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  • Y a-t-il une véritable opposition en France ?

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    En débat sur Agoravox

    Depuis que la comédie-ballet, ou opéra-bouffe, qui sévit à l'UMP se déroule sous nos yeux éberlués par tant d'ambitions étriquées et médiocres affichés, par une telle déconnexion d'avec le « pays réel », par un tel cynisme et une absence totale d'intérêt pour le bien commun au fond.

    politique,opposition,ump,ps,udi,fn,effarement,faux-culs,hypocrisieAu début, tout cela faisait rire, maintenant, cela devient sinistre, pour la Droite, mais aussi pour ce qu'il reste de pratiques démocratiques en France. Il est inquiétant à ce propos, et suite à ce cafouillage, de lire, d'entendre ou de voir un peu partout mettre en doute la démocratie elle-même qui si elle est « le pire des systèmes est aussi le moins pire » pour reprendre l'expression de Churchill, démocratie se réduisant pour la plupart des citoyens hélas à des échanges de slogans manichéens et brutaux.

    Après tout ces épisodes tragi-comico-grotesques on peut se demander ce qu'il reste d'opposition réelle en France.

    On me rétorquera que cet imbroglio fait au moins quelques heureux, à savoir les opposants « anti-Sarko » compulsifs, parfois à la limite de l'obsession pathologique, qui s'en donnent à cœur joie pour se repaître de leur cible préférée depuis que celui-ci pose à l'arbitre, ne songeant même pas, on peut en être sûr, à la présidentielle de 2017 où il pourrait poser en sauveur de la Droite.

    Des petits indices montrent que l'UMP, en temps normal, quand les ambitieux feignent de ne vouloir se consacrer qu'au bien du pays, ils sont de toutes façons sur le fond de la politique à appliquer en parfait accord avec le PS sur les bases économiques et sociales, à savoir une politique libérale mâtinée d'un zeste de poudre aux yeux vaguement sociale, un européisme qui n'admet pas la contradiction.

    Cet accord de vues se constate également sur des points sociétaux comme le « mariage pour tous », contre lesquels il n'y a guère qu'une minorité au sein de ce parti qui s'élèvent contre.

    Des parlementaires PS, sénateurs et députés ont été jusqu'à regretter cet imbroglio qui empêche le petit jeu habituel de se dérouler, chacun jouant sa partition sans grande sincérité, à commencer par les anciens diplômés des « grandes » écoles qui choisissent leur « poulain » une fois leur précieux diplôme en poche pour s'assurer le succès de leurs ambitions personnelles et non par réelle conviction.

    Ce n'est pas qu'il soit anormal ou négatif que des politiques nourrissent celles-ci en soi, tant qu'ils pensent quand même un petit peu à l'intérêt collectif. Ce qui est si peu le cas depuis longtemps.

    L'opposition en France, et ce objectivement parlant, se situe chez les opposants à l'aéroport prévu sur le site de « Notre Dame des Landes » qui ont ridiculisé la « tentative » de dialogue du gouvernement Ayrault en répliquant par des exigences irréalisables mais rigolotes, comme demander que les ministres pédalent pour avoir leur propre électricité.

    J'aurais conseillé encore plus « durable », une turbine fonctionnant à l'autosatisfaction des politiques, ce qui aurait assuré une source d'énergie quasiment inépuisable. Ces opposants sont constitués de groupes hétérogènes, « autonomes » et radicaux divers, qui prennent le prétexte de l'« Ayraultport » pour mener une lutte plus idéologique que réellement écologiste, certains parmi eux étant « paysans » dans le coin de « Notre Dame des Landes » depuis quelques semaines tout au plus.

    Tout comme d'ailleurs les opposants « verts », issus d'EELV qui sont une opposition au gouvernement, ce qui est paradoxal, à l'exploitation du gaz de schiste en France qui ne veulent pas en entendre parler, y compris d'effectuer des recherches sérieuses pour en diminuer le coût écologique, non pas parce qu'ils sont amoureux de la nature, des fleurs et des petits oiseaux mais parce qu'ils sont depuis toujours non pas intégralement « verts » mais « vert pastèque », verts à l'extérieur, rouges à l'intérieur, plutôt rouges trotskistes voire libertaires.

    Rappelons que cette exploitation pourrait contribuer au sauvetage de l'économie bien mieux qu'un plan d'austérité fût-il assorti de quelques lignes concernant la croissance.

    A gauche, l'opposition réelle est essentiellement au Front de Gauche, parmi les partisans de Mélenchon et au PCF, dont on peut reconnaître le mérite de présenter un projet concret d'alternative à la politique sociale-libérale actuelle.

    Je ne peux que reconnaître le bien-fondé de certaines mesures économiques suggérées par ce projet entrainé en granpolitique,opposition,ump,ps,udi,fn,effarement,faux-culs,hypocrisiede partie par Jacques Généreux, qui tiennent du simple bon sens, et qui au fond ne relèvent ni de la droite ni de la gauche. Si ce projet a été critiqué à droite, ce qui fait partie du jeu, il l'a été aussi à gauche, enfin la gauche théorique, sociétale.

    A droite, on ne peut pas vraiment dire que l'UDI constitue une réelle force d'opposition puisque les bases idéologiques ou théoriques sont rigoureusement les mêmes. En se basant sur une clientèle de centre-droit, Jean-Louis Borloo et Rama Yade, et d'autres, Hervé Morin ou Pierre Méhaignerie, s'assurent une possibilité de poursuivre leur « carrière » dans un créneau jusque là -mal- occupé par François Bayrou, et ont vu, je pense, la farce jouée entre Copé et Fillon, comme une « divine surprise » précipitant l'afflux chez eux de déçus de l'UMP, de cette « droite honteuse » qui a peur d'assumer son identité.

    La seule opposition de droite radicale, c'est le FN, un peu plus encore depuis qu'il a été rejoint par d'anciens supporters de Chevènement dont Paul-Marie Couteaux ou Florian Philippot, qui voient là l'aboutissement d'une démarche logique, considérant que la vraie fracture politique actuelle est entre européistes libéraux et nationalistes, ou souverainistes.

    Là aussi, ils ont vu arriver des militants du parti « gaulliste » (ou supposé gaulliste) logiques avec leur volonté de « droitisation » du discours.

    Concernant le FN, il est notable de constater qu'il est heureux pour leurs adversaires que ce soit la famille Le Pen, qui considère le FN comme sa propriété, qui soit aux commandes, car dans le cas contraire, ce parti serait à 30%.

    Pour un passionné de politique, comme je le suis, qui adore la polémique et ce depuis longtemps, cette perte de nuances dans le discours politique et démocratique est effarant et me semble très dangereux, c'est un décervelage qui ne dit pas son nom et mène tout droit à l'arbitraire, et le pire est que nous nous y précipitons en courant...

    illustration du haut empruntée à ce blog

    illustratiotion du bas prise à cet autre blog

  • Masochisme historique à géométrie variable

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    Aussi sur Agoravox

     Beaucoup soulignent en ce moment non sans raison l’absurdité de lois mémorielles édictées d’ailleurs surtout du fait de visées électoralistes. Depuis deux siècles, en France, on est persuadé que l’on change les comportements des personnes en le décidant d’un trait de plume, que la conscience progresse parce qu’on le décide.

    image prise ici sur cet excellent site sur Tomi Ungerer, entre autres

    D00468.jpgAlors que l’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, comme disait ma grand-mère, et que l’on ne peut forcer un imbécile à abandonner ses haines d’un coup.

    Généralement, il y tient à ses haines, elle justifie ses manques et sa médiocrité, et lui permettent de ne pas se poser de questions. Il en appelle à la liberté d’expression, à la censure, au retour des z-heures les plus sombres de notre histoire si on l’empêche d’exprimer sa détestation de tel ou tel peuple, tel ou tel groupe social ou religieux ou d’opposer « son » génocide à celui commis sur un autre peuple, une autre ethnie, dans ce cas il dénie l’appellation  d’un génocide, un génocide c’est quand ça le touche lui…

    Le judéophobe compulsif veut pouvoir continuer à dire du mal du lobby juif, en prétextant son attachement à la cause anti-sioniste, le petit blanc veut continuer à casser de l’arabe ou de l’africain, sans dommages, ou du « pd », ou encore les trois à la fois, le fanatique, l’idéologue veut pouvoir continuer à affirmer qu’en dehors de « sa » chapelle point de salut et qu’il a le droit de dire qu’il veut « écraser l’infâme » qu’est toujours celui qui ne pense pas comme lui.

    Et "son" massacre, il convient d'en parler, mais alors, tout le temps et à toutes les sauces.

    Le turc veut pouvoir conchier l’arménien et occulter les massacres commis par ses ancêtres. Le serbe n’a pas massacré de croates, et le croate n’a pas massacré de serbes. Le hutu n’a pas tué de tutsi, de toutes façons c’est la faute à la France, le collabo n’a dénoncé personne, de toutes façons c’est Pétain qui l’a forcé, et puis en 44 il s’est avéré que tous les français étaient résistants, alors…

    C’est tellement bien d’avoir un ennemi héréditaire qui concentre les détestations cuites et recuites, et qui permet d’excuser ses propres saloperies. C’est tellement couru d’avoir un bouc émissaire qui explique tout et évite surtout de se poser des questions sur soi-même.

    Il est de toutes manières des massacres plus recevables que d’autres aux yeux des bonnes consciences.

    Par exemple, les chrétiens d’Orient ne subissent aucune persécution, on préfère parler d’affrontements « intercommunautaires », tout comme au Darfour, il n’y a pas eu de massacres de chrétiens et d’animistes parce qu’ils sont chrétiens et animistes, on assure que c’était là aussi des conflits inter-ethniques.

    Enfin, dans le grand masochisme mémoriel qui secoue les beaux esprits, on aimerait alors qu’ils abordent le cas de la «Vendée Vengé » selon l’appellation sinistre qu’en donnèrent les conventionnels après avoir commis un « populicide », le terme étant de Gracchus Babeuf, un « ancêtre » du communisme faut-il le rappeler et non un nostalgique de l’Ancien Régime. On note que lorsqu’un historien comme Reynald Secher veut aborder cette question frontalement  et objectivement, par les faits et les chiffres (dont des fours crématoires à Angers…), on le ridiculise, on l’ostracise, on nie tout en bloc, car le masochisme historique est comme l’indignation sous nos cieux éclairés, il est sélectif…

    Et à leurs yeux que sont des paysans, des femmes et des enfants contre la marche du progrès ?

  • "Money for nothing" et Dutourd au paradis des écrivains

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    Aujourd'hui j'écoute "Money for nothing" de "Dire Straits" comme cela a été interdit par une harpie canadienne et quelques associations ayant plaidé en justice du fait de l'utilisation du mot "faggot" (tapette) dans la chanson.

    Écouter la chanson ci-dessous

    Et je relis "Au Bon Beurre" de Dutourd, qu'il devient de plus en plus incorrect de lire à l'ère des indignations de Stéphane Hessel et ses thuriféraires. Anecdote amusante, une excellente adaptation avait été tournée par Édouard Molinaro avec Roger Hanin, beau-frère de qui vous savez, et Andréa Férréol. Alors qu'en 2011, les mythes éculés sur la Seconde Guerre sont encore plus d'actualité, on doute qu'un tel tournage soit encore possible...

