Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

enfants

  • Malaise dans la société des loisirs

    Imprimer Pin it!

    politique, société, éducation, enfants, amaury watremezAu plus haut sommet du pouvoir politique, et, ou économique on voudrait nous faire croire que nous entrons dans la société dite des loisirs, une société postindustrielle enfin libérée des chaînes de la survie quotidienne (avoir à manger, un toit, de quoi se chauffer etc...) et de l'obligation de travailler. Pourquoi après tout ne pas revendiquer ce droit à la paresse déjà prôné par Jules Laforgue ? Ou du moins ce que la société bourgeoise positiviste appelait la paresse à savoir l'art et la littérature entre autres. Cependant, ces loisirs célébrés par notre société sont surtout des "passions tristes" exacerbant l'aliénation de l'individu moderne.

     

    Ce passage à une nouvelle société est sans doute vrai pour une infime minorité de la population et utopique pour une bonne majorité. Il suffit d'observer un peu les personnes autour de soi dans la rue, les transports en commun, les magasins.

    Lire la suite

  • Le célibataire et les enfants des autres

    Imprimer Pin it!

    couple chiant.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ce qui est curieux dans notre société se prétendant tellement avancée, tellement libre, affranchie de toutes contraintes est que le couple demeure la norme d'airain et le couple AVEC enfants, y compris pour les couples homos le standard inscrit dans le marbre. Se reproduire est le devoir ultime de tout homme. Je me dis souvent que certains ne devraient jamais y être autorisés mais c'est comme ça. Celui qui est tout seul, le vieux garçon, la vieille fille n'est rien. On l'invite s'il plaît encore un peu, s'il a un réseau et un peu d'argent. Il peut aussi avoir son utilité pour rendre service, surtout s'il est solitaire et qu'il a besoin de compagnie.

     

    Finalement les couples ne font preuve que de compassion en lui demandant un peu d'assistance...

     

    Je ne parlerai pas ici des célibataires femmes, les cas de figure sont tellement multiples : laide, jolie, riche, pauvre, sublimant ses frustrations sexuelles ou pas etc...

    Lire la suite

  • La jeunesse c'était mieux avant

    Imprimer Pin it!

    enfants, enfance, société, politique, éducation, école, amaury watremezCela fait vingt-quatre ans que je travaille avec des jeunes et pour des jeunes. Cela fait vingt-quatre ans que le discours consistant en somme à magnifier la jeunesse d'avant pour mieux noircir celle de maintenant m'agace toujours prodigieusement. Cette jeunesse actuelle est le fruit de l'éducation que les adultes, tous les adultes, leur ont ou pas donné.Elle est le fruit de l'atomisation de la société en différentes tribus et communautés étanches les unes aux autres. Et les réacs ou pseudo-réacs n'en sont pas moins responsables que les autres menant le plus souvent leur vie personnelle, sexuelle et sentimentale de la même manière libertaire que les autres.

     

    Ce n'est pas eux les gosses qui en sont responsables, ils en sont victimes. Et la plupart ont encore au cœur des aspirations élevées à un monde plus équitable, une société où la valeur principale ne serait pas juste l'argent et les moyens de le dépenser, une société sans plus aucune humanité. Devenus des grandes personnes, on me dira qu'il oublie toutes ces belles idées. A moins que ce monde et que les gosses ne finissent comme dans « Demain les mômes » de Jean Pourtalé ce qui paraît en bonne voie de réalisation.

    Lire la suite

  • Le Mammouth a le dos large

    Imprimer Pin it!

    éducation nationale, société, politique, école, rentrée scolaire, parents, enfants, élèves, amaury watremezLes mammouths étaient des animaux un peu lents, à poil long car frileux. Il était très difficile pour les hommes préhistoriques de les chasser car il était quasiment impossible de lui faire prendre une direction qu’il n’avait pas choisi. On avait beau le cribler de flèches, il continuait à se mouvoir longtemps, même lorsque son cadavre était enfin à terre agonisant. A chaque rentrée, le  « Mammouth » actuel, l’Education Nationale,  est malmené, les décisions des ministres successifs le dirigeant ou essayant de le faire raillées, moquées, conchiées.  On prétend en conséquence que cet animal préhistorique refuse d’évoluer vers le XXIème siècle.

     

    Il lui est reproché de ne plus apprendre grand-chose aux élèves à commencer par les fondamentaux, de ne plus transmettre de culture ou de valeurs ni même d’éducation basique.

