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  • Le diable dans les bonnes intentions

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    addiction, réseaux sociaux, politique, hypocrisie, facebook, twitter, mouni Mahjoubi, amaury watremezLe gouvernement actuel veut lutter contre l'addiction des jeunes, et des moins jeunes, aux réseaux dits sociaux. Il envisage même une loi pour en restreindre l'accès (voir à ce lien). On se doute bien que derrière ces bonnes intentions affichées ce n'est pas exactement l'addiction qui est le souci principal ici. Leurs gros sabots sont plus qu'apparents, on les entend venir. Et on se dit que la tentation était trop forte, qu'il fallait bien qu'ils y arrivent un jour...

     

    ...Nous y voilà donc.

     

    Ils ne varient pas dans leur discours. Il faut leur reconnaître cela. Dans l’Éducation Nationale, c'est depuis leur création que lorsqu'on évoque ou que l'on se doit d'évoquer les réseaux dits sociaux c'est obligatoirement en les diabolisant. Quant aux discours contredisant la « bonne parole » idéologique, ils sont toujours suspectés avec plus ou moins d'habileté de complotisme, de négationnisme, j'en passe et des pires. Alors que le respect de la pluralité devrait plutôt inciter à en parler de temps en temps afin de ne pas imposer un seul discours.

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  • Pourquoi est-on sur Facebook ?

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    facebook-narcissisme.jpgUn de mes correspondants du réseau dit social a posé il y a quelques jours une question fort pertinente à ces « amis » facebookiens :

     

    « Pourquoi êtes-vous sur Facebook ? ».

     

    Bien entendu, à de rares exceptions il n'a pas eu tellement de réponses sincères : à cause d'un ego marqué, par narcissisme assumé, pour s'inventer un personnage consolant de ses frustrations, pour se mettre en valeur, à cause d'un grand vide dans sa vie ou simplement pour se défouler etc...

     

    Celles ayant été faites rappellent toutes les belles et grandes déclarations de mauvaise foi que l'on peut lire lorsqu'une fille célibataire un peu ronde se décide à avouer combien elle se trouve trop grosse ou qu'un type complexé parle de son mal-être existentiel.

     

    Chacun y va alors de ses protestations toujours d'une grande noblesse un peu surjouée pour dire combien la rondelette est « supêêêr » et tellement pétillante, teeeellement dynamique, curieusement ensuite dans la vie quotidienne, toute le monde oubliera son numéro de téléphone ou son adresse....

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  • « Les posters de filles nues sur tes murs... » - à propos de "la situation des esprits" de Jean-Philippe Domecq et Éric Naulleau

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    Sur Agoravox en débat

    « Les posters de filles nues sur tes murs... »

    illustration prise ici

    1984_2_george_orwell.jpgDans une chanson de Cabrel (vous savez, le chanteur qui chante la « CâAbâne au fond du jardin »...), il est question d'un type qui veut se faire passer pour cultivé, fin et intelligent, et raffiné alors qu'au mur chez lui il y a des posters de femmes nues.

    Les individus modernes, voire post-modernes, qui utilisent Facebook (TM°), MSN (TM°), qui ont un blog (TM°), qui sont sur les forums, sont un peu dans le même état d'esprit, sur le net on joue un rôle où l'on se met le plus en valeur, pour compenser une vie que l'on estime médiocre, pour se rattraper de ses frustrations et complexes plus ou moins assumés, et aussi par peur d'affronter la réalité, là-dehors, derrière l'écran, derrière la fenêtre, et d'aller à la rencontre des autres personnes pour de vrai..

    A lire les deux tiers des statuts Facebook, des articles de blogs, et j'en passe, la plupart des gens n'écoutent que des classiques de la chanson, du classique tout court, et ne lisent que des livres passionnants, bref, ne sont pas des personnes s'adonnant à quelque forme que ce soit de légèreté.

    Alors que l'on n'a jamais eu autant besoin de celle-ci.

    Nous sommes dans une époque qui adore se vautrer dans la gravité à tout bout de champ, et l'esprit de sérieux pour tout et n'importe quoi, un show soit-disant « téléréel » devient une aventure, la neige, qui tombe chaque année en France, une tragédie, une vedette qui a un petit succès, une star et j'en passe et des meilleurs, car à cet esprit de sérieux, qui comme disait quelqu'un « fait le bonheur des imbéciles », se rajoute un esprit de superlatif pour toutes les choses qui nous entourent, fussent-elles anodines au dernier degré.

    Ce qui est également amusant que la plupart des auteurs de ces « chefs d'œuvre » inconnus et en péril, croient bon d'adopter, pour parfaire leurs personnages, un ton pompeux et doctoral qui fait beaucoup rire, employant à qui mieux mieux le « nous » dit « de majesté » par exemple

    C'est un peu comme lors des sondages concernant les chaînes de télévision, tout le monde regarde « Arte », personne n'écoute les « tubes », personne ne regarde de séries « B » ou de comédies, personne ne regarde jamais TF1, non, non, non, « Arte », et les chaînes de cinéma en noir et blanc, non tout le monde n'a l'air de ne voir que des chefs d'œuvre du cinéma, des grands longs métrages à thèse, personne ne se colle jamais devant une série télévisée ou un film d'action.

