Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

europe

  • Macron cible trop évidente

    Imprimer Pin it!

    politique, société, Emmanuel macron, présidence, Europe, LRM, Mélenchon, amaury watremez, marine le penAussi sur Agoravox

     

    Emmanuel Macron est la cible de toutes les critiques de l'opposition, ce qui est normal et logique puisqu'il porte dans les médias et sur la scène internationale la bonne parole -si j'ose dire- libérale-libertaire et mondialiste. Mais ce n'est en somme qu'un homme de paille, un messager, un Rastignac ambitieux, opportuniste qui a su se placer au bon moment au bon endroit afin d'accéder aux ors du pouvoir et à ses privilèges. En face de lui, il faut bien admettre qu'il n'y avait personne capable de s'opposer réellement à son accession au pouvoir. Et encore maintenant il a beau jeu face à une opposition incapable de s'unir et faire taire ne serait-ce que pour un temps les vieux clivages alors qu'il y a pourtant urgence....

     

    Le vibrant discours sur l'Europe, tirant sur la corde de l'affectif, prépare le terrain pour continuer la déconstruction méthodique des nations. Toutes ces tirades sur le progrès, l'humanisme de progrès, permettront de faire passer des lois sociétales accentuant la réification des corps et des ventres des femmes (particulièrement ceux des femmes pauvres)...

    Lire la suite

  • L'Europe des élites contre l'Europe des peuples

    Imprimer Pin it!

     politique, europe, société, brexit, grande bretagne, city, marchés, panique, UE, Amaury watremezLa Grande Bretagne s'est donc prononcée en masse pour le « Brexit » et contre la politique actuellement menée par l'Union Européenne :

     

    une politique à la fois hyper-libérale favorisant une mondialisation des échanges, des biens et des personnes, sans aucun frein ni la moindre prudence élémentaire,

     

    une politique hyper-bureaucratique kafkaïenne et absurde, odieusement technocratique, menée au mépris de la démocratie et de l'expression pourtant légitime des peuples dans les urnes.

     

    Curieusement, l'on notera que les nuées de sauterelles et les morts des enfants premiers nés et autres désastres bibliques prévus par les partisans de l'Union n'ont pas eu lieu. Remarquons aussi que nos élites, le « pays légal » en général, les populations les plus favorisées, celles disposant de réseaux et n'ayant aucune raison de s'inquiéter de la précarisation sont les seules à s'inquiéter qu'un peuple décide de reprendre sa souveraineté. Et puis on comprend leur colère, leurs frustrations, merde quoi, c'était tellement pratique quand on voulait se faire un petit week-end à Londres pour s'acheter des fringues à Soho ou sortir en boîte à Picadilly. Les « ploucs » ne sortant jamais de leur pays ne peuvent pas comprendre...

    Lire la suite

  • L'agriculture ne supporte plus son joug

    Imprimer Pin it!

    resize?key=1e6a1a1efdb011df84894040444cdc60&url=http%3A%2F%2Fpbs.twimg.com%2Fmedia%2FCKbTgDTWgAALUP-.jpgLes français descendent pour 90% d'entre eux de paysans, ils l'oublient la plupart du temps méprisant ceux travaillant la terre et s'occupant d'animaux. Ces paysans étaient extrêmement divers, chaque région, chaque province avait son terroir. On trouvait une ferme tout les deux-cent mètres. La campagne n'était pas ce désert pittoresque dans lequel des bourgeois pédagogues, y compris les bourgeois « verts pastèque » sont persuadés de retrouver du « lothentique » à la « Goupi Mains rouges », redécouvrant l'eau tiède, désert parsemé de loin en loin de lotissements de maisons « monopoly » pour « rurbains » pendulaires.

     

    Je me souviens aussi de villages encore très animés si l'on remonte une vingtaine d'années à peine. Il existait dans le moindre petit bourg une épicerie « à tout faire », un petit café, les « jeunes » y vivaient encore...

     

    Une petite agriculture vivrière subsistait et ces « petits » agriculteurs mangeaient à leur faim dessus même si cela demandait bien évidemment du travail et des efforts.

     

    La France des campagnes, la France des paysans, des éleveurs, c'est la « France périphérique » largement dédaignée par tous les éditorialistes, les z-élites et les politiques, à de rares exceptions. Cette « France périphérique » souffre de ce dédain de petits bourgeois, et elle a aussi un gros défaut aux yeux des bons apôtres, elle vote pour exprimer sa colère majoritairement Front National, l'autre étant qu'ils ne sont pas d'une « communauté » réputée « opprimée ».

     

    Et ça, ça c'est mâââl...

    Lire la suite

  • Aux employés du mois la patrie reconnaissante ?

    Imprimer Pin it!

    67e8b3bddccac51183d13d0c8c8dacdc91f5908e.jpgSur le Ouèbe, au comptoir des bistroquets modernes sans clopes et parfois sans beaucoup d'alcool, adieu la vinasse pour les pôvres...

     

    Effervescence !....

     

    Colères !..... Ébullition !.... Presque l'émeute ! Mais attation ! On est prudents ! On est sages...Courageux mais pas téméraires.....Le Grand soir ou le petit matin on le laisse faire par les autres, les traîne-savates sans espoir, les miséreux glougloutant sous les échangeurs des autoroutes géants....

     

    C'est la faute à Hollande !....

     

    C'est la faute à Sarkozy !...

     

    Aux communissss !....Aux riches ! Aux pauvres ! Aux pas beaux ! Aux trop beaux ! Aux classes dangereuses !

     

    Aux caniches !...

     

    A la Le Pen ! Une méchante, une bougresse qu'elle rappelle les z-heures les plus sombres de la merdasse à gros bouillons !