     

    Les enseignants sont jugés trop laxistes, trop idéologues, pas assez engagés, trop zélés et trop indifférents. Ils sont perçus à droite comme les anciens « hussards noirs » de la République, ce qu’ils ne sont plus, et à gauche comme les garants des progrès de la société, ce qui n’est pas non plus leur rôle exclusif. D’aucuns se disent que c’était « mieux avant », avant les multiples réformes de l’enseignement débutant en 1977 avec la réforme Haby. Mais « avant » bien que les élèves sachent mieux lire et mieux compter, beaucoup étaient laissés sur le bord du chemin, les trop rêveurs, ceux qui n’étaient pas scolaires, inadaptés aux normes.

    Lire la suite

  • Crises d'adolescence contre la haine

    Imprimer Pin it!

    politique, société, jeunes, djeuns, profs, enfants, ados, politique, société, amaury watremezNotre société de progrès, pour lutter au mieux contre la paupérisation montante et les fondamentalismes religieux haineux dont l'islamisme, est bien mal armée. Elle est même très mal barrée pourrait-on dire crûment. Il faut avouer que celles et ceux censés transmettre culture et valeurs aux jeunes générations n'assument plus leur rôle, le refusent catégoriquement sous divers prétextes. Ils n'en finissent pas de rêver sur leur enfance, leur adolescence. Ils ne se voient pas vieillir et ne veulent surtout pas mûrir.

     

    Un des symptômes de cette immaturité est le refus catégorique de la controverse, de la polémique. Un dialogue doit forcément se terminer dans le « rose bonbon », la panacée universelle que sont pour notre époque conformiste les lieux communs mièvres qu'elle affectionne. Il faut absolument se rassurer et constater que tout n'est pas tout noir n'est-ce pas ?

     

    C'est un peu normale, notre société se compose principalement d'individus dont la crise post-pubertaire n'en finit pas, même à quarante ans bien sonnés passés. La plupart des grandes personnes réputées raisonnables sont toujours dans la rébellion adolescente post-pubertaire, en particulier contre l'autorité du père, confondant le moindre de leurs caprices avec qui une vocation d'aventurier, qui de gourou, un autre de danseur étoile voire de première ballerine à l'Opéra pour ceux ayant les moyens de l'opération.

    Lire la suite

  • Chroniques du pays réel - parents tatoués modernes

    Imprimer Pin it!

    mode, hipster, société, famille, enfants, politique, amaury watremez, chroniques du pays réelLe train vers Montparnasse comme souvent a soudain stoppé peu avant la gare, pour laisser passer un autre convoi. Cela suffit pour affoler une mère et ses deux enfants. Le père reste bien sagement à sa place. Il a l'habitude visiblement de toute cette agitation . Lui est en short et polo, petite barbe soigneusement entretenue et tatouage tribal sur l'avant-bras droit, chignon entortillé sur l'occiput. Elle a trois « piercings » visibles, un à l'oreille gauche, un sur la lèvre supérieure, un autre sur la langue. Elle porte un de ces débardeurs très lâches qui laissent entrevoir largement la couleur de son soutien-gorge. Elle est également tatouée sur les bras et la cuisse gauche, elle aussi en short, tout mini, qui ne cache rien de sa peau d'orange.

     

    Les gosses, le plus grand semble avoir une dizaine d'années, sont mignons mais déjà pollués par les paradigmes de comportement moderne. Ils sont rivés à l'écran de leur smartphone et portent sur le nez des lunettes à verres « mercure », la tête réhaussée de casquettes « NYC ».

     

    La mère vient me demander pourquoi le train est arrêté comme cela et si ça va durer longtemps ? Je dois faire un effort pour ne pas regarder son piercing de langue, et la petite boule de métal accrochée dessus qui tressaute à chacune de ses paroles. Comme je sens son énervement monter, les « parisiens », les « fainéasses de la SNCF », ont déjà eu leur compte d'injures bien senties, j'ai le sentiment que ça va bientôt être mon tour. Je dévie donc la conversation vers ses tatouages et ceux de son mari, leur origine, leur signification....

