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euthanasie

  • Pour le petit Alfie

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    euthanasie, société, politique, santé, alfie evans, amaury watremezLe petit Alfie Evans atteint d'une affection neurologique n'ayant pas été identifié est mort avant-hier, littéralement euthanasié par l’hôpital auquel ses parents l'avaient confié (voir à ce lien). Il est mort parce qu'il coûtait cher à la collectivité, il est mort car dorénavant notre société ne veut plus protéger les plus faibles, ne souhaite plus le faire, ce qui est le début de la barbarie et montre où en est réellement notre civilisation où ce qu'il en reste.

     

    Et il n'en reste que peu de choses...

     

    Dans un monde où l'individu se doit d'être un rouage dynamique, performant, productif et docile, bien entendu oubliant son individualité au profit du reste, il ne peut plus y avoir de place pour le souci des pauvres, des petits, des précaires, des malades, des personnages âgées n'étant plus « utiles » pour le tout-économique, les crédits leur étant consacrés diminuant constamment au nom de la sacro-saint rentabilité.

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  • L'eugénisme déjà accepté, l'euthanasie déjà dans les moeurs

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    Ce qui m'effare particulièrement dans l'affaire Vincent Lambert c'est que contre toutes apparences ce n'est pas un sujet si « clivant » que cela tout le monde peu ou prou de la gauche à la droite étant d'accord pour affirmer que l'euthanasie est un mal nécessaire que les croyants seront bien obligés d'accepter un jour ou l'autre au nom de la compassion pour les malades, une compassion radicale mettant fin pour toujours à leurs souffrances physiques.

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    illustration ci-contre prise ici

    Et finalement l'eugénisme, une conséquence directe du darwinisme social à l’œuvre dans notre société libérale libertaire (ce qu'elle est malgré toutes les protestations des libéraux) est déjà accepté dans la plupart des cerveaux à quelques exceptions près, un rêve humide des nazis, et aussi de généticiens fous comme Lyssenko chez l'un ou l'autre « homme de fer ».

     

    Il s'agissait pour eux de créer un homme nouveau enfin libéré des contraintes matérielles, libre de choisir le moment de la naissance de ces enfants, de les programmer voire, libre de choisir la date de sa mort, quand il cesse d'être utile au système. Les bons esprits et bons apôtres de l'hyper-consumérisme ne font que suivre la voie toute tracée par les scientifiques des régimes totalitaires et surtout leur désir de faire naître un être humain tout neuf sans passé, sans histoire, sans le poids de la culture, de la morale, des valeurs universelles.

     

    Seulement voilà quand on fait l'apologie de l'euthanasie compassionnelle, de quelle compassion est-il question ? Dans le cas de Michael Schumacher, coureur automobile célèbre, riche, la question ne se pose même pas, il fallait tout faire pour qu'il sorte du coma. Il n'a jamais été question d'abréger ses souffrances qui ont pourtant dû être graves et difficilement supportables. En quoi mérite-t-il plus de vivre ? En quoi est-il plus utile ?

     

    Dans le cas de Vincent Lambert, les médias, une partie de sa famille, et le Conseil d’État aujourd'hui insistent, appuient avec insistance, Vincent en somme mérite plus de mourir. Car moins puissant ? Moins célèbre ? Moins riche ? Moins utile à la société à laquelle il occasionne des dépenses inutiles ? Cet eugénisme qui choque beaucoup quand on en parle au sujet du nazisme, y compris les maternités « aryenne »s, ne pose quasiment aucun problème à personne en 2014 où l'on veut choisir tout de son bébé, y compris son intelligence, son parcours, sa sensibilité, ses diplômes.

     

    L'eugénisme et le darwinisme social se perçoivent d'un bout à l'autre de la société, même dans les groupuscules LGBT où certains se targuent d'être tellement beaux, tellement à l'avant-garde assimilant leurs adversaires à des réacs dégénérés de fin de lignée, vaguement consanguins et endogames, et laids, on y rêve aussi de PMA, d'enfants produits et non plus conçus. On les trouve un peu partout ces deux travers, y compris dans des associations catholiques où les individus hors-normes, hors-standards sont systématiquement rejetés.

     

    illustration ci-contre prise là

    evolution_of_man.gifComme d'habitude, afin de faire passer une loi moralement indéfendable, l'on met en avant des cas bien précis de malades très souffrants, des cas bien lacrymaux, en insistant là encore bien lourdement sur le côté affectif, le contradicteur passant alors automatiquement pour un salopard. Je n'ai pour ma part que peu d'illusions les laudateurs de l'euthanasie ont presque gagné, presque...

     

    A ceux qui ne veulent d'un darwinisme social poussé à l’extrême de se réveiller enfin qu'ils soient de gauche ou de droite...