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  • L'Esprit inspire-t-il le vote catholique ?

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    politique, société, christianisme, foi, Emmanuel macron, présidentielles 2017

    Aussi sur Agoravox

     

    Une amie catholique, bonne paroissienne elle, pas comme moi qui n'en ait cure de toutes façons, vient de m'appeler pour me dire combien elle était réjouie que Macron devienne président, "parce qu'il est jeune et que c'est bien que ce soit un jeune", "parce qu'il est beau" (à ses yeux), "parce qu'il va tout changer". Cette amie est chômeuse presque en fin de droits, je n'ai pas voulu l'effrayer mais lui ai rappeler deux ou trois choses. Et cela m'a donné envie de rédiger ce petit entrefilet... 

     

    Si on posait la question aux catholiques et qu'on leur demandât de répondre avec franchise et honnêteté ne fût-ce que par correction fraternelle, on est à peu près certains des réponses malheureusement. Ils ne pensent qu'à la Charité, aux plus petits, ils ne songent qu'à protéger les pauvres, qu'à mettre en avant les valeurs évangéliques dont la présence dans notre monde est un nouveau défi. Je connais bien leurs éléments de langage. Ils évoqueraient également les migrants et leur souci d'accueillir ces populations. Et bien entendu, il est de coutume de terminer sur les discours enflammés du pape François tellement super...

     

    Tout en sachant que dans les paroisses si quelques familles sont bel et bien hospitalières sans conditions, il est excessivement difficile pour les prêtres d'en trouver pour concrétiser leurs belles intentions. Il y a loin de la jolie théorie à la pratique.

     

    A examiner les statistiques du vote catholique aux dernières présidentielles (voir à ce lien les intentions déclarées, voir à cet autre lien les votes aux deux tours d'avril et mai 2017), on imagine en réalité de toutes autres réponses aux questions posées. Les catholiques dans leur ensemble ont voté Macron à 71%, les pratiquants réguliers à 62%. Ont-ils seulement lu son programme ? Car ce qui ressort de tout ça est clair :

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  • Le moins laïc des deux

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    laïcité, foi, religions, société, politique, islam, christianisme, amaury watremezEncore maintenant après le massacre de saint Étienne du Rouvray, il en est encore pour comparer les attaques à la Laïcité que les chrétiens auraient perpétrées avec celles des islamistes, voire à les mettre en balance. Au fond les chrétiens, et en particulier les catholiques, ne vaudraient pas mieux que les fanatiques du soit disant État Islamique. C'est méconnaître consciemment ou non une des différences majeures entre les deux confessions :

     

    La Foi chrétienne est par essence et depuis l'origine sécularisée, « dans le siècle ». Par l'exégèse les livres saints ne peuvent être analysés et compris d'une manière primaire, littérale. Et rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu sont deux choses différentes. C'est le Christ lui-même qui le dit dans l’Évangile. C'est lui finalement le créateur de la notion de laïcité et non les « hussards noirs » de la IIIème République. Il ne demande jamais l'instauration d'une théocratie.

     

    En Islam, la notion même de Laïcité n'existe pas, les hadiths directement tirés du Coran font Loi et personne ne peut remettre en cause leur origine divine, l'exégèse, l'interprétation des textes est strictement interdite. L'Islam est par nature, par son origine même, une religion refusant la sécularisation. S'il n'y a pas de clergé dans cette religion c'est parce que tous les croyants sont censés être religieux et faire appliquer la loi d'Allah et non par souci d'égalité....

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  • Les petits bourgeois calotins

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    politique, foi, société, catholiques, petits bourgeois, amaury watremez

    Où l'on constate que je suis capable de tirer à boulets rouges aussi contre "mon" camp supposé

     

    On m'a parfois reproché de ne demeurer que sur une seule ligne sur ce blog : dans la critique systématique des « bourgeois pédagogues », ceux que l'on appelle selon le terme galvaudé de « bobos ». C'est donc l'occasion ou jamais d'évoquer un autre genre de « bourgeois pédagogues », les petits bourgeois calotins. Attention, je ne dis pas que tous les catholiques sont calotins, bien loin de là, et que tous ceux issus de la petite, moyenne et haute bourgeoisie sont obligatoirement des purotins, loin de moi l'idée de généraliser. Cependant, ils sont pourtant encore pires que les donneurs de leçons de morale politique de gauche sociétale. Ceux-ci ont au moins pour eux le mérite d'essayer au moins de penser par eux-mêmes bien que cela s'entrecroise avec leurs prétentions parfois insignes, de tenter de rêver un monde meilleur même s'il n'en reste qu'au stade de la bonne intention consciemment ou pas.

     

    Ils sont perclus de tant de certitudes absconses, de préjugés rassis bloqués comme d'autres dans un présent politique bloqué en 1945, enfin pour eux -pour certains d'entre eux- en 1940 même s'ils savent prendre des précautions pour ne pas être trop clairs dans leur haine des « classes dangereuses », de tout ce qui n'est pas eux, dans leurs vanités demeurant les mêmes depuis François Guizot. Lorsqu'ils sont entre eux, ou mis en confiance, il ne leur faut pas longtemps pour se montrer tels qu'ils sont réellement, sans fards, « décomplexés » comme dirait l'autre. Ils comprennent aussi très bien la raillerie, la satire, les reproches leur étant faits, ils ne les supportent pas tout en ne sachant pas trop comment y répondre....

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  • La question qui fâche

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    politique, société, foi, religions, islam, terrorisme, boire, baiser, bouffer, amaury watremez

    Je pose la question qui fâche également sur Causeur

     

    Il est donc une question certes très provocatrice qui n'est cependant jamais posée depuis les attentats du 13 Novembre, vais-je faire preuve de retenue et ne pas l'exposer ? Je vais me gêner :

     

    Est-ce que notre société telle qu'elle est dans son jus actuel mérite réellement de survivre ?

     

    Il n'est de toutes façons pas du tout certain que face à l'Etat soit-disant islamique, face à la terreur, à l'abomination de crimes commis par des dégénérés fanatisés, elle y arrive. Elle n'en a pas la force morale. Quel vilain mot j'emploie là je sais ! Dans notre société ce mot étant synonyme de graves contraintes insupportables. Il implique en premier lieu d'avoir conscience que nos actions ont des répercussions sur le bien-être des autres êtres humains peuplant cette planète...

     

    Gravement, pensent-ils, des dizaines de spécialistes de l'Islam, de la politique moyen et proche orientale, des « spécialistes en tout » ayant leur « « rond de serviette » à la télévision chacun dans son « emploi » de comédie dissertent sur les causes de la situation à laquelle nous sommes confrontés actuellement. Mais jamais ils ne se risqueront à évoquer cette question pourtant fondamentale....

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  • Jésus en phase

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    politique, société, foi, christianisme, mièvrerie, amaury watremezPhilippe Muray évoquait il y a plusieurs années déjà le « Pape en phase » que les bourgeois pédagogues qui nous gouvernent auraient désiré avoir pour diriger l'Eglise Catholique, un pape selon leurs vœux et leurs desiderata, un pape festiviste et soucieux de développement durable, un pape sans « idées nauséabondes » rappelant les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. L'auteur de ce billet en causait déjà il y a quelques années (voir ce lien).

     

    Ils ont cru le trouver d'ailleurs avec le pape François, ce souverain pontife d'un genre nouveau. Depuis quelques temps ces mêmes bourgeois soucieux de faire l'éducation et l'édification du peuple sans lui demander son avis se sont créé un Jésus « en phase », un Jésus citoyen et bon gars avec la diversité, un mec coool quoi, un genre d'animateur socio-cul divin super-sympa. Il suffit de lire diverses réactions de prétendus croyants sur le net, ou d'entendre les intentions de prière des messes dominicales.

     

    Certes, il est « plusieurs maisons dans la maison du Père » mais cela ne change rien, ce nouveau Jésus est inodore, incolore, sans odeur ni saveur.

     

    Ces bourgeois fins didacticiens de la culture réécrivent donc aussi l'Evangile à leur sauce insipide, ce livre saint avant devenant un livre à messââge pas trop compliqué à comprendre comme les autres, du Marc Lévy biblique, de l'Anna Gavalda évangélique, gentillet et sirupeux. Cela ne fait pas trop de mal, ne fait pas trop réfléchir surtout, ne remet rien en question et n'exige pas de se soucieux de moins bien loti que soi.... 

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  • L'entre soi des catholiques français

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    catholiques-francais-houellebecq.jpgLes catholiques français cultivent de plus en plus « l'entre-soi » quasiment dans toutes les paroisses à l'exception de quelques unes peut-être dans le Nord de la France. J'avais pu le constater à Roubaix ou Croix, tous les milieux s'y côtoyaient réellement. On l'observe cet « entre-soi » parmi les 2% de pratiquants réguliers à la messe dominicale, ce qui est d'autant plus préoccupant.

     

    Cet « entre-soi » est avant tout social. Les activités paroissiales ou apostoliques ne sont en fait que des prétextes à l'entretien de ce qui n'est rien d'autre qu'un conservatoire de pratiques d'une minorité favorisée. On s'y retrouve entre enfants dont les parents exercent des professions libérales, généralement par la spécialité du père, ou de la mère (anesthésiste, dentiste, etc...), entre autres.

     

    Et On croit bon souvent de s'agréger à ces franc-maçonneries provinciales et bourgeoises que sont le Rotary ou le Lyons Club. Personne n'affirme voir le problème, tout le monde raisonnant de cette manière...

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  • Jésus Chri-christ d'amour

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    buddy+christ.bmpSur le mur d'un « groupe » « fessebouc » réputé politiquement incorrect -on y dit des gros mots tout le temps, attention on n'est pas des bien-pensants!- je lis sous un « statut » plusieurs commentaires invoquant cette « humanité » du Christ que les catholiques oublieraient souvent. Par la suite des considérations par « humanité » on comprend vite que comme tout le monde dans cette société médiocre, les intervenants entendent par là qu'ils devraient pouvoir coucher à droite, à gauche, boire comme des trous et se foutre de la morale sans que cela ne leur soit reproché, en gros vivre comme des porcs dans leur bauge sans trop se poser de questions.

     

    Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas de Jésus-Christ, mais ils le voient plutôt comme un mec sympathoche, un type super à la cool, « en phase » avec son temps, les joues roses, la barbe bien taillée comme un « yuccie » métrosexuel (TM°) tatoué pour faire mauvais garçon mais toutefois concerné « tu 'ois » par le commerce équitatable » et le développement durable. Un « Jésus Chri-christ d'amour » prononçant de temps en temps de ce genre de phrases creuses, infantiles, simplistes et bien mièvres se voulant définitives, avec plein de petits cœurs autour pour faire encore plus « cool », encore plus « en phase »....

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  • La cathophobie excuse-t-elle tout ?

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    politique, Foi, spiritualité, christianisme, cathophobie, amaury watremezBien souvent, afin de s'exonérer à bon compte de carences d'apostolat, de l'indifférence souvent marquée envers des chrétiens moins bien lotis dont ceux d'Orient, de s'excuser de certains compromis et renoncements, les catholiques évoquent souvent la cathophobie dont celle, certes indubitable, des médias.

     

    C'est la cathophobie qui viderait les églises, les séminaires, la cathophobie qui aurait pour conséquence la lâcheté des croyants....

     

    Je ne nie pas encore une fois son influence néfaste, je l'ai subi, particulièrement lors des « Manifs pour tous » lorsqu'une collègue a cru bon de me « dénoncer » comme fasciste car participant à ses manifestations. Elle y était allée fort, profitant des « bienfaits » de la technique moderne pour avertir sur mon compte. Il faut dire, ma photo en grand entouré de drapeaux de « LMPT » étant en grand dans la PQR (presse quotidienne régionale) à l'époque je ne pouvais plus vraiment me défiler.

