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evian

  • On oublie encore les harkis

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    Ecrire sur les harkis ce n'est pas seulement pour moi écrire « hors sol », de manière abstraite. Je songe par exemple à Nora une camarade de collège, à madame M. qui était mon professeur d'Histoire en quatrième, et son mari qui était le principal adjoint. Je pense aussi à Mehdi, un ami d'enfance et ses parents. Tous étaient harkis, tous étaient français et musulmans sans se poser aucune question sur leur amour de leur pays d'adoption de ses valeurs, de sa langue et de sa culture qu'ils connaissaient souvent mieux que bien des « métropolitains » à la conscience morale déjà plus que défaillante.

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    Ce n'est que rarement qu'ils se souvenaient de la guerre d'Algérie, pour eux le sacrifice de leur exil bien que douloureux allait de soi...

     

    Leurs parents et grands parents avaient été des supplétifs de l'armée française menant des actes de guérilla contre les fellaghas, pour le FLN et les gouvernements s'étant succèdés depuis 1962, ce sont des traîtres abominables, une manière d'ennemi intérieur en somme, de « Goldstein » collectif servant aux gouvernants comme Bouteflika et diverses cliques militaires successifs depuis les accords d'Evian à justifier et légitimer leur pouvoir souvent arbitraire....

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