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faux derches

  • Les naïfs et les hypocrites

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    Sur un forum des internautes s'étonnaient :

    politique, société, hypocrisie, faux derches, Islam, christianismeles autorités s'inquiétaient des attaques contre la laïcité que représentaient selon elles des réflexions de cathos et étaient des plus laxistes selon eux quant aux « voiles » et autres coups de canif contre le contrat républicain venus des musulmans radicaux. Ces naïfs auraient pourtant du observer la plupart des représentants des autorités travaillant en « cités » (il en est quand même qui sont intègres sur les valeurs communes).

     

    Pour éviter de se faire crever les pneux ou casser la figure incidemment en rentrant du boulot, il vaut mieux acheter la « paix sociale » en laissant faire plutôt qu'en étant ferme sur les principes quitte à surtout ne pas ouvrir les adolescents, et leurs parents, à autre chose que ce qui tourne autour de leur nombril, centre de gravité de leurs univers déjà bien étriqué.

     

    Surtout pas d'exigence, surtout ne pas demander d'efforts, cela risquerait de laisser trop de monde sur le bas côté, alors que c'est à peu près l'inverse qui se passe. Surtout pas de compromis demandés pour favoriser la vie en communauté, surtout pas de « décence commune »...

     

    Ceux qui n'ont pas appris l'effort et le goût pour l'excellence seront de toutes façons rejetés, et ceux qui ont la chance d'avoir des parents qui les y encouragent, déjà protégés, seront encore plus favorisés, les autres laissés dans les limbes.

     

    Le laxisme concernant le « voile », les prescriptions alimentaires religieuses imposées à tous dans les cantines et réfectoires d'état (on ne peut plus manger de porc dans la plupart), l'abandon à eux-mêmes des quartiers dits « difficiles », et à des trafiquants d'un peu de tout, qui se sont parfaitement intégrés au système tout économique qu'ils maîtrisent parfaitement, c'est aussi, à plus grande échelle, pour ces mêmes raisons qui sont autant de lâchetés incompréhensibles finalement.

     

    C'est aussi finalement que l'Islam est perçu par les pseudo-antiracistes et les belles , consciences républicaines comme une religion arriérée de semi-brutes incapables de sortir de traditions barbares, à qui on ne peut donc pas demander de s'intégrer à la société occidentale et ce qui reste des valeurs communes de cette société, à savoir très peu de choses. Donc plutôt que d'encourager, l'éducation, le travail et le sens de la Nation à ces personnes issues le plus souvent de l'immigration, on préfère les laisser patauger dans leurs convictions d'un autre âge.

     

    Ce n'est donc pas de la tolérance ou de l'écoute, ou l'amour de la diversité, mais le mépris qui motive les « belles » consciences, qui ont des musulmans un point de vue beaucoup plus caricatural qu'un responsable du service d'ordre du « Bloc Identitaire ».

     

    Quant aux catholiques, le dédain à leur encontre ne date certes pas d'hier, la différence étant qu'il est devenu partie intégrante de la « doxa » officielle : un catholique est un coincé du cul, un nostalgique de l'ordre moral, voire de Vichy, un fââcho, c'est maintenant un fait acquis ; sauf ceux qui jouent de la guitare en agitant les mains à la manière des laveurs de carreaux, et sauf bien sûr le pape François (on se demande quant ses laudateurs laïcs et incroyants suivront ses conseils de partage des richesses). Les catholiques sont devenus un genre de « Goldstein » collectif pour le reste de la société, une minorité se repliant hélas sur elle-même, ayant encore peur de s'affirmer, un groupe que l'on aime haïr et insulter, avec qui l'on peut être condescendant sans risques.

     

     

    Il y a une réponse toute faite face à ceux qui osent ouvrir leur grande gueule, ce sont eux aussi et forcément -forcément- des fâchiiistes (moi je cumule étant de droite et catholique, voir photo).


    photo : Amaury Watremez (TM°)

  • Petit salut à Anouilh en passant

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    On se souvient d'Anouilh sur Agoravox aussi

    On oublie Anouilh. C'est dommage.

    Surtout du fait de sa réputation d'anar de droite pas du tout dans le vent des indignations actuelles.

    Sur ce blog on en parlait par ici il y a trois ans.

    Ci-dessous deux citations :

     

    (A propos des pauvres) - A force de n'être chez eux nulle part, ils ont fini par prendre le mauvais genre de s'y croire partout.

