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  • Histoires de couple

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    couple, sexe, société, littérature, femmes, hommes, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Il est toujours délicat pour un célibataire de parler de couple. Beaucoup plus que pour une célibataire, surtout si celle-ci est séduisante. De nombreux hommes se sentiront obligés de la « rassurer » non sans arrière-pensées. On le soupçonnera lui le vieux garçon de jalousie, d'aigreur et d'amertume s'il exprime quoi que ce soit de caustique sur la question.

     

    Ce qui bien sûr ne m'arrêtera pas.

     

    Il est des auteurs comme Jacques Chardonne qui en plus en ont beaucoup mieux parlé que moi. Le couple est une idée neuve en France, enfin un couple bâti sur une relation amoureuse. Auparavant, on se mariait par intérêt de famille, par devoir, et c'était souvent les parents qui choisissaient. Les futurs mari et femme n'en discutaient même pas. Quand ces arrangements étaient faits avec bon sens, que les futurs époux se connaissaient, se fréquentaient déjà cela donnait des couples solides.

     

    Parfois, lors du « devoir conjugal » la femme fermait les yeux et pensait à la France.

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  • La maternité c'est supêêr

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    Femmes, ménagères desespérées, Société, politique, féminisme, amaury watremez

    Sur Agoravox aussi

     

    Dans Versailles où j'habite on croise plein de mamans avec les poussettes et tout, des mamans socialement favorisées pour la plupart. Précisons que Versailles est constitué de plusieurs quartiers, selon les revenus, et que normalement l'on ne doit pas se mêler. Il y a même près de la gare des « Chantiers » un quartier plus « populaire ». Par contre on rencontre de ces mamans partout. Et dans les parcs et petits jardins les milieux se côtoient grâce aux mères. Une jeune femme « moderne » peut ainsi échanger sur son expérience avec une jeune femme « voilée » en « hijab » et se trouver des points communs.

     

    Cela a des côtés plaisants tous ces enfants surtout pour un misanthrope comme moi qui ne s'entend facilement qu'avec les tout petits gosses et les animaux. Les gosses ont ceci pour eux qu'ils ne sont pas encore trop marqués par les préjugés des grandes personnes, les conformismes, les lieux communs. Ils leurs arrivent, pas toujours, d'être plus ouverts, plus sensibles aux autres bien que souvent la nature humaine étant ce qu'elle est, ils sont loin d'être tous idéalisables. Une cour de récréation peut être un endroit tout aussi cruel que « l'open space » d'une grande entreprise.

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  • La compagnie des femmes

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    femmes, séduction, féminisme, politique, sexe, amour, amaury watremezDepuis ma petite enfance, ce qui ne nous rajeunit pas, j'ai toujours préféré, et de loin, la compagnie des femmes à celle des mâles, mes semblables, mes frères. Et ceci à un point tel que j'ai souvent été soupçonné par des personnes peu capables de nuances d'homosexualité latente, comme si la sensibilité à l'art et au monde, à la beauté, l'attrait pour la féminité étaient pour un homme, pour un garçon, une tare indigne. Ce n'est pas que j'idéalise les femmes, je sais parfaitement combien elles peuvent être triviales, voire grossières. Elles peuvent être retorses, malignes, moqueuses. Elles peuvent même être hélas, ainsi que les hommes, complètement idiotes et conformistes.

     

    Ou hommasses, ce qui est pire que tout...

     

    Cependant, une femme, même celle qui se croit laide, même celle qui se croit sans charmes, sans séductions, aura toujours un moment où croyant échapper aux regards inquisiteurs elle s'abandonnera à être elle-même, et ce tellement plus que l'autre sexe. Elle sera alors infiniment émouvante, étourdissante de beauté sans le savoir, sans s'en rendre tout à fait compte elle-même. Car si toutes les femmes ne sont pas toujours belles, elles peuvent l'être...

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  • La beauté des femmes sauvera le monde

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    72455382.jpgNotre société glorifie l'apparence et l'image partout, du moins une version standardisée de celle-ci, un « corps mutant » d'ado à peine post-pubère et anorexique, que l'on entretient comme une bagnole, dont on change les pièces tous les 5000 kilomètres, mais finalement pour les belles filles et belles femmes c'est toujours « Sois belle et tais toi ».

     

    Dans le même temps, notre société est d'ailleurs aussi bien hypocrite car elle aime bien relativiser la beauté, ramenée à une vision qui serait subjective de la féminité, des trucs de « matcho » toussa, on parle aussi de « beauté intérieure », des excuses de moches pour justifier leur laideur, s'en consoler. La « beauté intérieure » des filles obèses, « pétulantes » selon l'expression cliché, des vieilles filles « célibattantes » teeellement dynamiques, c'est de la blague que tout cela.

     

    C'est juste le plus souvent une manière de cacher la blessure dont ces personnes souffrent aussi parfois, et pour leur entourage une façon de la nier et surtout de ne pas avoir à faire preuve de la moindre empathie à leur encontre. La souffrance individuelle est priée comme dans le reste de la société de rester sur le pas de la porte.

     

    Une jolie femme ne l'est pas car elle répond aux normes et à l'idéal « photoshopée » de notre époque, si l'on peut appeler ça comme ça, actuels. Elle l'est surtout car elle est intelligente et sensible, ce qui est très injuste pour les filles laides, j'en conviens, au cœur de qui le destin a placé la perle noire et lisse de la jalousie, ce qui a permis à certaines d'inventer le féminisme ou les « études de Genre » :

     

    Coïncidence certainement , ami lecteur, mais la plupart des théoriciennes du « Genre » font quand même très « mecs », je trouve, pas toi ? Je me souviens pour te l'avouer que dans la plupart des partis politiques, des groupes de laïcs et communautés religieuses, l'on peut croiser de ce genre de « mecs » contrefaits qui ne supportent pas la féminité éclatante des belles femmes et des jolies filles, beauté dont elles voudraient que celles qui la portent s'en culpabilisent, s'en repentent, avec de la cendre sur les épaules et des robes de bure, voir en s'auto-flagellant en public. Puisqu'elles nous le disent que l'idée de la beauté, de la féminité c'est la faute à ce qu'elles appellent l'opression masculine...

     

    En chaque féministe sommeille un vieux curé rassis qui aime admonester les « pécheresses », un mollah obsédé par le sexe, un rabbin de Meah Shearim obnubilé par le corps des femmes. Ils aiment l'obscurité, ils ne supportent pas la lumière, et la beauté est toujours lumineuse, généreuses. Ils ont tous cette même joie mauvaise, cette même jubilation peu ragoûtante, quand ils obtiennent satisfaction et qu'une belle femme montre qu'elle souffre de sa condition. Ils ne peuvent s'empêcher alors de le dire « qu'ils nous l'avaient bien dit ».

     

    Une belle femme pourtant ne peut encore et toujours en 2014 qu'être une idiote futile obsédée par les fringues, un bel objet que les hommes, et les femmes, désirent, jalousent, habillent ou déshabillent selon leurs fantasmes, qui n'a pas le droit d'avoir des failles, des blessures elle aussi, et de la personnalité. Surtout encore une fois, car cela serait trop injuste aux yeux des laiderons.

     

    Te le redirais-je ami lecteur, et amie lectrice, tu le sais je l'ai déjà écrit, j'aime quant à moi tout ce que l'on appelle des défauts, petits défauts, qui n'en sont d'ailleurs, chez ces belles femmes, leur goût pour les beaux vêtements, les parfums, tout ce qui met en valeur leur beauté. Les croyants devraient se rappeler que c'est aussi ça louer la Création, mais ils l'oublient souvent, je ne comprendrai jamais pour cette raison ces femmes qui s'enlaidissent volontairement dans les communautés religieuses, de laïcs ou pas, ces filles qui refusent leur féminité. Une femme devant son miroir est toujours émouvante par ce qu'elle révèle, par sa moue de petite fille, les regards qu'elle lance à celle qu'elle voit dans la glace, qu'elle trouve soit trop grosse soit trop mince.