     

    Cependant, la cathophobie a le dos large...

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  • Catholicisme, judaïsme et salafisme même violence ?

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    Sur les différences chrétiens-musulmans lisez plutôt "La Croix et le Croissant" du père Antoine Moussali que les pensums des bourgeois pédagogues

     

    islam, christianisme, société, politique, foi, amaury watremez, padamalgamFace à la barbarie, il n'y a pas d'excuses à trouver, d'exonération à fournir, elle ne mérite rien d'autres que d'être combattue, ridiculisée, étouffée dans l’œuf. Pourtant, après l'attentat en Isère et celui commis en Tunisie ou au Koweit, après quelques heures de silence, les bons apôtres, les boutures de « kollabos » et les grands esprits ont recommencé à aligner les lieux communs, mièvres, à minimiser la montée évidente de la violence religieuse, la radicalisation pouvant surgir maintenant de partout en France.

     

    Il y eut toutes ces années beaucoup trop de patiences mal venues, trop de compromis, trop de renoncements, trop de lâchetés, trop de « Münich » déjà contresignés. Les cas des jeunes filles excisées, violentées, mariées de force dans des pays dont elles ne sont pas, les cas de celles tués par « crimes d'honneur », les garçons brutalisés car ne voulant pas rentrer dans la norme violente de certaines « cités » sont pourtant connues, signalées, depuis longtemps. Mais où sont-ils alors ces bons apôtres ? Peuvent-ils alors comme Emmanuel Todd avoir l'indécence d'en imputer la faute aux « cathos zombies » ?

     

    Ils vont se gêner !...

     

    islam,christianisme,société,politique,foi,amaury watremez,padamalgamIls laissent pourtant le « voile » se développer alors que celui-ci, court, long, mini ou maxi, est un signe objectif d'aliénation des femmes, et de refus net des valeurs de ce pays. Ils laissent les menus sans porc du tout devenir la norme et tolèrent l'inacceptable....

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  • Chez les cathos de progrès on "s'interroge" sur l'Islam

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    Illustration empruntée ici (le chœur de la cathédrale d’Évreux)

     

    politique, société, christianisme, foi, religions, hypocrisieA Évreux, les conversions de nombreux jeunes chrétiens à l'Islam « interrogent » le diocèse et ses responsables apprend-on dans « la Croix » ? Je suis convaincu que ce « questionnement » ne concerne pas seulement cette ville, mais le fait que ces ecclésiastiques de progrès progressistes se le posent indique qu'ils sont encore complètement dans le brouillard et dans le déni total du réel :

     

    Qu'est-ce que la société occidentale sécularisée a à offrir comme valeurs morales et comme idéaux aux plus jeunes ? Boire, Baiser, Bouffer, Consommer tous les objets que la société intime de consommer, mais aussi les corps et les personnes (quand on le peut encore) et crever lorsque l'on n'entretient plus la dynamique du consumérisme. Que de hauteurs, que de grandeur là-dedans, on en conviendra.

     

    Qu'est-ce que ces prélats de progrès progressistes ont eu à proposer aux enfants et aux adolescents comme buts dans l'existence ? Comme valeurs ? :

     

    Les sacrements ne sont pas très importants, la Messe ne sert pas à grand chose, la Foi c'est surtout en gros être très très gentil avec son voisin, surtout s'il est « issu de la diversité »...

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  • Quand vous souciez-vous enfin des attaques anti-chrétiennes ?

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    7684147-11883327.jpg?v=1429141360En France, deux lieux de culte ou de sépulture chrétiens sont profanés chaque jour. Le ministère de l'Intérieur décompte pour 2014 807 atteintes aux lieux de culte et aux sépultures dont 673 à l'encontre de sites chrétiens, soient 83% des attaques. Cela pourtant ne semble pas émouvoir grand-monde. La plupart des journalistes évoquent le problème à tout petits pas, et le mot « chrétiens » semble leur brûler les lèvres, ainsi qu'aux politiques.

     

    Qu'il a été dur à notre président, à nos ministres, à nos journalistes de le dire ! Combien d'années pour que l'on parle enfin des chrétiens d'Orient ! Combien de temps pour les citoyens dignes de ce nom, croyants ou non, y compris de droite s'en émeuvent ! Je me souviens de ces années où en parlant j'étais qualifié de « donquichottesque ! J'exagérais selon les bonnes âmes mais aussi les petits jeunes gens réalistes de droite...

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  • Des génocides entre guillemets...

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    Le Pape François, célébrant une messe avec et pour les fidèles de rite arménien, a reconnu il y a quelques jours le génocide arménien, provoquant aussitôt la colère du gouvernement turc, pays du Proche Orient réputé laïc et modéré. Dans son allocution du 9 avril, pour le pape François qui le dit clairement le peuple arménien, premier à accueillir l’Évangile dans son ensemble, n’est pas seulement un peuple qui a été uni au Christ dans sa Passion, c’est un peuple de « ressuscités » dans le Christ. Dans des journaux habituellement soucieux des communautés et des ethnies comme par exemple « le Monde » (« le poids des mots, le choc des paupières » formule desprogienne bien heureuse rappelons le), on marcha ensuite sur des œufs, on fut très prudents en réponse.

     

    Génocide arménien, Foi, chrétiens orientaux, Pape, hypocrisie, faux culs, journalistes militants

    La plupart titre d'ailleurs sur le génocide arménien en le mettant entre guillemets ce qui induit une distance. On s'étonne après qu'il y ait pu y avoir des collabos enthousiastes et délateurs pendant la Seconde Guerre ! Ces journalistes entre guillemets ont juste la trouille de sentir le métal froid d'un canon de "kalash" sur leur nuque si un taré fanatique se sentait vexé du rappel du génocide arménien.

     

    Il ne se rend pas compte le Saint Père mais tout cela risquerait de faire monter le FN en France, de rappeler les z-heures les plus sombres de notre histoire et de stigmatiser une population d'une communauté essentiellement modérée. D'autres parlent de « polémique » (sur M6 Actualités) comme si le génocide arménien, doublé de celui des chrétiens assyriens, y prêtait alors que tous les historiens sérieux ne penseraient même pas à le remettre en question.... 

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  • Samedi Saint de Lumière pour les chrétiens d'Orient

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    Samedi Saint, "Samedi de Lumière" pour les chrétiens d'Orient...

    Une lumière pour eux sur le rebord de nos fenêtres.

    Une prière et une pensée pour eux tous les autres jours aussi...

    Foi, christianisme, société, politique, amaury watremez


    Miracle de la Lumière Sainte Jérusalem par Lille_a

  • L'effarante crédulité contre la Foi

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    politique, foi, christianisme, amaury watremez, cons, connerie

    Le plan du "Village planétaire", qui ressemble donc à un parc d'attractions aussi, est emprunté à ce site

     

    L'on est frappé en parcourant le Net, les commentaires des internautes, leurs « statuts » « fessebouc » ou « Touiteure », par leur effarante crédulité vaguement camouflée par l'alibi de la modernité. J'ai pu le constater par exemple pour cet article-canular évident sur le pseudo-Évangile « de Gaïus » (comme Gaïus Baltar dans « Galactica » ?), écrit avec les mêmes codes et « mots valises » pour moquer ce genre de textes que l'on trouve chaque année partout dans les médias au moment de Noël, aussitôt commenté au tout premier degré par des internautes soit scandalisés, soit déjà convaincus par le texte et qu'il est presque impossible de convaincre de l'intention taquine du texte, pourtant évidente ; les personnes scandalisées montrant la fragilité de leur foi celle-ci pouvant donc être ébranlée par une blague certes sophistiquée mais une blague...

     

    NB : On ne s'étonne qu'à moitié de ne jamais trouver d'articles doutant de l'historicité de Mahomet ou Moïse...

     

    Ayant accès à une immense banque de données, certains découvrent des choses que leurs ancêtres connaissaient déjà il y a quelques siècles, et les exposent sans restriction ni prudence, sans réflexion personnelle ni analyse se contentant de répéter ce que les béquilles informatiques que sont pour eux « Wikipédia » ou « Gougueule » apportent.

     

    Ou pas.

     

    Car ces béquilles font des internautes des handicapés du raisonnement intellectuel strictement incapables de penser par eux-mêmes bien loin de l'idée de « village global » émancipateur. Ce fameux « village planétaire » encouragerait plutôt au repli sur soi et en particulier sur ses certitudes rassurantes, sur des préjugés d'une sottise généralement abyssales et l'exposé de lieux communs d'une mièvrerie sans égal pour se justifier de sa paresse intellectuelle : en gros, tous les goûts se valent, il faut être gentil avec son interlocuteur même quand il dit des énormités, et les personnes qui ont un peu de culture extérieure à la « culture » du Web et des réseaux dits sociaux sont des prétentieux-se insupportables...

     

    Curieusement, enfin cela sera curieux pour quelques uns, cette effarante crédulité s'oppose frontalement à la Foi et en particulier à la Foi chrétienne nombre d'internautes redécouvrant l'eau chaude, que ce soit des éléments repris des Évangiles apocryphes ou des confusions dus à l'ignorance (par exemple que le prénom « Ieshuah » ou Jésus était extrêmement répandu à l'époque du Christ et qu'il exista d'autres « rabbis » itinérants le portant confondus plus tard avec lui). Les chrétiens ont été conscients dés l'origine de ce risque qu'est la crédulité pratiquant l'exégèse, et un travail de recherche historique, en particulier celui des dominicains, ou des missionnaires d'Afrique, dans tout le Proche-Orient et particulièrement en Terre Sainte.

    La Foi fait travailler tout l'être, et en particulier son intelligence...

     

    Ce n'est pas la première époque autant marquée par cette atroce et abjecte crédulité, doublée de l'imbécile prétention d'une vanité sans bornes d'être à l'apogée des consciences, dans l'incapacité totale d'un quelconque second degré de compréhension, c'était déjà le cas durant les Guerres de Religion, période pendant laquelle des esprits de qualité comme Montaigne ne trouvèrent comme solution que de se réfugier dans leur bibliothèque parmi les écrits des grands anciens et des maîtres antiques, y puisant leur sagesse et un peu de raison. Ce qui frappait Montaigne déjà en son époque est que cette crédulité étonnante se doublait d'une servilité sans bornes face à des maîtres qui ne songeaient qu'à leurs propres intérêts et leur seul confort de classe.

     

     

    Durant cette période troublée, j'avais un ancêtre en Picardie ayant trouvé la solution pour mettre les imbéciles d'accord entre eux, le Sire d'Inchy. Il a encore à cause de cette solution sa « pierre d’infamie » dans un coin obscur de la cathédrale de Laon. Il pendait les cons après avoir bien bu et bien mangé avec ses compagnons d'armes s'arrêtant de pratiquer ce salutaire quoique radical « branchage » constatant qu'il ne se trouverait pas assez d'arbres pour libérer la terre de tous les sots. Hélas, ami lecteur, je peux que souscrire, moi son lointain descendant, à cette constatation désolante...

  • Peut-on parler de Dieu en 2014 ?