    Dans « L'invitation au château »

    (La Comtesse à son amant) - ... vous avez réussi cette chose extraordinaire de rendre le péché plus ennuyeux que la vertu.

    Dans « La répétition ou l'amour puni »

    (A propos des pauvres) - A force de n'être chez eux nulle part, ils ont fini par prendre le mauvais genre de s'y croire partout.
    L'invitation au château
    Citations de Jean Anouilh


    Source : Citations de Jean Anouilh - Dicocitations ™ - citation



    Source : Citations de Jean Anouilh - Dicocitations ™ - citation

  • Le politiquement incorrect est-il si répandu?

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    prise-de-la-bastille-jean-pierre-houel.1230029668.jpgDe plus en plus souvent, on entend des commentateurs d'actualités, on lit des articles de presse qui se prétendent politiquement incorrects, que ce soit Richard Millet qui a dû être petit boutiquier dans une autre vie à d'autres, il n'est que rarement flamboyant. A entendre leurs auteurs, à parcourir la plupart des blogs et sites personnels, tout le monde l'est d'ailleurs, en dehors des sillons tout tracés d'une pensée dite unique. Et pourtant, en parcourant un fil de discussion sur le XVIIème siècle et la princesse Palatine, et un autre sur Voltaire et le tremblement de terre de Lisbonne qu'il décrit dans un texte resté célèbre, pour une petite couche en plus d'anti-catholicisme, ça fait très rebelle l'anti-catholicisme alors qu'il n'y a rien de plus conformiste, on se dit que la grille de lecture de toutes ces personnes est plus ou moins la même, que ce soit à gauche ou à droite. La Révolution Française est toujours l'apogée de la civilisation de notre pays, la Nation Française actuelle, du moins ce qu'il en reste, semble jaillir « ex nihilo » de cet événement. Il n'y a rien avant, un âge obscur, quasiment préhistorique. Et l'on en vient à nier que le Grand Siècle le fut, on nuance, on diminue son apport, l'influence de l'art classique montré comme froid et totalitaire. Louis XIV n'est un tyran atroce, au même rang qu'Hitler pour les plus délirants. Il y a aussi la justification par la Shoah, tout ce qui n'est pas dans la correction politique actuelle est justifié par ce massacre atroce et sans précédent ce qui est doublement indécent, car on ne parle de l'Holocauste que pour mettre en avant sa propre posture : « Je suis anti-nazi (note personnelle : moi aussi, mais comment dire ? Cela va de soi, non ?), je suis un être courageux » et se faire bien voir du troupeau qui s'arrête là et percevra pourtant d'un bon oeil l'eugénisme actuel et le darwinisme social à l'oeuvre dans toutes les couches de la société qui écrase les faibles sans pitié, ou ceux qu'elle considère comme tels.

    Rappelons quand même que Fernand Braudel, qui n'était pas vraiment un réactionnaire a écrit en long, en large et en travers que la Révolution avait fait perdre cinquante ans à la France, et que dire d'un événement qui voit la victoire sociale de la bourgeoisie et de ses idées plus qu'étriquées et la prolétarisation des petits paysans.

    On ne peut pas critiquer les autres révolutions non plus. Lénine était un chic type généreux qui n'a pas eu le temps de réaliser son chef d'oeuvre, on dit beaucoup de méchancetés de Staline, mais enfin bon ses idéaux étaient nobles, donc ça excuse presque les soixante millions de morts dans les goulags, certainement soixante millions de méchantes personnes je suppose. Et l'Église Catholique est responsable de la Shoah. De plus, politiquement, la plupart des auteurs, rédacteurs de blogs raisonnent en mode binaire ou sur la base du « je le pense donc j'ai raison », esquivant les faits et les arguments raisonnables. On trouve cette grille de lecture même chez les plus extrèmes qui n'ont de point de vue sur les évènements que celui qu'on leur a appris à l'école, même si c'est « a contrario ».

  • La bibliothèque vivante de Léon Daudet

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    La réédition des « Souvenirs Littéraires » de Léon Daudet