    Lire la suite

  • Le Harcèlement scolaire : Souffrance silencieuse

    Imprimer Pin it!

    politique,école,harcèlement,éducation,enfants,adolescents,amaury watremezDepuis les attentats de « Charlie Hebdo » et de « l'Hypercasher », les autorités et la presse font beaucoup d'effets de manche sur la laïcité, un problème de volonté politique soit dit en passant et pas seulement de moyens, et de la « com » sur l'Éducation. Ils laissent pourtant de côté, la rejetant du revers de la main, une autre question brûlante témoignant de la violence brute, virtuelle ou non, en progression constante dans les écoles quel que soit le milieu observé :

    Lire la suite

  • Enquête sur le meurtre de la culture

    Imprimer Pin it!

    à propos de « C'est la culture qu'on assassine » de Pierre Jourde re-paru en "Pocket"

    Couverture du livre de Pierre Jourde empruntée au site de "Pocket"

    Couverture de "la Crise de la Culture" de Hannah Arendt prise sur ce site

    politique, éducation, littérature, société, éducation, enfants, adolescents, amaury watremez, culture, pierre jourde

     

    Je te préviens tout de suite ami lecteur jeune victime de plusieurs décennies de réformes déplorables de l'enseignement des Lettres et de téléréalités décervelées, ce texte contiendra comme à mon habitude lamentable, je le sais bien, et pire je n'en ai aucun remords, de l'insolence et de l'ironie à peine déguisée. Dans sa courte préface à cet ouvrage, Jérôme Garcin remarque que l'auteur est sans cesse en colère à peu près contre toutes les dérives de son époque, ce qui suggère-t-il n'est pas loin d'en faire un réactionnaire. Enfin, pas tout à fait, puisque ces articles, rassemblés ici par thème, sont d'abord parus dans un blog hébergé par le « Nouvel Obs », « confitures de culture », qu'il continue d'ailleurs à entretenir pour la plus grande joie de ses lecteurs dont je suis depuis « Petit déjeuner chez tyrannie » écrit avec Éric Naulleau.

     

    Évacuons tout de suite la seule nuance que j'aurais à émettre sur ce livre, dans son avant-propos Jourde écrit, et il a raison, que n'importe qui peut rédiger un blog, et donc rédiger n'importe quoi en nos temps où sévit la dictature de l'opinion personnelle considérée comme forcément légitime à partir du moment où elle est exprimée. Il laisse entendre bien entendu ensuite, comme tous les blogueurs, qu'il n'est pas tout à fait n'importe qui quant à lui (et là aussi je suis d'accord, moi aussi je ne suis pas n'importe qui). Excepté cette nuance minime, je trouve remarquablement pertinent sur la grave crise de la culture que nous vivons en ce moment la plupart des propos de Pierre Jourde.

     

    Il classe ses textes par grands thèmes et aborde au final tous les aspects de la question :

     

    Le rôle catastrophique des médias qui entretiennent la soumission aux gadgets, aux conformismes les plus abjects, la destruction de toute éducation et le détricotage de l'Enseignement sous la poussée en particulier des théories déliro-pédagogistes de Philippe Meirieu, la crise de l'Université et de la Recherche en France, les politiques culturelles déplorables qui sous couvert d'égalité laminent ce qui restait encore debout dans ce pays, la vie culturelle réduite à un élitisme pour bourgeois en quête d'épate, rappelant au passage « la -prophétique- Crise de la Culture » d'Hannah Arendt, le refus de hiérarchies du savoir, tout se valant, Yourcenar et Marc Lévy, Guillaume Musso et Julien Gracq, le mépris pour la Littérature et les écrivains considérés comme relevant de la culture bourgeoise (note personnelle : mépris illustré il y a peu par l'aveu d'inculture, sans aucune culpabilité de la Ministre de la Culture Fleur Pellerin). Et il pose cette question qui n'en est pas une de « l'utilité » de la Littérature, écrivant ceci que je trouve très beau et absolument juste « Toute beauté est superflue […] mais les hommes se nourrissent de beauté » bonne pour l’élévation de leur âme.

     

    J'apprécie particulièrement évidemment les chapitres consacrés à l'Éducation Nationale, aux formations aberrantes qui supposent que l'enseignant ne soit plus qu'un bureaucrate docile et ne transmette plus de savoir, surtout pas, laissant l'élève s'exprimer sans contraintes ce qui suppose la dictature du cliché et du lieu commun entendu ou vu sur « TF1 » (TM°), « Youtube » (TM°) ou pendant l'émission hélas populaire de D8, « Touche pas à mon poste » (« TM° »). Il décrit le mépris pour l'expérience de terrain qui seule forme vraiment des enseignants qui apportent quelque chose aux élèves, et qui l'apportent seulement s'ils sont exigeants envers eux et soucieux de leur excellence, ce que d'ailleurs les adolescents apprécient plus que le laxisme ou appréciaient car je crains que les dégâts pour la génération actuelle ne soient irréversibles.