     

    Aux autres......

     

    La Bérézina des esprits en deux tribus de singes qui se balancent des paquets d'étrons aux visages comme au rocher du Zoo de Vincennes....Gourance...Confusionnite à un degré infini, ultime....

    Lire la suite

  • L'élitocratie, l'Europe et leurs larbins

    Imprimer Pin it!

    Europe, Philippe Muray, société, politique, amaury watremez«L'élitocrate a une bête noire:

     

    le plouc émissaire.

     

    Et quand celui-ci a le malheur de dire merde à l'élite, par exemple en votant non lors d'un référendum à propos de l'Europe, l'élite perd d'abord sa belle humeur, se montre folle de rage, puis décide qu’il faut “encore plus d’Europe”, que sa propagande auprès du plouc émissaire a souffert d’un déficit de communication et qu’on va aller toujours plus de l’avant parce que ce non du plouc, au fond, ça voulait certainement dire oui, mais comme il ne sait pas très bien parler il s’est trompé de mot et il dit merde en pensant oui et en votant non ».


    Festivus festivus, Philippe MURAY

  • Ce qu'il advient en Europe quand un peuple dit « Non »...

    Imprimer Pin it!

    politique, europe, société, Union européenne, Tsipras, GrèceSur les réseaux sociaux, dans les conversations quotidiennes, ils sont nombreux à s'emballer pour le « Non » aux créanciers du peuple grec, la plus forte possibilité à cette heure. Et nombreux parmi mes relations, amis et affidés, car étant incorrigible je fréquente toujours qui il ne faut pas. A moi aussi, c'est le « Non » qui est sympathique, un « Non » contre les technocrates, les financiers, les banquiers et la BCE (Banque Centrale Européenne), tous les adeptes de la « mondialisation heureuse » hyper-libérale, tant qu'elle se fait dans l'intérêt de leur classe.

     

    On se demande pourquoi l'UE ne peut pas sauver la Grèce alors qu'elle a trouvé des fonds chaque année depuis quelques décennies pour « sauver » les banques de leur incompétence ?

     

    On sait pourtant ce qu'il advient du « Non » d'un peuple quand celui-ci est consulté pour son avenir européen. Surtout en France. Rappelez vous ce qui s'est passé en 2005 lorsque par 55%, après une campagne souvent abjecte des médias et des politiques pour le « Oui », tous aussi serviles. On nous ressert d'ailleurs les mêmes saloperies en ce moment, si le « Non » passe il y aura des pleurs et des grincements de dents, attention !....

     

    Quelques mois plus tard, après que deux ou trois virgules aient changé de place, le Traité Constitutionnel Européen a été ratifié par l'Assemblée Nationale, entièrement acquise à l'européisme. Le « Non » français avait été piétiné, méprisé, les électeurs l'ayant exprimé injuriés, tous des fââchiistes, des nostalgiques, des populistes ma bonn'dame...

    Lire la suite

  • L'Euthanasie pour le progrès ?

    Imprimer Pin it!

    politique, société, Europe, darwinisme social, amaury watremez

    On évoquait déjà l'Euthanasie sur ce blog il y a quelques mois

     

    Avant toute considération, un rappel au réel des faits médicaux mesurables lorsque l'on débranche un malade s'impose, des faits se déroulant lorsque quelqu'un n'est pas alimenté et qu'on ne lui donne plus à boire même dans le coma. La mort n'est pas instantanée, ce n'est pas comme appuyer sur un bouton. Le corps n'est pas une machine et la Vie s'accroche tant qu'elle peut. Un être humain met alors trois jours à mourir, au minimum, dans d'atroces souffrances, souffrances dont il a parfaitement conscience même si dans un état végétatif, la majorité des comateux s'en étant sortis peuvent en témoigner.

     

    Vincent n'est pas en état de mort cérébrale.

     

    Vincent est conscient.

     

    Vincent ne voulait pas mourir....

    Lire la suite

  • Les dix ans du « NON » populaire au traité constitutionnel européen

    Imprimer Pin it!

    Ce n'est pas la première fois que je chahute les européistes, il y eut aussi cet article...

     

    XVM1704c7d8-05df-11e5-b4c8-9abb943a6d28.jpgAmi lecteur, permets moi de trouver légèrement hypocrite l'attitude de tous ces politiques grrrands défenseurs de la démocratie, du droite de vote, de la liberté d'expression, et de la plupart des éditorialistes politiques, et, ou blogueurs socio-libéraux ou libéraux-libertaires (cela revient au même) tellement à les entendre soucieux de l'expression de la volonté des peuples depuis le 11 Janvier 2015. C'était les mêmes en « couleurs » déjà il y a dix ans lors du déni de démocratie effectif après le "Non" au Traité Constitutionnel Européen...

     

    Ce ne sont plus de toutes façons des responsables politiques nationaux, ce ne sont plus que des exécutants d'une politique décidée sans aucune consultation démocratique, l'assemblée de Strasbourg étant surtout une chambre d'enregistrement, et édictée, raisonnée, réfléchie, par des tenants du pouvoir en Europe qui ne sont pas élus et qui ne le l'ont jamais été, que ce soit Mario Draghi sans parler de Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne....

    Lire la suite

  • La démocratie c'est quand l'Europe décide !

    Imprimer Pin it!

    euro_tyranie.gif

    Dernière minute : le FN/RBM fait 25%, quelle est la réponse de l'UMP, du PS, des écolos ? Ne rien changer.

     

    Que ce n'est qu'une élection nationale, pas grave tout ça, et que c'est un choc européen, il faudrait savoir...