    leon-daudet.jpegJe me demande ce que font nos sages et raisonnables élites, critiques et autres qui font dans le culturel, pour laisser passer la réédition aux « Cahiers rouges » chez Grasset des souvenirs littéraires de Léon, monarchiste, catholique et cultivé. Quoi que Léon ne fut pas sectaire, il milite pour la création des syndicats à l'abrogation de la Loi le Chapelier (loi révolutionnaire de 1791 qui interdisait les associations ouvrières), en 1898, et défile avec les anarchistes en 1923 ; et comme il le rappelle : on pouvait très bien faire le coup de poing contre les communistes pour se réconcilier ensuite au café dans une même détestation des bourgeois, leur morale étroite, et leur hypocrisie majeure. A l'époque, certains de ses contempteurs l'appelaient « Gros Léon » car il était lui aussi doté de rondeurs voluptueuses. On a oublié la plupart de leurs noms tandis qu'on le lit encore. Proust le comparait à Saint Simon et lui dédie le premier tome de « la Recherche » que Daudet s'était employé à défendre becs et ongles au jury du Goncourt qui préféra une quelconque connerie. Il avait du nez en matière littéraire, un nez très fin quitte à porter aux nues des écrivains qui étaient ses ennemis politiques sans jamais faire preuve d'aucun sectarisme, dont Céline, d'abord réputé anarchiste, ou Proust, dreyfusard.

    Bien sûr, on ne peut que désapprouver sa défense de Drumont, antisémite obsessionnel jusqu'à la pathologie. C'est une des rares nuances que l'on peut apporter à cette lecture car les portraits des littérateurs éxécutés par Léon sont tous remarquables. Cela peut aller jusqu'à la jubilation, de celui de Barbey, que l'on a l'impression de voir revivre sous nos yeux, ce « vieux viking au verbe sifflant et édenté », que je connais par coeur, à celui de Debussy « génie au front de taureau » ou de Maupassant, malade, imbécile et génial en même temps, en passant par Proust, Puck et feu-follet assis sur les banquettes de cuir du Café Weber, Forain, Caran d'Ache, petit gros et séducteur qui « déshabille les femmes du regard en un quart de seconde comme l'experte nounou le poupon » et feint l'attention d'un bon apôtre (personnage donc légendaire chez les petits gros), José Maria de Heredia et Oscar Wilde à la fois beau et atroce, expert en argot londonien et qui savait s'élever aux cimes pour parler de beauté. Daudet les a tous fréquenté gràce à son père et son premier mariage avec une petite-fille Hugo.

    313139320.JPGCe qui domine chez Léon, c'est de toutes façons la lucidité : sur son époque et ses grands personnages, voire ses mythes, comme Victor Hugo, grand-père débonnaire de toute la Troisième République et saint laïc, ou Aristide Briand, ancien indic dont il conserve les habitudes très longtemps (à savoir avoir des dossiers sur tout le monde), ivre de rage quand Léon le coince sur ses hypocrisies. Le récit des funérailles nationales de Victor Hugo trouve encore, à mon avis, des résonnances dans l'actualité. La bourgeoisie prétentieuse et bien parée, y cotoie la canaille la plus vile, et bientôt le vernis craque et tous de se laisser aller à la joie malsaine du troupeau content de communier dans l'instinct grégaire, les marlous mettent la louche au cul des rombières, que ça fait rire de la gorge, pendant les notables pactisent avec les apaches. On ne songe plus vraiment à « Booz endormi », ou aux tribulations de Quasimodo. C'est la lie qui déborde tout. Concevoir le peuple comme forcément bel et bon était déjà à la mode, ce qui permet aux nantis et à leurs séides de conservers privilèges et honneurs, honneurs douteux il est vrai.

    Et cerise sur le gâteau, il n'est jamais didactique, il ne cherche pas à vendre sa camelote idéologique, ou à se faire missionnaire pour telle ou telle cause en oubliant le style ou la valeur littéraire réel d'un auteur. En homme du XVIème siècle qu'il est, véritable humaniste, c'est-à-dire cet humanisme qui contient tout ce qui est humain, et beau. Justement, quant à la beauté, Léon n'est pas dans le relativisme qui voudrait que « tous les goûts, y soyent dans la nature ». Il est parfois injuste, parfois dans l'erreur, mais lui saurait encore l'admettre, contrairement aux porteurs de causes qui, eux, ne se trompent jamais, n'étant sans doute pas de la même planète. Daudet est beaucoup moins sec et aride que Maurras qui se laisse parfois aller au cynisme, on comprend mal que ces deux personnages aient réussi à s'entendre. C'est une sorte d'ogre qui aurait voulu tout recevoir, tout ressentir, tout goûté et que rien de qui est humain ne lui échappe.

