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femme

  • L'économie de l'amour

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    amour, sexe, cou^ple, homme, femme, politique, économie, amaury watremezLes mariages d'intérêt sans beaucoup de sentiments, les amours de raison, ont toujours existé dans nos sociétés, ce n'est pas nouveau j'en ai conscience en écrivant ce qui suit. Par contre, ce qui change radicalement c'est l'amour directement perçu comme un marché financier et la relation amoureuse ainsi qu'une relation d'actionnaires à entrepreneur. Je l'ai compris en lisant en commentaire d'un « statut » de réseau dit social une jeune femme évoquant l'indispensable « optimisation » des sentiments.

     

    On optimise ses sentiments comme on optimise en définitive son capital, son investissement. L'on se doit d'entretenir son « capital corporel » et son « capital santé » afin de rester compétitif sur le marché. Ariane et Solal de « Belle du Seigneur » ont trop de doutes sur l'avenir économique d'où leur fin tragique, Madame Bovary a attendu trop longtemps avant de se lancer dans une stratégie commerciale audacieuse et le narrateur de « la Recherche » n'est pas assez agressif dans son plan communication avec Albertine ce qui motive en conséquence le départ de cette dernière...

     

    Les sentiments sont un frein, la passion un handicap certain.

     

    Comment montrer cette compétitivité pour une femme ?

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  • La beauté des femmes sauvera le monde

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    72455382.jpgNotre société glorifie l'apparence et l'image partout, du moins une version standardisée de celle-ci, un « corps mutant » d'ado à peine post-pubère et anorexique, que l'on entretient comme une bagnole, dont on change les pièces tous les 5000 kilomètres, mais finalement pour les belles filles et belles femmes c'est toujours « Sois belle et tais toi ».

     

    Dans le même temps, notre société est d'ailleurs aussi bien hypocrite car elle aime bien relativiser la beauté, ramenée à une vision qui serait subjective de la féminité, des trucs de « matcho » toussa, on parle aussi de « beauté intérieure », des excuses de moches pour justifier leur laideur, s'en consoler. La « beauté intérieure » des filles obèses, « pétulantes » selon l'expression cliché, des vieilles filles « célibattantes » teeellement dynamiques, c'est de la blague que tout cela.

     

    C'est juste le plus souvent une manière de cacher la blessure dont ces personnes souffrent aussi parfois, et pour leur entourage une façon de la nier et surtout de ne pas avoir à faire preuve de la moindre empathie à leur encontre. La souffrance individuelle est priée comme dans le reste de la société de rester sur le pas de la porte.

     

    Une jolie femme ne l'est pas car elle répond aux normes et à l'idéal « photoshopée » de notre époque, si l'on peut appeler ça comme ça, actuels. Elle l'est surtout car elle est intelligente et sensible, ce qui est très injuste pour les filles laides, j'en conviens, au cœur de qui le destin a placé la perle noire et lisse de la jalousie, ce qui a permis à certaines d'inventer le féminisme ou les « études de Genre » :

     

    Coïncidence certainement , ami lecteur, mais la plupart des théoriciennes du « Genre » font quand même très « mecs », je trouve, pas toi ? Je me souviens pour te l'avouer que dans la plupart des partis politiques, des groupes de laïcs et communautés religieuses, l'on peut croiser de ce genre de « mecs » contrefaits qui ne supportent pas la féminité éclatante des belles femmes et des jolies filles, beauté dont elles voudraient que celles qui la portent s'en culpabilisent, s'en repentent, avec de la cendre sur les épaules et des robes de bure, voir en s'auto-flagellant en public. Puisqu'elles nous le disent que l'idée de la beauté, de la féminité c'est la faute à ce qu'elles appellent l'opression masculine...

     

    En chaque féministe sommeille un vieux curé rassis qui aime admonester les « pécheresses », un mollah obsédé par le sexe, un rabbin de Meah Shearim obnubilé par le corps des femmes. Ils aiment l'obscurité, ils ne supportent pas la lumière, et la beauté est toujours lumineuse, généreuses. Ils ont tous cette même joie mauvaise, cette même jubilation peu ragoûtante, quand ils obtiennent satisfaction et qu'une belle femme montre qu'elle souffre de sa condition. Ils ne peuvent s'empêcher alors de le dire « qu'ils nous l'avaient bien dit ».

     

    Une belle femme pourtant ne peut encore et toujours en 2014 qu'être une idiote futile obsédée par les fringues, un bel objet que les hommes, et les femmes, désirent, jalousent, habillent ou déshabillent selon leurs fantasmes, qui n'a pas le droit d'avoir des failles, des blessures elle aussi, et de la personnalité. Surtout encore une fois, car cela serait trop injuste aux yeux des laiderons.

