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fonctionnaires

  • Les fonctionnaires façon puzzle

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    fonctionnaires, société, politique, amaury watremez, castanerChristophe Castaner, le délégué général de "La République En Marche", alias "la voix de son maître" l'a dit concernant la réforme de la fonction publique, en particulier l'enseignement, et des statuts assimilés, dont la SNCF : "Rien n'est tabou". Et il insiste bien encore aujourd'hui mettant en exergue la non rentabilité de ces services publics qu'il "faudra être courageux" (tout à l'heure sur RTL). Cela implique donc une casse en profondeur desdits services sous prétexte de diminution de leurs déficits, ou de générer plus d'efficacité, ainsi concernant la réforme des lycées en cours (voir à ce lien). Je n'évoque même pas l'annihilation progressive du système hospitalier public...

     

    Le but en est de répondre efficacement aux critères de convergence budgétaires européens, de mettre en place en toute conscience et sans aucuns scrupules une société hyper-élitiste, bien séparée entre très riches et précaires.

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  • Devoir(s) de réserve

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    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

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  • Ce qu'est le Proche Orient loin des clichés - extrait d'"Intervention divine"

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    En complément de la note précédente, un extrait du film d'Elia Suleiman, "Intervention divine", qui illustre bien ce que sont les Proche et Moyen Orient loin des clichés et des idées reçues très romantiques : le drame de ces régions, la violence, la haine, la bêtise puis la beauté et la liberté. Je pense que ces deux belles idées seront à jamais étrangères aux esprits étriqués qui les refusent car elles les effraient. Je suis pour ma part orphelin de cette terre qui est ma terre promise également. La guerre et la stupidité n'ont pas encore réussi à y tuer tout à fait le sens de l'autre, la douceur de vivre malgré tout, la sensibilité à fleur de peau (aux autres, au monde,...), la profondeur de l'accueil, là-bas, on est pris tel que l'on est. Là-bas on connaît le prix de la liberté dont la plus importante qui est celle d'être futile.

  • Le Clézio – un rêve d'écrivain pour les jeunes filles en fleur

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    J'ai eu envie d'écrire sur cet auteur après avoir lu ceci...

    jmg_le_clezio1.jpgJe n'ai pas beaucoup lu Le Clézio (bibliographie par là pour ceux qui voudraient quand même en savoir plus après avoir lu cette note), le livre que j'ai commencé m'est tombé des mains au bout de quelques pages, « le Désert », écrit en 1980. C'est très beau, on y apprend que le désert est grand et qu'il est désert, qu'y vivent des tribus de fiers-nomades-du-désert tellement authentiques et tellement plus proches des réalités de la vie que les occidentaux, selon le préjugé habituel mode Disneyland pour touristes concernés par le commerce équitable. Moi qui en ai rencontré quelques uns, je sais qu'ils adorent conduire à fond dans le désert en 4X4, je sais qu'ils s'habillent en djinns (on est au Proche Orient) et écoutent sur la radio les derniers tubes d'Amr Diab ou autre musicien de techno arabe (Oum Khalsoum étant plutôt pour les plus anciens). Et le désert ne se réduit pas à quelques clichés pour publicités de déodorants ou de crème glacée. C'est plus que ça, c'est de l'ordre de l'expérience mystique, la vraie, celle qui fait prendre conscience du néant matérialiste du monde et de la bêtise crasse qui l'irrigue.

    Si j'avais lu du Le Clézio c'était à cause d'une camarade de classe à l'époque du lycée qui ne semblait pourtant pas avoir trop mauvais goût en matière littéraire (elle avait de très beaux yeux et de très jolies jambes, on est peu de choses). Je comprends mieux pourquoi elle l'appréciait : c'est un beau gosse, on dirait Lawrence d'Arabie posant devant une dune sur fond de soleil couchant (cliché plutôt colonialiste soit-dit en passant, ou néo-colonialiste) ; il égrène quelques clichés qui plaisent bien quand on est ado mais qui semblent totalement ridicules à énoncer quelques années plus tard, ou du moins allant de soi pour toute personne intellectuellement honnête. C'est assez vulgaire disait Kléber Haedens, critique infréquentable selon les bien-pensants parmi nos élites littéraires, de clamer sur les toits son amour de la liberté ou d'affirmer sa citoyenneté du monde, autre cliché répandu : « moi tu vois, je ne suis pas d'un pays, je suis citoyen du monde entier ». On retrouve ce genre d'individus au bar des hôtels modernes et aseptisés que l'on trouve dans toutes les grandes villes du monde certes, ces non-lieux permettant de mieux vivre cette citoyenneté mondiale. Le Clézio c'est comme Nancy Huston, c'est de la littérature basée sur une espèce de "positive thought" pas trop compliquée, de celle qui prétend que les poètes, les rêveurs et les angoissés sont des inadaptés ou des malades, ou des déséquilibrés car ils ne "positivent pas assez" la vie : observer deux papillons, se tenir la main au clair de lune, offrir une tasse chaque jour à l'Ami Ricorée etc...