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    Un croyant de n'importe quelle religion, n'importe quelle spiritualité autre que la religion catholique et la spiritualité chrétienne peut en 2014 parler de Dieu sans trop de risques, on l'écoutera, on trouvera ses traditions et coutumes teeellement passionnantes avec le regard que l'on portait auparavant sur les « bons » sauvages rousseauistes pas encore touchés par la corruption de la modenitude qui ma bonn'dam' est quelque chose de douloureux mais d'inéluctable, « on n'y peut rien mon bon meussieur ».

    image ci-dessous prise ici

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    En 2014, période d'apogée du progrès technique et des consciences comme chacun sait, plus personne ou presque ne veut parler de Dieu comme auparavant, les croyants comme les incroyants. Il y a ceux qui invoquent un peu rapidement la science qui donnerait des preuves de l'inexistence du divin, mais comment prouver rationnellement l'inexistence de ce qui n'existe pas ? Et la plupart ne comprenne pas la foi qui par définition n'est pas fondée sur la raison. Un chrétien en particulier, un croyant en général, n'a pas de preuves de sa Foi.

     

    L'idée même de la Foi est incompréhensible, elle n'est pas quantifiable, n'est pas réductible à des statistiques, et on ne peut la mettre en bouteilles même s'il est vrai que certains ivrognes peuvent avoir des visions mystiques.

     

    Et puis se donner le genre renanien 2.0, ressortir des vieilles lunes comme tel ou tel évangile apocryphe connu depuis parfois des siècles, ainsi la pseudo « bombe » contre le Vatican de « l’Évangile de Barnabé », escroquerie bien connue des exégètes prise au sérieux par des ignorants, qui circule en ce moment sur le Net et les réseaux sociaux, écrits par des partisans de Mahomet aux débuts de l'Islam pour prouver l'importance du Coran...

     

    Dés que les catholiques commencent à ouvrir un peu trop leur bouche contre les dérives de l'époque, on remarque qu'à chaque fois ils ont le droit à une ou deux de ces bombes ou « l'hoax » des bébés enterrés sous un orphelinat irlandais, « hoax » relayé et diffusé partout dans le monde sans jamais vérifier quoi que ce soit des faits. Les athées militants et autres laïcistes de notre époque en ont surtout après l’Église, les catholiques et le christianisme pour lesquels ils ressentent surtout de la haine quoi qu'ils en disent prétextant respecter les croyants mais pas les intégristes sans dire quand commence l'intégrisme ? Quand un catholique l'ouvre ?....

     

    Notons aussi que si un catholique veut témoigner des souffrances des chrétiens orientaux aussitôt on le soupçonne de vouloir convertir de force son prochain en le culpabilisant.

     

    La plupart de ceux qui parlent de la science comme obstacle majeur du divin oublient que la méthode scientifique consiste à tester la validité ou non d'une hypothèse selon un protocole bien précis reproductible en laboratoire, ce qui est donc impossible avec quelque chose qui par définition a une longueur, une largeur et une hauteur infinies...

     

    D'autres encore veulent avoir leur relation bien particulière à Dieu sans passer par les intermédiaires, sans passer par des dogmes, prendre de ci ou de ça qui les fait « se sentir bien » mais surtout rien qui n'implique d'obligations morales envers l'autre, morale perçue comme forcément culpabilisante et se sentir coupable du mal que l'on pourrait causer aux autres dans notre société contemporaine c'est carrément maléfique.

     

    C'est là la principale raison du succès des spiritualités taoïstes et bouddhistes qui suggèrent que l'existence de l'autre est une illusion et qui dans la compréhension qui en est proposée dans nos sociétés encouragent l'égoïsme profond de l'individu en ces temps hyper-consuméristes. Évidemment, on m'objectera l'Inquisition, la Saint Barthélémy et autres événements qui n'ont rien à voir au fond avec la Foi mais avec l'idéologisation de la religion qui n'a pas à impliquer une théocratie. 

  • Pendant la Coupe le massacre des chrétiens orientaux continue

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     ... Ce nettoyage ethnique car c'en est est un se poursuit dans la plus grande indifférence à quelques exception notables près, y compris chez les catholiques.

     

    Indifférence que je n'aurai de cesse de dénoncer.

     

    topicOù sont les indignés professionnels ?

     

    Où sont les donneurs de leçons politiques ?

     

    Où sont les moralisateurs ?

     

    Où est aussi la « majorité silencieuse » des musulmans modérés évoquée par Dalil Boubakeur il y a quelques jours ?

     

    Pour l'instant, on ne rencontre en réponse qu'un « silence assourdissant ».

     

    Il y a quelques années j'ai animé deux années de suite un stand sur l'Oeuvre d'Orient lors des Sessions d'été de la Communauté de l'Emmanuel à Paray le Monial, dans l'indifférence là aussi, m'apercevant de l'ignorance des croyants présents quant à l'histoire même de leur église, me demandant sans cesse si ces chrétiens orientaux de rite grec ou arabe, ou copte, ou syriaque étaient bel et bien catholiques, me demandant par quels missionnaires ils avaient été évangélisés, alors que c'est eux qui nous ont amené l'Évangile en Europe. Lorsque nous évoquions les persécutions que vivent quotidiennement ces croyants, nous faisions face à un silence poli, au mieux.

     

    Note en passant, chers amis catholiques, ne me répondez pas qu'il existe déjà l'AED ou d'autres œuvres, dites moi ce que vous faites vous, même le plus petit geste...

     

    pape-embrassade.jpgIl y a quelques jours à la messe de Pentecôte de ma paroisse, Évreux, les intentions de prières étaient en direction de ces croyants, des intentions pas trop choquantes, pas trop claires, on ne parlait pas de leurs souffrances. A la fin de la célébration, j'ai proposé d'être au moins un médiateur avec des personnes qui pourraient témoigner, j'ai pris au mot l'évêque qui demandait que les chrétiens présents soient des « témoins » vivants de ce qui se passait en Terre Sainte, entre autres. Ma proposition a suscité un intérêt là encore poli mais n'a rencontré aucun retour. Ce n'est pas la première fois.

     

    Dans l'Église en France actuellement, on aime bien les grands rassemblements, on aime bien le coaching spirituel pour les couples, ou les célibataires, on aime bien évoquer la pauvreté exotique, ainsi dans la paroisse d'Évreux, la quête de Carême fut pour une léproserie indienne, mais ce qui concerne des frères dans la Foi qui ne nous ressemblent pas ne suscite dans les faits qu'un mur épais d'indifférence. Je parle d'Évreux, mais c'est exactement pareil dans quasiment toutes les paroisses.

     

    En Irak, nous étions quelques uns à avertir, lors de la première guerre du Golfe, lors de la deuxième, que derrière Saddam, il y avait pire encore, que derrière ce tyran, il y avait encore plus tyrannique, et qu'il protégeait au moins les minorités de son pays, à commencer par les chrétiens et entretenait en Irak un embryon de laïcité. Personne n'a écouté, nous étions des « angélistes », nous étions des rêveurs, nous nous faisions manipuler. Les uns évoquaient le gazage des kurdes, les autres les « armes de destruction massive », d'autres encore s'inquiétaient surtout de pouvoir continuer à remplir le réservoir de leur bagnole.

     

    Les résultats sont plusieurs années après la partition probable de l'Irak, la montée en puissance d'un état islamiste violent, massacrant les chrétiens dans un silence quasiment absolu, en particulier à Mossoul où il n'y en a quasiment plus ; 35000 en 2003, plus un seul maintenant. Exactement comme Cracovie et sa communauté judaïque avant le ghetto.

     

    En Syrie, les « rebelles » ont été portés aux nues, soutenus et encouragés, voire armés par les pays occidentaux contre Bachar El-Assad, tyran, ce que je ne conteste pas, mais tyran protégeant lui aussi les minorités dans son pays, dont les chrétiennes, et encourageant le développement d'un début de laïcité. Maintenant, l'on s'aperçoit que ces « rebelles » sont des « djihadistes » de la pire espèce, des salopards meurtriers ignorants même de leur propre foi, des bandes ne songeant qu'au pouvoir. Cerise sur le gâteau, ils recrutent dans nos contrées, et pas seulement de jeunes musulmans, mais aussi plusieurs « souchiens » en déshérence morale du fait de la vacuité des valeurs proposées par notre société.

     

    Ces pseudo-rebelles massacrent des chrétiens, un exemple parmi d'autres trouvé sur Médiapart. Il a fallu que plusieurs de ces massacres soient commis pour que les sociétés occidentales et en particulier les chrétiens occidentaux, catholiques ou non, commencent timidement, très timidement, à s'en inquiéter. Que faut-il pour qu'ils réagissent pour de bon, être eux-mêmes persécutés ?

     

    image du haut prise ici

    © AIUTO CHIESA CHE SOFFRE

     

    Deuxième photo prise ici, un signe d'espoir quand même tout comme l'Initiative de "SOS Chrétiens d'Orient"

     

    Ci-dessous une vidéo parlante sur les "djihadistes"

     


    Hillary Clinton : Nous avons crée Al-Qaïda... par Super_Resistence

  • Jésus et le marketing

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    jesus2.jpgA notre époque où tout est marchandisé, réifié sans que peu trouve à y redire, la Foi elle-même devient un bien comme un autre qu'il faut vendre au consommateur. Comme cela ne se vend pas très bien actuellement, certains cathos, et esprits bien intentionnés en dehors de l’Église, suggèrent de revoir le marketing de l’Évangile, en re-précisant le cœur de cible, en axant la foi sur d'autres axes de « com » qui permettent à l'individu moderne bien dans son esclavage aux gadgets inutiles qu'on lui vend avec son allégeance joyeuse et sans remords.

     

    On imagine bien le discours du « côtche » en communication ou en pub, un type à queue de cheval agrémentée d'une calvitie naissante, en « Stan Smith » (TM°) et « Converse » (TM°) aux pieds à quarante ans bien passés, son bureau dans un « loft » du Faubourg Saint-Antoine bobolisé.... :

     

    « Merde quoi ? Coco ? C'est pas sérieux, un Sauveur qui meurt sur une croix, cloué par les mains et les pieds ? C'est pas un peu « too much » tu trouves pas ? Si c'est Dieu lui-même qui a inventé ça, il a un sens de la dérision un peu poussé style « années 80 », Desproges, Choron, «Hara Kiri », tu vois ? C'est pas que j'aime pas la dérision, le second degré, tu vois, mais c'est pas très vendeur. C'est trop clivant tu vois, en termes de segmentation du marché...

     

    Non, je sais pas, Coco, mais un sauveur, il faut que ça pète, qu'il y ait des fumigènes, des lasers, de l'ambiance, quoi, dans le genre, je verrais plus un show genre celui de Céline Dion à Las Vegas, c'est pas que j'aime ce qu'elle fait hein coco, mais au moins elle a le sens de « l'entertainement » elle tu vois ? J'imagine bien un gars genre, je sais pas, Justin Bieber plus mûr quoi, un type qui aurait fait sa crise d'ado, de révolte, tu vois, qui se serait laissé pousser la barbe et qui aurait une philosophie de la vie à proposer au monde tu vois ?

     

    Enfin, une philosophie, attention Coco, un truc pas trop prise de tête, Jésus il serait concerné surtout par le développement durable, le commerce équitable, tu vois ? Il serait préoccupé par la progression du SIDA chez les plus jeunes, tu vois ? Et le fait que les jeunes ils se protègent pas, ouais c'est drôlement grave ça Coco, je sais. Il aurait des copains de toutes les origines genre les pubs Bennetton des années 80, tu vois, un truc vachement porteur. Et on peut même lui faire faire du surf en Californie, tu vois Coco, faut oublier la Croix, ça va pas, ça, ça fait peur, et puis maintenant les gens ils aiment pas la dérision, tu vois ?

     

    A cause de la Crise, ouais, moi d'ailleurs je suis vachement concerné par la Crise Coco, je pars en vacances à Saint Barth' où les gens ils sont super pauvres tu vois....