     

    Te le redirais-je ami lecteur, et amie lectrice, tu le sais je l'ai déjà écrit, j'aime quant à moi tout ce que l'on appelle des défauts, petits défauts, qui n'en sont d'ailleurs, chez ces belles femmes, leur goût pour les beaux vêtements, les parfums, tout ce qui met en valeur leur beauté. Les croyants devraient se rappeler que c'est aussi ça louer la Création, mais ils l'oublient souvent, je ne comprendrai jamais pour cette raison ces femmes qui s'enlaidissent volontairement dans les communautés religieuses, de laïcs ou pas, ces filles qui refusent leur féminité. Une femme devant son miroir est toujours émouvante par ce qu'elle révèle, par sa moue de petite fille, les regards qu'elle lance à celle qu'elle voit dans la glace, qu'elle trouve soit trop grosse soit trop mince.

     

    Elles sont de temps à autres de par leurs complexes ou souffrances nés de leur beauté les proies hélas consentantes ou pas, d'émules de Valmont ou de Casanova, des orfèvres également, pas toujours, d'un travail du négatif à travers la séduction, qui savent très bien singer l'empressement, l'intérêt pour ce qu'elles ressentent et vivent, tout en s'en fichant éperdument dans le même temps ne songeant qu'à les mettre dans leur lit. Il y a aussi celles qui comprennent l'inauthenticité comme il est de ces Valmont, ou simili Valmont car certains ne sont que des minables au fond, qui s'imaginent sincèrement tomber amoureux, alors qu'ils sont incapables d'aimer vraiment et en vérité.

     

    Cela n'empêchera pas la beauté de sauver le monde, la beauté des femmes rajouterais-je car la beauté ne peut qu'encourager à s'élever, à ressentir mieux, à comprendre les êtres et le monde. La beauté m'a pourtant poussé à la passion, à m'enflammer, et à souffrir aussi à tel point que j'ai des blessures toujours ouvertes, mais ces blessures font partie de la vie, et les êtres cabossés, blessés, sont aussi plus lucides, savent ensuite profiter du bonheur authentique quand il est là, même si ils ont perdu de temps en temps l'habitude d'être heureux.

     

     

    Ce qui est l'essentiel...

     

    photo sur le blog de mademoiselle Hortense

  • Confession vérité bouleversifiante d'un matcho sans remords

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    En 2014, l'idéal des canons de beauté féminine à la « une » des magazines et des émissions de télévision, c'est en somme une ado anorexique qui fait la tête, et qui aime bien se recentrer et se raconter, sur ses graves névroses d'enfant gâtée, mannequin-retouchc3a9e.jpg?w=490généralement elle publie une confession vérité « bouleversifiante » à trente ans où elle raconte ses coucheries à droite, à gauche feignant de les déplorer tout en les détaillant abondamment, ou alors une femme qui a des hanches de gamine à peine pubère et des seins en plastique, comme une starlette décérébrée de télé réalité ou une autre, le genre d'idéaux de beauté, dans les deux cas, définis certainement par un type qui hait les femmes plus que tout, ou qui a un problème d'Oedipe à résoudre, ou d'autres femmes un peu névrosées sur les bords elles aussi.

     

    C'est normal cet idéal aussi dans une société où le corps n'est plus qu'une machine que l'on entretient, dont on change les pièces défectueuses, et qui se doit de rester performant le plus longtemps possible au risque de finir en occasions, voire en vente à l'encan, au plus offrant sur le « bon coin » (TM°) par exemple.

     

    Les femmes, comme les hommes aussi maintenant, et pas seulement les tarl...métrosexuels, sont encouragés à préserver leur « capital beauté » (TM°), leur « capital jeunesse » (TM°), jeunesse et beauté n'étant plus des préoccupations de poètes et d'artistes mais un portefeuille d'actions en quelque sorte que l'on joue en bourse...

     

    Moi-même, ami lecteur, qui suis au choix un incurable « anar de droite » voire un « réac » j'ai toujours largement préféré depuis l'âge de mes premières émotions esthétiques et sensuelles quand j'étais un bel adolescent aux traits fins et délicats, et à la peau duvetée (Note Bene : mais j'arrête là de parler de moi de cette manière car ça m'excite) la féminité épanouie, qui a des formes, et non celles qui privilégiaient déjà le style« brindille » filiforme et androgyne qui m'agace depuis mes treize ans.

     

    Ce genre de femmes ressort généralement de la catégorie des pauvres petites filles riches, des chieuses patentées qui plaisent aux hommes qui essaient de percer leur mystère, oubliant que leur secret est que hélas il n'y a pas de mystère derrière les airs de femmes libérées (Nota Bene : « tu sais c'est pas si facile etc... ») torturées qu'elles se donnent...

     

    Elles recherchent à la fois le « prince charmant » (TM°), un amant fougueux, mais aussi le genre d'homme qui soit aussi une « copine » à l'écoute et dans le même temps un père de substitution, leurs parents « babyboomers » (TM°) n'ayant généralement pas eu le temps de s'occuper d'elles, absorbés qu'ils étaient à essayer de continuer à jouir le plus possible tant que c'était encore possible des corps et des choses dont ils avaient envie là tout de suite.