     

    On sait déjà l'opinion qu'a monsieur Cazeneuve a de l'histoire de France et de ses racines, parler de ses sujets est pour lui rance et nauséabond. Nous ne l'accusons de rien bien entendu, nous ne sommes pas comme ça sur ce blog, nous sommes toujours mousse et pampre, de dentelle, de douceur, mais il semble déjà que comme tout tenant du pouvoir en France, issus des « grands » partis dits « républicains », le vote et la démocratie c'est bien surtout quand le peuple entérine les décisions prises par les dirigeants, en particulier celles prises en faveur de l'Union Européenne des affairistes et des commerçants.

     

    Quel que soit le parti il est en soi un scandale que les préfectures « oublient », opportunément, de fournir le nombre de bulletins de vote suffisants afin que chaque citoyen puisse exprimer son opinion, et ses choix. Or, est-ce étrange, il semble qu'il manque dans un grand nombre d'endroits, à Evry, à Paris en particulier, et ailleurs des bulletins de vote FN, là-bas les autorités ont « oublié » d'en prévoir assez. Que l'on soit FN ou pas, si l'on est un citoyen respectueux des lois, en soi c'est honteux. Chacun dans une démocratie doit avoir le droit d'exprimer son suffrage, y compris ceux avec lesquels je ne suis pas d'accord.

     

    Cela s'appelle le débat démocratique.

     

    Ce n'est même pas que ces tenants du pouvoir aient quoi que ce soit contre les idées du FN, dont au fond ils se foutent complètement, et qui les arrangent, cela leur permet de parquer les mécontents, aussi les électeurs du Front de Gauche pour d'autres raisons, dans le camp des « populistes » et des « poujadistes ». Par contre si des députés FN ou FDG prennent les « places », cela fera toujours moins de « carrières » pour eux et leurs larbins car c'est tout ce qui compte, leurs « carrières » et le partage du « gâteau » de l'argent public, fût-il européen, et des privilèges dont les fonctionnaires europénnes disposent à Bruxelles notamment, ce qui commence à faire grincer quelques dents en Belgique.

     

    Leur grande peur à ces nantis qui ont pris le pouvoir en 1789 en France, laissant croire au peuple que c'était la révolution et la fin des privilèges, c'est cela : perdre leurs privilèges. On le sait bien, ils n'habitent jamais dans les quartiers où la mixité sociale est élevée, surtout pas, et on note qu'ils ne mettent jamais leur gosses dans les collèges ou lycées du tout-venant. Ils sont en privé, cela se vérifie constamment, des plus méprisants avec les « petits », et les personnes issues de la diversitude excepté de temps à autres un maghrébin ou un africain alibi dans leurs meetings.

     

    Ce qui leur tient lieu d'idées ils le choisissent à la fin de leur scolarité dans les « grandes » écoles se répartissant les rôles de la farce ou de l'opéra-bouffe qu'ils jouent sous les yeux des naïfs depuis bien longtemps.

     

     

    On sait bien ce que l'Europe et ses dirigeants réels, en particulier Mario Draghi, le directeur de la BCE, pensent de la démocratie. On sait ce qu'il est advenu du « Non » pourtant très clair des français au traite constitutionnel européen en 2005, on change quelques virgules, quelques mots et on le fait ratifier par le Parlement pour ne prendre aucun risque. Voilà que les peuples se réveillent et qu'ils ressentent de la colère, qu'ils sont prêts à exprimer, contre l'Union Européenne, que faire ? En face ils sont tout simplement prêts à tout et même à truquer ou falsifier le scrutin si celui-ci ne correspond pas à leurs souhaits. Ils s'affolent aussi donc !

     

    image prise sur le site du "comité Valmy"

  • Soyons turbulents pendant les élections européennes

    Imprimer Pin it!

    également sur "Mauvaise Nouvelle" 

     

    La "remarquable", très creuse et très sociétale affiche ci-dessous provient de ce site...

    1797413_635131616568484_2111806839314316217_n.jpg

     

    Elle est parlante et maladroite en même temps, car en gros l'électrice au centre va se faire baiser mais elle ne sait pas encore par qui...

     

    Il se peut que tu me dises ami lecteur que je fasse un peu dans le palimpseste zemmourien ce matin mais quand il est pertinent, et il l'est quand même souvent, je ne vois pas trop le problème non plus. Quand il compare il y a quelques mois les européistes évoquant l'Europe et les manques d'Europe selon eux aux communistes qui affirmaient dans les derniers temps de l'URSS que les républiques socialistes s'effondraient parce qu'elles n'étaient pas encore assez communistes, il a tout fait raison, et cela se vérifie encore dans les derniers feux de la campagne, assez nulle en effet, à l'exception d'un ou deux politiques, des Européennes pour qui la nation et l'idée même de nation, ou de souveraineté, sont de toutes façons obsolètes, mortes et enterrées depuis déjà fort longtemps ainsi que l'affirme Daniel Cohn-Bendit (pauvre Cohn...) entre autres qui dit tout haut ce que les ténors UMP et PS sans parler du « ventre mou » de l'UDI-Modem, y compris les « souverainistes » chez eux pensent tout bas.

     

    D'ailleurs, les « grands » partis républicains, c'est eux qui se qualifient ainsi, n'y croient pas non plus du tout à ces européennes et à leur discours pré-mâché sur les bienfaits de l'Union hyper-libérale puisque la plupart des têtes de liste des grandes régions de l'Union sont des seconds couteaux sans grande envergure, je songe par exemple à Karima Delli d' « Europe Ecologie les Verts » qui rappelle ces premières de la classe insupportables et « têtes à claques » qui ne peuvent pas aligner trois mots sans un lieu commun, docile et soumise à l'idéologie du troupeau bien-pensant sans se poser aucune question ni remettre en cause la bonne parole.

