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faux culs

  • La compassion de madame Taubira

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    Photo avec une copine au temps du bonheur à deux...

     

    Madame Taubira est une des dernières égéries de la gauche sociétale-libérale car, elle l'est vraiment de gauche, et ne s'en cache pas alors que tous les autres ont abandonné depuis longtemps, à de rares exceptions, l'idée de l'instauration de la dictature du prolétariat un jour. Et puis faut pas déconner, la dictature du prolétariat leur interdirait les voyages touristiques, même équitables, un peu partout. Elle est aussi un peu l'alibi de tous les bourgeois qui pensent et qui se voient comme guides, libertaires et bonhommes du peuple. En somme elle est de gauche à leur place, un genre d'alibi incarné tout comme sa loi sociétale la plus discutée en était également un....

     

    ...C'est plus simple de faire dans le sociétal que de réellement combattre la précarité et la pauvreté.

     

    Elle a toujours en elle, et cela sans que ça n'implique de ma part un jugement de valeur de ma part, juste une constatation, les opinions violemment contradictoires avec les institutions de la Républiques dans leur esprit qu'elles défendaient dans sa jeunesse indépendantiste....

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  • Des génocides entre guillemets...

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    Le Pape François, célébrant une messe avec et pour les fidèles de rite arménien, a reconnu il y a quelques jours le génocide arménien, provoquant aussitôt la colère du gouvernement turc, pays du Proche Orient réputé laïc et modéré. Dans son allocution du 9 avril, pour le pape François qui le dit clairement le peuple arménien, premier à accueillir l’Évangile dans son ensemble, n’est pas seulement un peuple qui a été uni au Christ dans sa Passion, c’est un peuple de « ressuscités » dans le Christ. Dans des journaux habituellement soucieux des communautés et des ethnies comme par exemple « le Monde » (« le poids des mots, le choc des paupières » formule desprogienne bien heureuse rappelons le), on marcha ensuite sur des œufs, on fut très prudents en réponse.

     

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    La plupart titre d'ailleurs sur le génocide arménien en le mettant entre guillemets ce qui induit une distance. On s'étonne après qu'il y ait pu y avoir des collabos enthousiastes et délateurs pendant la Seconde Guerre ! Ces journalistes entre guillemets ont juste la trouille de sentir le métal froid d'un canon de "kalash" sur leur nuque si un taré fanatique se sentait vexé du rappel du génocide arménien.

     

    Il ne se rend pas compte le Saint Père mais tout cela risquerait de faire monter le FN en France, de rappeler les z-heures les plus sombres de notre histoire et de stigmatiser une population d'une communauté essentiellement modérée. D'autres parlent de « polémique » (sur M6 Actualités) comme si le génocide arménien, doublé de celui des chrétiens assyriens, y prêtait alors que tous les historiens sérieux ne penseraient même pas à le remettre en question.... 

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  • La faiblesse des argumentaires anti FN

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    Illustration empruntée à ce blog

     

    J'adresse ce petit billet à Arnaud Huber, correspondant internautique me répondant avec peu d'esprit après que j'eusse émis des doutes sur la pertinence des attaques au physique contre les candidats du Front National qu'il « ne parlait pas aux cons car cela les instruit ». Il oubliait aussi que « les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît ».

     

    30% des français au moins s'apprêtent donc à voter bien à droite aux prochaines élections départements, dans une semaine maintenant, et ce malgré les cris d'alarme et d'orfraie et de stigmatisation de ceux en appelant à chaque fois au risque de retour des "z-heures les plus sombres de notre histoire" (TM°) sans parler des grands sensibles perdant leurs nerfs comme Manuels Valls face à la benjamine du clan le Pen cette semaine.