    Ou alors c'est l'autre extrême, un anti-intellectualisme forcené et appuyé où l'on refuse de lire quoi que ce soit d'un peu relevé, où l'on se vautre dans la « junk culture » avec délices en assénant que de toutes façons les gens cultivés c'est rien que des prétentieux, où l'on martèle que toute culture est une forme d'oppression et de contraintes, de vanité sans limites.

    De vieux enfants sur le réseau

    Les poèmes ou les textes parfois maladroits, parfois bien écrits qu'on peut lire sur le net, qui parlent pour la plupart du mal-être de la personne qui les rédige pour diverses raisons : un chagrin d'amour mal digéré, un problème de famille, une question plus personnelle encore, donnent toujours l'impression d'avoir été rédigés par des petites filles malheureuses ou des petits garçons tristes et solitaires, et non par des adultes qui pour beaucoup adorent ressasser encore et toujours leurs malheurs ou supposés malheurs, détestant l'ironie ou la critique toujours prises au premier degré, et comme des attaques personnelles.

     

    Attention, je précise d'ailleurs que mon propos n'est pas ici de railler les souffrances ressenties par telle ou telle personne, ou de les mépriser, aucune souffrance n'est méprisable, et même pas celles qui témoignent aussi de l'ultra-narcissisme moderne, et tout cela au fond témoigne surtout, d'abord et avant toute chose de l'épouvantable crise de sens, je n'ose morale, qui sévit dans notre société où il est logique que la chose à laquelle les gens se raccrochent soient ce qu'ils connaissent ou croient connaître le mieux, à savoir eux-mêmes et l'argent, qui devient la seule et unique valeur repère.

    Alors oui, de temps en temps, certains se donnent des alibis, pleurent à chaudes larmes sur les pauvres, les SDF qui meurent de froid, et qu'on oublie sitôt le mois de mars passé, sur les pays en guerre civile, sur les enfants mal nourris, mais personne absolument personne ne veut réellement remettre en cause son mode de vie et surtout de consommation.

    La confusion entre la vie réelle et la vie virtuelle, bien confortable, bien pantouflarde, est quasiment totale, un peu comme ses personnes avant qui étaient persuadés que le « speaker » dans la télévision s'adressait à eux personnellement et non à la caméra.

    Comme si la personne faisant preuve d'ironie ou de sens de la dérision était forcément en train d'attaquer quelqu'un qu'elle ne connait pas vraiment, qu'elle n'a jamais rencontré, car une rencontre ne se fait pas derrière un écran, elle se fait face à la personne. Mais il apparait bien que les individus modernes, à l'instar de Winston Smith à la fin de "1984" aiment "Big Brother" auxquels ils se soumettent sans aucun problème...

    ici un papier de Serge Tisseron sur le narcissisme moderne

  • Les amours de jeunesse ne devraient pas vieillir

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    2048166007_4ce9dd796d.jpg?v=0En zonant sur Facebook, j'ai recherché des personnes que je connaissais au collège, au lycée et en primaire. Je suis ainsi tombé sur des profils d'amours de jeunesse...

    ...quand j'étais romantique, donc il y a fort longtemps (soupir). Moi j'ai le droit de vieillir, de prendre du ventre, de voir mon menton s'affaisser sur mon cou, et mes cheveux tomber ou se griser, mais les amours de jeunesse ne devraient pas avoir le droit de changer, n'ont pas le droit de passer du stade de jeunes femmes à celui de femmes. C'est strictement interdit. C'est malheureusement de l'ordre du rêve, il m'arrive d'en rêver effectivement, toutes celles et tous ceux que j'aime ou j'ai aimé, amis, amies et amoureuses, sont réunies dans une grande maison et c'est comme une fête qui finit toujours par s'arrêter, ils partent tous un par un et j'aimerais les retenir mais n'y arrive pas, curieusement dans le rêve je me dis que cela finirait bien par arriver. (Note personnelle : Une de ses photos m'a ému, car tu n'avais pas changé, toi, par contre, dessus).

    Quand j'étais adolescent, je me disais que ce devait être agréable de vivre une sorte de grande passion contrariée ou pas, compliquée, pleine d'esprit, de violence, d'amour fou et d'ivresse. Moi, j'ai de la chance, je crois que cela m'est arrivé trois ou quatre fois, avec autant de force, mais ce que les auteurs de romans ou de films n'avaient pas dit c'est que çà fait mal et qu'au bout d'un moment, le ping-pong verbal tellement drôle avec celle que l'on aime n'a plus vraiment de sel. On aimerait juste la prendre dans ses bras, partager tous les moments d'intimité de la vie quotidienne, discuter du temps qu'il fait et de sujets futiles aux yeux des grands esprits mais la violence des sentiments finit par rompre le lien que l'on avait ensemble et on se perd dans les méandres du souvenir.

    Nota Bene : Il faudrait certainement que j'explique la photo de Marcel Aymé, mais non en fait. Elle illustre bien ce que j'écris pensé-je.