Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

exaspération

  • Une très légère exaspération...

    Imprimer Pin it!

    Haddock-nyctalope.jpgQue ressentir face à l'inertie des gouvernants français mais aussi des dirigeants de l'opposition, mais aussi celle des citoyens eux-mêmes, tellement passifs, si ce n'est moins qu'une légère, oh très légère, exaspération, et ce sur à peu près tous les sujets de société : l'économie, le social, le sociétal et le moral sans oublier l'éducation.

     

    Les jeunes actuels, ce n'est pas qu'ils soient mal éduqués, ils ne sont pas, dans leur grande majorité, éduqués du tout. Les parents ont renoncée à leur transmettre quelque idéal ou valeur, se sont bornés à les nourrir, les vêtir et leur payer les objets « totems » de notre société qu'un adolescent ou qu'un enfant se doit d'avoir dans sa poche ou de porter. Cette génération non éduquée ne connaît qu'une seule règle, voire deux au plus : la loi du plus fort, du groupe le plus nombreux, ou du plus riche, et celle de l'argent tout puissant.

     

    Ils ne liront jamais Ayn Rand, ne savent pas qui c'est, ne le sauront sans doute jamais, mais appliquent stricto sensu sa « philosophie » et son idéologie. Ce n'est pas des politiques de la ville ou de la sécurité pétries de bonnes intentions mais sans moyens concrets réels qui y changeront quoi que ce soit. A tout cela, ceux qui pourraient apporter une réponse se contentent d'entériner la situation ou de prôner la mise en place en somme de conservatoires sociaux afin de protéger ceux qui croient encore en une ou deux idées élevées.

     

    Ces idées un peu élevées sont de toutes façons systématiquement attaquées par la majorité des gens qui ne supportent plus de hiérarchiser -selon l'alibi qu'ils se donne- les priorités, dira-t-on, et qui prennent comme totalement arbitraires des conseils rationnels aidant à progresser. Ces idées un peu élevées ne favorisent pas la consommation, décourageraient l'hédonisme petit-bourgeois, et comme elles encouragent souvent l'altérité, l'empathie et la solidarité risqueraient de mettre à mal le système du « tout économique ».

     

    Ces enfants nous haïront prévoyait quelqu'un, peut-être mais ils nous haïront de ne pouvoir profiter de la société dite d'abondance comme nous et feront tout pour y arriver sans se soucier aucunement de l'avenir.

     

    La France traverse en ce moment un été indien, en attendant un automne pakistanais et un hiver birman mais cela ne choque pas grand-monde. Si, il y a des réactions, la télévision fait des reportages sur les têtes creuses tellement contentes de pouvoir se baigner en septembre, ou en octobre, sur les marchands de maillots de bains ravis de faire du « business » en plus mais personne ne se pose de questions sur les causes de ce qui est dans les faits un réchauffement général du climat, menant à une continentalisation climatique française : des hivers très froids, des étés très chauds et humides, et la disparition progressive des saison intermédiaires.

     

    Dans les faits, que ce soit l'industriel ou le conducteur lambda, tout le monde s'en fout et même pire encore la bagnole garde dans la « psyché » collective toute sa charge fantasmatique. C'est toujours un objet « indispensable » dont les propriétaires n'imaginent pas pouvoir se passer, un objet que l'on fait vrombir pour montrer combien l'on est « quelqu'un ». Ne parlons mêmes pas des pseudo-écologistes, « verts pastèque », perdus dans leurs luttes intestines et des conflits de personne. Il fera quatre degrés de plus d'ici quelques décennies qu'ils s'étriperont encore autour de leurs ego sur-dimensionnés d'opportunistes cyniques.

     

    Quant au sociétal, les uns demandent, je résume crûment mais c'est ça, à pouvoir baiser le plus possible avec le moins de culpabilité possible refusant que ceux qui parlent encore de morale, et qui la vivent, ils sont plus rares, les gênent en quoi que ce soit. Je me demande d'ailleurs en quoi ceux qui évoquent la morale les dérangent, car leur liberté devrait les laisser indifférents à tout discours semblant coercitif sur le sujet ?

     

    Dans les mouvements, souvent catholiques d'inspiration, comme « LMPT » (TM°) ou « les veilleurs » (TM°) cette a-moralité générale est critiquée, mais ses causes qui sont l'hyper-libéralisation de la société conduisant à la chosification de l'être humain ne le sont jamais. Pire encore, ces mouvements soutiennent des politiques qui sont de cette engeance hyper-libérale.

     

    Dans ces mouvements comme ailleurs dans l'Eglise, on parle aussi beaucoup d'accueil, d'ouverture, sans jamais l'appliquer vraiment, s'en tenant là encore aux grandes et belles intentions.

     

     

    De tout cela naissant, tu l'auras compris, ami lecteur, mon tout petit, minuscule, sentiment d'exaspération qui monte face à une société finalement sclérosée au dernier degré bien que s'imaginant au nadir du progrès.


    illustration prise ici