     

    Que nous disent avec presque des sanglots dans la voix les européistes de la droite libérale-libertaire comme de la gauche sociétale-libérale ? Si les citoyens français particuliers sont en colère (car ils voient quand même cette colère) du fait de la politique d'austérité drastique qu'impliquent les fameux critères de convergence et à cause du détricotage scandaleux des services publics dont l'éducation Nationale, c'est en fait parce que les décisions de la commission de Bruxelles ne sont pas encore assez prégnantes dans leur vie quotidienne, pas encore assez présentes, en attendant les normes qui seront imposées par le Traité transatlantique.

     

    Je suis toujours étonné également, plutôt effaré, de constater que les fonctionnaires qui s'émeuvent non sans raison de la destruction programmée des services de l’État aux citoyens continuent à voter PS et, ou écolo pour la majorité d'entre eux, ce qui est tendre les verges pour se faire battre...

     

    En effet, en Grèce, en Espagne, en Italie, les politiques européennes ont eu des répercussions profondes dans l'existence de chaque personne depuis quelques années et bien visibles :

     

    Paupérisation galopante, précarité du salariat, un rêve humide de Pierre Gattaz la Grèce !

     

    Pour connaitre l'état d'esprit du système, son affolement éventuel face à la montée de la colère des peuples, rien de tel que de regarder « le Petit Journal » de Canal Pelu, ce moment de « pure » dérision « citoyenne » et militante ou d'écouter France-Inter, en particulier les interviews du jovial Philippe Cohen.

     

    Leurs cibles favorites depuis longtemps sont les partis souverainistes, ayant le souci de la nation, qualifiés de « populistes », qualificatif qui permet parfois de ne pas aller plus loin dans un débat politique car il dit tout. Encore hier Thomas Piketty, l'économiste de gauche à la mode à « Boboland », ce qui ne veut pas dire que ceux qui l'adulent sont prêts à partager quelque part que ce soit de leu magot, montrait tout le mépris et le dédain qu'il a des électeurs de droite qui osent parler contre l'Europe, une Union Européenne pourtant ultra-libérale à la base et donc théoriquement à l'inverse de ce qu'il écrit. A leur propos il ne parle que de « haine »...

     

    Ce qui en dit long sur son souci réel de la montée de la précarité sociale, un pauvre est tenu d'être gentil, bien sage et docile et de dire merci au monsieur qui lui dit ce qu'il doit faire s'il veut manger chaque jour, avoir un travail, tenter d'être un peu heureux, un pauvre n'a pas le droit d'être de droite, de réfléchir, de penser par lui-même.

     

    Bien entendu, il est hors de question que sur ce blog, nous soyons un jour gentils, bien sages et dociles, contre ce totalitarisme de la pensée, nous préférons être turbulents, indociles et impertinents, quitte à poser les questions qui fâchent.

  • L'inquiétante crise de l'Euro

    Imprimer Pin it!

    en débat sur Agoravox

     Ce qui inquiète vraiment en ce moment du point de vue politique, ce qui interpelle « quelque part » comme dirait l'autre, ce n'est pas l'Affaire DSK, ce n'est pas les coups médiatiques des uns et des autres, les vilaines rumeurs, vraies ou fausses, le bébé de Carla ou la podophilie de Georges Tron.

    photo du Parlement Européen de Strasbourg ci-dessous prise ici

    54624_960_une_flotte_d_ipad_au_parlement_europeen.jpgTout cela c'est du badinage au bout du compte, celui-ci ayant au moins l'intérêt de montrer la connivence extrêmement importante existant entre la plupart des politiques et le monde médiatique, et également l'hypocrisie de beaucoup de soutiens de gauche de DSK.

    Cela prouve aussi que le débat politique est en bonne santé malgré tout en France.

    Ce qui inquiète vraiment c'est la crise de l'Euro et ses conséquences gravissimes en Europe et en France.

    En Grèce, comme en Espagne, comme au Portugal ou en Irlande d'ici peu et bientôt en Italie, il n'est pas question de sauver l'économie de ces pays, mais de sauver l'Euro dont la mise en place s'est fondé sur de nombreux pré-supposés monétaristes énoncés par Milton Friedman et son fils David, qui quant à lui est encore plus radical que son père, appliqués avec enthousiasme par Jean-Claude Trichet à la BCE, donc ultra-libéraux, entrainant la domination des « marchés » et un endettement catastrophique des pays entrant dans la zone Euro, une entrée pour laquelle il n'était pas prêt.

    C'est l'alliance objective de la sociale-démocratie européenne, des libéraux et des milieux d'argent qui a conduit à ce désastre.

    Après la guerre, beaucoup se sont demandés ce qu'il fallait faire pour qu'une autre boucherie mondiale n'arrive plus.

    A juste titre d'ailleurs.

    C'était encore le règne des idéologies toutes puissantes, s'affrontant à l'Est et à l'Ouest, des utopies que l'on croyait réalisables. Les idées à la base de l'Europe étaient de celles-ci, se fondant aussi sur un texte célèbre, prononcé le 21 Août 1849 au Congrès de la Paix, de Victor Hugo prédisant la création des « États Unis d'Europe ».

    C'est sur cette base que fut signé le Traité de Rome du 25 mars 1957 instituant la Communauté Économique Européenne avec six membres fondateurs :

    La France, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays Bas et le Luxembourg.

    Le Traité est entré en œuvre le 1er Janvier 1958 instituant quelques principes de fonctionnement, ne serait-ce que sur la politique agricole commune.