     

    politique,éducation,littérature,société,enfants,adolescents,amaury watremez,culture,pierre jourdeRappelons en passant que l'on demande aux bibliothécaires et documentalistes non plus de préserver le patrimoine et l'histoire culturels du pays mais de ne mettre en rayon que des livres de moins de quatre ou cinq ans, entretenir les « supports informatiques » considérés comme seuls susceptibles d'intéresser des jeunes déjà soumis à la dictature du « smarfône » ou de la « tablette » et jeter aux ordures les « bouquins » considérés comme trop « vieux » ou « poussiéreux », en particulier les « Classiques » écrits certes le plus souvent dans une langue devenue strictement incompréhensible pour des élèves ayant subis des reformes stupides de l'apprentissage de l'orthographe, le tout ayant pour conséquence que dans les « grandes » écoles et dans les universités les professeurs doivent souvent maintenant re-donner des cours basiques sur l'accord du participe passé ou la simple syntaxe.

     

    Jourde évoque également plus généralement la crise de l'Éducation en général, ces parents et éducateurs en général qui ne veulent surtout rien transmettre aux enfants et aux adolescents, qui ne connaissent plus aucune limite à leurs pulsions, qui ne savent et ne veulent plus écouter, et qui sont devenus en définitive à de rares exceptions des néo-barbares ignorants, des barbares 2.0, des enfants rois et narcissiques fiers de leur ignorance crasse, de leur allégeance au système, qui ne tolèrent et ne comprennent que l'arbitraire du groupe, des esclaves dociles et volontairement soumis errant sans identité commune ni âmes dans les allées du grand « Barnum spectaculaire » (TM°) contemporain comme dans les rayons d'un supermarché géant, ne rêvant plus que devant les vitrines recelant les objets qu'on leur intime de posséder pour se sentir bien.

  • De quoi se mèlent-ils ces mouflets ?

    Imprimer Pin it!

    Les gosses sont aussi sur Agoravox

    Je vais faire dans l'histoire édifiante ce matin (ou plutôt cette nuit car j'écris ceci tard) :

    Mafalda_Guille-2.gifCi-contre, image d'une gosse mêle-tout attachante et de son petit-frère (prise ici)

    Avant-hier soir, je sors sur les quais de l'Iton à Evreux avec l'idée de me laisser aller au cynisme et à la dérision en bouquinant les mémoires de Groucho Marx, et puis voilà qu'une petite gamine vient voir le gros ours et me demande pourquoi je regarde la ville et la rivière et qu'elle se met à papoter avec moi, et me montrer les petits poissons dans l'eau, les canards et leurs petits, qu'Evreux c'est beau en été quand tout le monde est parti et qu'il fait encore chaud à huit heures du soir.

    Et patati, et patata...

    Un babil de petite fille avec un petit frère embêtant qui joue au foot, s'écorche les genoux en tombant de vélo mais qui a encore besoin d'un nounours et de la lumière dans le couloir pour s'endormir le soir (car l'obscurité peut cacher des monstres, tous les enfants le savent), une petite gamine avec une poupée très jolie avec des habits de princesse, et des copines gentilles avec qui on joue au jardin public.
    C'est vraiment pas possible les gosses, il vous empêche, pas tous (je pense aux pénibles), de sombrer dans la misanthropie !
    Mais de quoi se mêlent-ils ces mouflets ?
    NB : Par gosses pénibles, je pense par exemple à cette gamine que sa mère trouvait manifestement adorable perchée sur l'étagère où les gens posent leurs cabas au camion d'un des fromagers du marché d'Evreux, la mère faisant goûter la gosse TOUS les fromages qu'elle achetait avant de les acheter, et la mouflette balançant à la vendeuse que tel fromage était "dégueulasse, madame" (car elle était polie) ou "pas bon du tout, madame".

    De plus, la mère, très fière d'elle égrenait toutes les bonnes notes de sa rejetonne et ses prouesses supposées lors d'activités extra-scolaires destinées à compenser ses frustrations et celles de son mari, ce qui promet à la petite fille des années de thérapie...

