Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

festivisme

  • La culture du narcissisme

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

     

    à propos de « la culture du narcissisme » de Christpher Lasch, précédé d'une préface de Jean-Claude Michéa chez Flammarion dans la collection « Champs » (à ce lien)

     

    société, politique, Christopher lasch, narcissime, égo, hypocrisie, festivisme, amaury watremezJe ne pense pas comme d'autres que le « moi » soit forcément haïssable. Il était important que cette idée apparaisse vers la fin du XVIIème siècle et que l'individu se libère de contraintes collectives pour se réaliser. Mais le « moi » a fini par prendre une importance démesurée, presque insupportable et envahir tout le reste. Cela amène le résultat suivant : nous devenons de plus en plus incapables de supporter la contradiction, d'apprécier le débat et de fréquenter des personnes autres que des reflets même déformés de nos aimables personnes.

     

    Je trouve cela des plus ironiques. En un temps où les moyens de communication offrent des possibilités infinies nous sommes de moins en moins capables de le faire, en un temps où ils pourraient permettre plus d'équité sociale nous la désirons de moins en moins...

     

    La littérature politique peut être intéressante mais quand l'analyse d'un auteur peut être pertinente l'ouvrage peut se conclure sur des propositions de solutions totalement hors-sol et dégagées du réel, ou inversement. Aucun livre politique ne donne de point de vue réellement global sur la crise morale grave que traverse notre société. Ce qui fait l'intérêt de « la culture du narcissisme » c'est que Christopher Lasch le donne justement dans les pages de ce travail de réflexion. Il le fait en se basant sur la psychologie sociale individuelle et collective. Son essai a plus de vingt ans mais il est d'une actualité toujours plus brûlante...

    Lire la suite

  • La dictature de l'émotion et la Syrie

    Imprimer Pin it!

     Aussi sur Agoravox

    syria.jpgBernanos le disait déjà, les hommes modernes ont le « cœur sec et les tripes molles ». Et l'émotion superficielle prime sur tout, envahit tout. Le sur-affectif est la règle, la réflexion et la nuance l'exception. L'homme moderne ne réfléchit pas, il aime pleurnicher. Et pleurnicher en public devant tous les passants y compris virtuels afin de montrer combien il est sensible et humaniste, un humanisme mièvre, aseptisé, très frelaté, un humanisme de pacotille. Un petit garçon meurt sur une plage européenne, la photo indécente, abjecte en elle-même de l'enfant est mise en « statut » facebook, montrée un peu partout. Elle fait le « buzz » jusqu'à l'écoeurement, beaucoup de « bruit médiatique » et puis l'homme moderne oublie, il passe à autre chose.

     

    Il a plus important à faire comme se passionner pour une campagne présidentielle de caniveau...

     

    Il s'est donné bonne conscience pour continuer à jouir sans trop utiliser sa cervelle. Il ne fera pas quoi que ce soit pour aider des migrants ou un migrant, pour s'engager au bénéfice des plus pauvres. Il ne recueillera personne dans son jardin mais continuera cependant à livre des leçons de morale aux autres. Lui il peut, il s'est donné bonne conscience.

     

    Lire la suite

  • Le Crime de monsieur Lang

    Imprimer Pin it!

    Philippe Muray sur la Fête de la Musique (après avoir vu passer la "Technoparade" toulousaine, une sorte d'anticipation d'un genre d'enfer à mes yeux)... 

     

    Merci au "pas grand chose" pour l'extrait...


    Fête de la musique, philippe muray, festivisme, société, jack lang, musique« (...) Notre monde est le premier à avoir inventé des instruments de persécution ou de destruction sonores assez puissants pour qu'il ne soit même plus nécessaire d'aller physiquement fracasser les vitres ou les portes des maisons dans lesquelles se terrent ceux qui cherchent à s'exclure de lui, et sont donc ses ennemis. A ce propos, je dois avouer mon étonnement de n'avoir nulle part songé, en 1991, à outrager comme il se devait le plus galonné des festivocrates, je veux parler de Jack Lang ; lequel ne se contente plus d'avoir autrefois imposé ce viol protégé et moralisé qu'on appelle Fête de la Musique, mais entend s'illustrer encore par de nouveaux forfaits, à commencer par la greffe dans Paris de la Love Parade de Berlin.

     

    Fête de la musique, philippe muray, festivisme, société, jack lang, musiqueJe suis véritablement chagriné de n'avoir pas alors fait la moindre allusion à ce dindon suréminent de la farce festive, cette ganache dissertante pour Corso fleuri, ce Jocrisse du potlatch, cette combinaison parfaite et tartuffière de l'escroquerie du Bien et des méfaits de la Fête. L'oubli est réparé. (...) »

    Extrait de la préface à la réédition de L'empire du Bien (1991) de Philippe Muray publiée en 1998 aux éditions Les Belles Lettres (réédité dans le volume "Essais")

  • L'Empire du Bien

    Imprimer Pin it!

    Merci à Gerald TDM
    1984-ingsoc-HD-Wallpapers.jpg"L’Empire du Bien reprend sans trop les changer pas mal de traits de l’ancienne utopie, la bureaucratie, la délation, l’adoration de la jeunesse à en avoir la chair de poule, l’immatérialisation de toute pensée, l’effacement de l’esprit critique, le dressage obscène des masses, l’anéantissement de l’Histoire sous ses réactualisations forcées, l’appel kitsch au sentiment contre la raison, la haine du passé, l’uniformisation des modes de vie."

    Philippe Muray