    Les inspirateurs de la CEE, Jean Monnet, Paul-Henri Spaak, avaient en tête son élargissement et le passage rapide à l'Europe politique.

    Progressivement, la nation est devenue le mal absolue, comme tous les symboles s'y rattachant, abandonnés aux extrêmes :

    Drapeau, bâtiments, culture, et même la citoyenneté, amenant les citoyens à réagir de plus en plus en consommateurs de leurs droits et devoirs, et non en personnes responsables. Rabâcher la vulgate du « vivre ensemble », qui comporte surtout quelques lieux communs avec lesquels tout le monde sera d'accord, ne sert à rien si par ailleurs l'on entreprend de complètement démonter ce qui constitue l'essence même de ce que devrait être la citoyenneté dans un pays.

    Pourtant, comme Hannah Arendt l'explique dans son livre sur les origines des totalitarismes modernes en trois parties (l'Antisémitisme publié en France en 1973, l'Impérialisme publié en 1982 et le Système Totalitaire publié en 1972), ce n'est pas la nation et une conception haineuse de celle-ci qui est à l'origine du nazisme, du fascisme, du stalinisme ou de la guerre, mais que ces régimes étaient des perversions du marxisme et du libéralisme, des conséquences logiques de la massification des être humains, celle-ci continuant, les individus n'étant plus considérés comme personnes mais simplement sous l'angle collectif.

    Le traité sur l'Union Européenne ou Traité de Maastricht a été signé le 7 Février 1992 entre les 12 pays membres de l'époque, il est entré en vigueur le 1er Janvier 1993. Il a permis la mise en place de l'Espace Schengen, supprimant les frontières et les contrôles douaniers, en théorie, en son sein, le tout prévu par un accord signé en octobre 1985.

    Le TUE prévoyait également le création de l'Euro, celui-ci est entré en vigueur le 1er janvier 1999 pour les entreprises et le monde des finances, et en 2002 pour les particuliers. A l'époque, l'on avait annoncé que sa mise en place n'engendrerait pas de hausse des prix supérieure à celle prévue si le Franc était resté la monnaie nationale. En catimini, le 1er Août 2001, sous le gouvernement Jospin, est passée la loi organique relative aux lois de finance, ou LOLF, censée assainir les finances publiques et la répartition des crédits. Un de ses premiers résultats fut le licenciement « sec » de quelques milliers de « précaires » de la Fonction Publique.

    Grâce à ce lien, on pourra constater quant à l'inflation ce qu'il en vraiment été...

    Ou de manière ludique en regardant cette vidéo qui dit des choses tout à fait sérieuses en faisant rire, jaune...

    photo de la Commission de Bruxelles ci-dessous prise ici

    Belgique-Bruxelles-Commission-Europeenne-Siege-1.jpgLa plupart de ces étapes ont été accomplies sans jamais vraiment consulter les peuples, considérés comme incapables de réfléchir à leur destin ou de choisir quoi que ce soit. Pourtant le 29 Mai 2005, à la question du référendum d'initiative populaire, portant sur l'approbation du traité sur une constitution européenne, 54,68% des votants ont répondu clairement « non ».

    Il ne faut pas être naïf, ce « non » était certainement également dû à un rejet de la politique intérieure française menée à l'époque, et non à un rejet de l'Europe. Mais, ce « non » était l'expression de la volonté du peuple, exprimée également par ras-le-bol contre toute la connivence constatée pendant la campagne précédant le référendum pendant laquelle dirigeants, secteur financier, et médiatique, poussaient à voter « oui », le « non » étant montré comme synonyme du retour à la barbarie et bien entendu, selon la formule consacrée utilisée par les oligarques et leurs séides quand ils n'ont plus d'arguments du retour aux heures les plus sombres de notre histoire, au populisme, et au poujadisme (à cet effet je précise que je ne suis pas petit commerçant ni militant de leur cause).

    Pour l'Europe et ses institutions, cela ne pouvait convenir pour l'Union maintenant constituée de 27 pays, il a bien fallu trouver une parade permettant pour dire les choses clairement un réel et net déni de démocratie. C'est là qu'un mouvement d'indignation eut pu prendre place. On déplaça deux ou trois adjectifs, on rajouta une ou deux virgules, et l'on fit ratifier cette fois par le seul parlement le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007.

    Il est entré en vigueur le 1er décembre 2009.

    On constate depuis quelques temps déjà, le tout mis un peu en lumière depuis quelques jours, l'inféodation quasiment totale des institutions européens aux agences de notation économique, et aux fluctuations des marchés. L'Europe mise en place n'est pas celle des peuples, ce n'est pas une Europe sociale, et encore moins une Europe à vocation politique, elle a pour vocation évidente les intérêts des oligarques économiques et politiques, et rien d'autres. Sarkozy, DSK, Bush, père et fils, Obama, ne sont que des émanations de ce système assurant le service après vente du nouvel ordre mondial se construisant sur le dos des peuples.

  • Le trader est-il un immonde salopard ?

    Imprimer Pin it!

    Je choisis un titre clair...

    trader.jpgSur tous les tons, Mutti Angela Merkel, Baraque Obama, Nicolas Sarkozy, DSK, qui s'y connaît bien en morale c'est de notoriété publique, Martine Aubry, prétendent tous avoir la solution pour moraliser le capitalisme et surtout contrôler la spéculation. Ils se moquent du monde puisque aucun d'entre eux n'a les moyens de cette politique, ou le pouvoir. Ou la réelle volonté. Il en est qui sont là pour se sucrer et prendre les os que les dirigeants des banques ou des grandes entreprises leurs jettent à ronger. Tout comme les garçons sages dont il est question ci-dessous, et le troupeau des consommateurs dociles, ce sont les esclaves du système, volontairement soumis à sa dynamique et ses acteurs, au darwinisme social qui veut que si quelqu'un de faible ne survit pas à la compétition économique on ne doit surtout pas l'aider. Ce n'est rien d'autre que la réactualisation de la loi de la jungle.