  • Après Thiberville, la cristallisation des conflits

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    En pensant au curé de Thiberville soutenu par tous les élus autour de sa paroisse, dont la plupart de gauche, c'est Peppone qui s'allie à Don Camillo.

    foulon.jpgQuand l'imbécile n'a plus rien à dire, il insulte, l'interlocuteur est un nazi, un facho, un réac. Et il attaque sur le physique, la maigreur, la grosseur, et j'en passe, juste avant de passer à la menace comme je viens encore de le constater par des commentaires de ce blog. Il est persuadé d'avoir le droit, la liberté, la sagesse, la paix universelle de son côté, il combat la morale et le moralisme mais moralise quant à lui à outrance. Ou alors il s'en fout et se range du côté des plus puissants, de ceux qui ont le pouvoir. Il veut la démocratie mais qu'elle aille dans le sens qu'il prône, il trouve que le peuple est beau et bon quand il pense comme lui, sinon c'est un ramassis de franchouillards ploucs.

    Ce qui s'est passé à Thiberville en est une bonne illustration. Ce matin, nous venons d'avoir la lettre de l'évêque d'Évreux. Alors, certes, ce n'est pas beau une foule qui insulte un individu ou qui le hue, mais comme le dit le proverbe, « qui sème le vent récolte la tempête ». Et ceux qui voulaient de la démocratie dans l'Église sont donc servis. Pourquoi pleurer, se demande-t-on ? Il se place uniquement sur le plan d'une réorganisation administrative des paroisses, et seulement là-dessus, il n'est pas question de spirituel ou autre chose, il est surtout question de préoccupations sociologiques très ponctuelles, dans l'air du temps, à l'inverse de l'idéal prôné par Benoît XVI, il est aussi question du rôle des laïcs, amenés dans leur esprit, à remplacer tout ou partie des prêtres. Et bien sûr à la fin, il nous dit que Dieu est avec lui. Moi, je ne sais pas si Dieu est avec moi, mais on peut reconnaître un arbre à ses fruits. Il a bien sûr recueilli quelques témoignages, selon lui, le soutenant, il est donc le seul dans le vrai.

    Il y a bien il est vrai une paroisse totalement en accord avec monseigneur Nourrichard, c'est la cathédrale d'Évreux...

    De messe en messe, l'assistance y est de plus en plus clairsemée, à de rares exceptions, l'équipe d'animation ou les prêtres l'animant ne parlent qu'entre eux, entre phares de progrès, et ne disent même pas bonjour, la personne fût-elle présente chaque dimanche depuis une dizaine d'années. On ne se fréquente qu'entre représentants du même milieu aisé, ou du même club (Rotary etc...), car au bout du compte rien n'a changé quant aux prétentions des plus bourgeois. On y tente des liturgies de plus en plus démagogiques, comme remplacer la musique religieuse par des chansons populaires, mais ça non plus, ça ne fonctionne pas.

    Evreux_chemin_Paques_1OK-2eb2d.jpgOn se trahit quand même en invitant le diocèse à une journée d'animation « festive », c'est eux qui le disent, qui permettra de s'auto-congratuler, et quand même pour la forme, à la fin, on célèbre quand même une messe (en tout petit en bas de la joyeuse carte postale montrant un aréopage de personnes d'âge mur en anorak mauve ou violet).

    Je pense quant à moi que ce qui est attaqué là-dedans, en creux, c'est le discours du Pape actuel, assimilé à un nazi par ses adversaires ce qui montre leur bassesse. La majorité voudrait pouvoir continuer à jouir du présent, à se laisser aller à leur hédonisme narcissique sans se sentir coupable, d'autres aimeraient bien une religion catholique qui ressemble à un immense supermarché, où l'on choisisse tel ou tel produit à droite à gauche sans contraintes et sans se poser de questions inutiles, et surtout en se laissant aller, le tout lié de manière surprenante à une docilité sans failles pour les pires diktats d'apparence ou de pensée.

  • Les soldes et l'iran

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    Est-ce qu'il y a des soldes en Iran ?

    soldes.jpgAux temps des frimas de Janvier, l'esclave volontaire de sa carte de crédit ou de son « trois fois sans frais » revolving Cetelinoga se rue dans les magasines parce que c'est les soldes, il est prêt à frapper son voisin pour un chiffon bariolé ou du soda vendu par trois litres à la fois. A savoir, après avoir claqué son pognon avant, pendant et après les fêtes, on lui intime de continuer à le faire avec ce qui lui reste pour consommer un peu plus, le pire étant qu'il obéit. Docilement et sans meugler, il se dirige avec sa femme et ses gosses pourris vers le supermarché le plus proche flâner entre les rayons des échoppes post-industrielles et se faire avoir par de fausses bonnes affaires, les enseignes commerciales ayant maintenant la manie de la pénurie organisée, on vend par exemple des téléviseurs, fabriqués par d'autres esclaves dont le consommateur se fout comme l'an quarante car dit-il : « Les chinois tu leur donnes un bol de riz et ça leur suffit », des écrans plats stockés pour l'occasion pour une somme dérisoire en laissant croire que l'on brade. Ensuite l'esclave volontaire de la consommation rentre chez lui et se prend à rêvasser encore de frimer comme les pipeaules qu'on lui montre en exemple. Les soldes c'est là où le troupeau de consommateurs communie dans la même allégeance au système.