     

    Les français votent pour le parti de Marine le Pen pour une raison simple :

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  • Les féministes sont des midinettes comme les autres

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    Hommage aussi sur le front d'Agoravox

    A l'occasion de « la journée de la Femme » que je fête chaque année avec application, étant désireux d'obtenir mon brevet de « bien-pensant », j'avais envie de rendre un hommage appuyé et sincères aux féministe, hommage bien entendu à ma manière. On va encore dire que je suis un réactionnaire phallocrate, un rétrograde, un dinosaure, mais peu importe le dinosaure court encore, et continuera à courir.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsJe suis comme Sacha Guitry diront peut-être une ou deux harpies, effectivement je suis « contre les femmes, tout contre »...

    Une chose me frappe quand dans les médias ressortent des histoires de coucheries impliquant des féministes et, ou des femmes « modernes »..

    C'est cette propension des féministes que ce soit celles qui écrivent ou celles que l'on rencontre dans la vie, qui travaillent dans le culturel, l'enseignement ou le politique, à tomber amoureuses de types qui sont strictement l'inverse du modèle masculin qu'elles prônent par ailleurs, des hommes virils, souvent machos, bien loin des gentils « partenaires de couple/copain » avec qui parfois elles se mettent parfois en couple, ce genre d'hommes qui est toujours dans le regret coupable de ne pas avoir d'ovaires, confident toujours gentil et attentionné, comme une vieille copine lesbienne de sa femme ou de sa concubine, ou de sa compagne selon le terme à la mode.

    Avec ces amants très masculins, ces femmes réputés féministes se conduisent de manière à première vue surprenante généralement en midinettes rougissantes, en gamines enamourés et dociles qui se plient à la moindre volonté du Cro-magnon avec qui elles couchent, pleurnichant comme des madeleines lorsque celui-ci est mécontent, ne sachant que faire pour le contenter.

    Il faut dire que ces femmes dites modernes et libres, s'en donnant du moins le genre, sont la plupart du temps en analyse depuis leur plus jeune âge pour cause de parents absents, laxistes, « soissantuitards » libertaires, et, ou simplement nuls car occupés à baguenauder à droite à gauche en attendant la ménopause, sous prétexte de libération sexuelle et morale, « libération » qui permit surtout aux bourgeois de se libérer de leurs hypocrites paravents moralisateurs de leurs ancêtres guizotistes, tout en restant fermement cramponnés, arc-boutés à leurs privilèges sociaux et financiers, l'argent restant le nerf de la guerre même dans l'optique libérale-libertaire voire sociale-liérale.

    A la terrasse des cafés parisiens, il n'est pas rare de croiser ces couples où l'homme a souvent juste besoin de claquer des doigts pour se faire obéir de sa maîtresse qui n'a même pas besoin de porter une « burqua » pour montrer sa soumission, sans parler des « couguars » salonnardes et cultureuses qui fréquentent des marlous de banlieue un peu louches pour se donner des sensations fortes, qu'elles n'ont plus avec leur « compagnon » qui en est à sa « crise de la quarantaine » ou de la cinquantaine.

    Seule nuance, si on couche avec un butor ou une brute, on couche avec une brute bourgeoise, et non avec un sale type de milieu populaire, tout cela reste dans l'endogamie la plus stricte, à de rares, très rares, exceptions.

    Ces féministes sont finalement dans des aspirations contradictoires, voulant montrer une indépendance sociale, et s'assurer une réussite personnelle matérielle, ou culturelle et intellectuelle, et aussi épanouir leur féminité qu'au fond elles ne peuvent pas renier, sauf celles qui ont un physique « difficile », exactement comme avant.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsAinsi cette anecdote concernant Simone de Beauvoir et son boxeur, Nelson Algren, dans les années 50.

     

    Quand on lit ses lettres à Nelson Algren, on lit les lettres en somme d'une adolescente romantique comme les autres, bien loin du « castor » et de ses arrangements moraux avec Sartre qui était esthétiquement, le pauvre, moins agréable que Nelson, on comprendra aisément Simone.