     

    Elles sont de temps à autres de par leurs complexes ou souffrances nés de leur beauté les proies hélas consentantes ou pas, d'émules de Valmont ou de Casanova, des orfèvres également, pas toujours, d'un travail du négatif à travers la séduction, qui savent très bien singer l'empressement, l'intérêt pour ce qu'elles ressentent et vivent, tout en s'en fichant éperdument dans le même temps ne songeant qu'à les mettre dans leur lit. Il y a aussi celles qui comprennent l'inauthenticité comme il est de ces Valmont, ou simili Valmont car certains ne sont que des minables au fond, qui s'imaginent sincèrement tomber amoureux, alors qu'ils sont incapables d'aimer vraiment et en vérité.

     

    Cela n'empêchera pas la beauté de sauver le monde, la beauté des femmes rajouterais-je car la beauté ne peut qu'encourager à s'élever, à ressentir mieux, à comprendre les êtres et le monde. La beauté m'a pourtant poussé à la passion, à m'enflammer, et à souffrir aussi à tel point que j'ai des blessures toujours ouvertes, mais ces blessures font partie de la vie, et les êtres cabossés, blessés, sont aussi plus lucides, savent ensuite profiter du bonheur authentique quand il est là, même si ils ont perdu de temps en temps l'habitude d'être heureux.

     

     

    Ce qui est l'essentiel...

     

    photo sur le blog de mademoiselle Hortense

  • Une femme solaire comme Marilyn

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    cinéma,femmes,politique,société,littératureSur un des murs de ma chambre, j'ai un calendrier avec chaque mois une photo de Marilyn Monroe, c'est somme toute logique pour une femme solaire de permettre à un de ses admirateurs de mesurer le temps.

     

    En parcourant le livre remarquable de Simon Libérati sur Jayne Mansfield j'y ai retrouvé les mêmes sentiments que je ressens pour Marilyn, la même compulsion dévorante à essayer de saisir le mystère, l'énigme cachée derrière la vie flamboyante, la « légende dorée » comme « la légende noire ».

     

    A propos de celle-ci, J'ai toujours eu du mal à comprendre l'insistance des médiocres à chercher avec acharnement la noirceur et les fautes chez les personnes hors du commun, ne comprenant visiblement pas que ces personnes comme tous êtres humains n'ont l'âme ni toute noire ou toute blanche, mais que l'on y trouve que du gris. Il y a certainement une part de jalousie de la part de ces imbéciles pour qui l'intelligence ou la beauté, la séduction ou la culture, sont autant d'injures personnelles, surtout quand ils en sont dépourvus.

     

    Il n'y a pas de légendes noires, il n'y a que des êtres humains complexes.

     

    Les anciens petits garçons timides, qui se laissaient mener par le bout du nez par les filles, pensant que celles-ci n'utilisent jamais les lieux d'aisance, parce qu'ils les prenaient pour des princesses de contes de fées gardent le même genre de fascination plus tard même si moins timide c'est volontairement qu'ils se laissent mener.

     

    La personnalité tourmentée de l'interprète de films de Billy Wilder, Howard Haks, ciseleur de dialogues, ou Otto Preminger ne peut se résumer en quelques lignes, quelques clichés ou lieux communs parfaitement inintéressants.

     

    Elle est à la fois la petite fille qui met les habits et les chaussures à talons hauts de sa grande sœur, en espérant plaire aux garçons, qui éveille ainsi chez les hommes le besoin de la protéger, de la prendre dans ses bras pour la consoler, cette femme perpétuellement insatisfaite, qui ne sait plus trop où se situe sa vraie personnalité, qui n'a aucune confiance en elle et qui est quand même une « enfant radieuse » telle que la décrit Truman Capote, qu'elle entraîne fumer dans les toilettes après un enterrement comme une collégienne qui voudrait échapper aux « pions ». Elle est exhibitionniste et pudique, extravertie à l'outrance et timide, intelligente et se comportant sottement.

     

    Elle est aussi parfois une femme d'esprit, sûre d'elle et de son jugement, capable de dire les pires vacheries sur ses consœurs et confrères d'une formule tranchante, caustique et toujours juste qui ridiculise instantanément ceux qui ne la prenaient que pour une blonde idiote ou une potiche des studios, dont elle même qui s'est soumise aux diktats plus ou moins grotesques d'intellectuels théâtreux la forçant à des disciplines de jeu de scène complètement absconses, intellectuels faisant payer en espèces sonnantes et trébuchantes leurs conseils sans intérêt, car Marilyn était une comédienne instinctive qui n'avais pas besoin d'intellectualiser les rôles pour les jouer admirablement, étant talentueuse naturellement.

     

    Les deux films avec elle d'ailleurs révérés par la critique qui se veut intelligente, « Bus Stop » et « The Mistfits », sont des pensums où elle est mauvaise à se forcer à adopter les « tics » insupportables de « l'Actor's studio » de Lee Strasberg, qui comme sa femme Paula, avait le complexe du gourou. Je me réjouis assez de savoir que Joe Di Maggio, un des maris de l'actrice, a viré « manu militari » tous ces hypocrites prétentieux, sentencieux et beaucoup moins talentueux que Marilyn lors de son enterrement après son suicide, ou crime politique, en 1962.

     

    Et dans « The mistfits », qui est un meilleur film que le précédent, les ratages de John Huston étant toujours plus intéressants que n'importe quel long métrage réalisé par un tâcheron actuel fût-il honnête.

     

    cinéma,femmes,politique,société,littératureArthur Miller réécrit chaque jour ses dialogues pour en faire une emmerdeuse de concours que l'on a surtout envie de gifler quand elle joue la célèbre scène de sa crise de nerfs. Miller se venge de son mariage raté sur écran géant et se console du dépit qu'il a dû ressentir à ne pas avoir un peu plus sur lui et son œuvre les fanaux de la gloire .

     

    La critique qui pense n'allait tout de même pas reconnaître que son meilleur film est une comédie « Some like it hot », joyeusement caustique et encore aimablement transgressive quant à l'histoire qu'elle raconte et la manière dont celle-ci est racontée.

     

    La critique qui pense est persuadée qu'admettre qu'elle a ne serait-ce que que souri à une œuvre drôle ou comique est une forme de dégénérescence car au fond ceux qui en font partie restent des petits bourgeois moralisateurs apeurés, terrorisés par le plaisir qu'ils pourraient prendre à rire sachant très bien de plus que Billy Wilder les amènerait tranquillement à rire d'eux mêmes ce qui les effraient encore plus.

     

    J'ai toujours la même fascination quand je tombe amoureux d'une femme, le même désir de me laisser aller au vertige, même si celui-ci est dangereux, et je suis d'une certaine manière amoureux de Marilyn, comme je le suis de toutes les femmes solaires, qui irradient quelque chose qui n'appartient qu'à elles, qui ne fonctionne par l'application d'onguents et de crèmes de beauté, qui ne tient pas aux miracles de la chirurgie esthétique, ni de l'artifice des correcteurs électroniques d'images.

     

    Marilyn ne correspond absolument pas au type de beauté féminine actuellement porté aux nues, à savoir une éternelle ado anorexique qui fait constamment la moue, elle a des rondeurs, se fiche de paraître tellement naturelle ou simple, ou faussement lassée des projecteurs que Marilyn aimait passionnément....


    photos prises ici

  • Les féministes sont des midinettes comme les autres

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    Hommage aussi sur le front d'Agoravox

    A l'occasion de « la journée de la Femme » que je fête chaque année avec application, étant désireux d'obtenir mon brevet de « bien-pensant », j'avais envie de rendre un hommage appuyé et sincères aux féministe, hommage bien entendu à ma manière. On va encore dire que je suis un réactionnaire phallocrate, un rétrograde, un dinosaure, mais peu importe le dinosaure court encore, et continuera à courir.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsJe suis comme Sacha Guitry diront peut-être une ou deux harpies, effectivement je suis « contre les femmes, tout contre »...