     

    Ces femmes finissent généralement en couple vers la cinquantaine avec une autre esseulée qui a souvent le genre « camionneur » membre du service d'ordre du MLF, remarquons alors que bien souvent il y a comme un effet curieux de mimétisme des coupes de cheveux et de l'habillement, ou un salaud qui les mènera à la baguette aussi bien qu'un taliban adepte de la remise en cause radicale du féminisme et de ses z-acquis. A ce propos j'attends toujours une action audacieuses et provocatrices des « Femen » à Kaboul ou dans un des camps de vacances super-sympa organisés par Tariq Ramadan à la montagne en Suisse. A moins qu'elles ne demeurent célibataires, on évoquera alors à leur endroit ces « célibattantes » teeelement dynamiques z-et pétulantes...

     

    Pour terminer sur une note psychanalysante et elle-aussi « bouleversifiante » ami lecteur, je dirais comme d'autres que cet atroce machisme sans remords, ce sexisme hors d'âge dont je viens de faire preuve, ce n'est pas de ma faute, c'est la faute à la société bien sûr, évidemment, qui m'a certainement imposé des clichés « sexistes » et discriminatoires dans lesquels je me vautre avec délices, et c'est celle de ma mère qui, enfant, m'emmenait dans les grands magasins parisiens et chacun sait qu'à Paris et dans ces endroits particulièrement qui à l'époque n'étaient pas spécialisés dans la touriste japonaise ou la fille de roi saoudienne les femmes sont toujours belles et élégantes et qu'il émane d'elles des parfums enivrants.

    photo du haut empruntée ici

     

    Et toi ami lectrice es-tu une femme Barbara Gourde ?

     

  • Nouveaux mâles, nouveaux pères

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    Sur Agoravox aussi

     Dédié avec déférence à Caroline Fourest, Anne Lauvergeon, Roselyne Bachelot et Nadine Morano

    pere_enfant.jpgJe me souviens d'un excellent dessin de Relom, le dessinateur de « Andy et Gina » montrant un « nouveau père », la poussette en avant dans un parc, se répéter fébrilement « je suis heureux d'être un nouveau père », alors qu'on voit bien qu'il est très mal à l'aise et qu'il n'y croit pas du tout.

    Je pense aussi à tous ces « nouveaux mâles », « pères célibataires » ou non, « père copain/copine » que l'on peut croiser, surtout dans les quartiers de centre-ville des grandes métropoles, tellement cool avec leurs gosses, tellement patients, qui font l'admiration des jeunes femmes modernes à la terasse des cafés. On me dira, certains sont des hypocrites fûtés, ils utilisent leurs gosses pour draguer : « Ah il est mignon le petit garçon, c'est votre fils ? », et une réponse en entraînant une autre, la bonne dame se retrouvera vite dans le lit de l'heureux Papa qui aura enfin une consolation plus roborative que le nounours qu'il partage habituellement avec sa petite dernière.

    En abordant ce sujet, on aborde de front ce qui différencie vraiment la droite de la gauche. Ou du moins une certaine droite d'une certaine gauche. Et l'on comprend que la droite libérale-libertaire (par ici l'origine de ce terme forgé par le philosophe marxiste Michel Clouscard) dispense à peu près la même doxa économique et sociale que la gauche sociale-démocrate les uns étant simplement un peu plus radicaux économiquement que les autres.

    Mais au bout du compte ce sont les marchés qui dominent le fonctionnement de la société, et le « laisser-faire, laisser-passer » ce qui reste de la morale qui se réduit à quelques interdits forts.

    Samedi soir dans « On n'est pas couché », Zemmour répondait à Madame Morano sur la « nouvelle parentalité », la diminution des congés maternité et l'augmentation souhaitée des congés paternité par « souci d'égalit », et je ne parle même pas des constatations d'Anne Lauvergeon présidente du directoire d'Areva, lors du Women's forum 2009 : «A compétences égales, et bien. désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair».

    Voir ici le reste de sa déclaration qu'elle assume visiblement.

    Elle semble avoir raison, car cette discrimination-là semble tout à fait acceptable aux yeux des commentateurs. Suite à la plainte déposée par une association, les magistrats ont décidé que « Anne Lauvergeon n'a eu aucune «volonté de stigmatiser un groupe de personnes», ni «l'intention de susciter à leur égard un sentiment d'hostilité ou de rejet». Anne Lauvergeon est comme Caroline Fourest, et dans une certaine mesure, Marine Le Pen, une de ces Valkyries post-modernes qui fascinent tant les médias.

