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eure

  • La ruralité qui meurt...

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     ruralité, bern, Eure, société, politique, amaury watremezTout ce bruit médiatique autour de la menace de Stéphane Bern de laisser tomber sa mission car il craint de ne pouvoir sauver les monuments de la ruralité française est l'occasion rêvée de parler de celle-ci. Ce n'est pas du tout un sujet de préoccupation de nos gouvernants cette « France dite périphérique », ce n'est pas un électorat qui compte à leurs yeux...

     

    Pendant plus de seize ans, j'ai travaillé dans la plupart des lycées professionnels de l'Eure, de Gisors à Verneuil en passant par Gasny, Louviers et Vernon. Un remplaçant enseignant comme je l'étais ne gagne pas bien sa vie, c'est le moins que l'on puisse dire, raison pour laquelle ce métier est souvent exercé par des épouses pour qui c'est de l'argent de poche et cela permet de s'occuper des enfants le mercredi. Je voulais satisfaire enfin mes ambitions, montrer ce que je valais, revenir à Paris dans un établissement plus côté, ce que j'ai fini par atteindre.

     

    J'ai comme tant d'autres mangé de la vache enragée....

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  • Sans-abri chassé au petit jour - ça se passe à Evreux

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    A l'intention des lecteurs qui ne sont pas normands, je précise qu'Evreux est la préfecture de l'Eure, à 100 kilomètres de Paris, et que l'on y souffre politiquement de deux problèmes : le repli sur soi, le complexe vis-à-vis de Paris...

    Tous les samedis, à l'entrée du marché, j'emprunte comme d'autres le petit passage (du même nom) qui fait la jonction entre la rue et la place où s'installe les marchands de fruiits et légumes entre autres choses délectables, j'y croise un sans-abri avec qui j'ai fini par discuter au moins un petit peu quand je le vois. Il est discret, il n'a pas l'air de trop picoler, excepté de temps à autre un ou deux gorgeons de rosé quand il fait un peu trop froid, mais il n'est jamais ivre, et jamais agressif et son hygiène est aussi bonne que quelqu'un comme lui peut se permettre. Pour lui, je suis "le petit monsieur du samedi". Et en discutant avec lui, j'ai compris qu'il avait tout à fait conscience de sa situation, de la honte qu'il subit et du regard des braves gens. Ce matin, à 7 heures, la police municipale lui a demandé de dégager parce que sinon il serait embarqué par la police nationale. Ils lui ont dit d'aller dans un lieu d'hébergement d'urgence, le genre où les personnes, j'insiste sur le mot, sont traitées en animaux. Des habitants, dont certains ont "des valeurs de gôche mais que bon...faut pas déconner non plus" se sont plaints que ce sans-abri gêne leurs moments de détente quand ils vont au marché et qu'il n'aille pas avec le côté pittoresque d'un petit marché de province. C'est vrai, les pauvres ça dépare la vue quand on veut se détendre. Je compatis. Les pôvres gens !

    Je n'ose croire que parmi les gens qui ont demandé l'intervention de la police municipale il y ait des électeurs de gôche dont les valeurs (de gôche) sont la base du programme de la nouvelle équipe à la mairie. Je dois dire que "le petit monsieur du samedi" con-chie ces abrutis sans coeur, ces petits bourgeois sans âme pour qui la vue d'UN seul pauvre est insupportable même quand ils ont des "valeurs de gôche".