    Il se fait du souci pour Djohnny. Il compassionne quand on lui montre un chtit n'enfant qui pleure en Afrique, et il bave devant la pub pour la dernière bagnole à la mode. Il fait là où on lui dit de faire, il voudrait bien manger cinq fruits et légumes par jour, et il n'a pas peur de se laisser torturer par une machine électronique pour faire du sport devant son écran encore et toujours. Il rigole à Morandini qu'il prend pour un type drôlement transgressif et il trouve que Bigard il a raison de douter de la réalité du 11 septembre.

    iran-obama.jpgEt puis il y a l'Iran, l'Iran, le consommateur ne sait même pas que c'est l'ancienne Perse et que c'est là que la civilisation est née, civilisation dont il se fout, certes, car « il n'aime pas lire », c'est un « type simple » ou « une fille fraîche » comme on dit dans la pub ou les feuilletons à la con de 20h10. En Iran, c'est tout un peuple qui demande à changer radicalement de société, sans violences, sans haine mais fermement. Alors que nous cieux éclairés par les lumières célestes de nos phares de la pensée, dont Éric Cantona est un digne représentant, nous ne citerons que les plus grotesques, on chipote sur des signes extérieurs de soumission à des diktats imbéciles, comme le voile, entre autres, là-bas, ce sont les hommes qui vont porter le voile dans quelques jours, et les femmes se promener tête nue, car ils n'en peuvent plus de la connerie fondamentaliste et de la haine. Les iraniens savent combien la liberté est précieuse.

    Les iraniens seraient-ils beaucoup plus courageux que nous le sommes ?

    Seraient-ils moins cons finalement ?

  • De petit poisson de burettes à grand requin de bénitier

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    copyright pour Rackam quant à l'expression « requins de bénitier »

    Note inspirée par ce fil de discussions...

    25-insolite-11-mini.jpgIl fut une longue période ou en tant que catholique j'ai fermé ma gueule, je laissais courir, je me disais qu'il valait mieux insister sur ce qui me rapprochait des amis, relations et autres si affinités, plutôt que sur ce qui nous séparait, ce qui impliquait de ma part un compromis, à savoir, encore une fois, fermer ma grande bouche. La plupart savait pertinemment que j'étais catholique, quand ils lançaient un blasphème, ils disaient : « ce n'est pas méchant ». Quand il défouraillait à qui mieux mieux contre le Pape, ce n'était « pas contre moi » mais « contre l'institution », parce que « on n'en a pas après les croyants -considérés comme une foule béate et docile, crédule et sotte, là c'est moi qui souligne- mais contre les prêtres », pensant selon l'idée reçue habituelle qu'un prêtre ne sert à rien comme intermédiaire entre Dieu et les hommes. Ce n'était de ma part que rien d'autres que de la lâcheté. De nombreux catholiques ont cette peur d'être exclu du monde, ils la mettent alors en veilleuse quant à leur foi, ne comprenant que la Foi englobe tous les aspects de l'existence.

    Et puis j'en ai eu marre que l'on ne respecte pas ce en quoi je crois et qui me meut, je l'ai donc dit. Je me suis alors pris en pleine figure des tombereaux d'injures sans nom. Moi, le petit catho crédule, l'agneau qui se laissait molester sans répondre aux coups portés, voilà qu'il se révoltait et répondait. Bien sûr, quand un catholique se défend, on lui opposera toujours le fait qu'il aurait dû plutôt tendre la joue gauche, ce qui est engendré par l'idée que la charité et l'amour divin c'est un truc de chiffe-molle. On m'a bien fait comprendre aussi que c'était de ma faute aussi, moi un catholique traditionnel (j'ai un crucifix dans mon bureau...), c'était de la provocation de parler comme ça de ma foi, de mes croyances, il était normal que l'on y réponde quand même. Grands Dieux, me suis-je dit, bien sûr, c'était de ma faute, un crucifix même dans mon intimité, c'était encore de trop.