    Voir un extrait ci-dessous


    Watch Dire Straits - Money for Nothing in Musique  |  View More Free Videos Online at Veoh.com

  • Un communiqué pour les chrétiens d'Orient, est-ce suffisant ?

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    à lire aussi sur Agoravox

    Un communiqué des évêques de France c'est déjà beaucoup pour ceux qui souffrent ?

    Dans certains diocèses c'est ce que l'on semble croire.

    Voir la discussion dont il est question ci-dessous à ce lien sur facebook

    Une intervention étonnante en faveur des chrétiens d'Orient de BHL (je ne suis pas un fanatique du philosophe discount mais je salue son initiative).

    Un article concis et synthétique dans « Marianne »

    Dans un diocèse déjà sinistré, un évêque médiatique y a fait parler de lui (on l'a entendu encore chez Ruquier il y a quelques semaines), on ne parle pas beaucoup des chrétiens d'Irak, et encore moins souvent des chrétiens d'Orient en général. Pourquoi ? Par manque de charité ? Par indifférence ? Je ne puis le croire.

    image_65684895.jpgJe pense en fait qu'il s'agit de la peur de passer pour islamophobe car parlant d'atrocités commises par des musulmans extrémistes, qui donc ne sont pas représentatifs de tous les musulmans (ce qui signifie en passant que ce diocèse de progrès et d'ouverture perçoit les musulmans comme forcément fanatiques et incapables de mesure si l'on comprend bien leur point de vue entre les lignes.

    Pourtant, les chrétiens d'Irak eux-mêmes à travers une lettre des petites sœurs de Bagdad redisent toute leur fraternité avec leurs compatriotes musulmans et ne manifestent aucune haine, ni désir de vengeance envers les terroristes. Sous le joug de la haine, ils continuent à choisir d'aimer Dieu et leurs prochains. On peut comprendre cependant ceux qui partent car ils risquent leur vie et celles de leurs proches, et tout le monde n'est pas fait pour le martyre. Bientôt, c'est Jean-Paul II qui nous en avertissait en 2000, il n'y aura peut-être plus de chrétiens en Terre Sainte qui ne sera plus qu'un champ de ruines spirituel, et rien d'autres qu'un Disneyland pour des pélerins/touristes ignorants de leurs origines, ignorants de l'existence de ces chrétiens orientaux qui célèbrent selon le même rite mais des traditions différentes, ce qui loin de séparer les chrétiens, les enrichit.

    Quand un chrétien dans son enthousiasme un peu naïf a demandé d'organiser une veillée de prière pour les chrétiens d'Irak et d'Orient en général, on lui a répondu, le service communication de son diocèse, qu'un communiqué avait été lu, normalement, (la personne n'en était pas sûre ?) le dimanche 6 Novembre à toutes les messes, ce qui fut loin d'être le cas. Si on était mauvais esprit, on pourrait croire que dans l'esprit de la personne répondant à ce chrétien un communiqué suffisait. Et qu'une veillée de prières ensuite était en l'occurrence de trop.

    A ce chrétien s'étonnant de la réponse, et rappelant qu'un croyant en plus d'entendre un communiqué peut aussi prier, et agir, la personne chargée de la communication répondit avec agacement, du moins, c'est ce qu'un mauvais esprit en aurait pensé.

    Cela non plus, je ne puis le croire bien sûr. Ce n'est pas possible dans mon diocèse qui est un diocèse d'ouverture et d'écoute.

    Il ne s'agit pas non plus pourtant de faire de l'ethnocentrisme et de laisser de côté les souffrances des autres peuples et des croyants d'autres religions, quelles qu'elles soient, mais de parler AUSSI de ces chrétiens qui souffrent et dont on parle trop peu dans nos diocèses et paroisses.

    C'est aussi un peu comme dans une famille, si un chrétien ne s'occupe pas du sort de ses frères et sœurs dans la foi, il sera moins crédible quand il prétendra aider ceux qui n'ont pas la même foi ou pas de foi du tout d'ailleurs. Cette cause nous touche, car ce se passe en Irak a des répercussions en France, quant au dialogue avec l'Islam, quant à la foi des chrétiens, c'est un défi qui nous est lancé quant à nos choix en tant que croyants, mais aussi en tant qu'incroyants : que fait-on pour soulager les souffrances des chrétiens d'Irak ? Et des chrétiens du Proche Orient ? Que fait-on pour les aider à rester chez eux ? C'est aussi une question posé aux musulmans, vont-ils réagir en se félicitant de ce qui arrive ? Du choc des civilisations que beaucoup d'inconscients, également en Occident, appellent de leurs vœux ?

    A la fin de la discussion sur facebook la personne chargée de la com du diocèse de progrès auquel appartient ce chrétien finit par lui envoyer un message lui conseillant de joindre son curé de paroisse pour organiser quoi que ce soit le tout sur un ton très informel, une manière comme une autre d'envoyer une fin de non-recevoir poliment mais clairement, en laissant un lien comme un os que l'on jette à ronger.

    C'est dommage...

    Mais de quoi ces chrétiens ont-ils peur ?

    De s'affirmer ? D'être eux-mêmes ?

  • Fiente trouvée dans un commentaire de Causeur

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    J'ai trouvé cette fiente sur Causeur...

    Mon petit doigt me dit que c'est à cause de ce texte....

    "Grangil, aka Momo, bouffe des livres, ne les comprends pas, les digère très mal (d’où une certaine enflure tant dans le style que dans l’allure) et les restitue de façon diarrhéique sur les commentaires de Causeur.
    Arrêtons le suplice, débranchons-le."
    Une lectrice excedée

    Signée ignominieusement et surtout connement JV et Élodie B.

    18398123.jpgChristophe Bourseiller a dit hier sur France-Cul que Internet favorisait la résurgence de comportements que l'on croyait disparus depuis "Gringoire". Autant ça m'a énervé sur le moment, la diatribe habituelle du type intégré au système contre les blogs qui font entendre leur voix discordante, autant je trouve qu'il a tout à fait raison quant à certains commentateurs, qui n'argumentent pas et font dans l'attaque "ad hominem". Attention, je ne dis pas que parfois le style pamphlétaire soit inutile.

    Étrangement ce sont les mêmes qui attaquent ensuite en te traitant de fâchiste, ou que sais-je encore, et t'accusent d'être intolérants, ou qui parlent de toi comme d'un dogmatique car eux savent ce qu'il faut comprendre, eux savent ce que l'on doit savoir : ça te fait Bernanos gaulliste par exemple (rire inextinguible, celle-là je l'aime beaucoup) entre autres perles. Comme tous les trolls égocentriques, je reviens là-dessus me concernant ensuite, cette fiente pense que ce qu'il/elle ressent sur un livre est forcément ce que tout le monde doit ressentir. Les trolls font également des clubs, des clans de manière régressive, comme dans la cour de récré, défendant le caïd du préau ou la reine de la cour, qui a ses favoris/tes, il y a donc aussi parfois beaucoup de lèche-culs, il faut savoir que la société des trolls est très hiérarchisée.

    Finalement, les injures des trolls sont surtout leurs défécations d'autant de lieux communs. Et je peux comprendre leur attitude, cela leur permet de draguer la célibattante esseulée sur le net, ou la charolaise décérébrée et de coucher à droite à gauche afin de combler leur néant intellectuel et affectif. Ou alors ça joue les bons apôtres, çà t'injurie pour "ton bien" (c'est eux qui le prétendent). Enfin, suis-je égocentrique ? Bien sûr, évidemment, je dois bien l'être quelque part, sinon je ne ferais pas ce blog, je le suis comme tous les internautes persuadés que leur prose est assez intéressante pour la laisser en ligne.

    Si ça t'énerve sinon :

    Pourquoi me lis-tu pauvre con ?

    Ou pauvre conne ?

    Faut pas...

    Note, c'est pas si grave, car ça gonfle les stats du blog...

    Donc après tout continue, vas-y !!

    La photo est tiré de "Vera Cruz" un de mes westerns préférés...

  • Bernanos à toutes les sauces

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    L'intérêt de quinze jours de vacances, c'est que l'on peut se passer de tout ce qui est finalement complètement futile comme Internet, relire les livres que l'on aime et simplement apprécier la vie qui s'écoule. On peut aussi en profiter pour peaufiner la réponse que l'on a envie de faire à certaines assertions de plus en plus entendues à la radio, à la télévision et lues sur le réseau ou dans les journaux. On y réfléchit sans s'énerver, en regardant la mer étinceler sous le soleil de juillet, et les gosses qui s'amusent dans les rouleaux...

    guerre_miliciens.jpgJ'ai relu pour ma part « les enfants humiliés » de Bernanos, un manuscrit paumé par Bruckberger alors qu'il était militaire dans la Sarre, car celui-ci l'avait prêté à un de ses supérieurs qui l'avait égaré, et heureusement sauvé après la guerre pour paraître peu de temps après la mort de l'écrivain. La lecture de ce livre, comme d'ailleurs de tous les écrits de combats de Bernanos contredit tous les poncifs entendus sur son compte. Comme celui que l'on entend parfois énoncé par les historiens ou les exégètes de l'œuvre « Grand d'Espagne » : il y aurait un Bernanos catholique, traditionaliste monarchiste, anti-démocrate, antisémite, avant la Guerre d'Espagne, un fâchiste d'Action Française et celui d'après, un Bernanos rallié à la gauche, devenu démocrate-chrétien presque et catholique social, main dans la main avec les communistes. Les deux clichés sont deux énormes contresens, Bernanos est d'abord et avant tout un amoureux de la liberté qui déteste les compromis, les manquements à la vérité, les petites malhonnêtetés pour se maintenir à flots, qui se dira anti-démocrate jusqu'à la fin de sa vie ; peu de temps avant qu'il ne meurt, un journaliste américain l'interroge en commençant par « Vous qui êtes maintenant du camp des démocrates... », ce qui fait hurler Bernanos qui clame qu'il est toujours et monarchiste, et catholique et qu'il rejette la démocratie, du moins telle qu'elle se pratiquait à l'époque et se pratique encore maintenant.

    Et il n'est certes pas parfait.

    Mais l'amour de la vérité, et de la liberté sauvent tout chez lui.

    On le voit mal lécher les bottes d'un grand homme, ou inaugurer des statues, celui-ci fût-il un général expatrié, et encore moins trahir ses idéaux de jeunesse. On le voit mal gaulliste, on ne l'imagine pas une seconde adhérer à l'UDR ou au RPF. On a du mal à l'imaginer courbé devant De Gaulle comme Mauriac.

