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  • l'Enfer -et le Paradis aussi- c'est les autres en 2014

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    Aujourd'hui ami lecteur c'était mon anniversaire, je me permets de te le rappeler au cas où tu aurais été étourdi et que tu aurais oublié de me le souhaiter (oui je sais, tu vas encore me trouver culotté, égotiste toussa...). J'emprunte une partie de mon titre à Sartre, que j’exècre comme philosophe et écrivain par ailleurs, elle est prononcée par un des personnages de "Huis-Clos" en enfer justement, mais elle est en fait finalement pertinente car -hélas- elle a conditionné toute la pensée moderne, ou du moins ce qu'il en reste, aidant le "tout économique" à faire de chacun un esclave docile et consentant aux pires diktats...

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    J'avais l'intention d'écrire un article caustique sur le thème de « l'enfer c'est les autres » dans la société de 2014, et j'ai reçu tellement de témoignages d'amitié et d'affection vrais que je ne peux commencer abruptement comme ça à brûle-pourpoint et que je me dois de préciser que « l'enfer c'est les autres » en 2014, oui, sauf pour ceux qui savent encore aller vers l'autre, faire preuve d'empathie, de sensibilité, et faire plaisir simplement, goûter les moment passés ensemble et avoir de ces attentions d'une délicatesse somme toute infinie dont ceux qui nous aiment réellement, à savoir ceux qui veulent nous faire grandir, avancer, sont toujours capables.

     

    Si l'on vous accusez d'être « trop sensibles », « à fleur de peau », des « écorchés vifs », des personnes blessées qui ont mal trop facilement, des « caustiques », des « sarcastiques », qui sont trop vulnérables, alors rassurez vous, c'est bon signe. Être sensible à ce qu'il y a de laid dans ce monde, à la violence, à la haine, c'est aussi être sensible à la beauté nous entourant qui nous sauvera à la fin. Les personnes réputées ainsi sont généralement, elles ont souvent cela en commun, des passionnées de littérature qui même si ce n'est pas la vie aide à percevoir cette beauté que j'évoque...

     

    C'est aussi savoir apprécier la joie d'amis ou de proches réunis autour d'un bon repas, d'un bon vin, savoir apprécier les moments heureux qui ne sont pas si nombreux dont on a la nostalgie, l'être humain est incorrigible, qu'une fois ceux-ci complètement disparus alors qu'il faudrait savoir les vivre au présent tout simplement.

     

    En 2014, l'autre n'existe pas, ou seulement à travers les écrans pourtant, celui du « smartfône », celui de l'ordinateur, celui de la tablette ou de la téloche. L'Autre, celui que l'on rencontre dans la rue, dans le monde réel, sur le profil « fècebouque » ou « Touitteure » où l'on n'a pas envie d'aller, n'est pas vraiment là car il n'est pas passé à travers le filtre électronique. Pour éviter de croiser son regard forcément gênant, on se donne une contenance en sortant rapidement son téléphone cellulaire de la poche, en faisant mine de jeter un coup d'oeil sur les « textos » que l'on aurait bien pu recevoir.

     

    Des fois que le mettre dans sa poche ou le ranger dans son sac couperait instantanément du réseau dont on fait partie, couperait le cordon, on le garde bien en main, comme vissé dans la paume en attendant qu'il y soit greffé, on ne sait jamais, dans une addiction complètement assumée, jusqu'à la névrose, jusqu'à l'autisme. L'individu tout seul, libre donc, sans ces « terminaisons » informatiques n'existe pas vraiment.

     

    Ces comportements sont d'une tristesse à pierre fendre car jamais ces drogués du réseau ne connaîtront le bonheur de simplement goûter l'autre présent à ses côtés. Le « smartfône » qui sonne signifie que l'on quelqu'un de bien intégré, ce qui dans une société malade n'est pas vraiment un signe de bonne santé mentale pour paraphraser un sage bouddhiste, qui dit cela pour ensuite préconiser des solutions qui lui ont été inspirées par Bouddha mais cela ne change rien à la pertinence de son propos.

     

     

    Il n'y a même pas besoin de tous ces gadgets électroniques parfaitement inutiles au fond pour que le citoyen-consommateur de l'ère « post-industrielle » montre son mépris total, son indifférence parfaite d'autrui, ainsi qu'en témoigne cette vidéo qui en dit long sur l'état réel de notre monde. Les réactions à cette vidéo sont intéressantes également sur l'hypocrisie sans nom de ce temps car la plupart des commentateurs hurlent leur indignation, le scandale, mais finalement combien d'entre eux se seraient bel et bien arrêtés pour aider le pauvre homme ? Aucun. L'important c'est de dire qu'on l'aurait fait, de transmettre une image flatteuse à travers les écrans, les réseaux dits sociaux, la vérité, la réflexion, introspection ne comptant pas.

     

    image tirée de ce site "marmurex" montrant la première représentation de la pièce de Sarte

  • L'automne sera chaud avec VGE

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    nm_ford_080806_ssh.jpgAprès "Le Passage", roman d'amour sur fond de scènes de chasse entre un notaire quinquagénaire et une jeune auto-stoppeuse blonde, Valéry Giscard d'Estaing, l'ancien plus jeune président de la cinquième République, que l'on voit avec des amis détendus dans la maison de Hugh Heffner (enfin je suppose) autour de sa piscine, nous offre un nouveau livre récit d'une histoire d'amour brûlante entre une princesse anglo-saxonne et un président français qui aime bien monter et chasser à courre (encore une histoire de sexe cynégétique quoi). C'est très chaud, on a le droit à tout le détail, elle masse avec délectation son crâne précocement chauve alors qu'il aime passer les doigts dans ses cheveux coupés au carré. Je ne sais pas ce qu'on leur donne avec le flamby de quatre heures dans leurs maisons de retraite mais je veux la même chose car ça a l'air de faire fonctionner l'usine à rêves et fantasmes à plein régime. Quand on pense que des milliers d'apprentis écrivains, la plupart pas très bons je sais, mais qu'on leur préfère les cochonneries d'un retraité encore actif me scie, il ne manquerait plus qu'il publie, je ne sais pas, les souvenirs de rupture amoureuse de Justine Lévy, ce n'est même pas envisageable...