     

    Ouais, et à côté de ça Coco, j'imagine des trucs vachement sympas, de grands rassemblements où on parlerait de couple, de sexualité aussi, mais pas trop « hard » tu vois, pas trop marqué sinon les gens ils auraient peut Coco, Jésus il serait au milieu ou sur des écrans tu vois, et puis tout le monde danse et tape dans les mains, tu vois, genre Michel Fugain et le « Big Bazar » un truc vachement sympa, tu vois, un peu patronage mais sans curé, genre le mec il est tellement sympa qu'il donne deux euros à chaque fois qu'il voit un SDF dans le métro, tu vois, genre stylé mais proche des autres tu vois.

     

    Ce serait cool, tu vois aussi, les fleurs dans les cheveux, tout le monde super sympa, vachement « hype » tu vois ? Faudrait que ça revienne à la mode toussa...

     

    Avec tout ça, Coco, je suis sûr que les cathos ils auraient bien plus de clientèle, ils auraient leur cœur de cible, et puis aussi le Marais, les jeunes, et puis pour les jeunes on imprimerait des super « ticheurtes » tu vois, des trucs genre « vintage », des machins super-modernes, « in ze moude » ouais. Les djeuns ils adorent, ils kiffent à fond, ouais à mort, et puis comme ça ils pourraient draguer sans avoir peur d'un « bad trip », c'est grave important aussi tu vois ?

     

    Faut que je laisse Coco, j'ai le 06 d'un type copain de Jésus, là, le mec y s'appelle Judas, lui au moins il a l'air de savoir faire des affaires... ».

    illustration prise ici

  • Amaury est un « cas soc' »

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    Dédié à ceux qui me voient tel que je suis...

    Dédié aussi aux imbéciles pour qui je suis un "cas soc'"...

     

    Il paraît que « au village (dans le grand « bain des névrosés ») sans prétentions », « j'ai mauvaise réputation alors que je ne fais pourtant de tort à personne », je suis un « cas soc' », les progressistes de progrès aiment bien employer le langage des « djeuns » pour qualifier ce qu'ils estiment être une tare. Inutile de préciser qu'avoir « mauvaise réputation » a pour conséquence que l'on est immédiatement condamné sans autre forme de procès, que personne ne cherchera à comprendre pourquoi la personne est blessée ou solitaire, c'est moins inconfortable...

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    J'ai appris cela de la bouche d'une personne, à qui j'ai demandé avec je l'avoue un brin de mauvaise foi, car je sais très bien pourquoi, quelles étaient les raisons de cette mauvaise réputation. Il paraît que je suis un « cas soc' », un inadapté social. Là encore, de mauvaise foi, je lui ai demandé d'expliciter alors que je savais pertinemment ce que l'on entend « par là » (voir fig 1) et « par là aussi » (voir fig 2).

     

    L'inadapté aime des plaisirs d'un autre temps, la littérature, il aime les mots et le style, il aime la bonne chère, et la convivialité d'une tablée d'amis, il aime que les femmes soient féminines et élégantes, que les hommes fassent preuve de virilité sans pour autant avoir besoin de prouver leur masculinité par des activités pleines de testostérone ostentatoires qui sont aussi d'ailleurs des témoignages d'une certaine homosexualité latente.

     

    Dans la société antique, à Athènes, les fous, les « asociaux », les excentriques étaient considérés comme des oracles que l'on écoutait, dont on recueillait les paroles, pour ceux qui avaient un discours cohérent ainsi Diogène, qu'Alexandre le Grand vint consulter, ou Socrate. Diogène aurait été mis sous « prozac » (TM°) en 2014 et l'on aurait conseillé à Socrate de faire enfin son « coming out » et de participer à la « Gay pride »...

     

    Le « mouton noir », le trublion est forcément un inadapté, s'il ne veut pas se fondre dans le « grand tout » béat du grand cirque spectaculaire et consumériste c'est qu'il est dingue ! La preuve, pour réussir socialement, pour suivre le vent des tendances et et la société (une « ambition de feuille morte »), il ne veut pas se renier ou vendre son âme l'imbécile !

     

    Notre société, avec le darwinisme social et l'eugénisme, partage cela avec la plupart des régimes totalitaires de la première moitié du XXème siècle, en particulier les nazis qui les envoyaient dans les camps, l'inadaptation sociale est considérée comme une déviation, une perversion de l'esprit. Bien sûr, de nos jours, l'on n'envoie pas les inadaptés sociaux ou réputés tels dans des camps, c'est plus subtil, c'est toute une ostracisation systématique et qui ne dit pas son nom car on prétend que c'est pour le bien de l'inadapté qu'on l'ostracise, pour lui faire comprendre que tant qu'il n'obéit pas aux règles ayant cours dans la société actuelle, il en sera exclu.

     

    Mais est-ce forcément un signe de bonne santé mentale d'être adapté à une société malade, foncièrement inéquitable et totalement a-morale ? Dont la seule valeur est l'argent et comment le consommer (pour une fois je vais citer un bouddhiste mais pas un du genre « coach de vie » comme Mathieu Ricard :

     

    « Ce n'est pas un gage de bonne santé que d'être bien intégré dans une société profondément malade. » - Jiddu Krishnamurti).

     

    Je sais parfaitement qu'étant un genre de réac à leurs yeux, il faut bien qu'ils trouvent un moyen de se justifier de leur intolérance profonde, de leur incapacité à prendre du recul sur les opinions qu'ils professent. Forcément, quelqu'un qui contredit la « bonne parole » ambiante de la gauche sociétale, son humanitarisme très vague, très mièvre et lénifiant, de la gôche « kipense », relève obligatoirement de la psychanalisation. Ou alors on le traite de facho, c'est plus simple...

     

    Je me permets donc de ne pas obéir aux règles officieuses et non exprimées dictées par les compromis sociaux, en particulier dans mon milieu où bien qu'on ne l'avouera jamais, la hiérarchie des statuts est tout, et fait la personne. Je ne respecte pas les hypocrisies et les faux-semblants qui font que l'on devrait faire semblant de croire que quelqu'un qui se prétend ouvert, tolérant et progressiste l'est vraiment. Je suis au pire un type acerbe, caustique et provocateur, qui sort des phrases que l'imbécile grégaire trouve sibyllines et insultantes car elle lui rappelle son assujettissement au troupeau, au mieux un « écorché vif », un type blessé un peu trop sensible qui devrait se calmer car « n'est-ce pas on ne fait pas ce qu'on veut allez », et on se devrait en somme de faire semblant de supporter des compromis de groupe qui sont par ailleurs en eux-mêmes insupportables..

    image d' "art brut" prise ici

  • L'absurdité avérée de la souffrance

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    georges-roualut_-rastignirea1.jpgS'il y a une chose qui me révolte au plus haut point, c'est celle-ci, ces personnes croyantes ou non qui parlent si légèrement de la souffrance en l'intellectualisant, en livrant leurs conseils le plus souvent lénifiants, en donnant une utilité au fait de souffrir, voire un rôle salvateur aux yeux de Dieu comme le faisait les anciens, ou qui invoquent la notion fort commode de « résilience » alors que la souffrance en elle-même n'a aucun sens, aucun, et n'en aura jamais, ou alors peut-être à la fin des temps, qui sait ? Il y a tous ceux qui disent « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », tous ceux qui prétendent que la souffrance endurcit et que les sensibles, les cœurs fragiles en ont besoin pour se forger etc...etc...etc...

     

    J'ai bien souvent l'impression mais certainement suis-je un mauvais esprits que ces donneurs de leçons et de conseils la minimisent pour ne pas avoir surtout à aider véritablement leurs prochains. Car on chercherait vainement les actes concrets de ces bons apôtres. Ils sont rares ceux qui aident sans poser ni se poser de questions, qu'ils soient catholiques, juifs, musulmans, bouddhistes, athées ou raèliens alors que tous prétendent se soucier des plus faibles, à commencer par les catholiques qui ont fait de la Croix, et du scandale de ce supplice un épisode très affadi, très amoindri, très édulcoré, presque irréel en somme, et auquel d'aucuns parmi eux croient à peine.

     

    Il est certes beaucoup plus confortable d'organiser un « flash-mob » géant, comme aux JMJ, mais aussi comme dans la plupart des grands rassemblements suraffectifs et défoulatoires que les jeunes catholiques des « communautés dites nouvelles » apprécient plus que tout, et qui fera une belle vidéo sur « Youtube » car au fond c'est surtout cela qui compte aux yeux de ces croyants qui onirisent comme les autres leur foi et donc leur âme, et ainsi leur humanité.

     

    Il est beaucoup plus confortable de chanter les louanges du pape François, qui serait à entendre les médias et la plupart des catholiques beaucoup plus soucieux des pauvres que ses prédécesseurs qui avaient sur la question rigoureusement le même discours que lui, tout comme sur l'homosexualité, mais qui avaient pour gros handicap dans notre monde de moins entretenir le spectacle continu, le nouveau Pape ayant le « truc » pour ça. Pour beaucoup, cet enthousiasme supplémentaire qu'il aurait pour les plus pauvres permet en somme un enthousiasme par procuration, pour ne pas avoir à se soucier soi-même des plus démunis. Dans les paroisses où l'on chante et où l'on danse sur des musiques de ces pays pauvres, où l'on ne parle que d'accueil, de partage et que sais-je, on chercherait longtemps les actes concrets posés.

     

    Ils existent certes, mais trop souvent ce sont les arbres des bonnes intentions qui cachent la forèt des démissions, des compromis, des lâchetés...

     

    Il est moins confortable, mais plus enrichissant, de chercher à s'approcher un petit peu de la Croix, qui étend toujours son ombre sur ce monde en 2013 ainsi qu'on peut le constater chaque jour dans l'actualité, ou si l'on n'est pas croyant de se confronter face à la souffrance au lieu de la fuir en la déréalisant, en versant dans le seul pathos et le mièvre le plus abject, des larmes qui ne sont que des « larmes de crocodiles ».

     

    La souffrance de la personne qui vit un long cauchemar de par la maladie, la pauvreté, la violence, la haine, n'a aucun sens, aucune justification.

     

    La seule chose qui en aurait un c'est l'aide qu'on lui apporte, l'affection qu'on lui donne, le soutien qu'on lui témoigne.

     

    La souffrance des enfants qui font la manche dans le métro, de ceux qui sont embrigadés, de ceux qui sont violentés, n'a strictement aucun sens.

     

    Et là encore c'est l'aide qui leur est apportée qui en a un, et seulement cette aide.

     

    Je pense aussi à cette petite fille se noyant lentement sous l'oeil indifférent d'une caméra sacrilège qu'évoquait Desproges, cette petite fille qui a dû rapporter gros à l'auteur du reportage qui n'avait pas jugé bon ni pudique d'éteindre son appareil. Sa souffrance n'a strictement aucun sens, la seule chose qui en aurait eu un, c'est de l'aider elle et sa famille à vivre dans un logement décent qui ne risque pas d'être submergé et non de de pleurnicher hypocritement sur son supplice...

     

    Je n'ai pas beaucoup d'illusions, de tout temps, l'être humain a préféré se lamenter avec hypocrisie sur les conséquences de ses actes souvent lamentables sans jamais se soucier véritablement des causes de l'iniquité et de l’infamie que subissent chaque jour les petits. Et Bernanos, pour les catholiques, le montre dans « Journal d'un curé de campagne », les croyants préféreront le plus souvent le prêtre brillant, mondain et un rien superficiel dont on vante les mérites au pauvre curé d'Ambricourt, maladroit, timide et inadapté, qui quant à lui est plus proche de Dieu que les laudateurs de l'imposteur voisin qui met surtout en valeur les vanités et les prétentions pour se faire apprécier...