    De plus Bernanos ne pouvait se rallier aux soutiens d'une idéologie foncièrement arbitraire et réductrice, d'où qu'elle vienne, les intentions de cette idéologie fussent-elles généreuses au départ. En tant que chrétien et catholique, il sait tout le poids de sa conversion, que l'on ne peut être à la fois son ancienne enveloppe et le nouvel homme que l'on devient une fois que l'on comprend ce qu'implique la foi à savoir la Croix et la Résurrrection, que dealer avec l'un ou l'autre, modérer ses élans en s'adaptant au langage de la société telle qu'elle est contribuera à faire avancer les hommes vers un peu plus de joie, vers la communion des saints quitte à parfois passer pour un salaud qui ne joue pas le jeu (par exemple, je pense qu'un chrétien ne peut pas rigoler en entendant un/e ami/e raconter ses dernières frasques sexuelles alors que celui-ci est déjà engagé/e et prendre ça à la légère, et pour cet/te ami/e et pour ses conquêtes, et pour la personne avec laquelle il/elle est en couple). Un chrétien se doit de dénoncer l'eugénisme, les avortements en particulier, de se rappeler de la souffrance de la mère qui s'apprête à commettre ce geste, mais aussi de celle du médecin qui pratique l'IVG et des infirmières qui l'assiste, et surtout que chaque histoire est unique et donc irréductible à des slogans ou de grandes déclarations péremptoires ; dans « les enfants humiliés », Bernanos en parle sur quelques pages, prévoyant parfaitement les évolutions actuelles. De même il perçoit parfaitement la naissance de la société spectaculaire qui a besoin de sa dose quotidienne de violences virtuelles, de sexe au kilomètre, de plaisirs devant être immédiatement satisfaits, fussent-ils bestiaux.

    Bernanos est un « fils de la Lumière » au sens où l'entend très bien Fabrice Hadjaj dans son livre, « la Foi des démons », ceux-ci ne sont pas très doués pour les ronds de jambes, l'obséquiosité et la frilosité des sentiments, ils ne savent pas se mettre en valeur et encore moins se comporter comme il faut dans le monde. Ils arrivent avec leurs gros sabots et mettent tout par terre, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, ils révèlent les hypocrisies, les petites mesquineries. Il faut les excuser, ils sont tellement heureux d'échapper à leur condition de primates encore livrés à leur animalité, celle-ci étant entretenue par le consumérisme, et de commencer à être un petit peu plus humains. Ceux qui se complaisent dans les ténèbres ont la nostalgie de la lumière hors de leur grotte platonicienne, ils voudraient bien en sortir mais c'est tellement confortable et puis il suffit parfois de se réclamer de Bernanos, ou Bloy, pour se sentir alors presque absous des petites saloperies que l'on est bien obligé de commettre pour plaire et rester en place ou plaire à au moins une partie du troupeau bêlant qui déteste qu'on mette en cause son confort intellectuel et spirituel mais aime bien faire comme si. Ces petites saloperies paraissent tellement peu importantes que l'on finit par ne plus y prendre garde.

    Ceux-ci ne sont jamais éblouis par les soleils trompeurs, y compris ceux qui jouent les outsiders, les contradicteurs politiquement incorrects de service que l'on entend partout ce qui ne les empêche pas de clamer pour la plupart qu'ils sont censurés, ce qui est faux. Le monde est plein de salauds malgré eux de ce type, persuadés que leur compromission est indispensable à la bonne marche du monde, au progrès, que sais-je. Ceux qui se terrent au fond de leur caverne sont jaloux finalement de leurs congénères qui ont su se rapprocher un peu de la lumière, ils les envient, ils les rejettent, les insultent, les conchient sous différents prétextes, toujours un peu les mêmes. Pour eux, celle ou celui qui ne se compromet pas est un fou, un taré. Heureusement que ces salauds ont un discours finalement souvent inaudible, du café du commerce un peu amélioré à coups d'imparfaits du subjonctif et de considérations nombrilistes foireuses qui appâte le chaland. Ce sont des putes qui font des manières en somme pour causer d'eux et chercher qui dans une cause qui dans la vie du grand homme qu'ils se choisissent une manière de personnalité, ce dont ils sont cruellement dépourvus.

    197_13.jpgBernanos étant un « fils de la Lumière » il n'est sûrement pas un maître à penser comme j'ai pu l'entendre. Bernanos est plutôt un capitaine d'infanterie, de ceux qui s'exposent au feu avec courage, et que l'on suit pour leur courage. J'ai personnellement horreur des maîtres à penser, des directeurs de conscience envahissants, des saints hommes ou réputés tels dans le troupeau qui sont souvent sincères au début de leurs prêches quant à leurs intentions et finissent toujours par poser au gourou et jouir du pouvoir, comme Jean de Leyde il y a longtemps, dont on peut lire l'histoire dans le livre passionnant de Greil Marcus, « Lipistick Traces » dont le propos est très proche de celui des « enfants humiliés » ou bien l'on peut aussi songer à certaines têtes pensantes, qui sont très proches finalement de Jean de Leyde, issues des communautés chrétiennes dites nouvelles actuelles, qui n'hésitent pas en plus à avoir recours à des techniques sectaires pour fidéliser la clientèle. La royauté de Jean de Leyde avait très bien commencé, sous les meilleurs auspices utopiques, bien sûr, elle s'est terminée dans un bain de sang. C'est le cas de toutes les utopies quand celles-ci sont appliquées de force au bon peuple pour le forcer à un bonheur qui ne saurait être qu'artificiel et arbitraire.

  • À Mort le Foot !

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    Le texte dit par Jean-Claude Dreyfus

    Par Pierre Desproges

    Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.

    Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?

    Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Ca ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.

    Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.

    Pouf, pouf.

    Pierre Desproges

    16 juin 1986. Extrait de "Chroniques de la haine ordinaire"

    aux éditions Points catégorie Virgule page 163-164.

  • San Antonio par Béru

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    « Frédéric Dard ou la vie privée de San Antonio » par François Rivière, en pocket

    Bérurier l'a lu, il en parle mieux que moi.

    Avant toutes choses cependant, offrons nous quand même une mise en bouche comaque, comme dans les « bouchons » de Lyon,

    « A notre époque les vieux cons sont de plus en plus jeunes. »

    « - Vous parlez un français très châtié!

    - Qui aime bien châtie bien! »

    Dans « les pensées de San Antonio » (au « Cherche-midi »)

    Et maintenant, au tour du gros...

    arton3856-bd9a3.jpgMon grand,


    C'est encore ton gros qui t'écrit. Il t'écrit gràce au pansu qui fait ce blogue, un rondouillard chafouin, avec une circonférence ventrale presque aussi remarquable que la mienne. Il vient de lire la biographie de Frédéric Dard par François Rivière, un type qui doit bien connaître les trains parce qu'il s'y connaît comme personne en littérature de gare, enfin comme on disait avant, parce que depuis les téléphones portables qui envahissent partout, on ne lit plus tellement dans les trains. Au pansu, ça lui a bien plu l'histoire du Dard, il faut dire qu'il y a de tout : de l'action, des sentiments, de l'humour, on s'amuse bien et un chouïa de tendresse assaisonne le tout.


    A faire pleurer Margoton dans les chaumières, et pleurer les colosses. On rigole pour oublier la connerie et le désespoir d'être reconnu pour autre chose que pour une oeuvre bien maousse, bien académique, quelque chose qui fasse mériter la rosette à la veste, un peu de rouge sur le veston. Et le pansu, ça lui rappelle un peu la fin de l'enfance, « l'Histoire de France vue par San Antonio », illustrée -agrémentée- par le grand monsieur Dubout, un génie de la tronche pigée en deux traits de crayon, son petit bonhomme binoclard et ses grosses dames aux ballons comme des Zeppelins, il avait trouvé le livre chez son grand-père, c'était à son père, paraît-il, ce qui ne l'a pas étonné, ils ont le même genre d'esprit dans la famille, la mère et le reste de la progéniture, aucun respect pour l'autorité, de la graine de potence qui s'en fout des porteurs de médailles, des flics en uniforme ou en bourgeois, des anars syndiqués et des révolutionnaires en complet-veston, et il a lu le bouquin qui était plus pédagogique dans son genre qu'un manuel pour potache déjà ramolli du bulbe. Mine de rien dans « l'Histoire de France selon...moi-même », tu en apprends, des choses.


    Et c'est moins soporifique.


    l--histoire-de-france.jpgEt pour le pansu, « San Antonio » c'est aussi les livres abandonnés dans les locations de vacances d'été au bord de la mer, des bouquins aux couvertures un peu vieilles mais avec des titres marrants comme le premier qu'il a vu, comme il m'a dit, le pansu qui lui aussi n'arrête pas de lire : « Fleur de nave vinaigrette » (qui se traduit "Bey-Rhû-Ryé" en japonais). Et ça veut dire aussi « imbécile » en argot, mais ça je n'ai pas besoin de traduire, vous n'avez qu'à l'entraver tous seuls comme des hommes. Les gonzes qui ont des lettres, ils trouvent que c'est vulgaire l'argot à l'époque, ils postillonnent sur Rabelais tout un tas de jolies phrases mais l'argot, ils n'en veulent pas. Maintenant, c'est à la mode, l'argot des mauvais garçons, la manière de discutailler des apaches. Il y en a qui ont tendance à trouver ça fastoche, mais quand ils s'y risquent, ils déchantent. Il faut presque suer du sang et des larmes pour y arriver.


    Donc, dans la biographie, on apprend que le gars Frédéric est né près de Lyon en 1921, à Bourgoin Jailleu, et qu'il a habité le Montmartre lyonnais, la Croix-Rousse. Il est né avec un bras abîmé, le gauche, qui reste infirme. Il cache son handicap sous de grands airs mais c'est comme une blessure. Et ça me rappelle cette radasse blonde décolorée, bureaucrate aux faux airs d'« occasionnelle » des faubourgs que j'ai entendu dans le train affirmer à un type qui avait la patience de l'écouter que, elle, elle aurait pas voulu d'enfants handicapés car elle voulait pas que ses enfants « y soyent malheureux », elle préférait qu'« y soyent comme les autres », ses gamins. Si ça se trouve, je serais pas là pour te causer et toi tu serais pas là pour m'écouter, grand, avec tes portugaises maxifeuillues. Le monde il aurait perdu quelques personnages et non des moindres. Et aussi des génies, des artistes, des créateurs.


    Ce n'est pas fait exprès, mais on a droit à tout le folklore, les cartes postales et tout le toutim de Lugdunum. Quand il était jeune, le Dard descendait et montait souvent par les traboules, qui comme des passages secrets rien que pour les gosses du quartier, passent dans les immeubles, ce qui emmerdait bien le bourgeois et qui lui mettait le sens de la propriété bien profond. C'est toujours ça de gagné quand on est un petit gamin comme le jeune Frédéric obligé de coucher dans la cuisine et de se laver dans l'évier qui sert aussi à rincer les rutabagas pendant l'Occupation. Pour s'évader loin de tout ce mic-mac, et comme c'est un sensible, il lit tout ce qui lui tombe sous la main, il vit plein d'aventures avec les héros qui sont habillés avec plein de couleurs sur les couvertures des romans de gare, on y revient : à défaut de prendre le train pour loin, il bouquine, il n'arrêt pas, un genre de voyages quand on a du mal à payer son ticket pour les îles sous le vent. De temps en temps, quand ça lui prend avec sa grand-mère, Bonne-Maman, qui vit avec eux, il monte jusqu'à Fourvières, à la Basilique, et en allumant son cierge, il croit voir les saints et les anges lui chanter leur sérénade, ce qui le fait pleurer comme une madeleine, j'en ai presque la larme à l'oeil. A l'époque, on peut aller de Bourgoin à Lyon en tortillard, et jusqu'à la Croix-Rousse avec le funiculaire rouge qui ressemble à un jeu de « meccano » avec ses roues dentées et ses rails crénelés comme les tours d'un château fort.