    C'est aussi très orgueilleux, c'est croire que la psyché d'un individu naît au monde « ex nihilo », alors qu'il procède d'une culture et de l'appartenance à des valeurs, des goûts qu'il reçoit des autres. On passera sur ce qu'il dit de la paix (c'est bô), la guerre (c'est pas bô), la mort (c'est pas bien), la colonisation (c'est pas bien mais on a le droit de se conduire encore en terrain conquis dans les nouveaux pays car on est un citoyen du monde : là-dessus je m'explique en racontant une petite anecdote. La première fois que je suis allé à Gaza, c'est avec deux représentants d'ONG présentes là-bas, tous deux de gôche, mais se conduisant sur place sans aucun respect pour les personnes qui nous accueillaient, visitant par exemple l'aéroport de Gaza en maître des lieux, ouvrant les portes sans respect). Je songe aussi à ce volontaire rencontré là-bas qui parlait beaucoup lui aussi de la simplicité et l'authenticité des fiers-nomades-du-désert qu'il croisait, et qui est rentré en France avec 500 photos de lui sur fond de couchant au-dessus des collines de Judée. Il me fait penser à Le Clézio.afp-photo-150946.jpg

    Certes, ce n'est pas si grave si Le Clézio faisait rêver les jeunes filles en fleur il y a vingt ans, maintenant, elles ne lisent plus, y compris les romans Harlequin dont Le Clézio est ma foi une émanation haut de gamme, ce serait davantage sur la télé-réalité ou des fantasmes matérialistes de consuméristes avides de biens pour combler leurs désirs souvent futiles, ou ras du sol, tout comme ceux des boutonneux du même âge. Le Clézio est comme beaucoup d'idoles de ce type, de gourous qui permettent de s'alléger en pensée et réflexion personnelle. C'est finalement au bout du compte l'équivalent du mâle alpha dans une tribu de primates, celui que toutes les femelles du coin voudraient comme géniteur de leur progéniture. Il a de plus un côté pratique, ce qu'il dit étant très facile à porter, pas très exigeant, cela ne changera pas beaucoup les habitudes de dureté, souvent camouflée en une sorte de compassion hypocrite pour les pôvres gens, ou les comportements hédonistes ras de terre et,ou petits bourgeois. Peut-être suis-je injuste, mais dans son cas, j'ai l'impression d'une imposture, confirmée par la photo ci-dessous : costume bien taillé et baskets parce que l'on reste proche des jeunes et des "vraies" gens et puis c'est pas difficile à comprendre, bien que frelaté. C'est je pense l'explication de l'adulation qu'il reçoit, comme Anna Gavalda. La plupart des gens ne savent pas que le monde n'est pas blanc ou noir mais gris, et que le fait d'affirmer quelque chose avec sûreté et confiance ne signifie pas que c'est une vérité.

  • Michel Sardouille - le chanteur engagé du règne de Nabot Ier Talonettes

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    J'ai pensé à cette publicité pour Michel Sardouille, le chanteur engagé bien connu, après avoir lu des commentaires sur les fonctionnaire, le genre habituel, ce sont les mêmes qui râlent dans une file d'attente parce que ça ne va pas assez vite à leur goût (lenteur souvent due à des suppressions de poste) ou qui ont un "sentiment d'insécurité" quand ils accompagnent leurs gosses à l'école (30 gosses par classe, réduction d'effectifs etc...) ou quand les allocs auxquelles ils ne renonceraient pour rien au monde ne sont pas versées assez rapidement. Ce n'est pas que la fonction publique ne soit jamais grotesque, rongée par l'incompétence, le clientèlisme (étrangement un(e) belle/beau blonde/roux(sse)/brun(e) a toujours plus de chance d'être aidé/e par un/e chef de service que mettons un petit gros), et Kafka, mais malgré tout cela quand le service public n'est plus assuré, cela se sent tout de suite, comme la disparition des petites postes de campagne ou des lignes ferroviaires de campagne moins rentables.