    Pourtant, les petits garçons sage de la droite (et de la gauche aussi) libérale se dressent tout de suite sur leurs ergots, à défaut de dresser autre chose quand on ose critiquer la gestion de la crise par les banques, les traders et les spéculateurs. Les uns veulent montrer que la rigueur, qui est toujours pour les pauvres, c’est le plus raisonnable, d’autres s’en réjouissent car cela entretient leur haine des fonctionnaires.

    Ils ne comprendront sans doute jamais qu'un type qui joue avec la vie de milliers d'employés, de salariés, d'ouvriers, est de facto un salopard immonde.

    Ils ne veulen pas payer pour des fainéants disent-ils, avec LEURS impôts, mais étrangement ce sont les premiers à huler comme des cochons qu'on égorge si d'aventure on leur sucre l'une ou l'autre de leurs allocations. Ils ne devraient plus aller au cinéma, pour ne pas payer la taxe sur les billets, ou acheter de Cédés. Curieusement, les mêmes petits garçons sages de la droite (et de la gauche) raisonnable et libérale ne trouvent rien à redire au fait que l'argent PUBLIC soit utilisé pour réparer les sottises de traders irresponsables, de spéculateurs inconscients et amoreux, ou de banquiers sans scrupules (banquier et scrupule, c'est comme banques et humanité, ça ne va pas ensemble). Ceux-ci se sont d'ailleurs empressés de les dépenser en bonus et dépenses somptuaires qu'ils estiment tout à fait mérités. C’est pourtant bien l’État, et les "salauds" de fonctionnaires, qui ont remis sur pied tout ce beau monde

    A ce propos, ce sont les mêmes qui lorsqu’Orange/France Télécom a été privatisée qui râlaient dans les files d’attente (plus d’attente car dégraissage du personnel pour plus de rentabilité). Ce sont les mêmes qui poussent des cris de vierge outragée les nuits de la Saint Sylvestre quand les voitures brûlent et qu’il n’y a pas assez de flics pour intervenir (moins de flics pour plus de rentabilité). Enfin, ils poussent les hauts cris contre l’illettrisme et demandent moins de profs, t'expliquant la bouche en coeur que l'on peut très bien faire cours à une classe de quarante élèves. Certes ce n'est pas seulement une question de moyens mais aussi de formation des enseignants. Et les policiers ne peuvent pas tout quant à un problème sociétal grave. On est d'ailleurs passé pour la question de l'intégration des personnes d'origine immigrée d'un angélisme béat à une crypto-xénophobie qui sont toutes les deux totalement inefficaces.

    Les mêmes poussent à un maintien de l'Euro, qui a démontré depuis longtemps son inefficacité, contre vents et marées parce que dans la logique tout économique, la monnaie unique serait seule garante de l'unité de l'Europe et surtout de la paix. On le voit, dans les Balkans entre autres, ça ne marche pas une seconde, les européens ayant laissé faire des massacres. Ce maintien de l'Euro se base sur une politique monétariste totalement délirante, et autiste, qui entraine progressivement mais sûrement la plupart des pays de l'Union à la ruine.

    Le Père Fouettard

  • Inquiétude en Grèce

    Imprimer Pin it!

    Merci à Jacques-Étienne, l'auteur de cette oeuvre

    grèce.jpg

  • Les nouveaux bagnes du progrès

    Imprimer Pin it!

    pic_home.jpgJ’ai toujours eu beaucoup de scepticisme quant aux « grands penseurs » qui prétendent décider pour les autres de l’avenir du monde, je suivrai volontiers Montaigne sur le sujet, pour qui le progrès consiste surtout à construire de nouveaux bagnes y compris mentaux. Quand il s’agit d’idéal parfois commun, passe encore, mais quand cela implique un cynisme plus ou moins conscient je trouve cela insupportable. En l’occurrence, un peu par hasard, je suis tombé sur le site de « Terra Nova » qui affirme réfléchir à une « nouvelle gauche » qui fait d’Obama son idéal et de nouvelles idées pour changer les mentalités. On s’y affirme « progressiste », à savoir tout contradicteur est un réactionnaire, un homme des cavernes, un intégriste religieux. On notera avec amusement que le nom de cette fondation ressemble à ceux des organisations des grands méchants mégalomanes des films d’espionnage des années 60.

    On le voit bien, depuis quelques années, c’est principalement la destruction de la fameuse cellule familiale traditionnelle qui semble être la base de ce « changement ». Hors, on le constate aussi, l’aliénation moderne et les problèmes psychologiques nombreux dans les non-lieux immondes que sont devenus les quartiers des centre-villes sont surtout dus justement aux coups de boutoir assénés contre la famille qui était le premier vecteur de socialisation. Ce n’est pas grave, il faut aller encore plus loin, qu’il n’en reste plus rien. Bien sûr, il faut quand même préciser que la famille et sa solidarité est un mal, pour les autres, cela n’empêche absolument pas de pistonner ses propres enfants pour leur assurer une part conséquente du gâteau.

    marcais_non-lieux.jpgL’eugénisme social est présenté comme un progrès quand on n’encourage pas les plus pauvres à être stérilisés. Pourquoi cet eugénisme est-il insupportable, à juste titre, quand il s’agit des nazis ? Et pourquoi devient-il tolérable quand il s’agit de notre société qui le pratique afin d’assurer la normalisation des esprits et des corps, qui devient une simple marchandise, un bien de production ? C’est un mystère qu’il faudrait expliquer. Cet eugénisme est bien implanté dans les cerveaux, la plupart des gens le considèrent comme allant de soi.