    Et pourtant on dit que je ne suis pas vraiment sensible. Heureusement que sa Bonne-Maman est là, elle le bichonne, le protège de son père, le Francisque, pas vraiment méchant, mais qui a tendance à lever le coude un peu trop et que ça rend con. Mais elle le protège peut-être un peu trop sa grand mère. Il dort avec elle, il ne la quitte pas, et quand il se marie, ils sont tous les deux comme des amants désunis (y'a pas, je cause bien pour un gros). Sa mère aussi, elle l'aime bien, elle l'aide bien. Il est son petit homme, un jour, ils vont chercher Francisque dans toute la ville car l'autre n'était pas rentré de la soirée. Ils ne le trouvent pas, mais quand ils reviennent au bercail, le Francisque est là et tente vainement de se faire pardonner. Ce n'est pas un mauvais bougre, il est content que son fils bouquine autant, soit un lettré en bouture, il aime ça, il en est fier comme Artaban et il essaie de pistonner son gosse en organisant une rencontre avec Marcel Grancher, une célèbrité journalistique du Lyon de l'avant-guerre. Les bouches d'or disent que Grancher a lu un papier du petit et que tout de suite, estomaqué, il a voulu le publier, mais c'est pas tout à fait ça, en fait, il a regardé vaguement le texte, et comme c'était écrit en un français pas trop incompréhensible, même s'il y avait quelques fautes d'orthographe, il a vasouillé un compliment pour faire plaisir au gamin, un « j'aime beaucoup ce que vous faîtes » et puis marre. Le gosse, ça l'a encouragé et il a publié un premier livre à compte d'auteur avec l'argent de la vieille Bonne-Maman, encore elle. Déjà, depuis le collège, le petit gars s'habillait en gigolpince de la haute, et par fierté, se la jouait grand seigneur. Il n'allait quand même pas se mettre à genoux devant Tartempion parce que Tartempion avait une cuillère en argent dans la bouche à la naissance. Il monte à Paris pour essayer de refiler sa camelote, le petit gars Dard, des pièces de théâtre et des romans qui ressemblent à ceux de Simenon, comme « monsieur Joos » mais ça ne marche pas terrible. Comme tous les débutants, il met trop de choses dedans. Il aime bien aussi Céline, le bon docteur Destouches de Drancy, pour les inventions de mots. Depuis longtemps, il y avait pensé, écrire du populaire, du vite vendu, après avoir rencontré un ami de Francis Carco qui le lui avait conseillé, dans un café de la « Croix-Rousse » où l'on se payait la tête des nazis en plein pendant la guerre, et en 1949, il crée le personnage du commissaire San Antonio après s'être essayé au travail vite fait bien fait en rendant en cinq jours « le mystère du cube blanc ». La première enquête de San Antonio se passe à Bourgoin-Jaillieu, et vlan pour l'exotisme, et de son adjoint que les critiques disent qu'il est ignoble alors que c'est rien que des jalminces, moi, Bérurier, Béru pour les dames, enfin que tant que Berthe elle ne soye pas au courant, moi ça colle...

    Au début on ne sait pas trop si le commissaire est une sorte de super-résistant, un flic, ou un barbouze mais qu'importe. Je suis déjà dedans, tout comme Achille ou Berthe.

    899992-1065593.jpgIl écrit six livres par an, et de temps en temps, il y en a un qui est signé vraiment de lui et non du grand, un roman différent, mais ils ne sont pas nombreux à le lire, un type qui écrit des romans de gare c'est moins sérieux qu'un crétin qui raconte sa vie par le menu ou qui parle du papier peint de sa salle à manger pendant vingt pages. Il est devenu écrivain forain, c'est lui qui trouve la formule plus tard. Et ça le débecte tellement d'être si peu reconnu et si mal vu qu'il tente de se faire la malle de manière directe, nette et sans bavures en se flinguant. Heureusement il se rate. Au moins, ça montre une chose, la littérature est un enjeu existentiel, comme toute forme de création (qu'est-ce que je cause bien d'un coup) -enfin je parle des créateurs qui créent, pas de ceux qui sont légions qui ne produisent rien mais vendent du vent aux gogos qui souvent ne demandent que ça ou qui se vantent pour la galerie de faire dans le créatif. Et on ne devrait pas la mépriser comme on fait maintenant. Beaucoup de vieux cons à gueule de jouvenceaux font le cul de poule, ils aiment bien que les bouquins, ce soye utile, vingts dieux, que ce soye performant. Ils n'ont rien pigé bien sûr, (comme tous ceux qui ont fait des films d'après les bouquins de Dard).

    On se dit, tant mieux, car comme ça on peut croire qu'ils vont nous foutre la paix, mais pas du tout, petit à petit, ils ont empoisonné la vie des quelques bons écriveurs qui restent. Ils font la leçon, ils font la morale, ils procurationnent même et se prennent pour Zorro, la grande tapette en noir, ils aiment bien les justiciers mais ils n'aiment pas vraiment la justice. Ils aiment bien les livres comme une copie d'élève bien docile, qui régurgite tout ce qu'on lui a enfilé dans le gosier avec un bâton jusqu'à la débectance, ils aiment bien qu'il n'y ait pas de disgressions, et il y en a souvent dans les livres de San Antonio. Après sa tentative de baisser de rideau final, Dard part vivre en Suisse, pour avoir la paix et vivre au bon air, loin des cons. Il continue d'écrire autant, plus de deux-cent livres dont « la vieille qui marchait dans la mer », mon préféré, et se sent mieux dans sa peau. Dard meurt en 2000, en Suisse, il a beaucoup d'héritiers, dont un grand nombre d'illégitimes. Et quand sa fille s'est mariée avec le mafflu qui passe à la radio et à la télé, Carlier, qui croit que c'est lui le vrai héritier non pasteurisé à cause de ça, j'ai cru rendre mon goûter de onze heures et tout le pif du matin.

    Ton Bérurier qui te laisse car y fait soif, j'ai peut-être oublié des trucs et des machins mais il y a l'essentiel, Grand, tu trieras de toutes manières...

    Le site de San Antonio

    ci-dessous une interview de Dard

    retrouver ce média sur www.ina.fr
  • Peut-on supporter les "copains et coquins" ?

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    "Alors on se sent écrasé sous le sentiment de «l'éternelle misère de tout», de l'impuissance humaine et de la monotonie des actions".
    Au soleil (1884) Guy de Maupassant

    Les affaires comme la mission bidon de Madame Boutin, ça devient pénible à la longue. Que ça sorte pour elle, on sait pourquoi, c'est du fait de son positionnement comme femme politique et catholique, mais elle devait bien s'attendre à ce qu'on ne lui fasse pas de cadeau.

    Boutin dit qu'elle n'est pas la seule, croyant trouver là une excuse ? Elle a raison bien sûr, mais de qui se moque-t-elle, en quoi cela l'absout-elle ?

    C'est un peu du même tonneau, sa ligne de défense, toute aussi grotesque que ce moment où elle a dit que Sarkozy incarnait les valeurs chrétiennes qu'elle défendait.

    Hier, en regardant les informations, je tombe sur dix secondes concernant le fils de Roselyne Bachelot, titulaire d'un diplôme en arts, qui aurait lui aussi une mission bidon dans le ministère de sa mère. On me dira qu'elles copient sur le chef, Nicolas Sarkozy, qui place son fils inculte et scolairement pas vraiment brillant à l'EPAD. Puis zappant deux secondes sur « le Grand Journal » voilà que je peux y voir Lolita Chammah, la fille d'Isabelle Huppert, même moue, même morgue, même attitude pénible qui donne envie de la gifler après deux phrases très convenues, après bien des enfants de et « filles et fils de », certes ce n'est pas la première.

    C'est exactement pareil dans tel conseil général, telle ou telle mairie, où l'on tombe sur les copains de tel ou tel notable, les neveux de l'un, les cousines ou copains de l'autre, le tout sans que ça ne choque qui que ce soit réellement visiblement. Dans ce genre d'endroits, on ose encore parler de compétences quant au recrutement pour ensuite embaucher par le biais du clientélisme la progéniture d'un notable ou d'un autre. Ce qui frappe c'est le retour au grand galop de l'hyper-révérence envers les « bonnes » familles et les notables.

    Ce sont généralement les mêmes qui vantent les mérites de la méritocratie et de l'effort, de la rigueur, mais pour les autres d'abord.

    Certains diront que ce texte est poujado, peu importe.

    Une longue liste de cumulards

  • Les victimes dont les chrétiens d'Occident se fichent

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    Monseigneur Luigi Padovese a été assassiné en Turquie.

    Le Pape a précisé que c'était pour des raisons qui n'étaient ni religieuses, ni politiques. Et pourtant, tout le monde s'en fout comme de la première guitare de Carla Bruni, excepté le rédacteur de cet article sur Causeur.

    A commencer par les chrétiens d'Occident eux-mêmes.

    20090511_Conseil_des_Archanges.jpgDans les paroisses, on peut parler de beaucoup de belles et grandes causes, toutes clinquantes, mais de ces assassinats tout comme de la situation des chrétiens au Proche Orient, non. C'est tabou. On se gargarise de grandes causes, de beaux discours, d'intentions bien plates. Ne parlons pas de la quasi-absence de solidarité concrète. A titre de comparaison, comparaison n'est pas raison mais c'est quand même très significatif, l'Oeuvre d'Orient a financé des projets à hauteur de 280 000 euros en 2008 dans tous les pays des Proche et Moyen Orient pendant que les saoudiens versaient 4 milliards de dollars aux pays « frères ».

    Dire « je prie pour toi » c'est très bien, mais ensuite que fait-on vraiment ? Il y a aussi les bons esprits hypocrites qui diront « je prie pour tout le monde quelle que soit l'origine et la religion », et ne feront pas grand-chose de plus.

    J'ai eu un jour cette réponse d'un bon apôtre que ma question gênait visiblement beaucoup.

    Excepté le Pape lui-même, qui en parle régulièrement, et l'Oeuvre d'Orient, qui fait de son mieux, c'est surtout une grande indifférence qui domine quand ce n'est pas pire. Alors que je participais aux forums d'été d'une communauté « nouvelle », avec un stand de l'Oeuvre d'Orient, un brave monsieur était venu me dire que « de tout'façons, c'est pas possible que ce soye de vrais chrétiens, c'est que des bougnoules comme les autres », sans parler de djeuns à la mise semblant pourtant de prime abord correcte venus ensuite cracher sur le tapis que nous avions disposé à l'entrée. Même sur place, en Terre dite Sainte, la plupart des pélerins ne voulaient pas assister aux messes des catholiques locaux, originels pourtant, tout comme beaucoup de croyants vivant sur place qui préféraient rester « entre soi ». Je n'y ai pas compté tous ceux qui ne faisaient pas l'effort d'apprendre la langue, ou d'assister au moins une fois à la messe grecque catholique, copte, syriaque, melchite ou arménienne, y compris pendant la semaine de l'Unité.

