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feuilletons

  • Pour en finir avec les geeks

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    geek, culture pop, société, adulescent, politique, feuilletons, amaury watremezCe n'est pas que je n'aime pas la "pop culture" que chérissent les "geeks" et autres "nerds". Bien au contraire, j'aime beaucoup certaines vieilles séries télé que l'on peut regarder avec la "suspension d'incrédulité" que les enfants pratiquent sans réfléchir. Que des effets spéciaux soient rudimentaires n'a en fait aucune importance si le spectateur croit à l'histoire, si celle-ci est bien racontée. Mais certaines de ses vieilles séries que l'on trouve toutes sur internet, pouvant vivre

     

    J'aime bien aussi la bande dessinée, en particulier l'anglo-saxonne, mais de là à sombrer dans des fixettes et autres lubies à leur sujet il y a un abîme. Le geek sait quel est le modèle de tournevis sonique que le Docteur Who a à la main dans le comic book dessiné par Dave Gibbons en 1974. Il a cru remarquer que dans les premières minutes du troisième "Star Trek" cinématographique Kirk a son insigne plus à droite sur son uniforme qu'à la fin du long métrage. Il a tous les manuels pour faire voler les dragons et les vaisseaux spatiaux de "Star Wars" dont il connaît les plans par cœur,

     

    Des savoirs fondamentaux à n'en pas douter. Pour le "geek" ses compulsions télévisuelles ou cinématographiques sont sacrées. C'est plus que tout, c'est important. Et ça le relie à son enfance alors qu'il est coincé dans un corps d'adulte qui vieillit...

     

    Le "geek" regarde "Games of Thrones" parce que c'est un "Seigneur des Anneaux" avec du sexe dedans et des nudités en "full frontal".  Il adorait également "Breaking Bad" parce qu'il pouvait croire alors qu'un type comme lui, un binoclard, pouvait devenir un truand, un dur de dur, un homme un vrai, un mâle alpha. C'est toute la culture qui se "geekise" et qui met au même niveau Proust, Céline et Georges R. Martin (l'auteur du "Trône de Fer). Alors que culturellement ce n'est pas tout à fait la même chose bien que l'on puisse trouver les livres de ces auteurs dans les mêmes rayons à la FNAC.

     

    C'est en fait toute la culture qui est vampirisée par les "geeks" ou toute œuvre se doit d'avoir ses gadgets en relation, ou "goodies" en langue geek, voire son jeu vidéo, ses dessous de plats, ses "mugs" etc....

     

    Plus grand monde ne reconnaît de hiérarchie réelle dans les goûts culturels en affirmant le poncif habituel : "tous les goûts sont dans la nature". Alors que celle-ci existe et que l'inculture n'est pas quelque chose de subjectif, un "sentiment". Lire Stephen King avant ou la saga "Harry Potter" ou toutes les dystopies (contre-utopies) adolescentes à la mode en ce moment ce n'est déjà pas si mal me dira-t-on. Au moins cela permet que beaucoup de jeunes continuent à lire. Mais Rien ne leur interdit de passer à l'étape supérieure et de lire de la littérature un peu plus exigeante intellectuellement, de celle qui fait mûrir et qui ne cantonne pas le lecteur à un rôle d' "adulescent" perpétuel.

     

    Ce que sont beaucoup trop de grandes personnes de nos jours vivant dans un perpétuel présent, celui de leur post-puberté.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

  • "Life on Mars" - La vie en 1973

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    life-on-mars-cat.jpgLes anglais ont des feuilletons de plus en plus excellents depuis quelques années, du "Doctor Who" relooké (selon moi meilleur que l'original) au remake en direct des films ayant Quatermass pour héros, "Life on Mars ne déroge pas à la règle. C'est une série extrèmement originale, de SF, policière, fantastique et sociale simultanément. Sam Tyler, joué par John Simm, le "maître" du nouveau "Doctor Who" justement, est un flic du présent, poursuivant un serial-killer qui a kidnappé sa petite amie, il est renversé par une voiture; alors que Bowie chante "Life on Mars" sur son Ipod. Mais, au lieu d'une chambre d'hôpital, il se réveille en 1973, vétu à la mode de l'époque, progressivement il réalise sa situation, apprenant qu'il est muté au commissariat principal de Manchester. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, ne sachant pas s'il est fou, dans le coma ou s'il a voyagé dans le temps, il accepte provisoirement son sort, persuadé que le passé dans lequel il a atterri est factice, travaillant avec les flics de la ville et de l'époque, dont le commissaire principal Gene Hunt, alcoolique, bagarreur et fort en gueule et ne souhaitant qu'une chose, revenir vers son présent. Sam re-découvre une période beaucoup moins politiquement correcte, les personnages fument comme des pompiers, boivent comme des trous. Sam entend régulièrement des voix comme s'il était dans une chambre d'hopital et des phénomènes électriques bizarres arrivent dans les endroits où il se trouve, son médecin lui apparaît à la télévision. Cette série est finalement un feuilleton policier à la Philip K. Dick qui remet en cause la réalité de ce que l'on croit vivre. Ou pas.

    La première saison passe actuellement sur la TNT sur NRJ12 qui fouille ses fonds de tiroir pour remplir sa grille, réservant parfois des surprises.