niveau élèvé de beaucoup de jeunes et moins jeunes parlant notre langue presque aussi bien que certains de nos académiciens.

     

    Encore un souci de « réac » va-t-on encore me dire, la manière de parler le français. Entre les phrases stéréotypées venues de la téléréalité, celles qui singent le langage des « quartiers » persuadés d'avoir inventé le « verlan » qui existait déjà du temps de Vidocq, et les clichés de langage bien-pensants qui recadrent la langue selon leur idéologie, et j'évoque ici aussi bien les bien-pensants de droite que de gauche, l'on n'est pas vraiment sorti de l'auberge.

     

    De plus, à cause d'Internet, des « smartfônes », des « tchates », qui à la fois infantilise les individus et qui amplifie les pires dérives de notre société, les manières de parler et d'écrire se standardisent un peu plus chaque jour, s'appauvrissent, virant à la catastrophe linguistique, hystérisant la moindre discussion comprise au seul premier degré, réduisant la pensée de plus en plus à un agrégat de slogans sans nuances. Car appauvrir le vocabulaire appauvrit l'expression des nuances.

    La_Rochefoucauld.jpg

    D'un côté, ceux qui pourtant dont c'était en théorie le travail ont affirmé qu'obliger à une certaine retenue de langage, à travailler son vocabulaire, inciter à faire attention à sa syntaxe, c'était à la fois paternaliste et arbitraire envers les jeunes, traumatisant pour ceux dont les parents s'exprimaient avec difficultés pour une raison ou une autre. Nous voyons en 2014 le résultat de ce genre de ces théories pédagogistes appliquée dans les écoles sans parler bien sûr des différentes réformes de l'enseignement des Lettres depuis 1977 et la fabuleuse réforme Haby qui a eu les fruits que l'on sait.

     

    Notons en passant que les enseignants, ou les édiles favorisant à peu près une réforme éducative souvent doublée d'une réforme des Lettres tous les cinq ans environ, ne sont pas sots, ayant favorisé quant à leurs enfants des « bonnes » écoles favorisant un enseignement tout ce qu'il y a de plus classique du langage. Mais leurs enfants ce n'est pas pareil.

     

    Bientôt, ce fut déjà envisagé en 2009, une énième réforme de l'orthographe précipitera un peu plus la course à l'abîme, creusera encore le fossé qu'il y a entre ceux qui parlent, lisent et écrivent encore un petit peu français et ceux qui causeront un pidgin vaguement compréhensible, internationalisé...

     

    J'aime le français de Zazie (photo prise ici) et celui de la Rochefoucauld (photo prise )...

  • Le langage et les djeuns

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     Au risque de passer pour un vieux con...

    La conversation suivante a été entendue à la télévision au zapping de Canal entre deux adolescentes de quinze, seize ans et le journaliste :

    image prise ici

    No_cellphone.jpgTous les propos rapportés ci-dessous ont été traduits du « djeuns » au français pour plus de commodités de lecture.

     Journaliste : « Est-ce que vous utilisez vos portables en cours ? »

    Ado numéro 1 (mèche, jean taille basse, écouteurs « macarons ») : « Ben oui, le portable c'est la liberté »

    Ado numéro 2 (look, voir parenthèses ci-dessus) : « Ouais, à l'école pendant les cours, c'est la prison, avec le portable au moins, on s'évade ».

    Donc, dans cette constatation, on comprend que pour ces deux jeunes filles, la liberté c'est l'esclavage, la soumission à des machines qui permettent de rester constamment relié à son réseau sans pouvoir jamais y échapper, d'être sans cesse repéré par les autres grâce au GPS.

     

    Ce ne sont pas les seuls, la plupart des ados ont un téléphone cellulaire (« téléphone portable » c'est un peu un pléonasme grotesque) qui est à la fois leur objet totem qui indique leur statut au sein du groupe et leur niveau d'intégration dans ce groupe. Les pulsions de révolte elles-mêmes sont délimitées par le groupe, et ces objets repères que l'on se doit de posséder, non pas pour s'en servir à la rigueur mais juste pour les sortir au nez de tous les passants.

    De nos jours, c'est très mal vu d'assumer sa maturité, ou le fait de vieillir. Il faut absolument rester jeune le plus longtemps possible, ou du moins correspondre aux critères de ce que l'on estime correspondre à la jeunesse : se conduire comme une midinette tout juste pubère quand on tombe amoureux, pardon quand on a envie de sortir avec « un mec » ou « une meuf ».

    A ce sujet, continuons notre étude ethnologique de la tribu « djeuns » en commentant une conversation entendue dans un bus entre deux autres adolescentes. Elles avaient toutes deux le même look ou à peu près que décrit plus haut, à savoir qu'elles observaient scrupuleusement les diktats d'habillement ridicules imposés par la pub et les médias.