     

    Il y a aussi celle qui implique Marcela Iacub et DSK, Marcela Iacub qui n'a pas de mots assez durs ailleurs contre le sexisme, allant jusqu'à rejeter la maternité pour les femmes, histoire sentimentalo-sexuelle qu'elle étale avec application dans son dernier livre, que tout le monde trouve dégoûtant mais qui se vend très bien, ce qui implique que tout le monde, ou presque, est hypocrite, le net favorisant au fond ce comportement de concierge avide de ragots peu ragoutants. Pour certains, le réseau est un gigantesque trou de serrure rien que pour eux, à travers lequel ils pensent regarder sans risque et jouir de leur joie mauvaise à exprimer leurs haines et frustrations diverses...

    Notons que le livre de Marcela est tout à fait dans l'optique de la littérature germanopratine que Natacha Braque, certainement une de ses amies, a défendu dans son magnifique pamphlet « Rivegauchez vous », livre remarquable que j'ai largement soutenu, J'en conseille la lecture aussi « citoyenne » que celle de « Indignez vous », l'excellent opuscule de Saint Stéphane Hessel en voie de panthéonisation rapide.

    Chaque époque a les Victor Hugo et les grandes courtisanes qu'elle mérite.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsNatacha Braque doit être jalouse de ne pas avoir été prise « à la hussarde » par DSK sur un coin de table, elle aurait pu sortir un livre elle aussi ou se confier à l'oreille d'un journaliste en mal de potins mondains salaces ainsi qu'ont pu le faire certaines femmes politiques et « littératrices » en attente de notoriété, n'ayant pas peur de l'humiliation qui s'ensuit forcément.

    Cette littérature parle d'un tout petit milieu que les mauvais esprits diront très superficiel, qui aime bien contempler son ego sous toutes les coutures, et raconter ses aventures et mésaventures sexuelles en long, en large et en travers fût-ce en égrenant quelques lieux communs, par humilité je suppose, ainsi Marcela pense que DSK élu il eût « transformé l'Élysée en boîte échangiste » ce qui relève d'un niveau d'analyse politique élevé on le notera...

    Dans le même temps Marcela a envoyé à son ancien amant un courriel que d'aucuns jugeraient capillotracté que l'on peut voir comme une maladroite tentative d'une pauvre petite fille égarée de rapprochement amoureux et d'autoflagellation, du moins si l'on était un mauvais esprit ce que je suis loin d'être.

    Dans ce mail gladiolé elle explique, diraient un mauvais sujet que je ne suis pas, comme une adolescent pré-pubère que si elle a été méchante, ce n'est pas de sa faute mais la faute de son éditeur qui lui a commandé ce livre pour se faire un coup de pub et pour qu'elle en vende beaucoup.

    Là-dessus, c'est gagné sur les deux tableaux.

    politique, femmes, journée de la femme, sexe, société, hypocrisie, faux culsEnfin, les militantes féministes actuelles, comme les « Femen » ou les « Pussy Riots » (cela ne justifiant pas leur emprisonnement évidemment), mais pas seulement, ont pris l'habitude de mettre en avant non pas leurs idées mais leur physique, se conduisant en objets sexuels totalement stéréotypés pour leur combat ou en « Go-go » danseuses banales, tirant « sur les ambulances », provoquant ou voulant provoquer les mêmes, tout en étant curieusement incapables de prendre des risques réels contre des intégristes religieux sexistes beaucoup plus dangereux, de s'engager contre l'excision, la polygamie, ou toute autre coutume barbare envers les femmes et les petites filles par manque de courage, par aveuglement idéologique et par sottise...

    L'auteur de ces lignes trouve cela au final rassurant que les féministes soient des midinettes comme les autres. Des décennies de matraquage idéologique abscons n'ont toujours pas eu raison de ce qui fait la vraie beauté des femmes : leur féminité, leur intelligence, leur douceur...