    Les chrétiens de Terre Sainte s'en vont, bientôt il n'y en aura plus, pourtant ils auraient été les médiateurs les mieux placés entre l'Islam et les occidentaux, et ils sont la mémoire vivante et incarnée de la foi chrétienne, celle-ci ne l'étant plus tellement, incarnée, sous nos cieux.

  • Les dégoûts autorisés (quand on a le droit d'être xénophobes)

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    Quelques reportages sur Lech Kaczynski , le lendemain de l'accident fatal lui ayant coûté la vie ainsi qu'à une bonne partie de l'état-major polonais, des ministres et de quelques évêques, m'ont rappelé un épisode de mon séjour à Jérusalem, certes plus futile et beaucoup moins grave mais on va comprendre.

    610plech.jpgUn des membres du Consulat travaillant à la francophonie était un charmant garçon qui n'avait peur de rien quant à son louque, osant le débardeur résille blanc et le pantalon cuir mauve en plein quartier musulman dans la Vieille Ville de Jérusalem, Gérald. Nous surveillions des épreuves du DELF (diplôme de Français Langue Étrangère) quand celui-ci s'absenta de sa salle pour répondre à un coup de fil dans le couloir, il était en binôme avec un autre coopérant, catholique, qui portait une croix de Taizé autour du cou et dont le physique pouvait évoquer celui de François Hadji-Lazaro. Je l'entendis glousser sur « les gros fachos de cathos » avec qui il était contraint, le pôvre, de travailler, et disserter sur leur louque déplorable de coincés (« Ahlala, tu les aurais vu, les types, comment qu'ils sont fringués, troop la honte »). Puis satisfait, il rentra dans la salle. Il nous regarda, attendant notre réaction, puis devant nos airs goguenards décida de s'abstraire dans quelques corrections de copie. Il ne se serait jamais permis une telle réflexion quant à la jeune personne voilée qui nous accueillait au CCF de Ramallah, ou ce jeune homme qui avait les lunettes « mercure » et la barbe des militants du Hamas là-bas. Et nous ne l'avions jamais insulté ni même abordé la question de ses orientation sexuelles.

    Il ne prenait pas de risques. Il était juste un peu lâche.

    Concernant le premier ministre polonais, j'ai trouvé moi-même grotesque certaines de ses décisions concernant par exemple les « Teletubbies », ou l'interdiction de livres. Mais on se doit de respecter le deuil d'un pays qui a manifestement le tort en 2010 d'être encore à 90% catholique, ça c'est pas bien visiblement, tous les commentateurs le ressassent continuellement à la télévision pour cette raison. Certains vont jusqu'à la xénophobie la plus crasse contre les polonais, leur reprochant d'être un ramassis de crétins judéophobes et bien sûr d'être des « intégrisss ». Du côté de notre bien-pensance, cette xénophobie est admise, quand elle est tournée contre les catholiques, et un pays catholique. On a le droit, c'est pas grave. D'ailleurs on prétend que l'on aime bien les cathos, sans préciser que c'est tant qu'ils ferment leur gueule et tant qu'ils sont d'accord avec le discours ambiant.

    De plus un petit pays qui se défend contre les gros poissons est un « pays courageux » résistant à l'impérialisme quand ses dirigeants ont « la carte », quand ceux-ci ne l'ont pas, ce sont des boutures de nazis, des salopards nationalistes et chauvins.

    C'est un peu comme les pédophiles, quand ils sont de confession catholique, ils sont bons à pendre, on pense presque à remettre la peine de mort en action, quand ils sont d'une autre confession, tout aussi inexcusables donc pourtant, il nous faut « éviter de sombrer dans l'eurocentrisme » et « relativiser nos convictions culturelles ». Dire qu'une gamine de treize ans violée par un gros porc friqué le soir d'un mariage forcé est une saloperie, c'est de « l'eurocentrisme » par exemple. Quand une saloperie de groupe « facebook » propose de violer des curés pour venger les enfants de chœur, c'est du second degré, c'est une sorte de « happening » humoristique, de la provocation t'vois, un truc dada t'vois, genre André Breton. C'est une expression de liberté et si on y touche, gare, certains parleront de la remise en cause des droits de l'homme et du retour de LHLPSDNH ™ soient les « Heures les plus sombres de notre histoire ».

  • Georges Tron ne veut pas être déraciné

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    Elle est bonne, non ? Rassurez-vous, je vais essayer de toutes les faire...

    georges-tron.jpgLa jeune pousse du gouvernement, enfin je veux dire la souche, Georges Tron, ne veut pas subir de déracinement. Les roseaux pensants du président, qui paraît-il est en froid avec sa plante en pot, n'ont pas perçu le scandale avant de lui conseiller cette bouture sur les ministres de François Fillon qui contrairement à Jean-Louis Borloo s'arrose très peu. A la décharge du président, si j'ose dire, il faut dire qu'en déplacement, on désherbe autour de lui, on y va à la hache, et qu'il se retrouve souvent le seul bouleau du jardin, ce qui lui donne l'impression trompeuse qu'il est un chêne.

    Tron ne voit pas le problème à habiter une serre de près de 120 mètres carrés en plein milieu du jardin extraordinaire de la capitale, pas une serre en contreplaqué, c'est plutôt du bois précieux. Je suis certain que ses patrons à l'Élysée comme à Matignon se seraient bien passé de cette ortie surtout après la tempête (dans un verre d'eau) de dimanche. Alors que la déforestation continue, on nous promet de replanter à tout va, et que, même, le replantage a déjà commencé, d'aucuns se croyant à l'abri ont sorti leur rameau d'olivier. Il faut dire qu'arracher une vieille souche, ça coûte du temps, de l'argent et de l'huile de coude, surtout si les racines sont profondes et descendent jusqu'à celle du vieux Baobab Chirac, certains ont tenté de s'y attaquer mais ils y allaient à la machette et n'avaient même pas de tronçonneuses. Les bûcherons, ou prétendus journalistes, s'époumonnent mais ils ne sont pas très nombreux à vouloir en faire du bois de chauffage, du Tron. C'est un peu la même chose quand ils parlent de la jolie plante d'intérieur (quand elle est apprêtée et correctement arrosée, sinon on voit un peu trop les ravages des herbicides et des plantes botuliques qu'elle reçoit en injections) qu'il a épousé, ils n'osent rien dire, ils restent non pas de marbre, mais de contreplaqué (le marbre serait encore une matière trop noble pour leurs pensées de carpettes).

    Nota Bene : J'en ai un peu marre de tous ces planqués, copains et coquins, qui se réclament tous de la République, donc du Bien Comun, alors qu'ils n'en ont rien à foutre, et qui oseront répéter que les privilèges ont été abolis la fameuse nuit du 4 août 1789. Il n'y a pas que Georges Tron puisque des personnalités de gôche profitent tout autant des HLM et ILM de la ville de Paris.

  • Cécile Duflot ? Du flan !

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    (aux agrumes, spécialité des Maldives)

    L'histoire de Cécile Duflot, qui rentre du Danemark en avion, puis part en vacances aux Maldives, ça me rappelle un sketch de « Groland » qui tapait juste : un pauvre type chauffe son appartement à l'électrique et grille de l'énergie en se collant devant la téloche tous les soirs car il n'a pas d'argent pour faire autre chose, tout en bouffant des chips car il n'est pas très hygièniquement correct ; pendant qu'en parallèle on nous montre un autre individu, lui beaucoup plus aisé, qui multiplie les initiatives pour compenser son carbone puis finit par prendre l'avion pour partir aux vacances aux Maldives ou ailleurs. Nos écolos sont vraiment nuls. Alors qu'elle est du genre à multiplier les avertissements « citoyens », les leçons de morale sur le développement durable et pas seulement, on se lâche contre le Pape ou tout ennemi du bien actuel tel qu'il est en vigueur, à déplorer la disparition de la mouche du coche à poil dur ou du teckel mollasson à queue molle ; Cécile Duflot a été prise la main dans le sac. Et les Maldives où l'on flagelle les femmes adultères, ça le fait pas, comme on dit en ébroïcien, à moins qu'il ne s'agisse d'un fantasme caché.


  • Il y a des sans-papiers plus égaux que d'autres

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    80459443_small.jpgUn jeune harki a il y quelques temps fait une demande de pièce d'identité auprès de la préfecture de l'Eure. Comme ses parents sont arrivés en catastrophe après la guerre d'Algérie, ils n'ont pas eu le temps d'emporter tous les justificatifs qu'il fallait pour vivre en France (rappel, ce n'est pas dans les manuels d'histoire : 220 000 harkis exterminés en Algérie sans que la France ne lève le petit doigt, par peur que ceux-ci ne deviennent des auxiliaires de l'O.A.S, des femmes, des enfants, des vieillards écorchés vifs, égorgés, empalés et j'en passe. Certains jusqu'en 1996 vivaient dans des camps proches de Montpellier sans eau ni électricité). Il est question qu'on le renvoie en Algérie alors que lui aussi travaille, paie des impôts et participe à la solidarité de la collectivité ; et que ses parents ont servi la France.

    Apparemment ça ne suffit pas.

    Il faut dire que l'on ne va quand même pas causer des harkis, ça risquerait sûrement selon la formule consacrée de réveiller les z-heures les plus sombres de notre histoire.

    Note personnelle : à propos, j'ai un peu de mal à comprendre le maintien de Georges Frêche en candidat PS des régionales dans le Sud de la France. Peut-être serait-il plus digne de perdre cette région dans l'honneur au lieu de la gagner, peut-ètre, dans la honte. Les harkis sont-ils moins photogéniques ?

  • Libérez Kareem Amer - blogger égyptien

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    Site de soutien

    Kareem Amer par Kareem Amer


    En prison par goût de la liberté tout simple pour nous, impossible pour lui, à cause de la théocratie islamique, de la haine, de la sottise...

    kareem.jpgJe suis étudiant terre-à-terre; j'ai envie d'aider l'humanité contre toute forme de discrimination.(...) j'ai envie d'ouvrir mon propre cabinet d'avocats qui réunira d'autres avocats partageant les même points de vue.
    Notre but principal est défendre les droits des femmes musulmanes contre toute forme de discrimination et stopper les crimes violents (...)

    • Âge : 23
    • Sexe : M
    • Signe astrologique : Gémeaux
    • Année zodiacale : Rat
    • Secteur : Enseignement, Formation
    • Profession : student
    • Pays/territoire : Alexandrie, Egypte

    Centres d'intérêt
    • lecture de roman
    • écriture de poésie
    • regarder le cinema
    • construction des relations d'amitié
    • voyages
    • humanité
    • la défense pour les femmes

    Parmi ses films préférés:

    • troy
    • life is all you get
    • rousini
    • amadeus
    • shakespear in love
    • the destiny
    • titanic
    • the last samurai
    • one way ticket to mombasa
    • i am not scared
    • the burning season
    • super size me
    • head on

    Goûts musicaux
    • nagat
    • fayrouz
    • mageda elroumi
    • mohammed mounir
    • nancy 3ajram

    Sur le site d'Amnesty

  • Pendant que l'on parle de foot la farce continue

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    Que deviennent les pourris pendant que l'on parle de « foûtebôle » ?

    champs1.jpgDepuis quelques jours, ils sont nombreux les commentateurs, dont moi, à causer du foot et de la main d'Henry. Pendant ces quelques jours, pourtant il s'est passé des trucs, importants, Total a été complètement blanchi dans l'affaire AZF en 2001, alors que les méthodes de management des ressources de l'entreprise étaient bien en cause. Les pourris s'en sortent et les tricheurs sont excusés.