    Les adultes, qui sont beaucoup plus sérieux, (ne riez pas au fond), m'auraient donné tout un tas de conseils drôlement plus raisonnables de coaching de vie, auraient essayé de me convaincre que toute cette dérision c'est seulement parce que je suis un inadapté pas assez docile, pas assez dans le compromis que toutes les grandes personnes, qui sont toutes sérieuses, on le sait, acceptent comme indispensable pour faire son trou et se cacher au milieu du troupeau (Ici, Desproges explique les différences fondamentales entre les enfants et les adultes, rappelons la plus importante : l'enfant croit au Père Noèl, l'adulte, lui, vote).

    Je rajouterai aussi que gràce au progrès technique, l'adulte croit que son jugement et ses commentaires laissés sur le net sont toujours pertinents. Comme souvent l'adulte est modeste, il reste anonyme pour dispenser sa sagesse aux autres sur le réseau, ou ailleurs...

    Dans les époques de crise, comme celle que nous vivons apparament, les adultes pensent que c'est très mal de s'amuser et de faire de la dérision, même si l'un d'entre eux, Nitche (au jeune ou à l'électeur du Modem qui me lirait, oui, je sais que ça s'écrit Nietzsche) disait que "la gravité est le bonheur des imbéciles".

    Ci-dessous, Desproges, qui adorait les enfants, parle des jeunes

  • Quand les enfants sages se révolteront... - "The prodigies" (la nuit des enfants rois)

    Imprimer Pin it!

    On parle du film et du livre sur Agoravox aussi

     Beaucoup de quadras ou de trentenaires se rappelleront avoir lu dans les années 80 le livre apocalyptique de Bernard Lentéric, « la Nuit des enfants-rois », maintenant adapté au cinéma sous le titre « The prodigies ». A l'époque, les Prodigies1-thumb-520x248-15729.jpgbest-sellers n'étaient pas des histoires de vampires puritains écrites par une mormone dépressive, ou des délires régressifs autour de la magie d'une britannique sans boulot.

    Les livres pour ados parlaient de sujets profonds : la bêtise, la difficulté d'être très différents des autres, les accommodements du monde des adultes avec la haine, la violence et la sottise, l'inhumanité flagrante de la société d'hyper-consumérisme. Ce livre éveillait à la lucidité, à chercher à maintenir élevés ses propres idéaux, sans jamais y renoncer, à ne pas se laisser aller à toutes ses pulsions mauvaises comme les grandes personnes qui trouvent toujours à s'en justifier après, c'est la faute au monde entier, sauf la leur.

    Le problème du film, c'est cependant l'esthétique des personnages, qui ressemblent à des figurines plastiques (les cheveux qui ne bougent pas). Heureusement, celle-ci est sauvée par les scènes de déchainement de colère des personnages, qui sont animées de manière très intéressantes, et par la qualité des décors, donnant au film une ambiance nocturne très bien rendue.

    Dommage que le réalisateur n'ait pas gardé cette qualité tout du long du métrage qui est après tout sa première réalisation.

    L'histoire du film suit à peu près la même trame que celle du roman, à la différence que les enfants sont sept dans le livre et cinq dans l'adaptation.

    Jimbo Farrar, le protégé d'un magnat de l'information, Charles Killian, recherche par le biais d'un jeu sur ordinateur des enfants dotés de capacités spéciales, largement plus importantes que le commun des mortels, plus intelligents, plus sensibles et plus vulnérables. Sept enfants qui ne se connaissent pas lui envoient séparément un dessin constitué de points, les sept dessins assemblés donnant la phrase « Où es-tu ? ».

    Dix ans plus tard, les enfants ont grandi et sont devenu des bêtes de cirque, montrés un peu partout pour de l'argent.

    Dans le film, les personnages sont déjà adolescents, et deviennent les vedettes d'une émission de téléréalité grotesque (pléonasme) et manière moderne de « zoo humain ». Un soir, cependant, dans Central Park, ils sont agressés très violemment par deux truands qui violent une des jeunes filles. Les sept enfants-rois, qui ne forment plus qu'un seul esprit, ressentent tous la même souffrance intense. Ils décident alors de se venger des adultes, à cause de qui ils ont dû subir ça mais aussi de Jimbo Farrar, qu'ils estiment responsables, et encore plus coupable de duplicité car Farrar dispose des mêmes capacités surhumaines, enfouies chez lui depuis l'enfance, qui avait trouvé l'apaisement en vivant avec Ann.

