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  • Flics chair à canon contre les sauvageons

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    césure2.jpgLes manifestations spontanées des policiers depuis quelques jours sont considérées avec mépris et dédain par les bourgeois pédagogues et autres obligés de l'oligarchie que ceux-ci soient éditorialistes voire même syndicalistes. Les pandores sont coupés de leur hiérarchie totalement déconnectée de la réalité de terrain. La césure entre la France périphérique et « la France d'en haut », entre « pays légal » et « pays réel » est bien présente là aussi. Les oligarques entendent bien préserver leur mode de vie à la fois libertaire et extrêmement conservateur quant à leurs avantages matériels.

     

    Cette coupure m'a remis en mémoire une anecdote rapportée par un proche de son service militaire dans les années 70. A son époque quand on faisait ses « classes » on était tous ensemble que l'on soit petit bourgeois ou fils de prolo. Il était dans un groupe d'énarques et diplômés de « grandes » écoles qui écrivirent aux « gradés » pour ne pas faire les exercices avec la « piétaille » le matin tôt et le pire est qu'ils obtinrent satisfaction.

     

    « Que vous soyez puissants ou misérables etc...etc... »

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  • Révélations devant le Buisson peu ardent

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    Dédicacé chaleureusement à tous les indics d'hier et à ceux d'aujourd'hui (en particulier ceux qui me lisent, aujourd'hui ils vont se régaler)

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    Je relisais, profitant des vacances, les « souvenirs littéraires » de Léon Daudet, qui évoque aussi dedans ces souvenirs politiques et en particulier le fait que déjà sous la IIIème République on faisait de la politique à coup de « dossiers » constitués les uns sur les autres, à l'aide « d'indics » et d'auxiliaires de police, que bien souvent les uns comme les autres à droite comme à gauche se comportaient en inquisiteurs politiques, en miliciens, et ce pas seulement lors de « l'Affaire Stavisky », suicidé de deux balles dans la tête, et dont les manigances et compromissions avec de nombreux politiques, furent en grande partie à l'origine du succès du 6 février 34.

     

    On se souviendra aussi de la police encerclant la « planque » de Bonnot à trois-cent flics, car ledit Bonnot avait certainement bénéficié d'amitiés louches avec l'un ou l'autre politique et il fallait le supprimer définitivement, le faire taire pour de bon, ces « messieurs » n'ayant pas envie de perdre leur place et un juteux pactole, d'où l'énurésie du préfet Lépine, qui avait tellement la trouille que l'anarchiste en voiture s'en tire qu'il en fit carrément dans son froc, ému par le déploiement de forces. Dans ces « Souvenirs... », « Au temps de Judas », « la Boule d'Or », « Gros Léon » moque avec verve tous les minables qu'étaient ces politiques qui finalement se souciaient surtout des intérêts de leur classe de petits bourgeois positivistes qu'ils fussent de gauche, un peu, beaucoup, ou de droite, seul Marcel Cachin, pourtant communiste, échappant à sa verve.

     

    Daudet fils rappelle aussi pourquoi son fils Philippe est mort dans des conditions très louches en 1923. A force de parler des affaires de mœurs d'Aristide Briand, bien réelles et vérifiables, que celui-ci voulait faire oublier, il a fini par payer cher sa liberté de ton et son insolence envers Aristide, encore maintenant icône du progressisme de progrès et du pacifisme bêlant. Avec les caciques du Régime et leurs larbins, l'irrévérence, fût-elle anodine au fond, comme celles des « Sept de Tarnac », se règle au prix fort.

     

    Donc Patrick Buisson a mis sur écoute toutes les conversations qu'il avait avec Nicolas Sarkozy, non pas pour retravailler le tout plus tard mais car il savait très bien qu'il n'était qu'une fusible pas si important que cela qui serait sacrifié le moment venu. On note d'ailleurs que lorsqu'un scandale surgit parmi les représentants de la gauche sociétale-libérale, un autre le remplace presque instantanément touchant les éminences et sous-éminences (il faut de tout pour soutenir les partis) de la droite libérale-libertaire. Sarko dans l'histoire est un peu "lou ravi" de la crèche...

     

    Rien ne change, c'est toujours un gouvernement où l'indic est roi, ou l'agent de police « en bourgeois » a tous les droits. Et ce n'est pas pour rien qu'Alain Bauer, également cacique franc-maçon, fût responsable de la sécurité intérieure.

     

    J'en veux également pour preuve ce qui est arrivé à cette jeune fille russe « sans papiers », travailleuse, soucieuse de servir son nouveau pays, en khâgne, sommée par le commissariat de Versailles d'espionner ses amis de la « Manif pour tous » dont elle faisait partie, et dans laquelle elle s'était engagée afin d'obtenir son titre de séjour. Malheureuse ! N'avait-elle pas compris ? Une « sans-papiers » n'est pas de droite, une « sans-papiers » n'est pas chrétienne, encore moins catholique, et un pauvre méritant en France est forcément de gauche. Ignorait-elle tout cela ?

     

    En bien entendu, je songe également aux agents publics de ce pays, qui subissent la pire des censures, l'auto-censure, par peur de « se faire remarquer », et mal noter. Car si bien sûr cela n'est jamais dit clairement, tout ce qui est dit, écrit par un agent qui ne va pas dans la ligne sociétale-libérale ou libérale-libertaire est recensé scrupuleusement, y compris par les collègues dudit agent, qui croient alors bien faire (« c'est pour son bien »), ledit agent pouvant avoir la surprise de voir dans son dossier apparaître l'en-tête de son blog ou d'articles mis en ligne sur d'autres sites. Pour les agents publics, comme parfois dans le privé il est vrai, il n'y a pas de « droit à l'oubli ». Il doit "bien se tenir", rester dans la norme...

     

    Ce n'est pas forcément mauvais de savoir à quoi s'en tenir, l'auteur de ses lignes, « grillé » suite à la parution d'une photo de lui pendant « la Manif pour tous » dans le quotidien régional local, photo qui a fait le tour de ses collègues, a fini par se dire qu'au fond, il n'avait plus rien à perdre à écrire librement.

     

    image tirée de "les Barbouzes" de Georges Lautner prise sur ce site