    Elles parlaient « mecs » en affectant exactement le même air blasé que des quadra ou quinquagénaires ayant des heures de vol :

    Ado numéro 1 : « Et ben moi Éric, je l'ai appelé à 5h30 ce matin mais il n'a pas répondu, c'est trop trop grave (le djeuns aime le superlatif), quand quelqu'un t'appelle, tu réponds, ch'sais pas... »

    Peu au fait des coutumes courtoises en 2012 chez les djeuns, je continuais à écouter

     Ado numéro 2 : « Moi, d'toutes façons, je sors qu'avec des vieux de vingt ans, passqu'ils sont plus mûrs et plus gentils. Kevin, il a vingt-deux ans, y m'appelle « mon bébé », c'est trop mignon, et y veut que je m'habille sexy pour lui »

    Ado numéro 1, extatiquement admirative : « Wouah, j'aimerais bien moi, mais mes darons, y voudraient pas »

    (Car oui, le « djeuns » 2012 affecte de parler le langage des cités dites « sensibles » même s'il est un petit bourgeois de centre-ville)

    image ci-dessous prise ici

    le-langage-djeun-s-mode-d-emploi_b.pngSur les subtilités du langage « djeuns », J'entend cela plusieurs fois par jour autour de moi :

    « Il est dard ».

    Au début, j'ai pensé que c'était une simplification du verlan pour radin mais en fait ça veut dire pleins de choses :

    « Il est bien ».

    « ll est beau », « il est si intelligent », mais se dit aussi de quelqu'un lent à comprendre, « il est bête donc dard » voire fou, « il est dard donc malade ».

    Nan, mais franchement, amis académiciens, littérateurs, arrêtons de casser les pieds à nos chères têtes blondes avec l'accord du participe passé et les classiques des Lettres, ces enfants inventent en ce moment des mots plus simples et beaucoup plus passe-partout. Cela va nous simplifier la vie comme « relou » ou le formidable « ça le fait », de plus en plus employé par les adultes, finissent par s'entendre partout.

    A bas l'imparfait du subjonctif !

    C'est trop « dard » et pas assez !

    La bien-pensance aime bien aussi le slam, du rap sans l'obsession fessière, le sexe et celle du fric, ce qui le rend fréquentable et civiquement utile (pour du bon « care » pour la communauté). Le slam permet aussi au premier lascar venu d'imaginer qu'il a du talent et qu'il sait écrire, et de se faire un peu de thunes pour quelques vers de mirlitons. Et puis financer un atelier de slam c'est pas mal pour les finances publiques, dont on nous serine qu'il faut réduire les déficits pour stabiliser l'Euro,c'est quand même des économies intéressantes, ça évite de payer par exemple deux postes de professeurs de français au lieu d'un et ça donne bonne conscience dans le même mouvement. C'est pratique. Moi, j'ai du mal avec la vision à la fois misérabiliste et angélique de la banlieue que l'on trouve dans les textes de "Grand Corps Malade" par exemple. Pour parler d'une des idoles actuelles des MJC en dehors des champions de macramé.

    Le français, enfin la langue française veux-je dire, est mal barré, le bétail étant persuadé que c'est obsolète de bien s'exprimer et convaincu que les trois-cent trente chaînes qu'il a sur le câble ou le satellite compense son inculture crasse (cela ne l'empêche pas d'avoir des prétentions culturelles car il est sûr pour lui que lire deux ou trois articles sur Wikipédia suffit pour connaître un sujet).

  • Un gaulois parle aux français

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    Le français est une belle langue, on peut parler de trivialités de mille et une façons et toujours avec style, voyez plutôt ci-dessous (seuls les innocents ne comprendront peut-être pas ce dont il s'agit) :

    breughel_wedding.1253625801.jpg"Agacer le sous-préfet, attaquer à 5 contre 1, avoir de l'amour-propre, boire seul, brûler un cierge, chatouiller l'hibiscus, cirer le braquemart, crier vive l'empereur, défriser la chicorée, dessiner des cartes de France, éplucher des lentilles, épouser la veuve Poignet, étrangler le borgne, être un auto sexuel, faire cracher le cyclope, faire gonfler l'andouille, faire la gimblette, faire le cas, faire pleurer Popaul, faire un récital de joyeuses, faire suer le poireau, faire zague, frétiller le goujon, jouer du cordon de St François, lustrer le chibre, jouer un solo de bitoune, manuèliser l'os à moëlle, patiner le zob à l'ancienne, pratiquer l'onanisme, s'astiquer le grand chauve, s'ébouriffer le dindon, s'encaustiquer le paf, s'éponger le bigorneau, se balancer la colonne, se branler, se chatouiller le perroquet, se cerner les yeux, se cogner un ramollo, se coller une douce, se contenter le mahomet, se consoler la babasse, se dire un compliment, se doigter, se donner une saragosse, s'élaguer le bambou, s'essorer le noeud, se faire couiner le berlingot, se faire mousser la moule, se finir la nouille, se fourbir le gourdin, se fringuer le voltigeur, se galipoter les génitoires, se goder la chaglatte, se griffer, se maroufler le polduk, se masser la veine bleue, se moucher le mirliton, se palper le frifri, se palucher, se pignoler, se pogner, se polir le chinois, se polluer le dard, se régaler la moniche, se sèguer, se servir de sa main, se soulager dans les rideaux, se suffire à soi-même, se taquiner la moule, se tirer l'élastique, se toucher, se travailler, serrer la main au père de ses enfants, secouer le poireau, sonner le bouton, taquiner le barbu, taquiner le hanneton..."