    De catho qui ferme sa gueule acceptable, j'étais devenu un Savonarole, un affreux réactionnaire alors que, encore maintenant, je déteste tout autant le genre éducateur social que conservateur bourgeois qui veut que surtout rien ne change en ce bas-monde, à commencer par son petit plaisir, et la place de son nombril. Et je n'ai toujours aucune envie de fouetter les pêcheurs et châtier les pécheresses (à part peut-être pendre les cons comme le faisait un de mes ancêtres ?), et je détesterai brûler des livres, des films ou des œuvres d'art, voire des disques ( ce qui est plus dur pour les téléchargements de nos jours). Je ne ressens aucune culpabilité à apprécier la beauté des courbes d'une jambe ou à regarder les jambes des filles qui passent. Je ne me flagelle pas après avoir goûté un très bon champagne et dégusté un excellent foie gras poêlé, par exemple. L'un de ces éducateurs sociaux croisés dans la rue m'a regardé il y a quelques jours comme si j'étais un de ces monstrueux « anars de droite » qu'ils détestent car ne respectant rien de la bien-pensance actuelle.

    Cela ne me gêne pas d'être vu comme anar de droite, je suis en bonne compagnie.

  • Permis de construire des tours ou non

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    Le Père Fouettard s'occupe de minarets

    minaret-suisse-4081023keend_1379.jpg?v=4On oubliera de dire une chose je pense, les suisses sont salement hypocrites, un rien faux derches car s'ils ne veulent pas des minarets, ils n'en acceptent pas moins le fric mal acquis de quelque émir à la mord-moi-le-turban ou d'un dictateur de mes deux. Les médias parleront une semaine de la votation qui vient d'avoir lieu en Suisse, et de son résultat, forcément on traitera les uns d'islamophobes, les autres de populistes. On dira (mettons Guy Carlier, Stéphane Guillon, etc...) qu'il y a 57% de racistes en Suisse ce qui est toujours un peu facile et permet surtout d'éviter de réfléchir sur la question. Les grands esprits diront que c'est comme le catholicisme, un jour la laïcité aura raison de l'Islam vous verrez, à force de le ridiculiser et de s'y attaquer à coups de caricatures. Je crains que ce ne soit une autre paire de manches quant à moi. Et puis l'Islam c'est une religion de personnes qui ont été opprimées donc plus « acceptable » à leurs yeux, la France étant vue encore comme impérialiste et forcément nocive. « A pas beau la France, a pas bien le patrimoine, a caca le drapeau », apprend-on d'ailleurs très tôt aux enfants. Il suffit d'écrire quelques mots sur des forums pour voir se déchainer les réactions : catholique, chrétien, pays, nation.

    0b5d448.jpgCela fait de toutes façons plus d'un demi-siècle que l'identité de notre pays est systématiquement ridiculisée, tournée en dérision, « beaufisée », fragilisée. L'identité c'est autant le verbe de Proust ou de Chateaubriand que celui de Molière, le parfum d'un vin que le goût d'une viande, la beauté d'un paysage, d'un habit ou d'une architecture. Cela les radicaux libertaires athées militants ou les fanatiques même civilisés comme Tariq Ramadan ne le comprendront jamais, cette vision contrevient à leurs certitudes car contrairement à ce qu'ils affirment d'un côté comme de l'autre, ils sont pétris de certitudes et sont fermés à la contradiction ; quand j'ai vu le débat entre lui et Caroline Fourest, qui met christianisme et Islam sur le même plan alors que c'est totalement différent, j'ai ressenti un grand malaise d'ailleurs, comme deux haines assez gigantesques s'opposant et s'affrontant, un langage au second degré, multipliant les allusions fielleuses que ce soit pour celle qui prétendait défendre la paix sociale ou celui qui défendait sa communauté en jouant les Grippeminaud.

    Il aurait fallu cependant y songer plus tôt, à la construction de mosquées, car si les musulmans ont le droit à des lieux de culte décents, il faut bien savoir qu'il est trop tard, la plupart ayant été récupérés et financés par les pays les plus radicaux qui ont de cette foi une vision complètement archaïque et parfois ignorent le contenu exact du Coran. Et contrairement là aussi à l'opinion courante, ce ne sont pas les extrèmistes le réel problème mais la foule immense des croyants dociles qui suivront ce qu'on leur dira de faire quand le voile ne sera plus une simple suggestion de « pudeur » (Et l'homme ? Il n'a pas à être pudique ?) mais une obligation.