    Sur le plan économique c’est du même acabit, tous les garde-fous qui assuraient une certaine stabilité sociale, l’équilibre un peu plus équitable des richesses, la protection des classes moyennes ou des précaires, sont constamment remis en cause que ce soit par la « nouvelle » droite ou la « nouvelle » gauche progressistes qui ne sont que les mêmes excroissances de la pensée libertarienne de Milton Friedman ou son fils David : tout est possible s’il y a un contrat même si ce contrat va à l’encontre de la morale ou du bien commun, il n’y a plus de limites au libéralisme et le système favorise la prise de richesses des plus riches par, entre autres, le fait de fixer des taux d’intérêt extrêmement élevés. On aurait tort de critiquer seulement Sarkozy pour ce genre d’opinions car finalement nombre d’éléphanteaux du PS ou de ténors UMP ou Modem ont en France exactement les mêmes idées s’assurant la majorité aux élections en empruntant aux populistes les idées les plus rances, on l’a vu en 2007.

     

  • Il y en a qui se demandent encore pourquoi la gauche s'est planté..

    Imprimer Pin it!

    ...Alors que la réponse n'est pas bien compliquée.

    9782213621296.jpgA cause de la Loi d'Orientation Loi de Finances de 2002 : mise en place par le gouvernement Jospin pour l'harmonisation (libérale) des politiques publiques européennes, résultat : 6000 précaires virés de la Fonction Publique un an après.

    A cause des votes au parlement européen : Modem, UMP et PS votent les mêmes décisions au Parlement, l'électeur préfère toujours le modèle à sa copie. Il n'y a pas de différences majeures entre les trois "grands" partis sur l'Europe. Et tous sont d'accord pour déréglementer et déréguler, alors que la Crise montre que c'est suicidaire...

    A cause de la casse sans réaction du Service public : la privatisation en douce du service public n'est pas contesté par le PS dans les faits et quant aux décisions, c'est bien là le problème.

    A cause du maintien aux affaires d'une génération qui pantoufle : on ne tient compte ni des compétences, ni du parcours d'une personne et ce qu'il pourrait apporter, mais des accords et des clientèlismes locaux ou nationaux.

    A cause des ambitieux qui pervertissent le débat, à cause des ministres d'ouverture "bling-bling", à cause de Rachida Dati : ça aurait dû être une décision de gauche. A cause des candidats de gauche "chaud bize" comme Besancenot, ou téléguidés comme Cohn-Bendit.

    A cause de la déconnexion du réel, à cause de la lenteur de l'action et de la prise de décisions. Parce que les décisions qui pourraient réformer la société ne sont jamais prises et/ou appliquées au compte-gouttes.

    A cause du manque de soutien aux précaires, dont le statut et les problèmes ne sont jamais concrètement pris en compte : contractuel multipliant les CDD, rien de concret à proposer, stagiaire payé une misère, rien de concret à proposer.

    A cause de ceux qui n'ont rien compris comme ce militant PS ce matin qui avait peur "que Ségolène en profite".

    A cause de tous ceux qui préfèrent voter plusieurs fois pour "la nouvelle Cruche" ou "Connard Academy" et payer très cher et qui ne se sont pas déplacés hier.

  • Un député européen courageux - Nigel Farage

    Imprimer Pin it!

    Voila sur cette vidéo un député européen qui fait son job, on en a tellement peu l'habitude que l'on a l'impression qu'il fait preuve d'un grand courage alors qu'il ne fait que son boulot. En France, on ne sait plus très bien distinguer les carpettes de la plupart des politiques et des journalistes.

    Merci Hélène pour avoir attiré l'attention dessus.

  • Un peu de pédagogie sur l'Europe

    Imprimer Pin it!

    Les européanistes ont raison, il faut beaucoup plus de pédagogie sur l'Europe, pour bien faire comprendre ce que c'est. Par exemple, en dehors de ce vote du parlement de Strasbourg pour Comm1-s.gifrefuser de reconnaître l'importance du "Non" irlandais, la commission de Bruxelles vient de prendre une décision qui porte à 60 heures la durée de travail maximum autorisée en Europe. C'est-à-dire que les employeurs pourront demander d'effectuer ce nombre d'heures sans salaire minimum garanti.  Et l'on peut garder un "sans-papier"  18 mois et plus dans un centre de détention. Il semblerait depuis quelques jours que les institutions de l'Union se demandent s'il ne faudrait pas lever le pied au moins quelques mois en attendant que les petits orages déclenchés un peu partout en Europe se calment, en plus, il n'y a même pas eu de victoire de la France pour faire oublier la hausse des prix ou du pétrole, alors il faut bien faire semblant de pleurer quelques larmes de crocodiles. Je rappelle quand même que le projet terminal de Bruxelles quant à l'agriculture est de ne conserver des cultures que le long du littoral européen du Danemark à l'Espagne, sans demander leur avis aux agriculteurs, faut quand même pas exagérer, la démocratie c'est bien tant que les votants votent comme on leur dit de faire.

  • L'Union européenne n'est pas démocrate, les preuves concrètes

    Imprimer Pin it!

    nbotolisbon.jpgLes parlementaires européens ont rejeté le 21 février 2008 un amendement du groupe GUE/NGL engageant le Parlement européen à respecter le referendum irlandais.