     

     

    La souffrance est toujours absurde, le reste est de la littérature.


    image, un "Christ" de Rouault prise ici

  • Trop brefs moments de grâce

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    société,politique,grâce,foi,humanité,homo dits sapiensIl m'arrive de me prétendre misanthrope, c'est comme une cuirasse, une posture pour me protéger de la sottise parfois prenante, de la malveillance dont sont trop souvent coupables mes congénères homo dit sapiens dont je ne m'exclus pas, j'ai les mêmes travers, de leurs certitudes absurdes, de leurs lâchetés et compromis divers, de son apathie face à la misère, de son inappétence à la lucidité, et j'en passe, mais aussi de moi-même et de mon affectivité.

     

    En tant que croyant, et apprenti-misanthrope, j'ai souvent du mal à comprendre les raison qui justifient que Dieu m'aime et qu'il aime sa créature qui ne le mérite que rarement, à quelques exceptions dont les autres se servent comme alibis : « Lui, ou elle, est formidable, mais moi j'en n'en ai pas la force, je n'en suis pas capable », ce qui est une autre manière de dire, « je n'ai pas envie de m'élever juste un peu au-dessus du lot, de sortir du rang, de perdre mon confort intellectuel ».

     

    C'est d'ailleurs un handicap dans cette société d'être doté d'un peu plus de sensibilité, d'un petit peu d'intelligence, deux outils permettant de mesurer surtout l'étendue des dégâts causés par les nombreuses médiocrités sévissant dans le monde, d'être un écorché vif qui ressent chaque chose plus fortement, plus durement aussi, ce qui occasionne un peu plus de blessures que chez d'autres, des blessures ne guérissant jamais vraiment à moins de vivre dans une grotte.

     

    Et puis parfois, me laissant surprendre, j'entrevois un petit peu ce que Dieu doit aimer chez sa créature, ce qui le rend tellement miséricordieux contre l'évidence apparente de la bassesse de celle-ci. Évidemment, certains gentils petits charismatiques me rétorqueront avec un grand sourire jusqu'aux oreilles que « Dieu m'aime » et que cela ne sert à rien de se torturer avec d'autres questions, et il est vrai que la réflexion fatigue...

     

    D'aucuns parmi les porteurs d'idéologie m'affirmeront que tout cela disparaîtra avec la victoire de leurs théories, pour le plus grand bonheur de l'humanité, fût-elle rétive à ce bouleversement. Ces moments, où l'on comprend ce qui fait malgré tout la grandeur et la beauté de l'humanité, ce sont comme ces instants où l'on surprend chez un type vulgaire, lourdingue un geste de tendresse complice avec sa femme ou son amante, comme ce couple de petits vieux braillards, types mêmes des français moyens croisés dans le bus hier, auxquels je rêvais de lancer une provocation bien caustique qui les fassent taire définitivement, n'étant pas « du matin », selon la formule, ce qui n'est pas une excuse je l'avoue et ce qui me rend donc d'humeur sauvage.

     

    Et puis, il faut avouer que j'adore être caustique voire acerbe, c'est un excellent moyen d'éloigner les imbéciles, de faire de la place rapidement chez les cons. Je n'ai donc pas envie dans ces instants là d'être compréhensif...

     

    Sur le point de faire ce « bon » mot, je vis l'homme relever sur le front de sa femme une petite mèche de cheveux follets avec une douceur dont je ne l'aurais pas cru capable. Et elle, vieille poivrote misérable et gueularde l'instant d'avant, rivée à son « portable », d'être aussitôt transfigurée par un sourire de petite fille timide, presque rosissante, émouvante dans les sentiments qu'elle montra alors.

     

    Je m'en voulais presque de me laisser attendrir comme une midinette romantique, mais je saisis que c'est là, dans ces moments volés aux hommes et aux femmes, ces moments authentiques où nous nous risquons à être humains pour une fois que Dieu nous aime. Je ressens cette émotion quand, alors qu'elles pensent que personne ne les regarde, je vois ces femmes, jolies, moches, grandes, petites, brunes, rousses, blondes, jeunes ou vieilles avoir enfin une attitude qui n'appartient qu'à elle et sortir de leurs personnages, l'une une lippe de gosse, l'autre qui se prend à rêver en regardant le ciel...

     

    Toutes choses qui me font enrager de constater que cela n'empêche pas les êtres humains de continuer à se comporter lamentablement.

  • Un bon catho est-il un catho qui ferme sa gueule ?

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    Aussi sur Agoravox

    Sur Internet, mais pas seulement, ce sont à chaque fois les mêmes refrains, les mêmes poncifs, les mêmes injures, la même haine qui ressortent dés qu'un catholique ose ouvrir sa gueule pour parler crûment, mettre ses bijoux de famille sur la table et dire les choses telles qu'il les vit sans prendre de gants.

    politique, société, christianisme, foi, hypocrisie, "droite évangélique"Un catholique ne doit pas appeler un chat un chat, il se doit d'expier les fautes supposées de tous ces ancêtres ainsi que les rapportent l'histoire telle qu'elle est actuellement enseignée, et ce qu'il soit de gauche ou de droite.

    Dans le cas contraire, il sera un réactionnaire abominable, un emmerdeur, un empêcheur de tourner en rond, un salaud disons le tout net, un salaud infernal qui ne laisse pas les individus les plus progressistes, pas toujours les plus tolérants, exprimer tout leur fiel envers ses croyances et son Église, tout en prétendant exercer la même dérision et user des mêmes procédés contre toutes les religions, ce qui n'est que rarement le cas.

    Mais pour qui se prend-t-il ?

    Il ne manquerait plus qu'il soit nostalgique de périodes moins festivistes et plus équilibrées...

    La foi n'est pas constituée de guimauve, ce n'est pas une sorte de sirop sucré, sur affectif, telle que celui que l'on sert le plus souvent dans de grands rassemblements qui sont certes des plus sympathiques mais un rien creux, et « ghettoïsants »...

    Un catho dans la psyché de ceux qui déteste ses croyances, ce qu'elles impliquent sur le plan moral, éthique et personnel, ça doit être gentil tout plein, tendre forcément la joue gauche quand on le gifle sur la joue droite, accepter de bon coeur les railleries et moqueries souvent abjectes subies par sa foi ou son Église, parce que « c'est de l'humour » ou « de la dérision », mais pas n'importe quelle dérision bien entendu, de la dérision « citoyenne », à savoir celle qui très cadrées, très sage, consiste en l'occurence à tirer sur les mêmes ambulances depuis des décennies pour le plaisir de se conforter dans les certitudes libérales-libertaires qui sont ainsi que le rappelait Bernanos dans « la France contre les robots », encore une fois, autant de conspirations contre « toute espèce de vie intérieure ».

    Le catho ne doit surtout pas renvoyer les insultes, ne doit surtout pas essuyer les crachats, il faut qu'il paye absolument pour la culpabilité bien réelle de l'individu moderne, en allégeance totale au système spectaculaire et consumériste, qui se comporte autant qu'il le peut en gougnafier jouisseur étroit de ses désirs et pulsions primaires.

    C'est d'ailleurs de la faute du catho, et des tabous dits judéo-chrétiens, dont il serait le dépositaire, s'il ressent de la culpabilité, lui il ne voit pas de problèmes à se conduire aussi égoïstement, et aussi amoralement.

    Il cherche, et trouve parfois, uniquement son plaisir, et rien que cela, c'est pour lui parfaitement légitime, où est le problème ?

    A propos de morale, et des tabous qu'elle entrainerait, on s'étonne qu'il soit encore opposé à l'inceste, au viol, au crime, et j'en passe et des meilleurs. N'a-t-il jamais lu « Les Nourritures Terrestres » où Gide décrit une démarche, celle de Lafcadio, réellement logique et cohérente contre la morale ?

    L'individu moderne, persuadé d'être un modèle de progrès, a donc besoin de se défouler sur le bouc émissaire qu'il a immédiatement sous la main, à savoir le croyant catholique, un défouloir qui ne répondra rien, en théorie, et qui en plus renverra de lui en bonus l'image d'un être exceptionnel tellement progressiste, tellement en avance, et faisant preuve d'une dérision tellement élégante à l'égard de toutes les valeurs et des repères moraux considérés comme autant de freins insupportables à l'accomplissement de ses pulsions.

    L'image qu'il croit renvoyer est fondamentale pour l'individu moderne et libre. Il n'y a même que cela qui compte.

    Contrairement à ce qu'il affirme il sera également très à cheval sur la hiérarchie des statuts sociaux, autant qu'un officier de réserve, et saura taire son impertinence de pacotille face à un supérieur, ou toute personne qu'il estime lui être supérieure, le plus souvent selon des critères bien terre à terre et traditionnels, à savoir la réussite sociale et matérielle.

    Au fond c'est un conformiste...

    Dans les raouts mondains, c'est le premier à s'extasier de titres de noblesse ronflants, de fonctions officielles pantouflardes, à baiser la main de vieilles perruches emperlouzées et déplumées, mais riches, et à boire les paroles des pauvres petites filles riches elles aussi certes complètement névrosées la plupart du temps, anciennes pensionnaires du couvent des Oiseaux, en thérapie depuis leur enfance, et qui témoignent cependant de la même expérience en d'autres matières que les accortes employées des maisons de tolérance des faubourgs; un autre genre de pensions, d'où leur intérêt.

    L'individu moderne, libertaire et progressiste ne supportera pas ce petit coup de sang qu'il estimera indigne d'un catholique, car c'est le premier à distribuer les brevets de bonne catholicité, moralisant ceux qu'ils accusent de moraliser sans y voir de contradictions.

    Dessins de Goosens empruntée à ce blog, la dérision de Goosens est fine et renvoie à bien autre chose que les tirs sur ambulances habituelles...

  • Les catholiques méritent-ils la raillerie qu'ils subissent ?

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    En débat sur Agoravox

    Petite réflexion personnelle après les manifestations organisées hier samedi contre "le mariage pour tous".

    Du fait que l'on ne risque pas grand-chose à railler les catholiques, la majorité des personnes en France ont l'air de le penser, car finalement ce n'est qu'une question de rapports de force :

    politique, christianisme, foi, nostalgie, tièdes, catholicismeQuelques chapelets de « Pater » et d'« Ave Maria » récités devant une scène de théâtre, quelques œufs balancés, au pire, ceux-ci sont devenus un sujet de raillerie facile.

    En effet, avec eux, aucun risque d'émeutes de fanatiques, d'attentats ou de violences, ils sont donc un défouloir tout trouvé, que l'on justifie le plus souvent par une histoire du catholicisme plus ou moins fantasmée, qui serait suffisante pour appuyer la loi du talion actuelle contre toute personne se référant à la spiritualité de l'Église.

    Ce n'est pas qu'être catholique soit interdit, non, mais à condition que l'on ne s'exprime pas sur sa foi, ou sur la conception de la morale qui en découle, ce qui serait perçu comme imposer un mode de pensée aux autres, comme totalement arbitraire.

    On se demande bien pourquoi : une personne non catholique, qui n'en a rien à faire, qu'est-ce que cela peut bien lui importer quant à sa vie sexuelle les recommandations du Pape ou des prêtres sur le préservatif ou l'avortement ? Rationnellement, rien.

    Car au fond, le discours catholique touche encore, ne laisse pas indifférent.

    Dans l'Évangile, il est pourtant exprimé tout à fait clairement que ce n'est pas une expression mièvre, mais qu'elle porte « le glaive » au cœur même parfois des familles, et ainsi que le dit Fabrice Hadjaj, philosophe catholique, dans de nombreux livres c'est de la TNT et non du sucre liquide ou une doctrine facile à appréhender, sur la base du plus petit commun dénominateur pour faire plaisir à tout le monde et ne créer aucun conflit...

