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existentialisme

  • Pour éviter les lectures de plage fastidieuses 1 - Sartre

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    Pour t'éviter de lire Sartre sur les plages, ami lecteur, si tant est que tu en avais l'intention...

     

    image ci-dessous empruntée ici

    littérature, société, politique, existentialisme, SartreComme je suis bon et généreux, et modeste, si, si, dans ce petit texte spécial été je te donne quelques conseils ami lecteur pour t'éviter de lire Jean-Paul Sartre, le philosophe préféré des « forts en thème » qui aimeraient bien passer pour des voyous. Bien sûr soyons honnêtes, je souscris quant à cet écrivain à l'opinion qu'en a de lui Kléber Haedeans dans « une histoire de la littérature française », surcoté, grisâtre et ennuyeux, très ennuyeux, au sens le plus concret du terme. Il paraît que je rejoins là-dessus Michel Onfray qui lorsqu'il s'abstient de parler religion est souvent pertinent il est vrai, et à l'instar de ce philosophe je lui préfère largement Camus, personnalité solaire.

     

    Sartre est donc le père de « l'existentialisme », une théorie qui implique que l'on jouisse le plus vite possible, rien n'ayant de sens, le monde pouvant être détruit le lendemain par la bombe atomique. Il n'y a donc pas de morale individuelle ou sociale, pas de sens à la vie excepté le plaisir compris comme la satisfaction des pulsions égoïstes et non comme un partage avec ceux que l'on aime. D'ailleurs il le fait dire lui-même à un des personnages de « Huis Clos » : « l'Enfer c'est les autres ». On comprend que cela plaise aux milliers de potaches narcissiques et, ou mal dans leur peau qui l'ont lu, surtout à ceux ayant des scrupules à extérioriser leurs désirs ou ressentant de la culpabilité à « s'éclater », car cela justifie pour eux leurs appétits qu'ils ont besoin de justifier d'une manière à leurs yeux « noble ».

     

    Puisque c'est écrit dans un livre étudié en cours et conseillé par les profs !

     

    Et puis pour Jean-Paul et Simone, de Beauvoir, le fameux « castor » il s'agissait surtout de trouver un alibi à leurs vagabondage sexuel souvent d'ailleurs bien tristounet. C'est à partir de Sartre que ce que le monde occidental appelle maintenant la culpabilité, à savoir la responsabilité que l'on envers son prochain, devient le tabou ultime. Il ne faut surtout pas se sentir coupable puisque la morale personnelle et collective est une illusion. Finalement, Sartre est un excellent philosophe du consumérisme.

     

    La chair est cependant triste chez les parents de l'existentialisme, et grise. Un,e existentialiste peut coucher avec un,e noir,e et des individus du même sexe que le sien sans avoir besoin de se justifier et de rechercher des sensations épicées qui dureront un temps, il le fait par hu-ma-nisme et to-lé-rance, par en-ga-ge-ment, un des maîtres mots de ce mouvement, exerçant encore des ravages en 2014, car justifiant tout : justifiant par exemple en ce moment même pour des personnes « engagées » de défiler aux côtés des fanatiques pour Gaza, contre Israël.

     

    Sartre a dit aussi, je cite, qu'il ne fallait pas « désespérer Billancourt , et donc continuer à mentir aux ouvriers sur les conséquences des dictatures « populaires » d'Europe de l'Est, d'Amérique du Sud et d'Asie : massacres divers, camps de rééducation etc...

     

    Il a cru également couper court à toute discussion en affirmant que « tout anticommuniste est un chien », l'anticommuniste étant parfois juste quelqu'un rappelant des faits évidents, et parmi eux des dissidents communistes, dont Soljenitsyne, désigné à la vindicte populaire car forcément réac pour douter de l'utopie marxisante, Alexandre doutant aussi de celle induite par le libéralisme.

     

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    Tout comme chez les libéraux on prétend que c'est parce que le libéralisme n'est pas encore réellement appliqué qu'il existe encore des pauvres, chez de nombreux thuriféraires du socialisme on affirme que c'est parce que le marxisme en fait n'a pas encore été vraiment bien compris par les différents régimes politiques qui s'en réclamaient et s'en réclament encore.

     

    Cela en dit long je trouve sur la perception du peuple par Sartre et la plupart des intellectuels de « gôche »  consistant surtout en un large mépris et une condescendance à peine camouflée; le peuple est trop con pour comprendre par lui-même, le peuple est un agrégat de grands gosses irresponsables qui a besoin d'être guidé par des « maîtres à penser » tellement modestes et peu imbus de leurs personnes qu'ils pensent que ce rôle leur est légitiment acquis car ayant quelques connaissances idéologiques, quelques grammes de marxisme par ci par là avec deux doigts d'esprit libertaire (justifiant surtout que lesdits gourous puissent coucher à droite à gauche tout leur saoul). Alors que le peuple peut très bien faire la part des choses et comprendre que ses aspirations à plus d'équité et de justice sociale ne seront pas remises en questions du fait des meurtres d'un régime dictatorial.

     

    Sartre reste un « phare » de la pensée dite progressiste, conseillé avec chaleur aux plus jeunes, alors que c'est un autre genre de « morticole ». La postérité le retient encore comme un jalon, tels ses touristes qui se font prendre en photo au « Flore » ou aux « Deux Magots » s'imaginant dans la peau « d'existentialistes » libertaires quelques minutes devant un café à quatre Euros cinquante, figés dans un passé de carte postale revu et corrigé par Hollywood.