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festivisme

  • La dictature de l'émotion et la Syrie

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     Aussi sur Agoravox

    syria.jpgBernanos le disait déjà, les hommes modernes ont le « cœur sec et les tripes molles ». Et l'émotion superficielle prime sur tout, envahit tout. Le sur-affectif est la règle, la réflexion et la nuance l'exception. L'homme moderne ne réfléchit pas, il aime pleurnicher. Et pleurnicher en public devant tous les passants y compris virtuels afin de montrer combien il est sensible et humaniste, un humanisme mièvre, aseptisé, très frelaté, un humanisme de pacotille. Un petit garçon meurt sur une plage européenne, la photo indécente, abjecte en elle-même de l'enfant est mise en « statut » facebook, montrée un peu partout. Elle fait le « buzz » jusqu'à l'écoeurement, beaucoup de « bruit médiatique » et puis l'homme moderne oublie, il passe à autre chose.

     

    Il a plus important à faire comme se passionner pour une campagne présidentielle de caniveau...

     

    Il s'est donné bonne conscience pour continuer à jouir sans trop utiliser sa cervelle. Il ne fera pas quoi que ce soit pour aider des migrants ou un migrant, pour s'engager au bénéfice des plus pauvres. Il ne recueillera personne dans son jardin mais continuera cependant à livre des leçons de morale aux autres. Lui il peut, il s'est donné bonne conscience.

     

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  • Le Crime de monsieur Lang

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    Philippe Muray sur la Fête de la Musique (après avoir vu passer la "Technoparade" toulousaine, une sorte d'anticipation d'un genre d'enfer à mes yeux)... 

     

    Merci au "pas grand chose" pour l'extrait...


    Fête de la musique, philippe muray, festivisme, société, jack lang, musique« (...) Notre monde est le premier à avoir inventé des instruments de persécution ou de destruction sonores assez puissants pour qu'il ne soit même plus nécessaire d'aller physiquement fracasser les vitres ou les portes des maisons dans lesquelles se terrent ceux qui cherchent à s'exclure de lui, et sont donc ses ennemis. A ce propos, je dois avouer mon étonnement de n'avoir nulle part songé, en 1991, à outrager comme il se devait le plus galonné des festivocrates, je veux parler de Jack Lang ; lequel ne se contente plus d'avoir autrefois imposé ce viol protégé et moralisé qu'on appelle Fête de la Musique, mais entend s'illustrer encore par de nouveaux forfaits, à commencer par la greffe dans Paris de la Love Parade de Berlin.

     

    Fête de la musique, philippe muray, festivisme, société, jack lang, musiqueJe suis véritablement chagriné de n'avoir pas alors fait la moindre allusion à ce dindon suréminent de la farce festive, cette ganache dissertante pour Corso fleuri, ce Jocrisse du potlatch, cette combinaison parfaite et tartuffière de l'escroquerie du Bien et des méfaits de la Fête. L'oubli est réparé. (...) »

    Extrait de la préface à la réédition de L'empire du Bien (1991) de Philippe Muray publiée en 1998 aux éditions Les Belles Lettres (réédité dans le volume "Essais")

  • L'Empire du Bien

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    Merci à Gerald TDM
    1984-ingsoc-HD-Wallpapers.jpg"L’Empire du Bien reprend sans trop les changer pas mal de traits de l’ancienne utopie, la bureaucratie, la délation, l’adoration de la jeunesse à en avoir la chair de poule, l’immatérialisation de toute pensée, l’effacement de l’esprit critique, le dressage obscène des masses, l’anéantissement de l’Histoire sous ses réactualisations forcées, l’appel kitsch au sentiment contre la raison, la haine du passé, l’uniformisation des modes de vie."

    Philippe Muray