    Cela ne devrait pas être inéluctable.

    Et ça l'est toujours.

    Sur d'autres rives, de preux chevaliers montés sur de fiers destriers catholiques, de gôche ou de droâte, communistes ou soce-démes, néo-romantiques bernanosiens ou céliniens jaunis par leurs idées rances, grandis en cave, nous chantent sur tous les tons la chanson de l'identité nationale chacun à leur sauce. L'un parle de l'Algérie, l'autre n'ose rien dire, l'un croit en l'humanité nouvelle, l'autre ne songe qu'à l'argent. Mais personne ne s'aperçoit que la Nation française est morte depuis longtemps, et pas de sa belle mort. A cause de vous, de votre propension à vous bâtir un petit domaine bien à vous, bien égoïste, à faire du fric en prenant la pose.

    Moi qui ne suis qu'un bloggeur compulsif de province, ça me dégoûte encore et je ne m'y résous pas. Les trois quarts de la société, enfin disons plutôt 99%, préfèrent quant à eux suivre le mouvement, le reste du troupeau et consommer, acheter et bouffer, baiser sans remords, tant que tout cela est encore possible et crever dans la pire grisaille qui soit, celle de l'esprit. On a envie de partir, dans ces moments là, quand on ressent plus que les autres jours la vulgarité de cette société, et je rêve alors de mes terres saintes...

  • Dans la rubrique on s'en fout : la polémique Marie N'Dyaye, Raoult ; Ségolène à Dijon

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    etre_francais.jpgMarie N'Dyaye conchie la France actuelle, elle le dit, elle en a le droit, mais accepte quand même le prix le plus prestigieux du pays, non pas qu'elle en soit fière, et non pas qu'on parle encore de littérature, mais faut pas déconner, coco, un Goncourt, ça se vend toujours, les gens l'achètent même sans le lire. Elle se prend pour une réincarnation d'Hugo alors qu'elle n'a pas la stature, n'ayant même pas le talent de l'apologiste sénile des infanticides, Marguerite D., ou je ne sais quel autre ectoplasme glorieux de la bien-pensance mais revient quand même pour être devant les caméras à la sortie de Drouant. Sur ce, Eric Raoult réagit et invoque un devoir de réserve de l'écrivain, que celui-ci n'a pas à avoir. Il a raison sur un point, Marie N(Dyaye conchie la France mais n'est pas très cohérente avec ses grands principes affirmés dans l'interview aux z-Inrocks.

    Ce n'est rien d'autres en somme qu'une polémique de cloportes qui ne changent pas, attendant vainement la métamorphose.

    Ségolène va à Dijon à une réunion de cerveaux très musclés pour parler des thèmes que l'opposition devrait aborder. C'est son ancien porte-parole qui organise cette sorte de jamboree d'egos, car en fait, il s'agit surtout de déterminer pour cette belle bande de faux derches, aussi hypocrites que des grenouilles de bénitiers clochemerlesques, qui c'est qui va être le chef en 2012. Et voilà que monsieur Peillon s'époumonne et pousse les hauts cris : "et comment ! Et que c'est à moi maintenant d'être le chef ! Scandale !". Mais Ségolène reste et ne se barre pas, telle Jeanne devant Orléans avec Gilles de Rais, qui aurait apprécié les "boxeurs quadragènaires thaïlandais" lui aussi. Rappelons que l'opposition ne devrait aborder qu'un seul thème, fondamental, qui est celui de la montée inquiétante de la précarité des moins bien lotis, de la classe moyenne aux RMIstes tous suspects, tous coupables car précaires que l'on désigne comme feignasses aux moutons UMP, surtout les retraités qui tremblent dans leurs caleçons de flanelle pour leur magot.

    On reste dans le cloporte...

    Ci-dessous, chanson d'actualité

  • D'où vais-je, où viens-je, dans quel état j'erre ?

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    « Peut-être serait-ce un bienfait, pour un vieux peuple, de savoir plus facilement oublier : car le souvenir brouille parfois l'image du présent et l'homme, avant tout, a besoin de s'adapter au neuf. »

    — Marc Bloch, L'Étrange Défaite

    « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. »

    — Marc Bloch, L'Étrange Défaite

    Sinon il y a aussi la réponse de Pierre Dac à Monsieur Besson :

    A l'éternelle triple question : «Qui suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ?», je réponds : «Je suis moi, je viens de chez moi, et j'y retourne.»

    valmy1792.jpgSi on se pose la question de définir l'identité nationale, c'est qu'elle n'existe plus dans les esprits après des decennies de sado-masochisme national, d'autoflagellation à outrance et de remords d'à peu près tout quant à notre histoire. On a oublié que l'histoire de France est un tout qui commence en 498, que même les plus monarchistes de l'Action Française reconnaissaient que la Révolution participe de la construction de la Nation, dont la prise de conscience éclate quand un anonyme crie "Vive la Nation !" à Valmy et que cela galvanise les troupes car ce cri implique une idée commune de la liberté.

    Monsieur Besson est peut-être un "petit mufle réaliste" comme aurait dit Bernanos, un homme qui fait carrière sur le dos de la Nation et en profitant des méfaits de la pauvreté.

    Je retiens la définition de Renan :

    III partie de sa conférence sur la Nation

    Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis

    la suite du texte

  • Le Goncourt à Marie N'Dyaye, le Renaudot à Beigbeider, étonnant, non ?

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    696340_photo-1257139403641-1-0_150x113.jpgAu départ, le Goncourt était un prix littéraire destiné à récompenser de jeunes auteurs chez qui l'on pensait distinguer les prémices d'un talent futur. Petit à petit, surtout depuis quarante ans, c'est devenu un truc, un machin quelconque boursouflé, destiné à récompenser quelqu'un bien dans la note de la bien-pensance, on récompensera par exemple un perdreau de l'année comme la septuagénaire Marguerite D. pour "l'Amant", et de toutes façons les convives de chez Drouant sont souvent passés à côté des plus grands tel Proust.

    Cela s'accélère depuis quelques temps, ainsi l'an dernier le prix donné à Atiq Rahimi, durassien afghan et bon sauvage de service, (moi ce n'est pas tellement son afghanité qui me gêne, plutôt sa « durassianité »). Cette année, on décerne la récompense, qui ne veut plus dire grand-chose à une écrivaine parce qu'elle est noire, et parce que c'est une femme, finalement, là-dedans je me demande la part de la littérature. Et c'est tout aussi raciste que de ne pas lui donner pour ces deux raisons au fond. Quant à Beigbeider, un perdreau de l'année, le fils cadet d'une famille pas trop mal née, on lui file le prix Renaudot, mais ce n'est pas parce qu'il a des amis partout, ce serait déplacé de le prétendre, là aussi, il est bien entendu que l'on parle peu de littérature. Frédéric est un rebelle, il s'est fait une ligne de coke, a passé une nuit en cellule de dégrisement, il se voit déjà en rebelle numéro 1 de la Sarkozie et futur Victor Hugo, post-moderne du régime. On imagine la Beigbeder.jpgconversation mondaine : « Merde quoi, on peut plus se faire une ligne en paix, coco, ça va pas, faut réagir ». Comme d'autres, le petit milieu littéraire s'est tenu à carreaux pendant l'affaire du fils Sarkozy, car c'est un milieu extrêmement consanguin aussi, comme la politique, ou alors pour hurler au lepènisme. Il faut y apprendre la lèche rapidement quitte à s'y faire griller : ainsi on déplait à un petit artisan de la littérature, un minable à sexualité frustre de VRP de province, puant de misère sexuelle et de complexes divers, frustré de succès, un peut mytho sur les bords, il enragera et fera tout pour empêcher votre publication possible en ragotant auprès des éditeurs ou des autres, en interdisant à ses enfants de choeur d'intervenir sur tel ou tel blog, le pire étant qu'on l'écoute...

    Dans les deux cas, il s'agit plutôt d'écrivains qui ne sont certes pas du genre à pisser de la copie un peu partout quitte à se renier, mais il n'empêche que l'on peut se poser des questions, non ? Ce qui relativise les choses est que le public décérébré de « Star Académie » ou « Con Lanta » s'en fout comme l'an 40 du Goncourt, il ne lit plus.

  • Un pur moment de connivence – Isabelle Balkany et Michel Boujenah

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    Le Père Fouettard a regardé "On n'est pas couché", il n'aurait pas dû...

    m:1252179170Je ne regarde jamais « On n'est pas couché » d'habitude, c'est trop tard pour moi qui suis devenu une sorte de bonnet de nuit bien obligé de se coucher tôt même le week-end, excepté hier soir au début des vacances. Je tombe sur Isabelle Balkany, épouse de celui dont certains malfaisants, c'est sûr, nous disent que c'est le parrain des Hauts de Seine, les gens sont tellement mauvaises langues, quand on pense qu'ils ont tous les deux retrouvé leurs charges, c'est sûr, ils sont innocents, à moins que les électeurs de Levallois n'aient pas compris grand-chose. La ville est en coupe réglée, et en plus Isabelle Balkany se permet de venir donner des leçons de morale quant aux adversaires de Jean Sarkozy, des jaloux selon elle (entre parenthèses le fait que ce petit jouvenceau se choisisse Ma Barker en plus BCBG comme marraine veut tout dire, ce n'est pas la moitié d'un con). Comme on dit de toutes façons certaines grandes consciences de gôche, contester la pureté des intentions du prince héritier c'est être ou poujadiste ou pire, lepéniste...

    Zemmour lui répond assez correctement, Naulleau y va encore plus franco, et Thomas Dutronc lui oppose un point de vue excellent de pertinence, lui étant pourtant un « fils de » (que la grâce du tout puissant soient sur eux trois). Bon , quand Isabelle Balakany apparaissait à l'image j'avais comme des remontées acides, des envies de vomir, et voilà que Boujenah qui n'avait rien dit jusque là intervient pour défendre Isabelle, pauvre dame en détresse, celle-ci nous apprend qu'un des parents de Michel était son « oncle de coeur », sourire attendri de Michou et de la bonne dame, pendant deux secondes c'est la nurserie, et pur moment de connivence révélateur pour ceux qui n'étaient pas encore au parfum. Nous ne dirons pas comme les mauvaises langues (ouh, ouh), la honte du très haut soit sur eux, qu'Isabelle est pourrie jusqu'à la moelle, à l'instar de Desproges parlant de Michel Droit, nous dirons que c'est un sapin de Noèl. Tout comme Patrick Balkany qui lui est un sapin de Noèl de compétition, avec les boules ad-hoc.

    Je pense qu'il faut absolument regarder le documentaire ci-dessous, il dit tout de l'état actuel de la République, car Balkany est revenu, et a un rôle de tout premier plan auprès de Sarkozy, et Pierre Carles est mort.

