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fête matérialiste

  • Chroniques du pays réel – les courses de Noël

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    noèl, société, égoïsme, politique, fête matérialiste, nostalgie, amaury watremezNoël il y a encore quelques années avait encore un sens un petit peu spirituel pour la plupart des français. On allait à la « messe de Minuit », on attendait d'en être rentrés pour réveillonner et que les gosses ouvrent les cadeaux, quand il ne les ouvrait pas le lendemain matin. Se réjouir ensemble en partageant de bonnes choses, offrir des présents à ceux que l'on aime c'est une forme de louange toute aussi importante que la prière pour un croyant. Contrairement à ce que j'ai pu entendre au sein de certaines communautés dites nouvelles, ce n'est pas du matérialisme. Il y a des familles où l'on aimerait bien l'être juste un peu, à commencer par le soir de la Nativité.

     

    En 2016, Noël n'a plus aucune signification profonde, il s'agit de bouffer quitte à en être malade. « Qu'est-ce qu'on va se mettre, hein ! Nous on prévoit un vrai gueuleton avec du foie gras, des zuitres, et tout ! » se vantait un couple d'âge mûr face à moi dans le bus. Il s'agit d'avoir acheté à ses gosses tout ce qu'ils se doivent d'avoir dans leur chambre d'enfant décorée comme dans une pub.

     

    Je l'ai souvent entendu cette phrase bien grasse cet après-midi en me promenant dans Paris où tout était ouvert, c'est normal, nous sommes deux semaines avant Noël. Il faut bien que le commerce fasse du chiffre, et c'est la meilleure période de l'année. Car Noël n'est plus que cela, du commerce. Les personnes ressentent comme une quasi-obligation le fait de consommer, acheter, dépenser même si c'est progressivement interdit à tout ou partie de la classe dite moyenne de plus en plus précarisée et même si de plus en plus de monde fait les achats via le net. Et puis l'instinct grégaire est plus fort que tout le reste.

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