    Les enfants, emportés par la folie et la haine, sont en passe de détruire le monde, que Jimbo sauve « in extremis », qui meurt...

    Comme l'un d'entre eux le dit, « le monde nie ce qu'il ne comprend pas ». La plupart des adultes, gens sérieux s'il en est, ont également peur qu'on leur révèle le fond de vérité qui anime leur comportement en réalité. Ils savent très bien tous les compromis qu'ils passent avec eux-mêmes et avec leur entourage, oubliant ce qui importe vraiment. Ils savent très bien se justifier, y compris les pires criminels qui ont toujours une bonne excuse.

    Est-ce pour autant que les enfants et les plus jeunes sont moins conformistes ? Moins enclins à la haine ?

    Hélas, non plus. ils sont de plus en plus gagnés par les monomanies des adultes qui ont fait d'eux des cibles, pour nourrir les appétits du marché, et leur vendre à eux aussi des babioles absolument inutiles fabriquées à l'autre bout du monde par d'autres enfants sur-exploités.

    Le livre de Bernard Lentéric et le film sont très proches quant aux thèmes d'"Akira" de Katsuhiro Otomo.

    Dans cette oeuvre violente, lucide, désespérée et métaphysique qui plus est, l'auteur décrit un enfant sage, qui obéit aux adultes et fait tout ce qu'on lui dit, y compris les actes les plus absurdes. Il apprend à maîtriser des pouvoirs de destruction que des scientifiques lui ont greffé, mais ne se révolte pas et fait là où l'on lui dit de faire. Mais un jour, la machine s'affole et Akira n'a plus de maîtres...
    Les enfants de nos sociétés sont déjà vieux, obéissants, suivant aveuglément les modes, s'intégrant, devenant de parfaits moutons standardisés. Mais lorsqu'ils se réveillent et se révoltent contre l'absurde société des adultes, ils peuvent faire sombrer un continent.
    Avec "Akira", le manga entre dans l'âge adulte et s'éloigne radicalement de Goldorak.

    La nuit des enfants rois rappelle aussi "le massacre de Pangbourne" de Ballard...

     ci-dessous la bande-annonce du film

  • Une rentrée de plus en plus chère pour des enfants de plus en plus cons

    Imprimer Pin it!

    La pré-rentrée du Père Fouettard

    Article également sur Agoravox

    Sur la photo les mères font semblant de ne pas savoir, pour le photographe et la galerie, ce qu'elles veulent mais le gamin-tyranneau lui sait, il a pris sa décision...

    al02_1623666_1_px_501__w_ouestfrance_.jpgCet excellent slogan n'est pas de moi, je l'ai lu dans les marges de « Fluide Glacial » sous la plume de Lindingre. Il illustre le dessin d'un gosse obèse en train de bouffer de la « junk food » avec sur le dos des fringues de marques, le dernier modèle de portable de mes deux à la main. Les gamins pourris-gâtés sont devenus une cible privilégiée des pubeux, il n'y a pas plus malléable et plus grégaire. Pourtant ils n'ont pas de revenus mais les parents suivent tout le temps les désirs du petit merdeux chéri ou de la petite pisseuse adorée, et cèdent pour qu'il ait à la rentrée ce qu'il veut. Il suffit de regarder autour de soi dans un supermarché, de voir les mères à demie gênées quand même quand on observe un peu, hésiter faiblement entre la trousse sans la dernière héroïne de dessins animés débiles dessus et une trousse sans rien mais fonctionnelle et tout aussi convenable. On voit les mêmes à la télévision, expliquer que les parents qui cèdent, c'est toujours les autres, bien sûr, mais que, eux, le moins souvent possible, à savoir tout le temps.

    53582272ad6cdc0cdb2cf5b47f1b1f09.jpgUn téléphone cellulaire (je ne dirai pas téléphone portable, vocable qui en soi ne veut rien dire ou est une sorte de très beau pléonasme) devient un enjeu existentiel pour Kevin, petit blond à coupe mulet (qui revient hélas à la mode) et double menton naissant car il va un peu trop au « macdo » avec Papamaman, ou Sandrine, apprentie pétasse en devenir, avec frange et djinne slime, qui adore lire les aventures de vampires romantiques, malsains et névrosés dans « Toualaïte », tout un cycle écrit par une mormonne sociopathe (pléonasme là aussi). On voit se multiplier pourtant les reportages sur la cherté de la rentrée, le prix de la rentrée qui coûte très chère, sans que personne ne semble se demander pourquoi mais je crois que le slogan qui ouvre ce texte est parfaitement exact, c'est parce que les gosses sont de plus en plus cons. Alors certes, l'instinct grégaire des adolescents a toujours existé mais jamais avec cette ampleur qui font des supermarchés une allégorie du purgatoire, vingt caddies par caisse depuis quelques jours, des gamins réclamant sans cesse, des gamines prenant visiblement des participantes de télé-réalité comme modèles de comportement, des gamins mous l'œil vissé sur l'écran de leur gadget préféré, que Môman a sorti de l'emballage avant la caisse car le petit con ne pouvait pas attendre ne fût-ce que cinq minutes.