    Vierges guerrières de notre temps, combattant au nom de la « théorie du genre » ou de la laïcité (sauf dans le cas d'Asia Bibi, qui est chrétienne), elles montrent qu'elles peuvent, et veulent parfois, se passer totalement des mâles. Avec elles la laïcité c'est surtout pour les femmes européennes, pas pour les jeunes filles des cités dites pudiquement difficiles, comme à Sevran, qui ont à subir la sottise ordinaire des mâles alpha qui prennent le pire obscurantisme pour justifier leurs

    Quant à la proposition de Madame Morano, et de Madame Bachelot, on sait bien qu'il s'agit plus de rogner sur le congé maternité des femmes plus qu'autre chose, elles savent très bien que les hommes ne prendront pas plus leur congé paternité.

    En gros, c'est surtout une manière de faire travailler les hommes et les femmes plus pour gagner moins.

    Avec ce qu'on lui demande, l'homme moderne est un peu le cul entre deux chaises. D'un côté il se doit d'être une copine, une confidente, une égale, un grand frère « un peu incestueux » (voir ici à quelle chanson je fais référence) comme dans la chanson, de l'autre, il faut qu'il reste séduisant, mâle (même si c'est mal par ailleurs) et dominateur, masculin qui n'a qu'à claquer des doigts pour faire tomber les femmes. L'homme moderne rêvé selon cette nouvelle conception de la parentalité, se situe donc entre « le biscuit » dans « Ally McBeal » et Steevy Boulay, icône de la métrosexualité assumée (les hommes qui se rasent le torse, s'épilent et adorent partager leurs secrets de beauté avec leurs épouses). Les « métrosexuels » sont logiques au fond.

    Ils assument plus que les autres « nouveaux mâles » leur homosexualité latente ou patente. Ces nouveaux mâles, souvent plus proches de Zaza Napoli que de Tenessee Williams, partagent la même haine de tout ce qui est masculin, tout comme les Valkyries post-modernes dont il a été question au-dessus. Ils prennent donc soin de gommer tout ce qui les ramène à leur propre virilité, ils adorent pleurnicher aux films sentimentaux, adorent faire du shopping avec leur compagne, mais sentent bien que quelque part, quelque chose manque, quelque chose dont ils sont fiers de se séparer parfois, comme ce type interviewé par Ardisson samedi soir, castré volontaire ce qui lui a permis selon lui de retrouver la sérénité.

    Est-ce à dire que l'auteur de ces lignes déteste les « nouveaux pères » ?

    Ils lui sont en fait tout aussi insupportables que les néanderthal de base que l'on peut également souvent croiser un peu partout, du genre à entourer d'un bras protecteur et étouffant le cou de sa « meuf », de sa copine qu'il tient aussi parfois par la terreur, qui ne connaissent de la sexualité que ce qu'ils en voient dans les pornos, à savoir pas grand-chose.

    Et tous ces petits mâles blancs ou pas, frustrés, complexés, humiliés, qui se défoulent sur Internet, ou dans la vie courante, mais moins car c'est quand même plus facile anonymement. On sent bien tout cette masculinité rentrée de manière forcée, pour ne pas se faire remarquer, toute cette frustration qui éclate parfois en vengeance contre les femmes. Ils partageant avec les vierges guerrière susnommées la même haine de l'identité féminine, qui existe bel et bien, la haine de toute sensibilité, à commencer par la leur...

    Par ici un article sur les nouveaux pères

  • Bébé buzz et éthique - communication de Frigide Barjot

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    Je relaie cette communication de Frigide Barjot

    Une communication de Frigide Barjot, agitatrice
    www.appelaverite.com


    bebe-eprouvette-01.jpgLe petit garçon turc Umut-Talha né il y a 10 jours et qu'on nous a miraculeusement présenté hier – jour d'ouverture des débats sur les lois bioéthiques – sur toutes les chaînes, avec moults directs de son papa scientifique, le Pr Frydman, est une prouesse médicale – et médiatique – incontestable; elle sera totale quand la grande sœur sera sauvée, ce que tout le monde espère...

    Mais il est utile de rappeler ici ce qui n'a pas été souligné dans les medias hier : le contexte scientifique de sa naissance pose des questions éthique et politique majeures... même en sauvant la vie de sa sœur, ce qu'on ne saura que dans quelques semaines.

    • Au-delà du principe philosophique qui ne saurait en aucun cas transformer un être humain en moyen, les conséquences psychologiques et affectives d'une conception "utilitaire pour autrui" peuvent être extrêmement handicapantes pour l'enfant et sa famille.
    La secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, a déclaré mardi, après la naissance de ce premier «bébé du double espoir», ne pas pouvoir «approuver l'instrumentalisation de la conception».
    Comment ce petit se sentira-t-il vraiment aimé pour lui-même, sachant qu'il est là pour une autre raison que lui-même?
    A-t-on mesuré le handicap psychologique que pourrait représenter pour lui et par malheur, l'échec de la greffe pour laquelle Umut-Talha a été mis au monde ? L'espoir s'effondrera pour la sœur, et aussi pour le petit frère qui portera la culpabilité de cette défaite. Et si la greffe réussit, le risque est fort aussi que sa sœur se sente "débitrice" de son frère à vie ... Il ne faudrait pas rajouter un handicap moral à la maladie génétique de la famille.