    Un bon catho est un catho « qui ferme sa gueule » et rit quand on se moque de lui, qui fait « ses dévotions » comme il l'entend quand il est à la messe mais qui une fois sorti doit se comporter comme tout le monde, et penser dans le même sens.

    Ce n'est pas qu'il y ait une persécution sévère ou physiquement violente, mais ainsi que Thierry Bizot le raconte da ns « Catholique Anonyme », excellent ouvrage sur la question, c'est plus subtil, c'est un ostracisme très progressif, silencieux, un rejet feutré, poli, mais ferme, un dédain à peine masqué de celle ou celui qui témoigne de ses croyances pris pour un arriéré coincé, frustré, incapable de jouir des plaisirs de la vie.

    Rappelons simplement à ce sujet que la jouissance de faire l'amour, de boire un bon vin avec ceux que l'on aime, de partager un excellent repas, est une autre forme de prière et de louange à Dieu, qui effraie il est vrai certains catholiques qui s'imaginent en purs esprits, ayant peur au fond et de leur humanité et de leur corps ou simplement de la Création somme toute.

    Rappelons aussi que l'Evangile est une longue suite de repas, où l'on mange et où l'on boit sans que ne se pose la question de se sentir coupable de le faire. Et que la vie publique du Christ commence lors d'un problème dramatique durant une noce, quand sa mère lui enjoint de faire quelque chose car les mariés n'ont plus de vin à offrir.

    Comme les « post » ou les « trans-humains », ces catholiques sont dans la haine de l'humanité fantasmée comme forcément mauvaise.

    Cependant, il n'est pas tout à fait faux que les catholiques méritent parfois bel et bien la raillerie qu'ils subissent.

    Il suffit d'aller dans de nombreuses paroisses. Il est alors assez simple d'y constater de nombreux travers, toujours les mêmes dont le plus grave est que celles-ci ne sont plus des communautés réelles, à l'exception de quelques uns qui considèrent la paroisse comme un conservatoire sociale, en quelque sorte, où ils ne se retrouvent qu'entre eux, à savoir entre professions, entre milieux sociaux, y compris dans celles qui jouent sur des cérémonies sur-affectives mais creuses qui ne débouchent sur rien de tangible dans la vie de tous les jours.

    On attendrait vainement le moment où ces croyants feraient preuve enfin d'altérité réelle.

    L'affectivité de ces rassemblements est très sympathique sur le moment, mais ce ne sont que des agitations sans intérêt si c'est juste pour partager un moment de défoulement avec d'autres, un moment pas si éloigné des « quarts d'heure de la haine » décrits dans « 1984 » de Georges Orwell, pendant lesquels les citoyens soumis au joug se laissent aller ce qui permet de mieux les asservir encore ensuite.

    Ces cérémonies sur-affectives, que l'on trouve surtout dans les communautés « dites nouvelles » qui ne sont jamais très loin de dérives sectaires dangereuses ont leurs avantages pour les parents, c'est plus sain et moins dangereux qu'une « rave » pour se défouler, et on sait bien qu'une fois passée la crise mystique de sa progéniture elle reviendra sur les rails accomplir une « bonne » carrière, faire un « bon » mariage et s'assurer un statut social envié et enviable.

    Beaucoup de ces communautés sont d'ailleurs devenues d'excellentes agences matrimoniales pour les familles dites « bourgeoises ».

    Il n'y a cependant plus cette ferveur, ni cet élan spirituel, que l'on trouve dans des pays ou des régions du monde où les catholiques sont pourtant violemment persécutés et risquent parfois leur vie à assister simplement à la messe du Dimanche, que ce soit au Proche Orient, en Afrique ou en Asie, ainsi au Vietnam.

    Dans la plupart de ces paroisses, on ne veut surtout pas se faire remarquer, on ne veut surtout pas dire ce que l'on croit vraiment, ce que l'on pense, en tant que catholique. Une fois le seuil de l'église franchie, la foi est effacée, niée, y compris dans l'accueil des plus pauvres ou la solidarité effective qui commence dans sa propre famille ou avec le voisin de palier.

    La plupart des catholiques, à quelques exceptions, ne veulent pas choquer, ne veulent pas selon le terme hypocrite actuel « stigmatiser » d'autres populations, ne veulent pas dire ce qui ne va pas dans le monde, ce qui pourrait aider leurs prochains, par peur, dont celle de perdre des amis (ce qui peut les conduire à une véritable schizophrénie de convictions), par lâcheté, par conformisme et confort intellectuel.

    Pourtant, que ce soit sur le plan individuel ou collectif, sur les questions de solidarité, de société, l'époque attend des catholiques beaucoup moins tièdes que ce qu'ils sont en ce moment, non des fanatiques ou des intégristes mais qui comprennent que la demie-mesure n'est pas compatible avec la Foi.

    Peinture empruntée ici

  • Gustave Thibon, la foi, et le travail indispensable du négatif

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    decorte2.jpg"Tel cri de désespoir (Céline), voire tel blasphème (Nietzsche, Cioran), me renvoie à Dieu par contraste, alors que la littérature édifiante m'en détourne par fausse ressemblance. Un aspect de la voie négative dans l'ordre moral et affectif."

    Sur le rôle des arts et de tout travail de création :

    "L'illusion est-elle mensonge ou pressentiment d'une vérité que voile et contredit la réalité de ce monde ? Choix transcendantal entre le vrai entrevu en rêve et le réel dont l'obscène évidence aveugle les yeux éveillés".

    Gustave Thibon dans "l'Illusion Féconde", Fayard, 1975

    photo empruntée ici

  • Tout ce qu'il y a à dire au sujet de "Piss Christ"

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    pisschrist.jpg« Vous pourriez lui montrer le poing, lui cracher au visage, le fouetter de verges et finalement le clouer sur une croix, qu’importe ? Cela est déjà fait »

    de Bernanos

    Merci à Koz Toujours et Sébastien Lapaque de rappeler cette phrase, voir l'article de koz

  • Monseigneur Centène et les gens du Voyage

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    1005386_centene.jpgDéclaration de Mgr Centène aumônier des gens du voyage dans "Famille Chrétienne", pas vraiment un hebdo bobo, des propos intelligents, mesurés et là encore très clairs.
    L’Église catholique peut-elle esquiver les polémiques qui entourent, depuis plusieurs semaines, les Roms et les Gens du voyage ?

    Le rôle de l’Église n’est pas de prendre parti pour les associations ou pour le gouvernement. Ni angélisme, ni amalgame. Mais la récupération est inévitable dans le contexte actuel. Tout est blanc ou noir, et on peine à trouver des nuances… L’aumônerie des Gens du voyage refuse les généralisations hâtives. En clair, ce n’est pas le mode de vie des Tsiganes qui est facteur d’exclusion. La délinquance est liée à la marginalisation. Plus les Tsiganes seront marginalisés et plus ils auront tendance à s’installer dans les marges. Ils seront tentés d’avoir recours à des moyens d’existence peu orthodoxes… Je crois que la sécurité ne peut venir que de relations réciproques. La répression, seule, ne fait que cristalliser les choses.

    Pourquoi les Gens du voyage attachent-ils autant d’importance à leurs racines et à leur famille ?

    Les Tsiganes sentent que leurs valeurs sont attaquées par la société moderne. En particulier les valeurs relatives à la famille et à la communauté qui heurtent notre hyper individualisme. Leur sens – extrême – de la solidarité ne cadre pas avec les impératifs de performance. Dans ces domaines-là, les autres catholiques pourraient s’inspirer des valeurs des Gens du voyage.

    Mais leur nomadisme n’est-il pas contraire à nos valeurs ?

    Leur mode de vie traduit quelque chose de notre situation de pèlerin, toujours en marche vers la Patrie. Il constitue pour nous une sorte de parabole, il nous rappelle le mode de vie des patriarches de l’Ancien Testament toujours en marche vers la Terre promise. Comme le soulignait Charles Péguy, nos cités de la Terre sont le corps de la cité de Dieu. L’âme reste ailleurs !

  • Bernanos à toutes les sauces

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    L'intérêt de quinze jours de vacances, c'est que l'on peut se passer de tout ce qui est finalement complètement futile comme Internet, relire les livres que l'on aime et simplement apprécier la vie qui s'écoule. On peut aussi en profiter pour peaufiner la réponse que l'on a envie de faire à certaines assertions de plus en plus entendues à la radio, à la télévision et lues sur le réseau ou dans les journaux. On y réfléchit sans s'énerver, en regardant la mer étinceler sous le soleil de juillet, et les gosses qui s'amusent dans les rouleaux...

    guerre_miliciens.jpgJ'ai relu pour ma part « les enfants humiliés » de Bernanos, un manuscrit paumé par Bruckberger alors qu'il était militaire dans la Sarre, car celui-ci l'avait prêté à un de ses supérieurs qui l'avait égaré, et heureusement sauvé après la guerre pour paraître peu de temps après la mort de l'écrivain. La lecture de ce livre, comme d'ailleurs de tous les écrits de combats de Bernanos contredit tous les poncifs entendus sur son compte. Comme celui que l'on entend parfois énoncé par les historiens ou les exégètes de l'œuvre « Grand d'Espagne » : il y aurait un Bernanos catholique, traditionaliste monarchiste, anti-démocrate, antisémite, avant la Guerre d'Espagne, un fâchiste d'Action Française et celui d'après, un Bernanos rallié à la gauche, devenu démocrate-chrétien presque et catholique social, main dans la main avec les communistes. Les deux clichés sont deux énormes contresens, Bernanos est d'abord et avant tout un amoureux de la liberté qui déteste les compromis, les manquements à la vérité, les petites malhonnêtetés pour se maintenir à flots, qui se dira anti-démocrate jusqu'à la fin de sa vie ; peu de temps avant qu'il ne meurt, un journaliste américain l'interroge en commençant par « Vous qui êtes maintenant du camp des démocrates... », ce qui fait hurler Bernanos qui clame qu'il est toujours et monarchiste, et catholique et qu'il rejette la démocratie, du moins telle qu'elle se pratiquait à l'époque et se pratique encore maintenant.

    Et il n'est certes pas parfait.

    Mais l'amour de la vérité, et de la liberté sauvent tout chez lui.

    On le voit mal lécher les bottes d'un grand homme, ou inaugurer des statues, celui-ci fût-il un général expatrié, et encore moins trahir ses idéaux de jeunesse. On le voit mal gaulliste, on ne l'imagine pas une seconde adhérer à l'UDR ou au RPF. On a du mal à l'imaginer courbé devant De Gaulle comme Mauriac.

    De plus Bernanos ne pouvait se rallier aux soutiens d'une idéologie foncièrement arbitraire et réductrice, d'où qu'elle vienne, les intentions de cette idéologie fussent-elles généreuses au départ. En tant que chrétien et catholique, il sait tout le poids de sa conversion, que l'on ne peut être à la fois son ancienne enveloppe et le nouvel homme que l'on devient une fois que l'on comprend ce qu'implique la foi à savoir la Croix et la Résurrrection, que dealer avec l'un ou l'autre, modérer ses élans en s'adaptant au langage de la société telle qu'elle est contribuera à faire avancer les hommes vers un peu plus de joie, vers la communion des saints quitte à parfois passer pour un salaud qui ne joue pas le jeu (par exemple, je pense qu'un chrétien ne peut pas rigoler en entendant un/e ami/e raconter ses dernières frasques sexuelles alors que celui-ci est déjà engagé/e et prendre ça à la légère, et pour cet/te ami/e et pour ses conquêtes, et pour la personne avec laquelle il/elle est en couple). Un chrétien se doit de dénoncer l'eugénisme, les avortements en particulier, de se rappeler de la souffrance de la mère qui s'apprête à commettre ce geste, mais aussi de celle du médecin qui pratique l'IVG et des infirmières qui l'assiste, et surtout que chaque histoire est unique et donc irréductible à des slogans ou de grandes déclarations péremptoires ; dans « les enfants humiliés », Bernanos en parle sur quelques pages, prévoyant parfaitement les évolutions actuelles. De même il perçoit parfaitement la naissance de la société spectaculaire qui a besoin de sa dose quotidienne de violences virtuelles, de sexe au kilomètre, de plaisirs devant être immédiatement satisfaits, fussent-ils bestiaux.