    Image sur une des premières manifs pour "la journée de la femme" prise ici

    Simone de Beauvoir et Nelson Algren, image prise ici

    morceau de la couverture du "Nouvel Obs" pris ici

    image d'une manifestation de soutien aux "Pussy Riots" prise ici

  • « Je » est toujours un autre en 2011

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    Article sur Céline sur Agoravox

    L'article ci-dessous est aussi sur Agoravox

    Photo ci-dessous empruntée ici

    "Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à

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    l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène.
    Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs !"

    Extrait d'une lettre à Paul Demeny, la suite ici

    J'ai toujours été profondément sceptique devant les idéologies globalisantes, de gauche ou de droite, les belles intentions claironnées par les uns ou les autres, fût-ce en invoquant la foi religieuse, à commencer par la foi chrétienne, car il y a quasiment toujours une distance importante entre les bonnes intentions et les actes concrets. Ce n'est pas à moi de sonder les reins et les cœurs, et il n'existera jamais une cohérence parfaite entre les grands discours et les réalisations concrètes. De plus, je m'inclus dans le lot, n'étant pas, moi non plus toujours cohérent avec mes idéaux, le tout c'est d'en avoir conscience, déjà me semble-t-il.

    Mais, il n'est pas interdit de demander juste un peu plus de cohérence, juste un tout petit peu plus, et un tout petit peu moins d'hypocrisie sociale, ce rendrait le monde plus vivable très rapidement. Surtout en une époque qui multiplie les déclarations ronflantes sur l'accueil, la convivialité, l'échange, la rencontre, et ne cherche pas à réellement corriger les choses.

    Or, on constate surtout à notre époque la solitude de ceux qui vont mal ou très mal, inadaptés, isolés, malades, en détresse, et l'incapacité des uns ou des autres, à quelques exceptions, à aller à la rencontre de ceux qui sont blessés et qui ont besoin d'être aidés et soutenus qui se retrouvent progressivement abandonnés et désarmés alors qu'ils auraient besoin de soutien.

    Il est plus facile d'aller vers ceux qui nous mettent en valeur, d'aller à la rencontre de ceux qui nous ressemblent, ou qui flattent notre égo, et beaucoup moins vers les accidentés de la vie en grande demande de fraternité humaine, de solidarité, d'affection, ou d'amitié, ce qui est évidemment plus exigeant il est vrai.

    Beaucoup se donnent des excuses, la personne en souffrance n'est pas assez gentille pour se faire aider, on prétend qu'elle ne veut pas être aidée. C'est ce que l'on entend souvent dans la rue quant aux sans abris qui seraient des individus mal embouchés refusant qu'on leur donne un toit et de la nourriture.

    Pour être aidé, il faudrait donc être exemplaire ?

    Sans tâches ni défauts ?

    C'est ainsi que les personnes d'origine étrangère deviennent souvent les « autres » majuscules, complètement différents, exotiques, qui donnent l'impression de faire un effort alors que beaucoup sont incapables d'aller vers ceux qui déjà leurs sont le plus proche, comme il est plus facile d'aller vers des handicapés télégéniques que l'on côtoie une fois par an à la télévision que d'aller vers eux plus régulièrement, au quotidien, y compris dans les moments les plus triviaux.

    C'est plus facile d'aller vers quelqu'une de très différent, moins vers quelqu'un qui a besoin d'aide et qui nous ressemble beaucoup. C'est en somme humain, car l'on a peur de se retrouver dans la même situation, l'on a peur de souffrir, de partager les souffrances de l'autre, de sortir du confort intellectuel et moral qui fait que l'on garde de soi une image positive et que l'on estime honorable.

    Ou alors, c'est exactement l'inverse, l'« autre » intéressant n'est que celui qui est comme nous, agit, pense et vit comme nous, dans lequel on se retrouve, l'« autre » n'est plus qu'un miroir réfléchissant, un miroir là encore flatteur. Et c'est plus confortable, moins anxiogène. En dehors du groupe que l'on se choisit, point de salut ! Ceux qui ne sont pas dans le petit cercle sont impitoyablement rejetés.