    Peut-être me traitera-t-on de vieux con pour ce billet ? Ce sera toujours plus facile que d'être ferme face aux chiards de l'hyper-consumérisme.

    ci-dessous deux spécimens de gosses consuméristes

  • Psychanalyse de la politique française

    Imprimer Pin it!

    Marianne sur le divan...

    Elle l'est aussi sur Agoravox

    marianne1.jpgIl y a tout juste 217 ans, les français ont tué le père un 21 Janvier, en exécutant Louis XVI, ils ont cru alors résoudre leur complexe d'Oedipe et se libérer d'une tutelle qu'ils estimaient beaucoup trop oppressante. Le roi était un tyran, le roi disposait d'un pouvoir absolu, disait-on et dit-on toujours, le pays croyait ainsi entrer dans sa puberté en somme. Bien sûr on omet toujours de préciser que loin de progresser tout seul vers plus de maturité démocratique, les français n'ont pas cessé de tenter de se redonner des pères ou des grands pères, des pères fouettards toujours et des grands pères bonhommes mais fermes avec de l'autorité. Le premier père de substitution fût Napoléon, qui fascina les foules surtout à cause de ses victoires militaires, le goût de la victoire, et de la conquête surtout ont toujours de l'effet sur le troupeau grégaire. Il fut pourtant un dictateur sans pareil, un vrai tyran sanguinaire pour de bon, mais certains célèbrent encore sa pseudo-légende. Il eut un petit neveu qui tenta de reprendre le flambeau un peu plus tard, mais finit lamentablement comme son grand-oncle. A l'un, on doit au moins le code civil, à l'autre une France un peu plus moderne, les deux récoltant les fruits des politiques menées avant eux.

    Les français continuaient cependant à se chercher un père, ils le firent jusqu'à la première Guerre Mondiale en se séparant un peu plus en deux camps, ceux qui voulaient un père le plus sévère possible, mais juste, ceux qui en voulaient un mais pour le tuer juste après. Il y eut le général Boulanger un court moment, qui se révéla un poltron sous des airs de matamore, il y eut Clémenceau qui pourtant, quand il était plus jeune était le plus acharné pour tuer tous les pères politiques possibles. C'est depuis cette époque que beaucoup se radicalisèrent contre un autre père qui leur semblait envahissant, le Pape, et une figure de mère caractéristique, l'Église, qui certes, ne fut pas toujours parfaite. Ils étaient comme des enfants turbulents rêvant d'être mis au pas, voulant tuer le Père et la Mère puis s'apercevant juste après que ça ne change rien à leur mal-être.

    effel.jpgComme les adolescents qui découvrent que leurs parents sont des êtres humains comme les autres et non des modèles de perfection, les français réagirent de même, ils rejetèrent leurs parents, exigeant d'eux qu'ils disparaissent ou bien qu'ils soient bien plus durs avec eux, ce qu'ils firent avec le Maréchal Pétain après la défaite de 1940, déculottée due surtout à la désorganisation bureaucratique de l'armée et à l'incompétence de quelques généraux, figures exemplaires d'adultes persistant à se prendre pour des pères alors qu'ils n'avaient pas la carrure. Bien sûr, une fois la guerre perdue par les allemands, les français, aussi versatiles que des ados mal dans leur peau rejetèrent le grand-père qu'ils s'étaient donnés pendant quatre ans pour les sermonner et leur imposer une discipline sans qu'ils aient à faire le moindre effort.