    Bernanos est un « fils de la Lumière » au sens où l'entend très bien Fabrice Hadjaj dans son livre, « la Foi des démons », ceux-ci ne sont pas très doués pour les ronds de jambes, l'obséquiosité et la frilosité des sentiments, ils ne savent pas se mettre en valeur et encore moins se comporter comme il faut dans le monde. Ils arrivent avec leurs gros sabots et mettent tout par terre, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, ils révèlent les hypocrisies, les petites mesquineries. Il faut les excuser, ils sont tellement heureux d'échapper à leur condition de primates encore livrés à leur animalité, celle-ci étant entretenue par le consumérisme, et de commencer à être un petit peu plus humains. Ceux qui se complaisent dans les ténèbres ont la nostalgie de la lumière hors de leur grotte platonicienne, ils voudraient bien en sortir mais c'est tellement confortable et puis il suffit parfois de se réclamer de Bernanos, ou Bloy, pour se sentir alors presque absous des petites saloperies que l'on est bien obligé de commettre pour plaire et rester en place ou plaire à au moins une partie du troupeau bêlant qui déteste qu'on mette en cause son confort intellectuel et spirituel mais aime bien faire comme si. Ces petites saloperies paraissent tellement peu importantes que l'on finit par ne plus y prendre garde.

    Ceux-ci ne sont jamais éblouis par les soleils trompeurs, y compris ceux qui jouent les outsiders, les contradicteurs politiquement incorrects de service que l'on entend partout ce qui ne les empêche pas de clamer pour la plupart qu'ils sont censurés, ce qui est faux. Le monde est plein de salauds malgré eux de ce type, persuadés que leur compromission est indispensable à la bonne marche du monde, au progrès, que sais-je. Ceux qui se terrent au fond de leur caverne sont jaloux finalement de leurs congénères qui ont su se rapprocher un peu de la lumière, ils les envient, ils les rejettent, les insultent, les conchient sous différents prétextes, toujours un peu les mêmes. Pour eux, celle ou celui qui ne se compromet pas est un fou, un taré. Heureusement que ces salauds ont un discours finalement souvent inaudible, du café du commerce un peu amélioré à coups d'imparfaits du subjonctif et de considérations nombrilistes foireuses qui appâte le chaland. Ce sont des putes qui font des manières en somme pour causer d'eux et chercher qui dans une cause qui dans la vie du grand homme qu'ils se choisissent une manière de personnalité, ce dont ils sont cruellement dépourvus.

    197_13.jpgBernanos étant un « fils de la Lumière » il n'est sûrement pas un maître à penser comme j'ai pu l'entendre. Bernanos est plutôt un capitaine d'infanterie, de ceux qui s'exposent au feu avec courage, et que l'on suit pour leur courage. J'ai personnellement horreur des maîtres à penser, des directeurs de conscience envahissants, des saints hommes ou réputés tels dans le troupeau qui sont souvent sincères au début de leurs prêches quant à leurs intentions et finissent toujours par poser au gourou et jouir du pouvoir, comme Jean de Leyde il y a longtemps, dont on peut lire l'histoire dans le livre passionnant de Greil Marcus, « Lipistick Traces » dont le propos est très proche de celui des « enfants humiliés » ou bien l'on peut aussi songer à certaines têtes pensantes, qui sont très proches finalement de Jean de Leyde, issues des communautés chrétiennes dites nouvelles actuelles, qui n'hésitent pas en plus à avoir recours à des techniques sectaires pour fidéliser la clientèle. La royauté de Jean de Leyde avait très bien commencé, sous les meilleurs auspices utopiques, bien sûr, elle s'est terminée dans un bain de sang. C'est le cas de toutes les utopies quand celles-ci sont appliquées de force au bon peuple pour le forcer à un bonheur qui ne saurait être qu'artificiel et arbitraire.

  • Technocratie ou Théocratie ?

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    « Un humanisme sans Dieu est-il possible ? »

    Jean-Claude Guillebaud

    Fabrice Hadjaj

    pic3.jpgJ'ai regardé hier dans le cadre de la série d'émissions « les mardis des Bernardins » , on peut la regarder par là aussi, (avant tout commentaire, je ne saurai conseiller de regarder la vidéo dont je parle) sur KTO un échange entre Jean-Claude Guillebaud, auteur de « la refondation du monde », et Fabrice Hadjaj, auteur de « la profondeur des sexes », sur le thème : « Un humanisme sans Dieu est-il possible ? ». Cet échange était véritablement passionnant et pour une fois exempt de miévrerie et de lieux communs, excepté les interventions dispensables de «l' animatrice » du débat. Ce point de vue sur l'humanisme, mais aussi sur l'homme et l'humanité, est ultra-minoritaire aujourd'hui, et dans l'Église, et dans la société. Il est infiniment supérieur à quelque pamphlet, à quelque article érudit ou non, que ce soit dans un camp ou dans l'autre, charismatiques ou « tradis ». Il va beaucoup plus loin que tous les clivages sans fondement, les militantismes, l'égocentrisme à la mode, la technocratie, prise dans une acceptation globale, mais aussi la théocratie, qui n'est que l'émanation de « la foi des démons », le diable croyant en Dieu, et le refusant.

    Pour les deux auteurs, ce qui pourra refonder le monde, c'est la « Grâce de l'Apocalypse ».

    Et pour eux, même un vrai matérialiste croit en Dieu, il y a donc de l'espoir. Pour les écouter, il faut malgré tout se libérer de quelques poncifs.

    Ils commencent par redéfinir l'humanisme. Celui-ci peut sembler au départ opposé à la religion, il s'agissait de revenir à l'homme contre le pouvoir temporel et spirituel de l'Église, ceci dans la tradition retrouvée des philosophes antiques, le tout menant progressivement à la philosophie des Lumières et au positivisme du XIXème siècle. Les deux auteurs évoquent ensuite Jean-Paul Sartre qui définit l'existentialisme comme un anti-humanisme, moquant les discussions sans fin des humanistes sur la question de l'humanité. Il redevient humaniste après 1945 cependant. Cependant, Jacques Maritain, puis plus tard Paul VI, proposent un « humanisme intégral » tourné vers Dieu, ou théocentrique plutôt qu'anthropocentrique : « L'homme passe l'homme, le mystère de l'homme s'élucide dans le mystère de Dieu ». Car pour le Christ, ce qui compte c'est l'amour du prochain, et non l'amour de l'homme en général. Se pose alors la question de la définition de l'homme, en commençant par ne pas perdre de vue sa diversité, et le fait que chaque personne est unique tout comme le parcours qu'elle suit.

    Selon Jean-Claude Guillebaud, l'humanisme naît de l'héritage grec, juif et chrétien, tout comme la philosophie des Lumières qui laïcisent le Christianisme comme le montre la devise de la République au fronton de toutes les mairies. Il faudrait se libérer du malentendu français qui voudrait que l'humanisme est conquis contre la religion, ce qui n'est pas le cas. Pour un chrétien, l'aspiration légitime à la liberté, tout comme à l'égalité, vient de Dieu. Avec Sartre, la confusion habituelle demeurait et le mot avait perdu du sens. Il retrouve son sens exact en le liant à l'Évangile pris dans sa radicalité. Et ce, contre le mouvement post-humaniste actuel, contre le transhumanisme se développant aux États-Unis mais aussi en Europe, deux mouvements proposant ni plus ni moins que de s'affranchir de l'humanité préconisant de transformer l'homme en cyborg par exemple, ceci afin de l'amener à devenir une sorte de Surhomme parfaitement adapté à la société, et parfaitement docile, ce surhomme étant d'ailleurs plutôt un sous-homme au sens nietzchéen correct.

    Les deux auteurs insistent sur le fait que nous vivons une période d'apocalypse, qui n'est pas forcément la fin des temps, mais une période « axiale » (selon le terme de Karl Jaspers) où tout peut basculer, dans le mauvais sens, vers l'abîme. Que sauver alors ? Il y a cinq ou six valeurs fondamentales et une archéologie de celles-ci à faire. La première d'entre elle étant l'égalité. Il n'y qu'une seule espèce humaine. Il n'y a pas d'homme moins humain que d'autres, pas de différences de traitement à avoir entre un professeur d'université et un handicapé. C'est cela qui fonde la spécificité chrétienne a priori, alors que la plupart des pensées actuelles, y compris au sein de l'Église, sont hiérarchiques, tout comme le néo-confucianisme chinois dont l'influence commence à se faire sentir en Europe et en Amérique. On oublie la source des valeurs. Guillebaud cite alors Paul Ricoeur qui écrivait : « Séparées de l'expérience spirituelle, les valeurs sont comme des fleurs coupées dans un vase ». Et la modernité est déloyale car elle reprend des valeurs chrétiennes en oubliant leurs racines puisant dans la Foi.

    Élaborer un nouveau projet pour l'homme, une refondation des valeurs, devient nécessaire du fait de l'effondrement des utopies et de la fin des grands espoirs qu'elles avaient entraînées, y compris les espoirs de générosité entraînés par le marxisme ainsi que le souligne Fabrice Hadjaj. Il demeure encore pourtant l'utopie de la pérennité humaine, alors qu'il existe de plus en plus de possibilités d'éradications totales, de destructions des possibilités. Nous vivons dans une société du court terme, voire du très court terme, le long terme étant incertain. C'est la raison pour laquelle personne au fond ne croit réellement aux générations futures, et que beaucoup veulent aller vers le post-humanisme pour transformer l'homme (certains rêvant, ou cauchemardant, de télécharger un cerveau sur disquette, ou d'être constamment relié aux ordinateurs). L'homme est un homme horizontal et non vertical, un être humain qui refuse sa blessure, alors que ce qui fait l'homme c'est justement cela, et sa dimension tragique. L'adaptabilité au monde et à la société n'est qu'un leurre, l'homme n'a pas à s'ajuster à tout et n'importe quoi, il s'agit d'abord d'aimer son prochain.

    hadjadj_inline.jpgLa théocratie post-humaniste est également une erreur fatale selon les deux philosophes, car elle est trop intellectuelle, désincarnée et spiritualiste en oubliant également la blessure que porte chaque personne. Cela m'inspire d'ailleurs en passant que les écrivains, les artistes, les musiciens, tous s'inspirant de leurs blessures, sont finalement plus lucides que le reste de la société qui s'imagine raisonnable. La théocratie post-humaine préconise de revenir au divin, mais un divin coupé de toute humanité, elle oublie l'Incarnation et le sens de cette incarnation. Et l'homme qui perd sa verticalité également de cette manière ne peut que disparaître au profit d'une nouvelle espèce toute aussi décervelée même si louant l'esprit de Dieu.

    Il s'agit pourtant de regarder cette dimension tragique de l'homme en face, et d'accepter le monde tel qu'il est, avec ses imperfections (ce qui ne signifie pas accepter le mal et l'iniquité) à la différence du programme NIBC américain, qui se drape d'un discours de bons sentiments et de fantasmes d'immortalité : transformer l'être humain pour son bien dans une perspective malthusienne, eugéniste et profondément injuste. Leur programme se résume à deux injonctions : « No Child ! » , « No Sufferings ! », (« pas d'enfants ! », « pas de souffrances ! »). Comme l'écrit C.S. Lewis, « la souffrance permet aux âmes de se rencontrer, de s'ouvrir aux autres ». il est indispensable de mourir à soi-même.