    Une chose me frappe quand dans les médias ressortent des histoires de coucheries impliquant des féministes et, ou des femmes « modernes »..

    C'est cette propension des féministes que ce soit celles qui écrivent ou celles que l'on rencontre dans la vie, qui travaillent dans le culturel, l'enseignement ou le politique, à tomber amoureuses de types qui sont strictement l'inverse du modèle masculin qu'elles prônent par ailleurs, des hommes virils, souvent machos, bien loin des gentils « partenaires de couple/copain » avec qui parfois elles se mettent parfois en couple, ce genre d'hommes qui est toujours dans le regret coupable de ne pas avoir d'ovaires, confident toujours gentil et attentionné, comme une vieille copine lesbienne de sa femme ou de sa concubine, ou de sa compagne selon le terme à la mode.

    Avec ces amants très masculins, ces femmes réputés féministes se conduisent de manière à première vue surprenante généralement en midinettes rougissantes, en gamines enamourés et dociles qui se plient à la moindre volonté du Cro-magnon avec qui elles couchent, pleurnichant comme des madeleines lorsque celui-ci est mécontent, ne sachant que faire pour le contenter.

    Il faut dire que ces femmes dites modernes et libres, s'en donnant du moins le genre, sont la plupart du temps en analyse depuis leur plus jeune âge pour cause de parents absents, laxistes, « soissantuitards » libertaires, et, ou simplement nuls car occupés à baguenauder à droite à gauche en attendant la ménopause, sous prétexte de libération sexuelle et morale, « libération » qui permit surtout aux bourgeois de se libérer de leurs hypocrites paravents moralisateurs de leurs ancêtres guizotistes, tout en restant fermement cramponnés, arc-boutés à leurs privilèges sociaux et financiers, l'argent restant le nerf de la guerre même dans l'optique libérale-libertaire voire sociale-liérale.

    A la terrasse des cafés parisiens, il n'est pas rare de croiser ces couples où l'homme a souvent juste besoin de claquer des doigts pour se faire obéir de sa maîtresse qui n'a même pas besoin de porter une « burqua » pour montrer sa soumission, sans parler des « couguars » salonnardes et cultureuses qui fréquentent des marlous de banlieue un peu louches pour se donner des sensations fortes, qu'elles n'ont plus avec leur « compagnon » qui en est à sa « crise de la quarantaine » ou de la cinquantaine.

    Seule nuance, si on couche avec un butor ou une brute, on couche avec une brute bourgeoise, et non avec un sale type de milieu populaire, tout cela reste dans l'endogamie la plus stricte, à de rares, très rares, exceptions.

    Ces féministes sont finalement dans des aspirations contradictoires, voulant montrer une indépendance sociale, et s'assurer une réussite personnelle matérielle, ou culturelle et intellectuelle, et aussi épanouir leur féminité qu'au fond elles ne peuvent pas renier, sauf celles qui ont un physique « difficile », exactement comme avant.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsAinsi cette anecdote concernant Simone de Beauvoir et son boxeur, Nelson Algren, dans les années 50.

     

    Quand on lit ses lettres à Nelson Algren, on lit les lettres en somme d'une adolescente romantique comme les autres, bien loin du « castor » et de ses arrangements moraux avec Sartre qui était esthétiquement, le pauvre, moins agréable que Nelson, on comprendra aisément Simone.

     

    Il y a aussi celle qui implique Marcela Iacub et DSK, Marcela Iacub qui n'a pas de mots assez durs ailleurs contre le sexisme, allant jusqu'à rejeter la maternité pour les femmes, histoire sentimentalo-sexuelle qu'elle étale avec application dans son dernier livre, que tout le monde trouve dégoûtant mais qui se vend très bien, ce qui implique que tout le monde, ou presque, est hypocrite, le net favorisant au fond ce comportement de concierge avide de ragots peu ragoutants. Pour certains, le réseau est un gigantesque trou de serrure rien que pour eux, à travers lequel ils pensent regarder sans risque et jouir de leur joie mauvaise à exprimer leurs haines et frustrations diverses...

    Notons que le livre de Marcela est tout à fait dans l'optique de la littérature germanopratine que Natacha Braque, certainement une de ses amies, a défendu dans son magnifique pamphlet « Rivegauchez vous », livre remarquable que j'ai largement soutenu, J'en conseille la lecture aussi « citoyenne » que celle de « Indignez vous », l'excellent opuscule de Saint Stéphane Hessel en voie de panthéonisation rapide.

    Chaque époque a les Victor Hugo et les grandes courtisanes qu'elle mérite.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsNatacha Braque doit être jalouse de ne pas avoir été prise « à la hussarde » par DSK sur un coin de table, elle aurait pu sortir un livre elle aussi ou se confier à l'oreille d'un journaliste en mal de potins mondains salaces ainsi qu'ont pu le faire certaines femmes politiques et « littératrices » en attente de notoriété, n'ayant pas peur de l'humiliation qui s'ensuit forcément.

    Cette littérature parle d'un tout petit milieu que les mauvais esprits diront très superficiel, qui aime bien contempler son ego sous toutes les coutures, et raconter ses aventures et mésaventures sexuelles en long, en large et en travers fût-ce en égrenant quelques lieux communs, par humilité je suppose, ainsi Marcela pense que DSK élu il eût « transformé l'Élysée en boîte échangiste » ce qui relève d'un niveau d'analyse politique élevé on le notera...

    Dans le même temps Marcela a envoyé à son ancien amant un courriel que d'aucuns jugeraient capillotracté que l'on peut voir comme une maladroite tentative d'une pauvre petite fille égarée de rapprochement amoureux et d'autoflagellation, du moins si l'on était un mauvais esprit ce que je suis loin d'être.

    Dans ce mail gladiolé elle explique, diraient un mauvais sujet que je ne suis pas, comme une adolescent pré-pubère que si elle a été méchante, ce n'est pas de sa faute mais la faute de son éditeur qui lui a commandé ce livre pour se faire un coup de pub et pour qu'elle en vende beaucoup.

    Là-dessus, c'est gagné sur les deux tableaux.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsEnfin, les militantes féministes actuelles, comme les « Femen » ou les « Pussy Riots » (cela ne justifiant pas leur emprisonnement évidemment), mais pas seulement, ont pris l'habitude de mettre en avant non pas leurs idées mais leur physique, se conduisant en objets sexuels totalement stéréotypés pour leur combat ou en « Go-go » danseuses banales, tirant « sur les ambulances », provoquant ou voulant provoquer les mêmes, tout en étant curieusement incapables de prendre des risques réels contre des intégristes religieux sexistes beaucoup plus dangereux, de s'engager contre l'excision, la polygamie, ou toute autre coutume barbare envers les femmes et les petites filles par manque de courage, par aveuglement idéologique et par sottise...

    L'auteur de ces lignes trouve cela au final rassurant que les féministes soient des midinettes comme les autres. Des décennies de matraquage idéologique abscons n'ont toujours pas eu raison de ce qui fait la vraie beauté des femmes : leur féminité, leur intelligence, leur douceur...

    Image sur une des premières manifs pour "la journée de la femme" prise ici

    Simone de Beauvoir et Nelson Algren, image prise ici

    morceau de la couverture du "Nouvel Obs" pris ici

    image d'une manifestation de soutien aux "Pussy Riots" prise ici

  • Panégyrique des emmerdeuses

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    « Les femmes et le bordeaux, je crois que ce sont les deux seules raisons de survivre. »

    e912_480x270_-awi6d.jpgLa seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute – Pierre Desproges, Éditions du Seuil

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    « Misogynie à part, le sage avait raison :

    Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison,

    En foule elles se pressent,

    Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées,

    Et puis, très nettement au-dessus du panier,

    Y a les emmerderesses... » - Georges Brassens, « Misogynie à part »

    Sur un site participatif, un intervenant prétend que les hommes préfèrent les femmes idiotes, les imbéciles peut-être, qui ont peur de se sentir mis en danger par les filles intelligentes, mais je reste persuadé que ce qui fait tout le charme d'une dame ou d'une demoiselle tient justement autant à son joli minois qu'au contenu de sa cervelle.