  • Comment parler avec tact à un SDF

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    lecanardenchainen449520pu0.jpgDans un hebdo de chrétiens de gauche, qui si ils ne se retenaient pas rogneraient sur l'argent de l'achat du Break familial dernier modèle ou des vacances à Pornichet, bref le modèle catho sirupeux, on ne parle ici pas de "Télérama" mais de "Péle...tût, censuré" (zut je l'ai dit un peu), on nous donne des conseils de savoir-vivre doucereux pour parler à un mendiant, pardon un SDF, avec politesse et savoir-vivre. Il arrive que les braves personnes qui pondent ce genre de papier soient d'une grande crédulité ou d'une grande bêtise, mais je trouve que celui-là bat tous les records dans le mielleux gluant. Il faut demander son nom au mendiant, je préconiserai quant à moi d'exiger qu'il présente ses papiers avant de lui faire un don, pour, je cite "entrer en communication avec lui", des fois qu'il ne serait pas tout à fait humain, ou d'une autre espèce. Ensuite, il faut l'inviter à "parler de sa situation", comme si il ne la connaissait pas, et comme si il n'avait pas envie à tout prix de l'oublier en se payant un coup à boire avec l'argent qu'il retire de "la manche". Si il manifeste justement son besoin de jus de raisin fermenté, ou de malt brassé, il faut lui expliquer combien c'est dangereux pour sa santé, de même s'il veut en griller une, une clope je précise. Je me demande, pourquoi ne pas lui suggérer de bien manger "cinq fruits et légumes" dans sa journée, bien sûr ne pas oublier de lui demander pour qui il vote (si le vote n'est pas correct, c'est de sa faute s'il est dans la mouise en gros). Il faut dire que ça ne me dérange pas qu'un SDF boive l'argent qu'il reçoit des paroissiens, ça lui fait du bien en attendant un très hypothétique "Grand soir" ou une très hypothétique "moralisation" (rires) de la Bourse (oh, oh, oh). On me dira, la France n'a pas le monopole des crétins sucrés, ou des démagogues qui n'aime pas les pauvres qui ne sont pas assez glamour, voir ici une interview d'Eric Stauffer, un suisse qui n'est pas la moitié d'un con.

  • Orange avant les suicides...

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    Orange avant les suicides…

    …ou « Les précaires escamotés »

    france_telecom_1481468c.jpgBien sûr, j’ai beaucoup de compassion pour les suicidés d’Orange, et de toutes les entreprises qu’on oublie de citer dans lesquels des salariés mettent fin à leurs jours mais on omet quand même des éléments importants de réflexion. Dans tous les établissements privatisés, on a commencé par virer les salariés précaires, ainsi à Orange, ou comme on commence à le voir à la Poste, voire dans l’Éducation Nationale. Ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, beaucoup de statutaires et de titulaires n’ont pas été vigilants sur les changements d’orientation de leur travail, persuadés qu’ils étaient que le départ des salariés vacataires, des stagiaires sous-payés, allaient dégager des moyens pour augmenter leurs salaires, certains étant sûrs que cela allait multiplier les heures supplémentaires, ne comprenant pas qu’ils allaient faire aussi, en plus, le travail des soutiers de l’économie que sont les « précaires ». Ils ne se sont donc pas inquiétés du sort des salariés économiquement fragiles, endormis par de belles promesses et ne se sont pas inquiétés une seconde de méthodes de management uniquement quantitatives. Le réveil fut ensuite rapide et des plus brutal, on ne peut que le déplorer mais peut-être eût-il fallu se soucier plus tôt des personnels précaires et d'une privatisation inutile ? On aurait évité cette vague de suicides. C'est bel et bien beau de faire dans le compassionnel mais il aurait mieux valu prévenir que guérir.

  • Le niveau olympique de David Douillet en politique

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    douillet-montagne-bertrand-ok.jpg" Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît " comme disait Fernand qui n’aurait jamais dû quitter Montauban (On n’devrait jamais quitter Montauban). David lui, n’est peut-être jamais allé à Montauban, (on s’en fout), mais il semble apporter des preuves à l’affirmation ci-dessus car lui il ose tout, il fonce, il ventile, il expulse sans problèmes ; ceux qui critiquent Jean Sarkozy, des jaloux, des pleutres, ceux qui disent qu’il est élu sur un programme populiste et démago, des menteurs, des traîtres à la République, oui monsieur. Quant à ceux qui soutiennent que c’est grâce à sa notoriété qu’il a été élu, des jaloux aussi vous dis-je, des hypocrites, des va-nu-pieds sans foi ni loi. S’il y en a encore une qui proteste, de toutes façons, on peut croire que David lui collerait un bourre-pif de première, un bon kata (nerveux). C’est comme ça les mecs de 1 mètre 85 et plus d’un quintal, les petits gars ont tendance à s’écraser et à montrer qu’ils sont d’accord. C’est un grand champion de judo incontestable, ça c’est sûr, tout le monde s’en souvient, et tout le monde a peu la trouille derechef. Si on est un peu patraque, un peu mal, il faut écouter David, ça remet d’équerre tout de suite tellement ça fait bouillir l’adrénaline.

  • Une société de pédophiles

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    La société pédophile

    robe-retro.jpgFinalement, c’est toute la société qui devient pédophile, se nourrissant d’une imagerie se voulant jeune ou proche des jeunes, imagerie totalement frelatée il est vrai. Le physique des mannequins, présenté comme indépassable, est celui d’adolescentes à peine pubères et généralement anorexiques (et qui font la gueule). Foin d’hypocrisie, je préfère sur le sujet la franchise virant presque au cynisme de Lagerfeld que la « faux-culterie » des magazines allemands qui ont fait parler d’eux il y a peu en faisant poser des femmes présentées comme communes, ce qui est agréable pour elles d’ailleurs. La sexualité et l’amour en général se doivent d’être vécues comme si l’homme était toujours un adolescent incapable de maîtriser ses pulsions, et de se responsabiliser, et la femme une midinette de treize ans, confondant ses lubies amoureuses et ses envies de coucheries. On lui présente des aventures d’un soir comme étant aussi anodines qu’avaler un macaron, pendant que les hommes pensent que multiplier les aventures leur assure une réputation de performance. Personne ne songeant un seul instant à mûrir, prendre conscience de ses erreurs ou de ses errements.

    Politiquement, toute la société raisonne de manière binaire : celui qui ne pense pas tout à fait comme moi est mon ennemi, partageant à gauche et à droite un humanitarisme léger et très vague, gentillet et mièvre qui sert de paravent à la seule motivation réelle des uns et des autres, à savoir consommer sans limites aussi bien les choses que les êtres. De temps en temps, on se laisse aller à une sorte d’émotivité hystérique, d’affectivité sans affection ni cœur, on est là pour donner l’impression de s’aimer alors qu’on cherche surtout à se mettre en valeur et montrer comme on est si bon, l’apparence seule étant importante. Le corps est réduit à une machine, il doit absolument correspondre à l’image que l’on s’en fait, souvent idéalisé, certaines femmes, et de plus en plus d’hommes, se martyrisent afin de retrouver de manière totalement contre-naturelle un physique perdu depuis leurs douze ans, On doit prendre soin de son corps comme d’une machine évitant soigneusement tout ce qui aurait un rapport quelconque avec l’esprit, l’âme ou l’intellect, sauf en ce qui concerne une forme aiguë de pensée positive à tout crin qui devient la norme, il arrive de plus en plus que les fois religieuses et les idéologies soient confondues avec cette « positive thought » aussi creuse et sotte qu’un slogan pour eau minérale.

    La société base ses pseudo-aspirations qui sont autant d’alibis pour un désir sans fond sur des concepts infantiles et non enfantins, et ce sont tout les adultes qui sont autant de gamins et gamines sans cervelle malléables par les médias et l’industrie du divertissement, et donc par là-même taillables et corvéables à merci. On s'étonne que ces adultes se scandalisent des actes d'un Frédéric Mitterrand ou d'un Roman Polanski car finalement ce qu'on leur reproche est anodin pour l'a-moralité sous-tendant le système libéral-libertaire actuel.

  • Polanski et l'anti-sémitisme

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    18898185-2-2-3735f.jpgJe viens de lire quelques articles qui m'interpellent quelque part comme dirait l'autre, et qui me font et frémir et réfléchir. Pour beaucoup, à la suite de Finkielkraut, s'attaquer à Polanski pour ce qu'il a fait serait un prétexte, on le ferait par antisémitisme. Le problème c'est qu'après avoir dit ça on ne peut plus discuter en somme. Et c'est dangereux. Si le cinéaste est victime, y compris de lui-même, la victime de l'acte commis l'est aussi. J'ai de la pitié pour lui, mais eût-il appartenu à un milieu plus banal, eût-il été encore juif, on n'en aurait pas parlé, il n'aurait eu aucune grandes consciences estampillées pour le défendre. Et c'est épouvantablement imprudent d'invoquer la bête immonde à tout bout de champ et pour n'importe quoi, elle va finir par se réveiller, elle l'est déjà même si ce n'est plus exactement la même, aujourd'hui qui est réellement choqué par l'eugénisme social ? Ou le fait concret, tangible que l'être humain soit devenu une marchandise ? Une machine qui se doit d'être performante ? Avec un capital pour tout ce qui n'est pas quantifiable une seconde.

    Le cinéaste serait en quelque sorte une sorte de juif errant, bouc-émissaire de toutes les saloperies engendrées par cette société, comme l'aubergiste du « Bal des vampires » qui n'a même pas le droit de « dormir » avec les autres vampires, ce n'est pas faux du tout bien sûr, on préfère largement balancer sur un djet setteur, qui a commis un acte impardonnable comme beaucoup dans cette période pas si enchantée, et ne pas voir les dérives iniques de ce monde hyper-libéral, ou le défendre indûment comme Henry Chapier pour ne pas avoir à en parler également. Ce sont les deux faces de la même comédie grotesque et tragique. Oui, l'âme de Polanski est certainement déjà morte après le ghetto de Cracovie dont il fût un des rares survivants, après une autre saloperie effroyable, l'assassinat de sa femme, qui montre bien que les pseudo-utopies des années 60 étaient des mensonges hypocrites, une belle blague, il s'enfonça certainement un peu plus vers l'abîme. Il est comme son personnage dans "le Bal..." à la fois fasciné et terrifié par les créatures qu'il combat, qui se posent tous comme "la race supérieure des vampires", et vainc un temps avant de succomber aux mêmes maux ou délices infernaux, tellement attirants. Ou alors finira-til par se jeter par la fenêtre comme à la fin du "Locataire" habillée et grimée comme sa victime ?

    5953-1.jpgEt finalement, on comprend aussi que cette affaire Polanski ça arrange bien la ré-élection du procureur de Los Angeles dont les électeurs doivent ressembler aux couples bourgeois sataniques de « Rosemary's baby », il y a aussi de l'électoralisme, le sang et le cul sordide à la une ça paye. Et Oui, les bonnes âmes veulent du moral et du garantie sans malsain, veulent une tête à couper, et détournent le regard devant la pauvreté ou les enfants violentés dans la maison d'â-côté, indifférents et contents de l'être. Je suis toujours surpris voire effaré quand j'entends les voisins dans ce genre de crimes prétendre toujours qu'ils « n'entendaient rien », « ne voyaient rien » car c'est manifestement faux.