    Le post-humanisme, comme le note Fabrice Hadjaj, est un onanisme, nous sommes dépositaires de l'humanité, de notre corps, de la création. Le post-humain a la haine du monde et du corps. C'est finalement une nouvelle gnose. La technocratie, la jouissance immédiate liée à une commémoration incessante du passé, se confronte sans cesse à la théocratie, une foi irrationnelle rejetant l'humain, ce qui aboutit à une destruction de la joie elle-même. Cela aboutit à une foi totalement désincarnée, sans charité, sans chair, sans sexe, comme le précise Fabrice Hadjaj, et à une schizophrénie chrétienne : la foi et l'argent, la foi et l'amour, la foi et le couple, consistant à tout séparer. Alors qu'être chrétien c'est l'être dans toute sa vie, radicalement. Cette foi est sans charité. Elle enferme dans une identité rêvée, une certitude dogmatique inhumaine, et sans miséricorde, alors que la foi est une mise en route, une progression. En fait, il s'agit de se réjouir que l'homme existe. Que l'on ne se méprenne pas sur ces termes, il ne s'agit pas d'un refus de la Vérité, ou de l'Église mais de replacer l'homme dans sa temporalité fondamentale, celle-ci continuant dans la vie béatifique. Fonder le goût de l'avenir, c'est construire un humanisme non idéologique, et le faire sur la base d'une égalité totale, pleine et entière.

    Guillebaud et Hadjaj citent alors Jonathan Swift qui répondait ceci à un interlocuteur l'accusant d'être misanthrope : « Je n'aime pas l'homme, mais j'aime Pierre, Paul, Jacques... ». Le Christ aime son prochain lui aussi, celui qui est antipathique, qui a une sale gueule, qui pue, que l'on a du mal à aimer. Le plus défiguré, le plus difforme c'est l'Homme. Celui qui meurt par amour c'est l'Homme, c'est cela la base de l'humanisme théocentrique, tourné vers Dieu, l'Homme c'est le Christ souffrant, humilié, douloureux et tragique de l'« Ecce Homo » et non une marionnette spiritualisante. Et il s'agit de participer à cet amour par l'âme et le corps.

    Cet humanisme chrétien est très exigeant, dur à entendre, à encaisser, ce n'est pas du sirop ou de la guimauve, mais de la TNT comme l'affirment les deux conférenciers. Il nous renvoie à nos manques, à notre inhumanité, aux dernières paroles du Christ en Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? », où Jésus manifeste qu'il est vrai Dieu et vrai Homme, intégralement, y compris par le sens de l'abandon. C'est le sens de l'Incarnation, c'est un message radical, qui n'est pas doloriste. Il s'oppose malgré tout à tous ces écrits, sermons et publications qui essaient de rendre la Croix plus confortable intellectuellement, à en arrondir en somme les angles.

    Cet humanisme n'implique pas de « s'emparer des valeurs » et de les agiter comme des fanions, mais de les incarner et de reconnaître tous ceux qui sont dans l'ombre, les petits, les humbles, tous ceux qui ne se mettent pas constamment en avant, joignant les mains avec componction et ne pratiquant aucune charité. Cet humanisme se vit, il s'incarne pleinement, il engendre la supériorité du nom propre sur le nom commun, la Vérité est une personne, elle est beaucoup plus élevée que n'importe quelle valeur qui est au fond une notion nihiliste, que l'on réponde oui ou non à la question « la Vie vaut-elle la peine d'être vécue ? ». La question en elle-même est insensée, et elle aussi nihiliste. Les valeurs sont trop souvent coupées de Dieu. « La Vie ne vaut rien mais rien ne vaut un être humain » comme l'écrit Malraux dans « la Condition Humaine ». Les repères doivent être l'inverse d'une idée captatrice, la doctrine c'est le visage du prochain, l'idéologie, la foi transformée en idéologie, perd de vue la rencontre de l'autre. Le corps moderne est un corps imaginaire, un corps devenue une chose, une mécanique. Jean-Claude Guillebaud cite la majesté paisible des corps à Lourdes, ou celui du Christ. L'humanisme chrétien pousse à accepter et aimer concrètement la chair enfin pacifiée, le coeur, le cerveau, les entrailles et le sexe, sans rien omettre.


    Amaury Watremez


    Les derniers livres des deux auteurs

    « La Foi des démons ou l'athéisme dépassé »

    de Fabrice Hadjadj

    « Le sacré, cet obscur objet du désir ? »

    de Marie Balmary, Jalil Bennani, Dany-Robert Dufour, Jean-Claude Guillebaud

    photos : En haut, Jean-Claude Guillebaud, en bas, Fabrice Hadjaj

    Fabrice Hadjadj (né en 1971 à Nanterre) est un écrivain français.

    Né dans une famille de confession juive, de parents militant révolutionnaires maoïstes en mai 68, athée et anarchiste durant son adolescence, il se convertit brusquement au catholicisme en l'Église Saint-Séverin à Paris, et sera baptisé à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes en 1998. Il se présente lui-même comme "juif de nom arabe et de confession catholique".

    Jean-Claude Guillebaud est un écrivain, essayiste, conférencier et journaliste français connu pour ses reportages importants dans le monde des idées.

    Il est né à Alger en 1944. Journaliste au quotidien Sud Ouest, puis au journal Le Monde et au Nouvel Observateur, il a également dirigé Reporters sans frontières. Il a été lauréat du Prix Albert Londres en 1972. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il tient une chronique hebdomadaire sur la vie des médias dans le supplément télévision du Nouvel Observateur et une chronique d'observation de la société et de la vie politique françaises dans l'hebdomadaire catholique La Vie. Au printemps 2007, il parraine l’agence de presse associative Reporters d'Espoirs. Depuis juin 2008 il est membre du conseil de surveillance du groupe de presse Bayard Presse

  • Larissa Cain - Leçon de vie

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    Larissa-Cain2.JPGLarissa Cain est née en 1932, elle est une rescapée du ghetto de Varsovie. Elle a raconté ce qu’elle a vécu dans plusieurs livres, de sa vie dans le ghetto à son sauvetage par des « justes » auxquelles elle rend hommage. Elle raconte la Shoah à mon avis comme elle devrait être traitée à chaque fois, sans pathos, elle donne les faits un par un fermement et clairement (voir les vidéos sur TV5 monde) point par point. On y comprend à quel point le mal est banal dans ce monde, contrairement au Bien qui est toujours un peu trop exceptionnel. Et cette manière de procéder est remarquable. Car on ne voit pas trop comment on pourrait contester ce qu’elle dit à moins d’être du côté de la haine et de la sottise. Elle n’en tire aucune gloire, aucune prétention, aucune vanité, aucune propension à en réclamer des droits supplémentaires. On sent à chaque seconde une sensibilité intense, une vivacité sans failles et beaucoup d’humanité. Elle a en elle un feu dévorant qui est la vie, la bienveillance à priori, l’accueil de l’autre sans tenir compte de ses failles ou ses blessures apparentes. On la sent prête à combattre encore une fois contre ceux qui rejettent toute différence, tout sentiment.

    mur.jpgJe l’ai rencontrée brièvement dimanche dernier à l’occasion de la visite d’une petite église du pays d’Ouche. Son léger accent et sa manière de s’exprimer m’ont rappelé une amie israélienne, également artiste et écrivain. Elle m’a fait comprendre quelque chose de très personnel également, elle est tout de suite allée vers un couple de personnes perçues comme inadaptées (entendre qu’elles refusent de prêter allégeance à des bêtises qui passent pour normales), riant avec eux, tout de suite en harmonie. Ceux-ci n’ont pas réussi selon les critères sociaux, ils n’ont pas amassé un trésor, n’ont pas acheté de grande maison mais ils sont capables de générosité, sont tout aussi à fleur de peau et ne jugent pas selon la mine ou les possessions même si la vie les a blessé et que ces blessures sont encore largement ouvertes. Moi aussi, je suis une sorte d’inadapté mais grâce à ce que montre Larissa, j’en suis plutôt fier bien que ce ne soit pas toujours une condition enviable.

    Une personne qui a vécu autant de souffrances connaît la valeur de la vie, de l’altérité, de ce qui est humain tout simplement, tout ce qu'on lui refusait car née juive. Car c’est cela le plus important, arriver à être un tout petit peu humain, sans se soucier du jugement du voisin. Bien sûr, l’existence est plus dure pour quelqu’un de sensible, plus difficile, mais elle est aussi beaucoup plus riche de sentiments. Notre monde méprise l’humanité, le corps perçu comme une mécanique comme l’esprit que l’on voudrait normaliser, soumettre. Les rapports sociaux sont toujours des rapports de force , malgré la philosophie et la théologie, tout est toujours à reconstruire. Et on est toujours surpris de ce que beaucoup sont prêts à supporter juste pour survivre au sein de la horde confortablement. Grâce à des personnes comme elle, j’évite de tomber dans la tentation du mépris, qui me viendrait rapidement.

  • Loupage de coche des catholiques français

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    photo-134069.jpgOn en parle beaucoup, j'en reparle encore mais il me semble qu'Ingrid Bétancourt n'a pas été comprise par la plupart des chrétiens français qui ont encore une fois loupé le coche. Il faut dire que loin des discours, des belles paroles de droite ou de gauche, tradis ou progressos, des grandes déclarations, elle ridiculise tous ces beaux messieurs et belles dames. Elle montre que ce qui compte c'est une spiritualité solide, une Foi, qu'ensuite le reste coule de source dont l'amour des siens et l'aide aux plus pauvres, c'est d'ailleurs là une des définitions de la charité. Elle montre qu'une femme jolie, séduisante et féminine peut aussi être profonde, contrairement à toutes ces bonnes dames et jeunes filles qui croient obligé de s'enlaidir à plaisir pour militer qui pour un dieu, qui pour les chtits n'enfants, qui pour un politique, le militantisme n'étant là rien d'autres qu'une forme de frustration, et de sublimation de cette frustration, contrairement au préjugé communément répandu parmi les catholiques eux-mêmes, qui veut que TOUS les cathos soient coincés du cul, pour parler crûment mais clairement. Cela ennuie beacoup ceux que les cathos révulsent de voir cette femme libre et de son temps aller au Sacré Coeur, à Lourdes, et à Notre Dame de Guadalupe.

    Un brave type que cela emmerdait d'entendre Ingrid parler de sa foi disait que l'on pouvait avoir une éthique athée basée sur une réciprocité immanente, en gros si tu ne me frappes pas, je ne te rendrais pas de coup, si tu me laisses tranquille, je te laisse tranquille. Pourquoi pas ? Mais ce serait possible si l'homme était naturellement bon et si la haine avait disparu, ce qui n'est pas le cas, mais cela ne se baserait sur rien de durable. Le témoignage de cette femme montre qu'une femme moderne, intelligente, spirituellement forte, peut être catholique et que la Foi devrait impliquer de facto cette réciprocité, le souci des plus faibles, que la question ne se pose même pas, que cela devrait aller de soi sans envolées lyriques ni bonnes intentions. La plupart des catholiques français n'y ont rien compris, ne retenant de ce que vit cette femme que ce qui leur permet d'entretenir leurs pricrocholines querelles intestines qui n'intéressent plus qu'eux tout en continuant à se vautrer dans les idées les plus niaises qui servent de cache-misère à leur vacuité intellectuelle et spirituelle.