    • Pour que cet enfant naisse selon le double "cahier des charges" non malade et immuno-compatible, il a fallu fabriquer, trier et éliminer beaucoup d'embryons...
    En règle générale, le bébé-"médicament" nécessite un double tri d’embryons, donc la fabrication d'un nombre important au départ. D’abord, il faut éliminer les embryons porteurs de l’affection dont souffre la grande sœur à soigner. Ensuite, dans le stock d’embryons sains, un 2ème tri est effectué qui permet de ne garder que des embryons immuno-compatibles pour la greffe envisagée. En l'espèce, il a été fabriqué 6 embryons; il est resté au final 2 embryons sains, dont un seul compatibe : le Pr Frydman a assuré que les 2 avaient été réimplantés, et que grâce au Ciel, seul le compatible s'est développé. Mais dans d'autres cas, on pourra admettre explicitement de supprimer des embryons sains qui ne seraient pas compatibles pour une greffe.
    Le cas d'Umut-Talha est exemplaire : d'habitude, pour obtenir un embryon qui corresponde au « cahier des charges », on a évalué qu’il faut fabriquer une trentaine d'embryons dont un ou deux seront gardés. Pour une FIV "de base", il faut, en France et en moyenne une vingtaine d'embryons.

    On peut arriver au même résultat en développant les banques de sang de cordon. Il faut faire les choix politiques qu'appelle le dynamisme de la natalité française.
    La greffe qui aura lieu prochainement sur la sœur du petit garçon nécessite le sang de cordon de celui-ci Aujourd'hui il existe des banques françaises et internationales de sang de cordons; il est donc possible de rechercher parmi les greffons de sang de cordon celui qui permettrait de traiter la pathologie considérée. Certes il faut des stocks conséquents pour cela; mais avec plus de 800 000 naissances par an, la France, championne d'Europe d'accouchements, est parfaitement en mesure de constituer les réserves nécessaires.
    Or, il faut savoir que la pénurie de sang de cordons ombilicaux de 2010, entrainant un problème pour les greffes immuno-compatibles (il faut pour cela disposer d’échantillonnages variés) est consécutive à l’absence de choix politiques clairvoyants au début des années 2000. Cette lacune politique peut, et doit impérativement être comblée en 2011.

    • Le cadre legislatif de cette expérience n'a pas été respecté.
    Autorisé par la loi de bioéthique de 2004 à titre expérimental, l’usage de cette technique avait été limité à un délai de 5 ans. La technique du bébé-"médicament" aurait dû faire l’objet, dans cette durée, d’une expérimentation, puis d’une évaluation avant d'envisager d’être reconduite. Cela n’a pas été le cas puisqu’il n’a pas été fait usage de cette technique depuis 2004 (cf. le rapport du conseil d’Etat en mai 2009). L’inscrire définitivement par les actes en 2011 est en contradiction avec la loi.


    Peut-on donc, à la faveur de la révision des lois bioéthiques, privilégier les méthodes thérapeutiques qui n'éliminent pas d'êtres humains dès leur conception, ou ne les vouent pas à un utilitarisme dont les séquelles psychologiques pèseront sur leur développement affectif - voire physique - toute leur vie ?


    Si vous êtes d'accord, des pétitions sont à votre disposition :

    L'Appel aux Députés contre l'autorisation généralisée de recherche sur l'embryon, proposée par votre servante et signé par plus d'une vingtaine de personnalités du monde scientifique, économique, juridique, philisophique, artistique et médiatique est désormais ouvert au public sur www.appelaverite.com. Ne vous gênez pas pour le signer...
    L'union faisant la force, je vous propose
    La pétition de l'ADV sur 4 points préoccupants du projet de révision http://www.adv.org/
    La pétition pour un moratoire sur les recherches embryonnaires des "2ailes" http://www.les2ailes.com/

  • Maurice Sachs en faune « années folles »