    J'ai décidé de faire mon « coming out » et de le dire tout de go sans me cacher, j'aime les emmerdeuses, pas n'importe lesquelles me dira-t-on, mais je trouve que les emmerdeuses, à ne pas confondre avec les emmerderesses, ont plus de charme, plus de séduction et de conversation.

    Les modèles d'emmerdeuses charmantes et séduisantes sont légions dans le cinéma et la littérature, elles inspirent les auteurs :

    Calypso, qui ne sait pas ce qu'elle veut, Circé, une emmerdeuse dangereuse, Emma Bovary (à lire un excellent texte de Woody Allen où il rend hommage au personnage qu'il fait venir au XXIème siècle gràce à une armoire normande magique), la Sanseverina dans « la Chartreuse de Parme », Lolita, Audrey Hepburn dans « Breakfast at Tiffany's », Katherine Hepburn dans « African Queen », Ava Gardner dans en particulier « Mogambo », Marylin Monroe dans la plupart de ses films, excepté « The Mistfits » où John Huston et Arthur Miller font d'elle une emmerderesse, Annie Hall bien sûr, et presque toutes les héroïnes de Woody, sans oublier les emmerdeuses télévisuelles inoubliables (d'autres emmerdeuses étant nettement oubliables, comme Clara Sheller).

    Certainement, vais-je être taxé de misogynie par une emmerderesse ou l'autre mais qu'importe.

    Il y a deux sortes d'emmerderesse, la jolie, et la moche :

    La jolie pense que les hommes qui ne songent pas immédiatement à se jeter sur elles pour les violenter sont forcément homosexuels, l'emmerderesse jolie devient pénible à force, la moche pense que tous les hommes sont des salauds et d'affreux phallocrates, et non simplement, qu'elle dispose de peu d'atouts et d'atours.

    Il faut dire que la frontière est très mince entre l'emmerdeuse et l'emmerderesse, l'emmerderesse en est généralement, comme beaucoup de pauvres petites filles riches, à sa quinzième année de thérapie, pour tenter une typologie, elle a un problème avec son complexe d'Électre et quelques névroses sous-jacentes et distinguées. Bien que sa mère se soit toujours conduite avec elle en copine, elle est en conflit ouvert avec et porte son père aux nues, ou bien l'inverse, toujours dans un drôle de rapport amour/haine à ses géniteurs.

    L'emmerderesse a l'univers qui tourne autour de son nombril, et de son égo, qui malgré tout ce qu'elle prétend, est considérable.

    La pauvre n'est pas aidée la plupart du temps par des parents qui après avoir « fait 68 » ont pensé pouvoir continuer à révolutionner les mœurs en couchant à droite à gauche sans culpabilité (surtout pas de culpabilité) et en remplaçant l'éducation et l'affection données auparavant à leur progéniture par un hyper-laxisme de bon aloi.

    Bien souvent, elle finit hyper-liftée et bronzée été comme hiver, au bras d'un type plus vieux qu'elle qui a du pognon en masse qui sait très bien à quoi s'en tenir sur les sentiments de sa femme, ou d'une autre femme (soyons moderne) autoritaire et paternelle avec elle, ce qui lui permet alors de se mettre en valeur de se réclamer du nadir du progrès des consciences.

    L'emmerdeuse n'a pas autant de problèmes psychologiques, au fond elle profite souvent abusivement de sa position de jolie femme, et, ou, de son charme.

    Ainsi, comme elle sait qu'on lui pardonne aisément, elle arrive systématiquement en retard aux rendez-vous, quand elle propose à l'homme de l'accompagner, ce n'est pas seulement pour demander son avis au mâle, c'est surtout pour qu'il se laisse convaincre de porter les paquets sans râler, car tout un après-midi dans les magasins finit par faire lourd dans les bras. Elle est tout le temps en plein régime, ou du moins elle « fait attention », et pourtant quand elle a des envies gourmandes, elle cède immédiatement.

    Tout ce qui fait pourquoi l'homme l'aime en définitive, cette addition de petits -tout petits- défauts.

  • Les talons hauts, métronomes du désir

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     En introduction, je demande pardon d'avance aux lectrices qui pourraient se sentir choquées, ce serait bien à tort, il ne s'agit là que d'innocentes taquineries...

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    1992-1-talons-aiguilles.jpg?456649230Des talons, cela ne doit pas forcément claquer fort quand on entend une femme approcher, celle-ci fût-elle l'être aimée, la dulcinée du Tobozo que l'on vénère, ou une simple passante qui passe. Les talons hauts, c'est un peu comme la mini-jupe, c'est un sujet qui peut apparaître comme ça hautement superficielle, donc indispensable à traiter. Nous aurions pu nous attacher à décrire également le parfum des femmes et son importance (mais il y a déjà un film de Dino Risi sur le sujet, nous le conseillerons à nos lecteurs pour avoir dessus un point de vue exhaustif)

    Cela ne doit pas être trop saccadé non plus, sinon toute la magie de la chose se perd, c'est comme un métronome interne qui rythme nos sens et nous récompense de notre attente, surtout quand la dulcinée du Tobozo est systématiquement en retard, ce dont nous l'excuserons volontiers car ça fait partie bien évidemment de son charme (il suffit pour être tranquilles de lui fixer vos rendez-vous une heure avant).

    Cette magie des talons hauts c'est un peu comme ces coiffures qui se perdent pourtant, qui mettaient en valeur la délicatesse du port de tête des jolies femmes (pour les autres il faut quand même avouer qu'on s'en fiche).

    C'est un peu comme le porte-jarretelles et les bas noirs, si c'est trop ostentatoire, cela n'a plus beaucoup d'intérêt et de beauté. Il n'y a pas besoin que l'objet du désir, ou de la concupiscence masculine, cela dépend du point de vue où on se place, soit juchée, la pauvre, sur des talons de vingt centimètres, des talons juste un peu compensés suffisent largement pour faire le bonheur des amateurs de beauté féminine.

    En ces temps de théorie du genre de plus en plus prégnante dans les médias, ainsi que son corolaire paradoxal, le « Care », il ne fait pas bon vanter la féminité et ses atours en général, l'art délicat que savent encore manier certaines femmes capables d'élégance de marcher en hauts talons, la séduction, la beauté des filles.

    Cela se perd hélas et l'auteur de ce texte, grand amateur des jolies jambes des filles, se désespère car les talons plats se multiplient et certaines osent jusqu'à porter des « tennis » avec un tailleur comme cela est déjà la coutume outre-atlantique.

    Beaucoup de jeunes filles et de femmes en hauts talons ressemblent surtout de plus quand elles en mettent à des « professionnelles » du trottoir qu'autre chose. Les hauts talons sont devenus un accessoire de fille vulgaire.

    Selon les « Gender studies », la séduction, la beauté, l'art de bien s'habiller, tout cela n'existe pas puisque la féminité serait une construction sociale, et donc, les hauts talons en particulier un signe d'oppression de la masculinité.

    Étrangement, on remarquera que ça n'empêche pas les vestales de ces idées de prétendre que le « Care », le gouvernement des femmes, serait plus doux, plus intelligent, ce qui signifie donc que pour elles, la féminité donc existe bel et bien, on y perdrait son latin, mes bien chers frères.

    « Femme varie, bien fol qui s'y fie », a dit un jour avec raison un autre amateur de la beauté des femmes.