    Cela n'enlève rien non plus à l'acte commis, évidemment.

    Et cela pourrait amener à désespérer de l'esprit humain marqué au fer rouge par le mal et la sottise omniprésente...

  • La recette d’un prix nobel de la Paix en 2009

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    obama-100-days-web.jpgC’est Obama qui la casse encore, la baraque (ah, ah, ah, suis-je spirituel) en récoltant le prix Nobel de la Paix à défaut des J.O. à Chicago. Si je comprend bien, donc, pour avoir le prix nobel de la Paix, il faut aller faire la guerre en Afghanistan, l’intensifier au risque d’un troisième Vietnam ou d’un deuxième Irak. Il est bien gentil, le grand gars beau gosse, mais là on exagère un peu, ce n’est pas Gandhi ni même Martin Luther King. Ce n’est même pas Dennis Haybert dans « 24 », encore moins Morgan Freeman dans « Deep Impact » bien que ce soit la raison pour laquelle il a été élu, servir d’alibi et de bonne conscience contre la culpabilité des riches qui veulent oublier qu’ils bouffent trop et consomment sans réfléchir ni se soucier des ressources limitées de la planète (les écolos rien que des menteurs). On ne veut rien entendre, on glose sur la personnalité des écolo-pipôles mais si une bonne question est posée, même par un nul, elle reste une bonne question, non ? Ou alors les réfugiés climatiques sont tous des menteurs ? Excepté des grandes et belles déclarations, Baraque ne semble pas trop s’en soucier, il faut dire que la fonte des glaces en Alaska libèreraient plusieurs gisements qui assureraient aux Etats-Unis l’indépendance énergétique totale.

  • Profession : critique littéraire

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    critique-litteraire-sest-refugiee-sur-interne-L-1.jpegJe me suis demandé par quel biais, quelle procédure d’orientation on pouvait accéder à la profession enviée (enfin, je crois) de critique littéraire médiatique ou du moins un peu médiatisé en regardant une émission de critiques justement dans laquelle officie une jeune femme qui a un prénom de bibliothèque, Mazarine. Mon premier mouvement (je suis méchant et jaloux comme une teigne on s’en souvient) aurait été de me payer sa tête mais il faut avouer qu’elle est la plupart du temps assez pertinente et sans concessions : bien sûr, si on me dit qu’elle n’a pas eu plus de chances que les autres pour se faire un nom, et un prénom, j’aurais du mal à le croire. C’est un milieu assez consanguin, tout le monde se connaît, on se fait la bise en demandant des nouvelles du petit dernier, en se complimentant sur la bonne tenue de son bronzage ou non artificiel. On fait mine de se moquer de Marc Lévy, Guillaume Musso, pour les zôteurs « populaires », du dernier d’Amélie Nothomb ou Beigbeider, mais finalement on joue le même genre de comédie à savoir que parler d’eux en mal c’est quand même parler d’eux, et que ce genre de critiques les sert toujours les plaçant en position de victimes. Le quidam ou la quidamette aime bien en plus s’identifier aux souvenirs de famille aristos de l’un ou les méditations autour de son nombril de l’autre. On attend en somme d’un auteur qu’il soit comme tout le monde, que ses appétits soient banals, son talent ordinaire, sans trop d’ambition ou de désir d’excellence, mot oppressif par ailleurs, ce n’est pas bien l’excellence, c’est bourgeois en plus comme le soutienne la plupart des bourgeois à prétention intello (je précise bien, « à prétentions… »). Il ne s’agit plus de littérature, chacun y va de ses histoires de coucheries qui ne sont ni transgressives, ni vraiment sensuelles, juste communes. La littérature se pipôlise de Houellebecq aux « fils ou filles de… » qui nous bassinent avec leur pauvre petite existence mesquine de gosses de riches écervelés. Le critique c’est le rôle du méchant utile pour faire avancer l’histoire, celui que le public n’aime pas car il lui rappelle sa médiocrité intellectuelle et son esprit grégaire.

  • Martine et Manuel nous font bien rire

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    h-3-1249604-1225954145.jpgA la télévision, la radio et dans les journaux se jouent depuis quelques jours un psychodrame dont le PS a le secret. Manuel Valls, qui n'est pas de gauche, qui ne cache pas ses ambitions, a reçu une lettre de Martine Aubry, qui dirige un parti qui n'est plus de gauche, pour le rappeler à l'ordre. Les commentateurs me font là encore penser à des clowns, le problème ce n'est pas les ambitions de l'un, les charges de l'autre, les récriminations ou approbations des militants, le problème c'est ce que l'on fait contre la précarité, les délocalisations, le détricotage du service public qui a commencé avec la Loi d'Orientation Loi de Finances votée en 2002 pour l'harmonisation des finances publiques européennes, ce que l'on fait contre le travail le dimanche ou la sclérose qui menace ce pays, ou le clientèlisme, au sujet de l'Europe alors que 55% des français ont voté Non au traité constitutionnel qu'on leur a repassé sous forme de traité de Lisbonne. Qu'un homme politique ait des ambitions, c'est normal, ceux qui le font par philanthropie totale sont rares, et les apôtres pleins de bonnes intentions ne font pas de bons politiques au service du citoyen.

  • Dans le secret des dieux de la culture le temps d'un voyage en train

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    623291.jpgIl y a deux jours, prenant mon train habituel j'entre dans un compartiment où se tenaient trois personnages qui avaient, comme je le compris vite, des responsabilités dans le culturel, au ministère à Paris. Il y avait là un type bronzé de manière trop suspecte pour que son hâle soit vrai, vêtu d'un costume style à col de clergyman (j'ai failli lui dire "bonjour mon père), un plus vieux à cheveux blancs, la voix semble-t-il pâteuse comme Paul-Loup Sulitzer au sortir de son opération ("ai 'écupéré 'atre-vingt 'inze 'our'cent' 'e 'es facultés" comme il l'avoua aux journalistes), et leur compagne, une dame d'un certain âge en tailleur-pantalon blanc trop transparent. C'était, je le compris, la femme du précédent, beaucoup plus jeune que lui à première vue, à moins qu'elle ne bénéficie des bienfaits du botox, une brune qui a passé son temps à sortir plusieurs noms pour impressionner le reste des voyageurs.

    Le clergyman était au téléphone, il raccroche et sur un ton feutré : "C'est Mitterrand qui est nommé"

    La femme : "Ah, oui, BHL le pressentait, BH (elle l'appelle BH pour montrer qu'ils sont potes) voit souvent clair sur la politique"

    Le vieux : "Aaah, mfff, bon, c'est-pas-grave-au-moins-on-reste-en-famille, ahha, pfff"

    La femme : "Comme Christine Clerc me le disait hier, c'est toi qui aurait dû être nommé, Chouchou (surnom du vieux "papa-gâteau" à la mode semble-t-il)"

    Le clergyman : "J'essaye d'avoir Frédo (comprenez Frédéric Mitterrand avec qui il doit être pote aussi comme il le laisse entendre). Il y a une pièce d'Audiberti que j'aimerais bien monter."

    Les deux autres : "Aaah ! Audiberti !" soupirs songeur.

    Je ne sais pas qui c'est mais leurs soupirs laissent présager que c'est grave génial comme disent les djeuns.

    Devant mon absence de réactions et mon sourire narquois, les trois semblent déçus, on n'entend plus que les ronflements d'une pélerine montée à Lisieux allongée sur la banquette, son fessier ample tourné vers le reste du compartiment.

    La femme repart à la charge : "Moi, demain, au fait, je vais dîner avec Arielle, mais sans BH, on sera entre nanas" (j'ai horreur des femmes de trente ans et plus qui désignent les autres femmes comme "nanas"). "Il parait que Carla lui avait déjà dit ça dimanche" (Elle est aussi pote avec Carla)

    Le "clergyman" est très occupé, il sort le téléphone vissé à l'oreille. Il parle bas, on est entre initiés, mais j'entend quand même : "Ah, la province c'est bien, mais y connaissent pas grand-chose, même pas Audiberti, tu te rends compte ?" puis "Oui chouchou, je t'embrasse".

    Ce qui domine comme impression est que ces trois braves gens s'en foutent de la culture, ils sont aussi dans le "bling-bling", et changeront de maître sans problèmes à chaque fois qu'ils devront veiller à protéger leurs intérêts.

    Fort heureusement, nous sommes arrivés à Evreux avant que ma nausée ne soit complète.

  • L'illusionisme sans peine avec Arlette Chabot

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    chabadabada-2.jpgJ'ai regardé hier soir Arlette Chabot au "Grand Journal", invitée avec Bayrou. Elle a protesté de son indépendance et sa probité. Rappelons qu'elle était en face de Michel Denisot, vieux routier de la télévision, qui sait comment faire pour se maintenir en poste, auteur d'un bouquin avec Sarkozy (on me dira que de sages et pieux dominicains se sont laissés prendre également au personnage, ou alors se sont conduits en midinettes), et d'Ariane Massenet que "le petit journal people" du "talk show" montre parfois aux "pince-culs" du clan Sarkozy, tout comme Arlette Chabot, surprise à la sortie d'un concert de Djohnny d'ailleurs par les mêmes, et mécontente de l'avoir été. Arlette ose nous dire qu'elle a toujours été indépendante qu'elle ne s'est jamais couchée devant le pouvoir, un peu avec le même air que le fayot de la classe pris en flagrant délit de fayotage. Le débat qu'elle animait était intéressant et parlant sur un point, la plupart se rejoignent sur la même conception de l'Union Européenne. Il y en a qui oublie qui a mis en place la Loi d'Orientation Loi de Finances et qui a augmenté les taux d'intérêt, c'est le gouvernement Jospin, en revenant aux affaires l'UMP n'y a pas cru.

    Cette collusion réelle et bien concrète, Madame Chabot la fait disparaître d'un revers de la main, ou dans son chapeau-claque.

    Cette émission montre encore aussi un véritable déni de démocratie, les partis moins dans la ligne, excepté le préposé aux P§T joufflu du "NPA" qui s'est montré tel qu'il est, un fantoche plaisant aux bourgeois se piquant de progressisme, les mouvements moins considérés, comme Debout La République de Dupont-Aignan, Libertas de De Villiers, le Front de Gauche de Mélenchon. Le Modem est dans la même ligne que l'UMP sur l'Europe, à quelques nuances près, mais Bayrou a eu du courage de dire pour une fois clairement la vérité, Conne-Bendit est une crapule, point, et une crapule manipulée. Arlette Chabot me fait penser à ces agents "en bourgeois" des anciens RG, persuadés qu'ils servent le bien commun en cirant les pompes des puissants, persuadés qu'ils oeuvrent au progrés alors qu'ils aident au maintien de l'iniquité originelle de cette stupide société spectaculaire.

    Moi, j'irais voter demain, je n'ai pas envie de retrouver les mêmes en couleur, et leurs laquais habituels, dimanche soir s'auto-congratulant sur le dos du cochon de payant de citoyen européen qui leur garantit une retraite bien tranquille (soit 7000 Euros par mois)...

    On en parle aussi sur l'excellent pipocratie