    En fait, pour arriver à un minimum de cohérence, il n'y a pas besoin de grands discours ni de grands mots, il suffit d'agir sans se poser de questions.

  • Journal de vacances 8 – Du zéro à l'infiniment zéro

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    Sur Agoravox aussi

     Quelques citations pour la journée de vacances :

    « On ne comprend rien à la civilisation moderne si on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »

    Georges Bernanos dans « la France contre les robots »

    « On reconnaît la valeur d'une société à ce qu'elle célèbre »

    Sandy Bates (Woody Allen) dans « Stardust Memories »

    « Qui c'est qu'a pété ? »

    Delphine dans « Loft Story 2 »

    Impressions de vacances :

    Excellent dessin pris sur ce blog très bien fait

    T%25C3%25A9l%25C3%25A9%2Br%25C3%25A9alit%25C3%25A9.jpgMaraudant sur le net, je tombe, alors que l'économie mondiale se casse la figure et que la Grande Bretagne brûle, sur le titre en « une » de Yahoo : « FX est mort ».

    Du point de vue personnel, cela m'a tellement ému que comme a dit Desproges à l'occasion d'un autre événement majeur dans le même style, j'ai repris deux fois des moules.

    Aujourd'hui, on nous annonce que le pauvre garçon qui participait à « Secret Story 3 » se serait peut-être suicidé n'ayant pas trouvé la célébrité « kleenex » dont il rêvait au bout du tunnel télévisuel et de l'enfermement volontaire sous l’œil des caméras et des spectateurs voyeurs et décérébrés.

    Il vendait sa personne, comme Vincent MacDoom sur la base d'une ambiguïté sexuelle marquée, jouant sur l'androgynie métrosexuelle poussée à son paroxysme, un peu au bout du compte comme les travestis du Bois de Boulogne qui vendent la même chose. Sauf que lui désirait plus que « Chon frons l'amoûûrrre ».

    Il voulait les paillettes et sa photo dans « Gala », « Closer » ou tout autre magasine torchonnesque. Évidemment, il n'eut que des entrefilets un peu glauques dus à son personnage.

    Ironiquement, il pourrait maintenant être content, on parle de lui abondamment.

    Une de ses camarade enfermées, Cindy Lopes, la blonde à forte poitrine de l'émission, il y en a une par émission dans ce genre de shows, en profite pour se faire un peu de pub en passant en pleurnichant sur son « ami ».

    C'est toujours ça de pris.

    Ces émissions de téléréalité sont apparues en France en 2001 avec le premier « Loft Story ». Selon leur créateur hollandais, John de Mol, qui s'avouait « fier de lui » à l'époque, c'est un formidable progrès quant à la transparence et à l'affirmation des libertés de pouvoir enfermer pendant quinze jours ou plus une dizaine de médiocres infantiles et décervelés et voir ce qui se passe. C'est la version moderne du trou de serrure, visible partout grâce aux progrès fulgurants de la technique. Le succès de ces émissions est basé sur l'identification des spectateurs qui s'imaginent que ça pourrait être eux qui passent à la télévision car les candidats de ce genre d'aventures est généralement aussi nul que le quidam moyen (pléonasme) rêvant de ce que « les marchés », les médias, et la pub lui ordonnent de rêver.

    Tant que lui peut continuer à consommer et rêvasser devant ce style de spectacles, le monde peut crouler.

    Les jeunes émeutiers de Grande Bretagne sont les enfants de ce décervelage, de l'infantilisation du consommateur (ou conso-mateur dans le cas de la téléréalité), de l'hyper-libéralisme.

    Il n'y a quant à leur révolte aucun autre motif que la frustration de ne pas avoir en poche le dernier gadget électronique totalement inutile et celle de ne pas être célèbre comme les vedettes de téléréalité que ces mêmes émeutiers plébiscitent, et la violence c'est aussi l'occasion de se faire remarquer à la télévision. Ils ne font qu'appliquer un peu plus hardiment le programme ultra-libéral, tout ce qui gêne entre eux et la satisfaction de leurs désirs les plus primaires est à incendier. Certains m'ont fait remarquer qu'au moins ils brûlent des supermarchés, oui, mais pour voler tout ce qu'il y a dedans.

