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esclaves heureux

  • Abandonner toutes contraintes...Vraiment ?

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    Je suis toujours surpris, et effaré par son hypocrisie, du discours que l'on entend à droite comme à gauche en France, la droite libérale-libertaire et la gauche sociétale-libérale, ce qui au fond revient au même. D'un côté on y vante la disparition nécessaire des contraintes aussi bien économiques que morales, individuelles que collectives, et de l'autre on déplore la destruction des valeurs communes dites républicaines. D'un côté, l'on ne considère que les droits des personnes, sans jamais leur réclamer le moindre devoir en échange, et de l'autre, on se lamente sur la disparition du lien social ou national.

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    En France, et ce pour toutes les générations, un peu plus les « djeuns » qui n'ont rien connu d'autres et qui ont été éduqués sans barrières morales ni repères, la contrainte envers l'autre, fût-il un proche ou un très proche, est considérée comme insupportable, tout ce qui permet de vivre en société en somme. Une interdiction motivée, une loi à respecter, entre autres sur la route, sont vues comme des provocations insupportables des institutions, « Surmoi » social dont la société ne veut plus non pas par esprit de rébellion contre l''autorité mais par instinct grégaire, afin d'être encore plus soumis au tout économique et ses diktats absurdes.

     

    A droite, l'on considère sans trop le dire encore beaucoup mais on est de moins en moins « décomplexé » que la France est une dictature stalinienne quant à sa politique économique, en particulier concernant les aménagements sociaux qui permettent encore un peu de protéger ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose, même si maintenant ne sont considérés comme précaires et pauvres que les populations « issues de la diversité » (TM°).

     

    Les politiques de droite souhaiteraient donc que les patrons et les banques aient les mains complètement libres, sans plus aucune barrière administrative ou légale. Alors, certes, il faut leur rendre cette justice, le fait par exemple de taxer les bénéfices d'une grande ou d'une petite entreprise est parfaitement grotesque car cela favorise la grande et empêche la petite de faire un peu plus de chiffre, et d'embaucher, par exemple, ou l'absurdité qui veut qu'un patron de PME, de commerce, doit, avant même de gagner quoi que ce soit payer 60% d'impôts sur ses bénéfices espérés...

     

    Mais de là à laisser la bride sur le coup à des types qui sont rarement des philanthropes, il y a un pas, pas qu'a pourtant franchi en France le gouvernement actuel réalisant un des rêves humides et torrides de Laurence Parisot, surtout de gôche pour le sociétal avouons le. Ce n'est d'ailleurs pas un « pacte de responsabilité » (rires) qui changera quoi que ce soit :

     

    « Si tu es méchant avec tes employés on te fera les gros yeux », ouhlala les patrons ont peur je pense...

     

    Et au fond, cette droite libérale, à quelques exceptions, est composée des mêmes individus ayant les mêmes conceptions que leurs ancêtres bourgeois et positivistes sous Guizot. La morale sociale est un paravent commode qui permet de camoufler les appétits des uns ou des autres, des appétits tous plus abjects les uns que les autres le plus souvent, abjects par leur côté étriqué. Elle permet aussi aux pauvres et aux précaires de rester à leur place et de hocher la tête avec respect et componction quand on consent à leur laisser une piécette de temps en temps...

     

    A gauche, la gauche sociétale, les moquettes épaisses des ministères et des banques, les meubles luxueux, les repas fins, les petits et grands privilèges s'accumulant, le népotisme et le clientélisme comme les autres, ont eu raison des quelques idéaux que certains avaient au départ, quand, rappelez-vous, « la France est passée de l'ombre à la lumière » selon la formule de l’inénarrable Djack Lang, encore là trente-trois ans après, malgré toutes les casseroles qu'ils traînent, la plupart risibles, d'autres rendant un écho beaucoup plus sinistre que les autres.

     

    Les politiques de cette gauche n'ont pas envie de changer un système qui leur assure des revenus confortables, leurs « ronds de serviette » à la téloche pour vendre leurs bouquins. Ils s'en tiennent donc à quelques mesures sociétales qui en plus sont bien vues, bien perçues, de leur « clientèle » électorale qui est surtout maintenant composée de petits bourgeois urbains à revenus élevés et qui ont le désir de rajouter aux prétentions matérielles de leurs ascendants des prétentions de guides sociaux, et politiques. Pour faire illusion, on feint de protéger le système social français en faisant barrage pour empêcher toute modification pourtant indispensable de régimes spéciaux de retraite parfaitement aberrants à notre époque.

     

    Notons d'ailleurs que les mesures sociétales ronflantes comme le « Mariage pour tous », et bientôt « l'Euthanasie » (pardon l'aide à la fin de vie) sont surtout à destination des petits bourgeois urbains, et non des homosexuels de milieux précaires ou pauvres, et, ou, ruraux, dont la gôche sociétale n'a rien à foutre. Et cantonner la pauvreté aux minorités « issues de la diversité » est des plus malin car cela permet de traiter de raciste le premier français dit « de souche » qui oserait revendiquer quelque chose.

     

     

    L'individu de cette société ne s'est au fond affranchi de rien, il est même encore plus soumis qu'avant à des contraintes que ses ancêtres auraient jugé impossibles à vivre, perdant de sa liberté un peu plus chaque jour, surveillé au nom de sa sécurité, grâce aux moyens techniques modernes, le tout avec son assentiment joyeux. Et "l'héritage" de "Soissantuite" est le même que celui de la société hyper-libérale victorienne ...

     

    L'affiche "soissantuitarde" vient de ce site, inventin