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    Boeuf-Jean_Hugo%5B1%5D.jpgCe livre permet de comparer un monde se prétendant libre et progressiste, le nôtre, et la France de 1919 et des années folles, des nuques rasées des hommes et des femmes qui commencent à montrer leurs jambes et danser en se passant de la permission de minuit d'un quelconque chaperon ou de leur époux. Cette liberté, le pays croira la payer par la défaite de 1939 car finalement les grandes personnes restent des enfants terribles, mais quelques uns des personnages futiles de ces années là deviendront alors des combattants contre les totalitarismes sans se poser de questions, se retrouvant côte à côte avec les adversaires d'hier, l'auteur de cet ouvrage optant pour une attitude beaucoup plus ambiguë, car il collabore et fait du marché noir à grande échelle, même s'il meurt d'une balle dans la nuque tirée par un SS (ci-contre la cellule où il est mis "au secret" en 1945), qui fascinera et fascine toujours Patrick Modiano pour qui il est une figure paternelle idéale. Au passage, le cas de Maurice Sachs, d'origine juive, converti au protestantisme en 37, attiré un temps par le communisme, montre toute la complexité des êtres humains pendant l'Occupation et que ni l'héroïsme, ni la saloperie ne sont solubles dans de grandes et creuses formules. Il n'est pas plus amoral que d'autres somme toute.

    mauricesachsfy3.jpgLe journal de Maurice Sachs, de son vrai nom Maurice Ettinghausen, « Au temps du Bœuf sur le toit », ressemble par sa texture et son contenu à un dessin de Cocteau. On a l'impression trompeuse que c'est futile et facile, alors que ça demande beaucoup d'art, de travail et un coup d'œil unique. Il commence à le rédiger en 1919, après la Grande Guerre, la première boucherie moderne, à une époque où l'on ressent un immense besoin de défoulement, de se laisser un peu aller à un peu plus de liberté, à savoir donc tout le contraire de notre temps qui réclame toujours plus de cadres et toujours moins de libertés, par peur de mûrir ou d'être adulte, ou de se confronter simplement au réel. L'auteur a de la chance, il peut se permettre de ne songer qu'à lui et à l'épanouissement de son plaisir ou de ses dons, cela se rejoint parfois, car il est d'une famille de bonne tenue. Orphelin de père, il aime beaucoup sa mère qui le lui rend bien. Il multiplie les conquêtes amoureuses et rencontre les artistes importants de l'après-guerre, Cocteau bien sûr mais aussi le «Groupe des Six », Erik Satie, faussement timide, dont les yeux pétillent d'ironie et d'intelligence, Blaise Cendrars qui prétend qu'il a perdu un bras à la guerre et en a retrouvé un depuis qu'il est rentré à Paris et qu'il fréquente les filles de petite vertu selon le terme traditionnel, les esprit mal tournés comprendront de quel « bras » il parle.

    dyn001_original_640_444_pjpeg_2565708_fad8033de4b5a972de04c424c074a59c.jpgSachs est essentiellement un dilettante, un dilettante de talent, mais un dilettante ce qui aux yeux des braves gens laborieux et serviles, dociles et soumis aux bêtises du temps, est un crime, une sorte de faune post-moderne qui est tout à fait lucide sur ses contemporains. Il n'a aucune illusion entre autres sur Picasso ou les pseudo-audaces de ceux qui miment le mouvement surréaliste embryonnaire qu'il connait bien, fréquentant Aragon et Breton. Il découvre aussi le cinéma, et fait part de son admiration pour Chaplin et Griffith, faisant montre finalement d'un goût très sûr car déjà les films prétentieux ou nuls, ou sans intérêt, pullulent. Il va au théâtre voir Réjane, vedette de l'époque, ainsi que Lucien Guitry dont il apprécie la personnalité « hénaurme ». Et bien sûr, il collectionne les conquêtes, avouant préférer presque les « filles » des boulevards aux petites ou grandes bourgeoises avec lesquelles il fleurte des mois bovarisant plus ou moins avant d'obtenir ce qu'il désire depuis le début, la chose faite, la dame ne l'intéresse plus que médiocrement excepté une certaine Louise dont il tombe amoureux. Dans ces moments, son journal se confond avec celui de Lafcadio, dont il fréquente, amicalement, le créateur, André Gide, qui le recommandera à la NRF quand Sachs sera obligé de travailler pour gagner de l'argent après la Crise de 29 qui le ruine, il arrête alors son journal. Il rencontre la gloire littéraire de manière posthume avec la publication en 1946 de Le Sabbat, puis de Chronique joyeuse et scandaleuse, en 1948, et de La Chasse à courre, en 1949.

  • Le lendemain de la journée de la femme

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    conseiller-bien-entoure.1173460775.JPGUne journée par an, on parle féminisme, égalité, travail domestique des hommes quand ils rentrent chez eux. On ne parle pas de galanterie car la galanterie c'est bourgeois et paternaliste, même si on râlera quand même en face d'un grossier personnage. Comme dirait l'autre : "mini-jupe, mini-robe, mais quand tu balances la louche, c'est police-secours, 'sont encore en crinoline dans leur tête" (sketch de Guy Bedos, célèbre humoriste des années 70). A lé télévision, on discute gravement et sagement des salaires des hommes et des femmes, de la difficulté pour les femmes de prendre un congé-maternité (qui va raccourcir d'ailleurs, parfois avec l'assentiment des femmes elles-mêmes). Il y a une "chienne de garde" ou deux qui parlent dans le poste pour dénoncer les machos et phallocrates supposés.