    Un macho, un réactionnaire, un infâme phallocrate se dirait que les « gender studies », et une bonne partie du féminisme actuel, c'est surtout une excuse que les moches ont trouvé pour se consoler, mais moi qui suis un gentil garçon, je n'irais pas jusque là.

    Je suppose que les adeptes du « Gender » et les féministes me rétorqueront que tout ce qui précède n'est que l'expression de ma lubricité contenue à grand-peine car je suis un mâle, me parleront de tous les viols, agressions sexuelles commis à cause des accessoires et tenues qui rendent la féminité d'une femme plus désirable qu'elle ne l'est naturellement.

    Ce serait une grave erreur de croire que les admirateurs de la séduction féminines manquent de respect envers les dames, au contraire, c'est même plutôt tout l'inverse. Ce serait comme ces militants anti-alcooliques, ces hygiénistes, pour qui boire un verre de vin ou deux, ou trois, c'est déjà avoir sombré dans la soûlographie, pour qui aimer la bonne chère, c'est « bouffer » pour bouffer.

    Alors que ça n'a bien sûr rien à voir.

    Quand il est question de la beauté des filles, il ne s'agit pas bien sûr de la beauté stéréotypée des femmes telles qu'elle sont montrées dans la publicité, les médias, la mode, avec un physique d'adolescentes à peine pubères anorexiques et faisant la gueule, retouché encore en plus ensuite à la palette graphique. Il n'y a pas d'exclusive sur le sujet, une femme qui a des seins et des hanches peut être belle et séduisante, tout autant qu'une femme mince et plus androgyne, ou une encore plus féline, etc...

    L'essentiel là-dedans, quant à la séduction, c'est au fond l'amour de la vie qui engendre souvent l'amour des autres, la capacité de rire de soi et du monde,

    Une femme qui n'aime pas la vie est laide, tout comme le soulignait Desproges d'ailleurs, il vaut mieux se méfier de celles qui mettent de l'eau dans un Bourgogne ou qui chipotent au-dessus d'un magret juteux au parfum capiteux.

    Ci-dessous, à retenir pour compléter cette causerie, le passage où Tony Curtis et Jack Lemmon observent Marilyn sur le quai de la gare


    Certains laiment chaud - trailer par enricogay

  • Ce que les affaires sexuelles récentes révèlent sur l'image des femmes en 2011

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    On en parle aussi sur Agoravox

     Le corps des femmes dans les médias après l'affaire DSK et l'affaire Tron...

    image ci-dessous prise ici

    Corps-de-femme.jpgQue l'on ne se méprenne pas, l'auteur du texte qui suit n'est pas franchement un féministe, ni même un soutien du féminisme de près ou de loin, quoi que je ne dédaigne pas la compagnie des femmes toutes proches, très proches. De plus, le féminisme ce n'est ni plus ni moins qu'un militantisme pétri de certitudes pénibles à entendre, comme toute vulgate.

    Je me souviens par exemple de cette manifestation organisée il y a quelques années à Bastille pour défendre le sort des femmes afghanes, dont j'avais été repoussé avec quelques autres mâles car mâles dont mauvais pour les dames présentes ce jour là.

    Ce qui est contradictoire, puisque dans les mouvements féministes fleurit depuis quelques temps une théorie « du genre » qui affirme que le genre n'existe pas, donc le genre masculin non plus.

    Or, si les mâles ne sont pas acceptés dans une manifestations, c'est donc que le genre est reconnu comme existant, puisque nous étions perçus comme hommes. N'y étaient même pas tolérés les hommes/« copines » très à la mode dans certains milieux, capables de tellement d'écoute avec les femmes, souvent ou homosexuels, assumés ou pas, ou simplement intellectuellement châtrés.

    Ce que j'ai toujours trouvé étrange, mais pas tant que ça finalement, c'est que l'on retrouve le même genre de harpies frustrées au bout du compte dans d'autres mouvement pourtant apparemment aux antipodes, comme dans certains groupes catholiques où il semble de bon ton pour les filles de s'enlaidir le plus possible.

    Depuis quelques semaines cependant, après l'affaire DSK et l'affaire Tron, on se pose quand même beaucoup de questions sur l'image des femmes dans la société actuelle.

    D'un côté on nous dit qu'il n'y a pas « mort d'homme », de l'autre on on parle de « troussage de domestiques », sans trop de gravité, ce qui en dit long sur les commentateurs. Ce qui est également assez curieux, c'est qu'il s'est trouvé quelques femmes dont celle-ci, pour défendre DSK tout en se prétendant féministe, ce qui en dit long sur la sincèrité de ses convictions et les contradictions des féministes.

    De l'autre, on croit bon de nous alerter sur la pudibonderie de notre société qui signifierait que nous serions en train de nous américaniser, de devenir des protestants rigides qui ne tolèrent pas la moindre déviation à la morale. On n'ira pas jusqu'à dire qu'il y a encore beaucoup de préjugés sur les « parpaillots » ou réputés tels mais on n'en est pas loin.

    Pour l'américanisation, je dirais que malheureusement c'est déjà fait ou du moins largement entamée.

    Pour le retour à un ordre moral pudibond et rétrograde, je serai moins définitif, je dirai que c'est un peu court les gars, (je parle de la phrase les gars, pas d'autre chose).

    Cela sent le vieux refrain, la même ritournelle est servie depuis 68 dés que l'on révèle les frasques d'un notable ou un autre dans les médias, surtout quand celui-ci se prétend progressiste ou libéré. Traduire par là que ce n'est pas qu'il ait quoi que ce soit à ficher du sort du peuple et des précaires, mais qu'il veut continuer à profiter de son argent en baisant à couilles rabattues le plus possible (que les oreilles chastes m'excusent d'être cru, mais c'est la bonne formule).

    Et cela ressemble aussi à une excuse tout trouvée des spécialistes de blagues de cul de fin de banquet qui ont peur de ne plus provoquer autant de rires gras qu'avant, des dragueurs de boîtes minables qui tremblent de ne plus pouvoir lever de boudins maussades le samedi soir, des spécialistes de l'adultère bourgeois, bohème ou pas, qui s'inquiètent de ne plus pouvoir coucher à droite à gauche, ou de ne plus avoir la possibilité de « se faire » la jolie stagiaire du premier, en lui promettant un CDI si elle est docile sur la photocopieuse ou sous le bureau du patron.

    Rien de pire aussi que le minable se trouvant irrésistible pour une raison ou une autre, grossier quand il se croit séducteur, débile quand il s'imagine d'une grande finesse.

    Les féministes comme ceux qui craignent le retour à un ordre moral se trompent dans les deux cas.

    Ce qui détériore le rôle et l'image des femmes c'est la marchandisation des corps qui deviennent des choses comme les autres, que l'on vend et que l'on s'échange.

    Le corps des femmes devient aussi de plus en plus virtuel, retouché, et les femmes réelles se soumettent aux diktats de plus en plus impérieux quand à ce corps dont on leur demande qu'il ressemble à celui qu'elles avaient juste avant leur puberté à onze ans, un corps sans formes, ni rondeurs, qui témoignent surtout d'un réel puritanisme celui-là, qui implique la haine du corps féminin au bout du compte, une haine transmise également par la pornographie qui fait des femmes des mécaniques à jouir et rien d'autres.

    Tant que le corps des femmes sera comme une marchandise, tant qu'il servira à vendre de belles bagnoles ou du jambon, l'image des femmes sera mauvaise. Et rien ne changera.

  • Lettre ouverte à une « célibattante » de quarante ans

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    intéressera les célibattantes et célibattants sur Agoravox

    Hier j'ai reçu sur Facebook une demande d'« amitié » d'un ancien flirt de fin d'adolescence, une certaine Laure, une période où l'on se leurre sur ses sentiments en parant ses désirs de grands sentiments.

    n6.gifJ'ai regardé deux fois son parcours pour vérifier que c'était bien elle, car sur la photo elle ne ressemblait absolument pas au souvenir que j'avais d'elle. A l'époque, il y a plus de vingt ans, elle avait une cascade de cheveux auburn, un buste chasse-neige et des yeux gris-bleus très pétillants. Ce n'était déjà plus à la mode d'avoir des formes à cette époque, d'être pulpeuse comme elle l'était.