    1 - Amendement n°32 au rapport A6-0013/2008 Richard Corbett et Inigo Mendez de Vigo sur le Traité de Lisbonne présenté au nom du groupe GUE/NGL (Gauche unitaire européenne, gauche verte nordique dont les communistes français) : [l'UE] s'engage à respecter le résultat du referendum irlandais.

    2 - Résultats du votes :
    129 POUR, dont, le groupe Gauche unitaire européenne, les communistes, le groupe ID : Battent, Belder, Blokland, Bonde, Couteaûx, Farage, Goudin, Knapman, Krupa, Louis, Lundgren, Nattrass, Sinnott, Titford, Tomczack, Villiers, Wojciechowski, Zelezny.
    499 CONTRE : tous les députés ALDE (libéraux), PPE-DE (Droite, démocrates chrétiens), PSE (socialistes, verts).

    Sans commentaire...

  • Le vent se lève en Irlande

    Imprimer Pin it!

    Les européanistes sont comme tout les technocrates, ou les libéraux-libertaires, il sont pour la démocratie quand le peuple fait là où on lui dit de faire et vote comme on lui dit de voter. Sinon, quand le peuple exprime une opinion contraire à ce qu'il considère être le progrès, ça ne va plus ? Vous allez voir que l'Irlande, qui était montrée comme une sorte de vert paradis redevenu vert gràce aux mânes de Bruxelles, va redevenir un pays peuplé d'alcooliques sympas et catholiques qui font plein de gosses et braillent dans les pubs. Les mêmes vont nous dire que 3 millions d'irlandais c'est peu face à 500 millions d'européens. Et alors ? La démocratie n'est-ce pas que les minorités puissent s'exprimer ? Non ? On va aussi entendre la secte des politiciens pédagogistes qui vont nous dire "qu'il fallait plus éduquer le peuple irlandais à l'Europe". Ceux qui disent "Non" et ont dit "Non" veulent bien de l'Europe, mais pas celle-là. Je doute que "le Vent se lève", comme dans le film de Ken Loach, voir la bande annonce ci-dessous, mais on peut toujours rêver...

  • Article de Denis Collin sur le traité de Lisbonne - Mettre fin à la forfaiture

    Imprimer Pin it!

    bb9fac72f85707cd2dfafc29cf8d1401.jpgA Lisbonne, les chefs d’état ont arrêté le principe d’un nouveau traité européen « afin de relancer la construction européenne » après le vote de rejet par les peuples néerlandais et français du projet de constitution européenne durant l’année 2005.

    Ce nouveau traité dit « simplifié » n’est en réalité qu’une copie du « traité constitutionnel » que notre peuple a déjà rejeté.

    Pour s’en convaincre, sans rentrer ici dans le détail du texte, permettez-nous de vous indiquer ce que déclarent quelques personnalités de premier plan dont la bonne foi en la matière ne saurait être mise en doute. Madame Angela Merkel, chancelière d’Allemagne, tenait les propos suivants dans « The Daily Telegraph » du 29 juin 2007 : « La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait. »

    Jose Luis Zapatero, Premier ministre du Royaume d’Espagne, dans son discours du 27 juin 2007 confirmait : « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution... C’est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe. »

    Bertie Ahern, Premier ministre de la République d’Irlande, dans « Irish Independent » du 24 juin 2007, confiait pour sa part : « 90% [de la Constitution] sont toujours là... ces changements n’ont apporté aucune modification spectaculaire à l’accord de 2004 »

    Vaclav Klaus, président de la République tchèque, disait dans « The Guardian » du 13 juin 2007 : « Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même. »

    Sur le Site du gouvernement de la République d’Autriche, on pouvait lire le 25 juin 2007 : « Le traité pour une Constitution a été conservé en substance. »

    Au même moment, le Bureau du président de la République de Lituanie, annonçait dans un communiqué de presse que « La Lituanie a rempli 100% des objectifs qu’elle s’était fixés avant la réunion, y compris celui essentiel du maintien de la substance du Traité constitutionnel. ».

    18a24d6df560195979943bf432ca02f9.jpgEnfin, dans notre propre pays, Jean-Louis Bourlanges, ancien membre de « la Convention sur l’Avenir de l’Europe », député européen (UDF), déclarait sur les ondes de France Culture le 24 juin 2007 : « Toute la Constitution est là ! Il n’y manque rien ! »

    Il ne servirait à rien d’ajouter à la liste les propos de Monsieur le Président Giscard d’Estaing ou ceux d’autres personnalités politiques. De tous les pays européens, la même voix s’élève pour annoncer sans détour que le « mini traité » ou encore « traité simplifié », qui n’est ni mini, ni simplifié, reprend l’essentiel - pour ne pas dire la totalité - du traité constitutionnel qui a été rejeté.

    Par la volonté politique du président de la République, un vote du congrès est prévu le 4 février 2008 déclarer nul et non avenu ce que le peuple a déjà exprimé clairement en 2005. Avec un certain cynisme, selon The Telegraph en effet, devant un groupe de parlementaires européens, notre président aurait admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements ». Evoquant le référendum du 29 mai, le président Sarkozy aurait indiqué que « La France n’était qu’en avance sur les autres pays dans son vote pour le NON. ». « La même chose arriverait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé », a-t-il ajouté. « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, et il en va de même pour un référendum au Royaume-Uni. » C’est sans doute pour cette raison que la nouvelle présidence Slovène de l’UE a écrit au gouvernement portugais pour lui demander de renoncer au référendum, ce que ce gouvernement, obéissant, vient de faire.

    Il ne faut pas laisser passer cette forfaiture.

    Il est encore temps et encore possible d’arrêter la machine à broyer la démocratie.
    Lien permanent Catégories : Politique