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espagne

  • Hommage à la Catalogne

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    Avec le titre, je rappelle aux lecteurs ayant subi plusieurs réformes de l'enseignement des Lettres que je fais mon intéressant avec une petite allusion à un livre de Georges Orwell..

     

    Ces derniers temps il a beaucoup été question de la Catalogne dans les médias français suite aux deux référendums sur l'indépendance de cette province espagnole. Comme d'habitude on a entendu beaucoup de sottises proférées par nos spécialistes distingués et grands esprits assermentés. Les catalans ne voudraient pas partager leurs richesses, les catalans à l'inverse devraient être indépendants du fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes alors qu'au fond, personne ne sait très bien de quoi il est question quand on évoque cette question, à savoir un « pan-catalonisme » qui ressusciterait en quelque sorte le vieux royaume d'Aragon. Mais les autres régions que les indépendantistes catalans voudraient rattacher à cette grande Catalogne ne sont évidemment pas d'accord du tout...

     

    Pour les catalans ne désirant pas l'indépendance cela ne signifie pas pour autant de renoncer à une identité très forte et aimée, et profondément enracinée. Le visiteur attentif est également heureusement surpris de cette connaissance intime que tous paraisse avoir de leurs grands hommes, de leur histoire commune.

     

    rambblas.JPGCependant, quand un français se rend dans un pays du Sud de l'Europe, il aura souvent tendance à faire preuve d'un peu de condescendance consciente ou non. Au Sud, il fait beau tout le temps, on boit frais à l'ombre des parasols et on mange pleins de plats épicés en s'en mettant plein les doigts. On a envie de faire l'amour tranquillement avec la bruit de la mer en fond sonore. Les femmes y sont belles et court vêtues, et faciles. Au Sud, pour un français se sentant quand même supérieur, on travaille quand on a le temps et on fait la sieste dés que l'on peut car on y serait un peu fainéant. La chaleur rend languide et un peu apathique, et il y a toutes ces maison couleur pastel qui sont autant de cartes postales...

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  • L'Europe c'est plus l'Amérique

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    porcs_mexique.jpgIl y a quelques années, quand l'Euro a remplacé le Franc, on nous présentait ça comme la première étape de l'avènement du paradis libéral (Allelouya !). On nous a assuré qu'il n'y aurait pas de hausse des prix (non, non, non, promis, juré, craché), mais ceux-ci ont été multiplié par sept ou huit. Pour arriver à maintenir l'Euro en place, on a demandé aux états de s'en tenir à une politique de rigueur budgétaire totalement délirante, 3% de déficit, et en contradiction totale avec les intérêts de chaque état, que l'on a détricoté, à commencer par l'Éducation accusée de tous les maux, accusée d'être un repaire de bobos amoraux et méprisants envers les petites gens de la France d'en Bas. Ceux qui avertissaient de tout cela se sont fait insulter, traîner dans la boue, c'était des réactionnaires, des "gauchiss", des staliniens, des pétainistes, donc tout et son contraire, l'Europe c'était l'Amérique, l'Eldorado, le progrès, la paix, la concorde des peuples (on se demande bien pourquoi) et l'harmonie universelle en gestation (bientôt un gouvernement économique mondial préconisaient les plus délirants...).

    A force de se situer dans le tout économique, à laisser des salopards de traders jouer avec la vie des gens, à jouer comme au casino la survie des peuples, encouragés en cela par les banques pour qui un trader se doit d'être une bonne "gagneuse", une pute quoi. Des conseillers tout aussi irresponsables d'un cabinet de consultation économique sont à la base du chaos grec (à propos, qui parle de la dette des États Unis soient 696 milliards de dollars ?), les mêmes affolent l'Espagne, bientôt ce sera au tour de la France. Je me demande comment on peut ne pas voir l'extrême gâchis de toutes ces politiques. En réponse à cela, certains ne font que proposer le « Care », « j'fais attention à toi si tu fais attention à moi, je ne te donne pas de baffes si tu m'en donnes pas », alors que c'est la base de la société qui est pourrie. D'autres, parlant beaucoup de charité, causent beaucoup des chtits n'enfants africains et des chtits n'enfants asiatiques, qui ornent souvent les couvertures de leurs journaux niaiseux, mais ne veulent surtout pas mettre en cause la base de ce système pourri dés l'origine (« Les catholiques déshonorent leur Dieu, comme jamais les juifs et les plus fanatiques antichrétiens ne furent capables de le déshonorer ». In "Le Désespéré"de Léon Bloy (1887), il faut les comprendre aussi, ils ne pourraient plus se payer de "familiales" tout confort avec gépéhesse et air cond' ou de voitures pour couple d'égoïstes genre Smart. Je crois qu'on attendra encore longtemps vainement une réaction contre le matérialisme (en dehors de la Doctrine sociale de l'Église et des textes de Benoît XVI ou de son prédecesseur).

    Nous vivons pourtant dans une société de porcs, pour reprendre le terme tout à fait pertinent de Gilles Châtelet...

    Amaury Watremez