    Elle était cultivée, fine et faisait preuve de beaucoup d'humour. Elle avait énormément de charme et le monde à ses pieds.

    Et là je voyais une femme qui semblait avoir déjà cinquante ans, des lunettes « sécu » sur le nez, la chevelure terne et le regard perdu dans le vague.

    Bien sûr, les amoureux éconduits même vingt ans après ont tendance à se réjouir cruellement, de se dire même malgré eux : « tu vois, si tu étais resté avec moi, ça ne se serait pas passé comme ça ».

    Et puis, on ressent de la pitié et cela amène ensuite d'autres questions.

    Elle fait partie de cette génération née juste après « Mai 68 » dont les vieux combattants nous ressassent encore les beautés et les merveilles de nos jours, radotant exactement de la même manière que les vieux messieurs moralisateurs des temps anciens.

    Laure a grandi pendant la fameuse « parenthèse enchantée », cette période où les professeurs, les instituteurs, les intellectuels, les journalistes et la plupart du commentateur enjoignaient de tout vivre, tout ressentir, d'échapper à la routine d'une vie équilibrée perçue automatiquement comme aliénante.

    On nous disait que le monde était à nous, que nous devions vivre et aimer passionnément quitte à sombrer dans des excès dangereux. Alterner les partenaires sexuels comme on disait à l'époque, comme on dit encore, était quasiment obligatoire.

    Alors qu'au bout du compte c'était toujours les fantasmes masculins qui dominaient, celui de la bourgeoise libérée qui ne porte pas de culotte et change d'amant comme elle éternue.

    Ce n'est pas que l'on doit regretter la situation avant 68, la pudibonderie, les garçons et les filles corsetés, leur ignorance totale de la sexualité jusqu'à leur mariage, pour certains d'entre eux, ceux habitant à la campagne avaient des leçons de choses sous leurs yeux avec les animaux dans les fermes.

    Mais l'on est passé d'un extrême à l'autre, et l'ignorance en matière sexuelle est toujours la norme même si les enfants et les adolescents ont accès au porno très tôt, justement pour cette raison a-t-on envie de dire.

    Si « Mai 68 » a amené les accords de Grenelle qui ont entrainé certains aménagements cosmétiques du libéralisme à la française, il n'a fondamentalement rien changé à l'iniquité fondamentale de notre société.

    Par contre, il a engendré un bouleversement des mœurs et mis fin à l'hypocrisie morale des plus privilégiés qui n'ont plus ressenti le besoin de mettre un paravent pudique pour camoufler leurs coucheries et aventures adultérines ou pas.

    Laure voulait vivre comme les adultes nous intimaient de le faire dans les années 70. Elle voulait être une femme libérée, indépendante, et faire une belle carrière, et trouver dans le même temps le prince charmant qui saurait la combler, un prince de rêve à la fois très viril et féminin dans l'écoute, bien élevé et mauvais garçon, artiste et capable de faire la vaisselle.

    Je l'avais vue dans une émission de Delarue il y a quelques années, témoignant comme jeune femme en quête de ce genre de fantasme totalement inepte au bout du compte. Elle le faisait certainement dans l'espoir de le rencontrer enfin, qu'il était là derrière le poste, caché quelque part, subissant sans broncher les conseils débiles d'un coach grotesque lui apprenant à « gérer » ses sentiments comme on gère son portefeuille d'actions.

    Elle est d'une famille qui a des relations dans le milieu culturel, et des moyens, l'on y est ouvert d'esprit, jusqu'à un certain point.

    Comme beaucoup d'autres célibattantes, elle s'est retrouvé seule dans son appartement parisien, avec quelques amis empressés avec elle quand elle avait les moyens, beaucoup moins quand elle s'est retrouvée au chômage avec un enfant à élever.

    Elle a fait une solide dépression et ne peut plus vivre sans neuroleptiques.

    Un jour elle en a pris de trop car elle avait beau connaître du beau monde, elle avait compris que ce beau monde ne l'aiderait pas et que l'on ne peut pas vivre tous ses désirs où l'on veut quand on veut comme nous l'a fait croire la génération qui a « fait Soixante-huit », que vivre ses désirs sans frein a des conséquences. Et que finalement cela conduit à introduire le consumérisme roi dans la vie personnelle de chaque individu qui consomme du sexe et se soucie moins d'aimer vraiment.

    Les représentants de celle-ci d'ailleurs ont profité à fond de la « parenthèse enchantée », ont fait l'amour autant qu'ils pouvaient sans se soucier du lendemain, sans faire beaucoup d'enfants, se disant que finalement ce serait à leur progéniture de s'en occuper. Ils ont fait mine de penser – ils le font toujours- que leurs enfants feraient la révolution et obligeraient les banques et les patrons à financer leurs retraites tout en sachant très bien que leurs enfants devraient surtout travailler plus et plus mal, subir une précarité violente pour s'en sortir.

    Laure est loin d'être la seule à avoir vécu cette descente aux enfers de la solitude et de la dépression. Parfois, ce n'est pas si grave, cela ne va pas si loin, mais que de blessures ouvertes on peut voir chez tant de femmes de son âge, désillusionnées, perdues, paumées, abandonnées, qui ne se sont pas vues vieillir car pour la plupart elles croient encore à ses illusions, ou feignent d'y croire car c'est plus rassurant.

    Les célibattantes s'entretiennent, quitte à faire appel à la chirurgie, quitte finalement à se soumettre à d'autres diktats que leurs ancêtres, tout aussi arbitraires et méprisants envers les femmes qui manquent toujours de choix de vie entre la maman et la putain.


    Cookie dingler femme liberee
    envoyé par jc761. - Regardez la dernière sélection musicale.

  • Le fanatisme dont on ne parle pas souvent – Naomi Ragen et les "autres" barbus

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    1564889-Main_entrance_to_Mea_Shearim-Jerusalem.jpgOn parle peu de Naomi Ragen, et pourtant elle lutte contre l'intégrisme sévissant en ce moment dans plusieurs quartiers de Jérusalem et essaimant en Israèl, voir cet article et celui-là. Il ne se limite plus à Meah Shearim (en photo l'entrée du quartier et les recommandations aux visiteurs) à Jérusalem. Elle connait bien ce dont elle parle, puisqu'elle a vécu dans la communauté « haredim » très longtemps. Dernièrement, elle a dû aller s'asseoir au fond d'un bus Egged, la compagnie nationale, avec les autres femmes, sur l'injonction de juifs ultra-orthodoxes ce qui constitue de fait une ségrégation. Pour elle ce n'est qu'un symptôme parmi d'autres de l'envahissement progressif des préceptes de ces fanatiques de toute la vie sociale israélienne, ceux-ci bénéficiant largement de privilèges et de pensions (quant au service militaire, entre autres...), ce qui est plutôt ironique quand on pense que les premiers fondateurs de kibbutz fuyaient justement cet emprise de la religion et de ses prescriptions arbitraires, en plus de l'antisémitisme.

    Dernièrement, un rabbin de cette tendance a demandé que les femmes ultra-orthodoxes ne portent plus de perruques mais se voilent complètement les cheveux, voire se couvrent le visage tout comme les talibans. Naomi Ragen fait partie de ces femmes israéliennes courageuses qui s'émeuvent de cette progression souterraine des pires sottises qu'elles croyaient oubliées, le tout dû à la radicalisation de certains de ses compatriotes nationalistes. Élie Barnavi explique parfaitement cela dans un entretien, par là. Rappelons que pour ces prises de position courageuses, Élie Barnavi est maintenant qualifié d'allié objectif des islamistes par ses adversaires qui ne veulent surtout pas écouter les voix de la raison et du bon sens.