    On le voit dans de nombreuses chansons de rap, où les « artistes » ont plaisir à montrer tous les signes de réussite sociale obligatoires selon la vulgate libérale :

    531753675_small.jpgDes billets de banque à foison, une belle bagnole avec une peinture qui claque, et de belles filles, souvent rechapées comme la bagnole, autour.

    Leur colère n'a rien à voir avec une rébellion, voire avec les conséquences d'une politique qui les aurait brimés, la Grande Bretagne étant montrée jusque là comme un modèle de communautarisme qui fonctionne.

    Bien sûr, à entendre les belles consciences c'est la faute de Breivik, c'est sûr. Certains vont même jusqu'à affirmer que comme il y a eu la colonisation c'est un juste retour de bâton, s'appliquant à eux mêmes ces coups de bâtons dans un masochisme assumé naïf et suicidaire.

    Depuis plus de quarante ans, on nous serine que l'éducation qui pousse les enfants et les adolescents à se responsabiliser, en leur inculquant des valeurs, des repères, le sens de l'autre, c'est paternaliste, ringard et réactionnaire. Le maître mot c'est qu'il ne faut pas culpabiliser les enfants, ni les adultes.

    D'un côté, les libéraux conchient tout cela car c'est un frein à la consommation, un consommateur qui réfléchit est un consommateur qui n'achète pas assez, de l'autre les libertaires mollassons ou durs considèrent que les règles s'assimilent à l'oppression, se conduisant même s'ils ne le reconnaitront jamais comme des « idiots utiles » du libéralisme.

    La chanson ci-dessous s'impose, non ?

  • Le braqueur et Barrès

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    braquage%20main%20armee.jpgSur quelques fils de discussion, on fait des gorges chaudes sur Barrès réduit à un statut de Faurisson de gouttière ou de Garaudy de carnaval, sur d'autres on veut arrêter de parler de l'Identité Nationale car on a peur que cela réveille les z-heures les plus sombres de notre histoire, alors que même si ce débat est évidemment opportuniste il serait quand même intéressant de se demander ce qui nous relie nous autres français car c'est cela la question, et pas autre chose. Or, il convient de s'apercevoir que la seule chose réelle et concrète qui relie les personnes dans notre société c'est le fric et l'appât du gain, le reste est devenu accessoire pour le plus grand nombre. Le braqueur qui a brandi son revolver sous le nez d'un commerçant d'Évreux dans le quartier de Navarre hier, il s'en fout de Barrès, il s'en fout de Éric Besson, ou de Michelet, de la France éternelle, sa culture et les trois couleurs, de la laïcité et de la "Marseillaise", tout ce qu'il veut c'est du fric.

    Dans le quartier, pourtant, le commerçant rendait service à tout le monde sans distinction, la question ne se posant pas, à la fin du Ramadan, on partageait avec lui le thé à la menthe, pendant la rupture de jeûne on lui apportait des gâteaux. Les gens l'aiment bien parce qu'il a le sens du contact, parce qu'il aime les autres et que ça se voit. Il ne s'est pas défendu, il lui a donné les 300 euros qu'il y avait dans la caisse, on ne risque pas sa vie pour de l'argent, ça n'en vaut pas la peine a-t-il dit. L'autre est parti sans demander son reste en hurlant des insanités.

    Et s'il s'était opposé au vol avec succès, peut-être aurait-il été traîné dans la boue pour suspicion de racisme car le voleur n'était pas exactement un « souchien »...

    Tout l'échec des politiques, de leurs grands discours, leurs bons sentiments, leur hypocrisie et leurs bonnes intentions, est dans cet événement.