    Et puis le lendemain, les petites Shéhérazade de banlieue, les princesses bantoues, les Chimènes sauvages, se font toujours exciser, traiter de pute quand elles mettent une jupe, battre par le grand frère ou brûler vive par celui dont elles ne voulaient pas comme maris. Dans l'indifférence générale. Ou bien on trouve ça tellement cool et sympathique ces filles obligées de s'habiller et de se conduire comme des garçons violents, quand c'est dans "l'Esquive" par exemple ou "Entre les murs", ceux qui trouvent ça coool se scandaliseront ensuite des voiles que ces filles portent de plus en plus.

    jetaisunsalephallocratepl.jpgL'abruti de base trouve que c'est déshonorant pour sa virilité de s'occuper de ses enfants, de faire la vaisselle ou la cuisine (en fait il doute constamment non pas de sa masculinité mais plus prosaïquement encore de la fiabilité de son appendice caudal). On pourrait parler de la longue cohorte d'abrutis qui sur le Net déversent un flot de vulgarités ou de néanderthaleries sur les femmes ou leurs compagnes (de ceux qui craignant un regard trop appuyé sur leur copine resserrent l'étau du bras qu'ils passent autour du cou de leur compagne qu'ils voient surtout comme leur propriété). Et enfin, je déteste tout autant les féministes ou une certaine catégorie de réacs pour qui une femme ne doit surtout pas mettre en valeur sa féminité, montrer ses (jolies) jambes ou la naissance de sa gorge (comme on peut dire élégamment ou comme on disait avant : uh, uh, uh). De toutes façons, elles se ressemblent, de le cheftaine aux gros mollets, moustachue, souvent en jupe plissée bleue informe, au pilier du service d'ordre du MLF, gaulée comme un pot de mayonnaise mal rebouchée, souvent en poulovère (ou pull-ovaire : uh, uh, uh suis-je spirituel) à col roulé orange rouille ou gris muraille.

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  • Claire obscure

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    Les bobos avant les bobos – Claire Bretécher sociologue ?

    bretecherclaire.jpgIl y a quelques jours est passé sur France 5 un excellent documentaire portant sur Claire Bretécher, sa vie, son œuvre en raccourci. Au départ un peu rebuté, j'avais peur de tomber sur une bobo type ou une nostalgique de « Maisoissantuite » j'ai découvert une femme qui me plaît bien, incisive, ironique, très juste dans ses points de vue sur la bêtise de l'époque depuis les années 60 justement. Elle démystifie complètement les années 70, qu'elle trouve d'une « incroyable bêtise » par des comportements immatures et égoïstes qui montrent bien que rien n'a changé des rapports humains en général, de ceux des hommes et des femmes en particulier (en clair ou « en claire », l'autorité incombe toujours aux maris et les épouses en plus de travailler à l'extérieur se tapent toujours les tâches domestiques). La « nouvelle » liberté sexuelle n'était pour elle qu'un paravent hypocrite de la société des bourgeois ou des consommateurs qui avait enfin abandonné son moralisme de façade pour enfin vivre ses pulsions amorales au grand jour . Comme elle le dit, ses frustrés « pensent à gauche et vivent à droite », comme les bobos actuels qui quant à eux se sentent de moins en moins coupables de gagner du bon pognon. A son époque, la politique était déjà une fumisterie dans la plupart des cas, des communautés néo-babas du Larzac aux lofts mondains de Saint Germain des Prés.

    J'ai un peu de mal avec Agrippine qui est aussi agaçante que ses modèles du monde réel, bien qu'attachante par certains côtés, ces ados de milieu plutôt privilégié où l'on vit toujours à droite et où l'on pense toujours à gôche, où l'on a de gros problèmes existentiels relatifs aux fringues et aux garçons, à l'argent de poche, où l'on voudrait bien se rebeller mais dans une boîte à bac des beaux quartiers c'est plus dur. Le portrait que Claire Bretécher fait de cette ado est donc très juste. Le seul point irréaliste est la culture d'Agrippine, qui connaît beaucoup mieux les classiques et la littérature actuelle que la plupart des élèves de son âge qui lisent un livre quand ils ont -presque- le couteau sous la gorge de peur de passer pour plus intelligents ou originaux. Et son langage, qui est une invention de Bretécher due à son ras-le-bol du verlan mis à toutes les sauces ou du langage pseudo-rap, est plus complexe que celui de ses congénères qui ne savent pas pour la plupart aligner trois mots sans faute de syntaxe (je sais là c'est mon côté vieux con qui ressort je suis sûr). Agrippine est toute autant obsédée par le louque et l'apparence que ses contemporains/es, tout aussi bêtement. Ce n'est donc pas le talent de Bretécher qui est en cause, mais sa trop grande justesse dans la caricature.