    On le sait de toutes façons, c'est principalement la question de Jérusalem qui bloque la paix au Proche Orient, du fait de plusieurs facteurs dont le fanatisme des uns et des autres est certainement le plus important, les musulmans n'étant pas en reste, sans parler de certains chrétiens, surtout occidentaux, qui prennent aveuglément partie pour un camp ou l'autre, boutant le feu à la haine par bêtise et irresponsabilité, tout comme ces généreux mécènes qui achètent des quartiers entiers de la ville, les vidant de leurs habitants musulmans ou chrétiens, remplacés alors par des colons venus d'Amérique ou de Russie. Que je sois moi-même bien clair, il ne s'agit pas de s'opposer une seconde à Israël, d'en contester une seconde les droits les plus élémentaires à la sécurité, mais que cet intégrisme dont on ne parle pas provoque également la violence et incite à la haine tout autant que d'autres.

    Et par peur ainsi que par lâcheté, ceux qui ne soutiennent pas par exemple Ayan Hirsi Ali soutiennent encore moins des femmes comme Naomi Ragen. Cette coupable indulgence envers des coutumes d'une autre âge c'est autant de nouveaux "Münich". Cette indulgence certains l'excusent en l'expliquant par les fanatismes des autres religions, et réciproquement : "si nous sommes fanatiques c'est la faute des fanatiques d'en face en somme". Ce qui n'est pas une seconde une justification audible.

    A ce lien un entretien avec Élie Barnavi

    Ci-dessous le début de "Kadosh" d'Amos Gitaï

  • "Les femmes ça fait pédé" selon Gainsbourg

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    Spécial "lendemain de la Journée des femmes"

    Les femmes ça fait pédé

    C'est très efféminé

    Tellement efféminé qu' ça fait pédé

    Les femmes ça met des jupes

    Non mais de quoi j' m'occupe

    Les femmes ça met des bas, Nylon ou soie

    La suite des paroles par là

    Gainsbourg chanté par Régine

  • Pour la journée sans emmerdeurs

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    Décrétons la journée sans emmerdeurs !

    autres-insolite-france-1051231216-1163991.jpgJe décrète le 18 Janvier la journée sans emmerdeurs, ou emmerderesses, du genre à te demander pendant un dialogue si ça va et selon le ton à en tirer toute une psychanalyse de comptoir, généralement ça se termine ainsi :

    - Ah, ça va pas, c'est bien ce que je dis.

    - Mais si ça va très bien, je suis juste un peu fatigué.

    - Oui, tu me fais la gueule mais tu ne veux pas le dire....

    Ad lib...

    Sur le Net, c'est un rien plus complexe, un rien seulement, on est vite catalogué, facho, réac, et là les emmerdeurs s'en donnent à coeur joie. Là encore, c'est une manie, ils psychologisent, ils introspectent (dans la soie, ah, ah, ah, suis-je spirituel) de l'extérieur. Il en est même qui sont persuadés que leurs contradicteurs sont amoureux de leur personne, hommes ou femmes, et que c'est pour compenser une frustration qu'ils répondent. Les emmerdeurs se partagent entre le ton mielleux, c'est pour ton bien qu'ils t'emmerdent, et les insultes de cour de récréations jusqu'au fameux : « c'est çui qui dit qui y est », « de toutes façons, mon père il est plus fort », ou bien encore, « j'en ai une plus grosse que la tienne » -de main, bien sûr, je veux parler de la main.

    Il y a l'emmerdeur que l'on rencontre dans la rue, qui te tape sur l'épaule alors que tu ne vois pas qui c'est, pour lui par contre vous êtes intimes, autant que possible, hétérosexuellement parlant. Il égrène des souvenirs, mais tu as beau chercher, rien ne te revient. Distraitement, tu réponds : « ah, oui », « bien sûr », et l'éternel « mh, mh », ou « tsk tsk tsk ! ».

    Il y a aussi l'emmerderesse. L'homme de goût a tendance à lui passer tout ses caprices quand elle est jolie. On lui pardonne tout même si on a quand même envie de lui coller deux gifles. Si elle tourne maniaco-dépressive hystérique, que ce soit dans la vie ou sur Quand l'emmerderesse est moche, par contre, c'est plus simple, on peut l'envoyer balader, ou alors la railler, ce qu'elle n'aime pas, ses névroses sont son univers.

  • L'amour au temps de la « nervous breakdown » – Torrents d'amour

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    Histoire de Prosper, suite...

    nervous-breakdown.jpgProsper aimait les femmes qui se confiait à lui car ainsi il pouvait se poser en sauveteur, et en sauveur. Quand il les avait guéri de leurs problèmes, qu'il les avait aidées à progresser, à mûrir, d'un certain point de vue, elles l'intéressaient beaucoup moins. Tant qu'il était leur chevalier blanc, tout allait bien, ensuite les choses devenaient problématiques. Il ne savait plus comment faire quand il s'agissait de construire une vie de couple normale, banale et agréable. Cela aurait été plus simple au temps de Tristan et Iseult, il n'aurait pas eu à changer d'un iota son comportement avec Iseult, il n'aurait pas eu besoin de tant de complications avec quelque soubrette ou fille de corps de ferme. Et Prosper bovarysait plus ou moins, avouons le.

    Prosper n'était pas le seul homme à être extrêmement compliqué dans ses relations avec le beau sexe ou à être dans le syndrôme du héros romantique. Il fut ami un temps avec Arnould qui était encore bien pire. Arnould tombait fou amoureux de donzelles souffrant de névroses sophistiquées et chics, il les emmenait au cinéma ou au restaurant. Elles pleuraient beaucoup avec lui, sur leurs problèmes, sur leur nombril, sur elles. Il en rajoutait pour entretenir le tout, allant voir un mélodrame plutôt qu'une comédie. Dés qu'elles lui avouaient leur amour, qu'elles exprimaient leur désir, il les laissait tomber et n'en voulait plus. Il reconnaissait bien volontiers que seule la séduction, du moins telle qu'il l'entendait, lui suffisait.

    Prosper fut ami aussi avec Gontran. Gontran était flamboyant, il « clinquantait » de mille feux, bien que taillé comme une ablette et le nez chaussé de lunettes bien sages, sa flamboyance semblait parfois bien fragile aux mauvais esprits qui était aussi pour Gontran des jaloux, des malfaisants, des êtres vils. Gontran flamboyait aussi dans ses amours.

    Women%20On%20The%20Verge%20Of%20A%20Nervous%20Breakdown.jpgComme les deux autres, il avait le syndrôme du chevalier blanc, mais poussé bien plus loin, exprimé bien plus fortement. Cultivé, sensible et fin, mais doté d'un ego profond comme les sept cercles de l'Enfer, il aimait les maniaco-dépressives en fin de droits, les anorexiques sur le fil du rasoir, les Electres inconsolables, les passionnarias introverties à l'extrême, au regard brûlant de fièvre et de désir inassouvi, désir qui restait inassouvi mais qu'il entretenait, un temps du moins.

    Pendant toute la durée de leur passion, elles étaient sa chose, son instrument, le vénéraient tel un ancien maître zen, ne juraient que par lui, que par ses paroles, quitte à tout sacrifier de leurs amitiés, de leur anciens amours, de leur famille. Elles le faisaient en toute conscience, aimant ça au bout du compte, être esclaves, des femmes réputées libres sous la coupe d'une sorte de "maquereau" plus vindicatif que ceux qui relevaient les compteurs rue Blondel aux temps bénis des « maisons ». Elles l'idolâtraient, puis un jour, elles se réveillaient de leur rêve de midinette, ce qu'elles étaient au fond. Il tempêtait, rageait, se mettait terriblement en colère, les vouaient aux gémonies, se conduisait comme un charretier, demandait pardon, se tapait la poitrine. Elles faisaient alors une rechute, ou étaient totalement guéries.

