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florian philippot

  • Les vieux démons de l'extrême-droite

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    politique, société, extrème droite, FN, Florian Philippot, Marine le Pen, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    La démission de Florian Philippot du FN a rameuté tous les vieux démons de l'extrême droite qui depuis trois ou quatre décennies étaient en sommeil. Les Le Pen père et fille ne veulent pas vraiment le pouvoir contrairement à ce que la plupart des lanceurs d'alter anti-fâchiiste affirment depuis longtemps. Le père a été le premier surpris le 21 avril 2002, et quant à la fille, tout comme lui, et alors que bien mieux placée dans les sondages, elle a été totalement incapable de négocier le virage vers le pouvoir se fiant aux délires d'un psy de comptoir vu dans une vidéo sur le net...

     

    Cependant tout comme son père avant elle, voulant garder la mainmise complète sur son parti qui est aussi sa petite affaire et une affaire juteuse elle a fait fuir tous les cadres.

     

    Ce qui est arrivé au FN ces dernières années, son ascension constante malgré la réprobation unanime des bien-pensants, des moralisateurs, est somme toute une exception notable dans l'histoire de la droite radicale française. C'est aussi dû à l'autorité du père et à celle de la fille qui ont su rassembler un temps les multiples groupuscules et factions diverses et variés constituant ce qu'on appelle l'extrême-droite sous une même bannière. La cause en est également, malheureusement, la paupérisation croissante de la "France dite périphérique" et le dédain manifeste qu'elle subit de la part des pseudo élites.

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  • Le FN et le plafond de verre

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    politique, FN, dédiabolisation, Marine le pen, Sophie montel, florian philippot, amaury watremezDepuis l'irruption du Front National dans la vie politique française lors des « européennes » de 79, les élites, politiques ou journalistiques, qu'elles soient ou non dans la caricature réduisant le parti de le Pen à un parti fasciste, ne comprennent strictement rien à ce vote. On le relie au vote pour les Ligues radicales dans les années 30. On évoque rituellement le risque de retour des heures les plus sombres de notre histoire. On parle de populisme, de démagogie. Et cette expression démocratique est ramené à un simple vote protestataire, mais comment se fait-il que ce vote protestataire, donc conjoncturel, s'installe durablement depuis plusieurs décennies ?

     

    Parmi les élites on répond à cela en s'accusant mutuellement de complaisance bien entendu coupable envers ce parti sans réfléchir plus avant aux raisons profondes de l'appétence des électeurs pour ses candidats.

     

    La raison principale est le mépris absolument catastrophique, conscient ou pas, de la classe politique et des médias envers cette « France périphérique » décrite par Christophe Guilluy dans un de ses ouvrages absolument indispensable. Cette France est celle des familles où l'on est trop « riche » pour percevoir les allocations d'aide à l'emploi ou au logement et trop « pauvre » pour pouvoir s'en passer afin de vivre décemment. C'est entre autres le pays de la ruralité délaissée, bien loin des clichés écolos ou de ceux propagés par les adeptes du développement durable, celle des employés et des salariés relégués en banlieue pour se loger, les centres des villes devenant trop chers pour eux...

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