    Dans le documentaire on aperçoit des peintures de la dessinatrice, qui a aussi ce talent là, des portraits qu'elle a fait éditer il y a quelques temps mais qu'elle a refusé d'exposer. Ses portraits sont étonnants de sensibilité et d'émotion, reflétant au mieux semble-t-il la personne peinte, elle ne cherche pas la ressemblance mais la justesse psychologique. J'aime bien ses couleurs en aplats et pastel, l'ambiance en mineur des toiles, la nostalgie et la mélancolie que l'on y perçoit, l'humour aussi, un peu de douleur résiliente dont la certitude d'être laide et de l'être restée alors qu'elle ne l'est pas, son amour de la beauté où qu'elle soit. Elle est très amie avec la comédienne Dominique Lavanant qui a le même sens de la dérision, du grotesque et des prétentions stupides de ceux que l'on appelle les bourgeois bohèmes mais aussi les bourgeois tout court. Elle fait quelque chose que j'aime bien les jours de fête qui est de descendre de chez elle (elle habite dans le XVIIIème) avec une bonne bouteille de vin qu'elle partage avec les clochards du coin.

    son site

    une planche des frustrés

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  • Le bio télévisuelle de Sagan

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    saganjaguar5xs.jpgJ'ai regardé les deux parties du téléfilm pas si mal, je m'attendais au pire, consacré à Sagan hier et avant-hier. J'en conçois encore un peu plus de mépris envers le milieu de salonnards et de demies-mondaines chics, de salauds élégants et cruels mais aussi profondément superficiels, possèdant pour certains des bribes de culture et de conversation qui font illusion un temps, qu'elle fréquentait, ce qu'elle faisait en toute lucidité car elle le connaissant bien pourtant, sachant bien les médiocrités de ces gens, leur égoïsme profond ainsi que leur hypocrisie. Elle est morte presque toute seule, abandonnée de ses belles dames et de ses beaux messieurs. Elle n'était plus à la mode, on ne la lit plus tellement paraît-il, les jeunes filles préfèrent se passionner pour des idiotes décérébrées plutôt que pour l'héroïne de "Bonjou tristesse", ce "charmant petit monstre" selon Mauriac, qui s'y connaissait. Sagan est la preuve que la littérature rend libre, lucide et plus à même de saisir la vérité des pitoyables primates que nous sommes, mais aussi qu'elle rend malheureux et que la plupart de nos congénères ne supportent pas ni leur vérité, ni la liberté et encore moins la lucidité. On préfère avoir "l'air de"... , en imposer, s'affirmer aux dépens des autres, contre ses parents, sa famille, ses amis parfois et non pour soi, ou pour les autres, sans songer une seule fois aux conséquences.

    Pour Sagan, on vit seul, on meurt seul mais elle ne pouvait croire que l'on ne revoit pas ceux que l'on aime...

    Elle disait : "On a aussi  de liberté maintenant qu'il y a vingt ans : faire l'amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant c'est presque devenu obligatoire.peu Les tabous sont les mêmes." Extrait d'un entretien de 1979 avec Jacques Faubert.

    J'aime bien cette citation car elle implique l'idée d'une liberté qui ne se décrète pas par la loi ou l'idéologie ou contre les autres mais qui se vit par l'épanouissement personnel.

    Ci-dessous, pour ne pas faire dans l'hommage pompier, voilà l'interview de Sagan par Desproges, les deux ont de l'humour et la courtoisie de l'une alimente les facéties de l'autre. Finalement, cela montre bien que la célébrité, l'aura de scandale, tout çà n'est jamais bien sérieux en littérature où ce qui compte c'est l'être et ce qu'il partage.

  • Drague à la plage (Dîtes ça vous dirait d'aller tirer un peti coup à l'hotel ?)

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    Amis de la poésie et de la distinction bonsoir ! C'est bientôt la fin de l'été et les dragueurs de plage commencent à remballer. Ce court extrait de film de Claude Confortès qui a adapté tous les albums de Reiser dans les années 80, avec la participation de l'auteur, montre que tout n'est pas à jeter quand même dans ce qui reste de son "oeuvre" contrairement à ce que diront les arbitres du bon goût (dans la cuisine faut du gros sel et du sel fin, sans cela pas de gastronomie, vous saisissez la métaphore ?). Avec Roland Giraud, le dragueur, Maurice Risch, le petit gros, qui joua ensuite le "Gros Dégueulasse", Michèle Brousse, la blonde et surtout, Catherine Leprince, une de mes premières émotions esthétiques. Pour toute personne qui a été adolescente pendant cette période pas si mal, ce sont des répliques inoubliables qui valent bien "Autant en emporte le vent" et son "My dear, I don't give a damn". On peut trouver les bandes originales de ces films dans la collection "Twist again au ciné" qui rassemble toutes ces raretés qui sont maintenant curieusement désuètes. Les années 2000 sont largement plus cyniques et largement plus puritaines...