    Il les rejetait, tout comme les amitiés perdues, dans son enfer personnel. Elles devenaient ses nemesis, des esprits mauvais, succubes impurs, qui voulaient le perdre contre son gré. Il se voyait alors comme un chevalier errant retrouvant sa solitude grandiose, un ermite romantique, un dandy désespéré dans le genre de la dame aux camélias, celle qui crachait ses poumons par amour pour un salaud.

    L'amour au temps de la nervous breakdown, ce n'était pas une mince affaire...

    à suivre...

  • La différence qu'il y a entre Woody Allen et Emmanuel Mouret - à propos de "Whatever works"

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    frederique_bel.jpgJ'ai vu il y a quelques jours sur Arte "Changement d'adresse" d'Emmanuel Mouret que l'on m'avait chaudement recommandé comme léger mais profond, très bien vu sur les relations hommes-femmes, un Woody Allen français, alors que cinématographiquement ses références se voudraient plutôt appartenir à Billy Wilder dont "la garçonnière". Cette propension à glisser absolument des références, en chaussant plus que des gros sabots des chaussures orthopédiques est pénible, surtout quand c'est gratuit; Chez Woody il y a aussi des références mais elles ont un sens car il les maîtrise. Elles ne servent pas qu'à épater la galerie et vendre son film. Le seul élément, si je puis dire, que j'ai retenu du film c'est Frédérique Bel qui joue, contrairement à ce qu'elle affirme, le même rôle de blonde évaporée et fantasque qu'elle jouait à la télévision mais en creux, là aussi si j'ose dire quand on considére les formes de cette actrice. Comme on ne veut pas passer pour trop prétentieux quand même on glisse un ou deux pipôles dans le lot, ici Dany Brillant. Mais les adulescents décrits par ce film ont de bien tristes sensualités, peu joyeuses, et leurs contradictions sont bien mesquines et bien ternes.

    whatever-works-800-75.jpgTout de suite, je sors de "Whatever works" de Woody Allen, léger, complètement immoral, finalement très sage : le bonheur surgit toujours là où on s'y attend le moins, et inutile de le chercher, on finit toujours par le trouver même si comme le dit un personnage : "qui joue peut perdre, qui ne joue pas perd tout aussi". Je vais faire mon intéresant mais la chanson de départ est celle du capitaine Spaulding, alias Groucho Marx, dans "Animal Crackers", et elle a un sens. Tout comme le capitaine, le film suggère que les prétentions sociales, la vanité, l'avidité ne mènent à rien, seul compte d'aimer et d'être aimé, pour ce que l'on est, et de se sentir libre quant à cet amour mais aussi quant aux préjugés. D'aucuns y ont vu un Woody Allen trop "première manière", avec digressions et psy, névroses et inadaptation, mais c'est justement pour cela que c'est encore mieux car cela s'enrichit de la maturité de l'auteur, on perçoit sa propre maturité en regardant parfois une photo de soi il y a dix ans, on se ressemble, on sait bien que c'est le même corps mais ce n'est plus le même être humain. Boris n'est pas un cynique, c'est un gosse qui a peur d'être blessé, qui rejette les autres par vulnérabilité.

    Et puis j'ai adoré l'esprit du film qui peut être grave mais sans pathos ni didactisme...

    Post-scriptum : On voit que les critiques actuels de cinéma ne sont pas cinéphiles car aucun n'a vu que Melody ressemble quand même beaucoup à Tina dans "Broadway Danny Rose"...

  • Les pauvres petits mâles blancs maltraités

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    neanderthal_narrowweb__300x340,0.jpgLe spot contre la violence faite aux femmes, qui existe dans tous les milieux, y compris les plus cossus, et du numéro que l'on peut appeler pour éviter cela, le 3919, provoque des réactions de petits mâles blancs décomplexés sur Internet, ou plutôt frustrés et complexés mais qui en parlent maintenant, un peu comme Zemmour se plaignant de ce qu'il croit être le matriarcat. On dirait que beaucoup regrette ce temps pour eux béni où l'on pouvait frapper sa femme ou sa copine, ou sa maîtresse, sans risques, ou bien violer, ou trousser la bonne entre deux portes sans scrupules, ou tripoter les petites filles en toute impunité. Bien sûr que ce spot est très politiquement correct, mais il faut quand même se rappeler qu'une femme meurt sous les coups de son mari tous les trois jours, dans l'indifférence car dans la tête de beaucoup, on en est encore au néolithique quant aux rapports des sexes. Que de plaintes de ces petits mâles blancs sur leur moitié qui semble pour la plupart les humilier à loisir ou les mépriser. Les célibataires ne connaissent pas leur bonheur.

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    En photo un vieux mâle blanc libéral-libertaire qui parle de la révolte des jeunes mâles blancs

    Zemmour, et ses disciples, me font toujours penser à "la belette", un élève du collège où j'étais adolescent. Pâlot toujours, petit, taillé en ablette, deux dents de devant un peu trop grandes, les ongles toujours rongés jusqu'à la lunule, c'était aussi un obsédé sexuel de première classe dés son plus jeune âge. Voyeur à la piscine, il n'hésitait pas à sacrifier au culte d'Onan en regardant sous les portes des filles (il avait vu comme une bénédiction du ciel le fait que les vestiaires étaient devenus mixtes dans cet établissement à la suite d'une crue de la Seine un peu trop forte). Il allait souvent acheter des magasines pour hommes à la librairie du coin, et bien sûr y croisait à chaque fois ou sa mère ou une amie de sa génitrice, se faisant sermonner des heures ensuite. Il se percevait en montagne de muscles gonflée à la testostérone, il pérorait souvent sur le rôle des femmes se divisant selon lui entre les mamans et les putains bonnes à étendre de suite. Il a fini par se marier avec une ancienne gloire des préaux collègiens, maintenant une bonne matrone aussi distinguée qu'une harengère à la criée. Ils sont contents, ils sont allés voir Drucker il y a peu, ils ont le dévédé, on peut les voir derrière la chienne de Drucker à 52'31sec7" de l'émission mais faut faire attention, heureusement qu'il y a le bouton "pause".

    bidochon.jpgIl y a aussi cette étrange conception du mariage que d'aucuns ont : on se marie avec une gravure de mode, une fille que l'on voit comme un archétype de telle ou telle fille, la bécébégé à l'air ingénu coquine qui cache bien son jeu, la fille délurée, la timide, l'intelligente, la beauté "glamour" adolescente. Pour les filles c'est pareil, ou alors d'autres s'amusent quand elles sont jeunes et finissent mariées à un brave type bien solide plus tard, et c'est tant mieux pour elles. Ensuite bien sûr, la vie fait que le mari ou la femme comprennent que la personne qu'ils ont épousé est aussi un être de chair et de sang (à qui il arrive même d'utiliser les lieux d'aisance, ce qui est dur à accepter pour certains hommes qui se font de leur épouse une image de contes de fées, ils restent très longtemps petits garçons à peine pubères). Ou bien l'on se marie par dépit ou par convention avec un camarade de fac, quitte à supporter plus tard l'imbécile, devenu un notable pansu et cynique, rappelant combien il avait trouvé drôle le bizutage de sa femme quand ils étaient jeunes (généralement une saloperie consistant à humilier les filles pour les organisateurs de ce genre de sottises, qui compensent ainsi leurs problèmes de micro-pénis ou de microcéphalie). Ou alors, il y aussi ses jeunes filles qui veulent absolument quitter leurs parents qui se mettent à la colle avec un néanderthalien qui ne manquera pas de resserrer toujours son étreinte quand ils sont en public, pour bien marquer sa propriété car sa femme est sa propriété.

    Ci-dessous l'après-dîner mondain d'un couple