    Depuis 45, deux figures de père dominent contre vents et marées, De Gaulle et Mitterrand, De Gaulle de plus en plus, une figure de père d'autant plus facile et commode à idéaliser qu'il est mort depuis 41 ans, après avoir été rejeté lui aussi, mais cela ses adorateurs l'oublient. De Gaulle idéalisé, c'est le père courageux à la place des ses enfants, qui prend les décisions difficiles pour le bien de ses enfants et qui ne s'en laissent pas compter si on a des envies de révolte post-pubertaire comme en « Soissantuite ». Depuis « Soissantuite », justement, beaucoup pensent s'être définitivement débarrassés de tous les pères potentiels ce qui leur a laissé croire qu'ils pouvaient laisser libre cours à leurs pulsions infantiles, ils se sont alors jetés tous seuls dans les bras de beaux-parents sournois et pervers : Mao, Pol Pot, Che Guevara, Pinochet, et Milton Friedmann, entre autres beaux-pères indignes de la société libérale et consumériste. Et en 2010 en France, notre président actuel, qui est exactement comme si la France était une mère qui s'était mis en ménage la cinquantaine bien passée avec un gigolpince de vingt piges qui lui pique son fric pour se faire plaisir et en mettre plein la vue aux autres. Le bougre sait s'y prendre avec les français qui sont devant lui comme des gosses fascinés par un « m-as-tu-vu » habile pour plaire à tout le monde.

  • Nazis sans le savoir.

    Imprimer Pin it!

    Notre époque est eugéniste, hiérarchisant les individus, décidant qui doit vivre ou mourir.

    1968310509.jpgDans le car je l'ai toujours dit on croise des spécimen intéressants et cela évite de se taper des pensums sociologiques.

    Il y a deux jours j'ai entendu une bonne dame tenir un discours eugéniste totalement nazi, sans s'en rendre bien compte. A l'entendre, elle est directrice d'une grande maison d'avocats de l'Eure, à vue de nez, elle est secrétaire dans un cabinet juridique.

    Le pire est que la conversation ci-dessous, je l'exagère à peine.

    Blonde décolorée, avec une choucroute digne d'une ancienne péripatéticienne, parfumée sans économie, elle papote, discutaille, jaspine et ragote complaisamment quand le chauffeur en vient à remarquer dans la rue un de ses clients handicapés :

    Chauffeur : - Ah, celui-là, il est ch...t, il a jamais de monnaie pour payer son voyage.

    Fausse blonde : - Ah làlà, le pôvre, je connais ses parents...

    Chauffeur : - ça doit être dur, un gamin comme ça ? Moi je sais pas mais les gens y devraient réfléchir avant qu'ils ayent des gosses !

    Fausse blonde : - Ah, moâ, y m'fait pitié !

    Chauffeur : - Je le trouve sympa, mais il est quand même un peu con, ça doit être pénible.

    Fausse blonde : - Ah, moâ, si le gynéco y s'était amené avec un gamin handicapé quand j'étais à la clinique, j'lui aurais dit : « J'en veux pas ! ». Ah non alors, y seraient malheureux ! Alors « vous les gardez » (note personnelle : j'ignorais jusque là qu'il y avait un service après vente des bébés).

    Chauffeur : - Maintenant, avec les techniques modernes y voyent tout de suite si y'a un truc, y va pas !

    Fausse blonde : - Ma fille elle a fait l'échographie à six mois mais si y 'avait eu un truc elle l'aurait dit : « ah, non, moi j'en veux pas du gosse », écoutez, hein, non, maisbon, j'sais pas, moi ?

    Là j'interviens dans la conversation en disant que je souffre d'un léger handicap de l'oeil gauche.

    Une armada d'anges passe alors en silence.

    Fausse blonde : - Ah, oui mais tant que ça se voye pas, et chez vous, ça se voye pas, ça va. Et pis chacun à sa place, ça ira quand même mieux, hein ?

    Tout est dit, pas la peine d'en rajouter.

     

  • L'éducation à l'ère consumériste

    Imprimer Pin it!

    mannequin91.jpgAujourd'hui on n'a plus des enfants pour leur transmettre un savoir ou un idéal, on a des enfants comme on s'offre un nouvel écran plasma ou une nouvelle voiture; C'est un achat planifié à crédit en quelque sorte. Dés sa naissance, on prévoit de mettre de l'argent de côté non pour le vêtir, le nourrir ou l'éduquer mais pour lui acheter les objets totems que la société conseille aux adultes pour que l'intégration dans le troupeau se passe le mieux possible : un téléphone cellulaire dernier cri, qui peut tout faire, de télécran portatif à fax en passant par appareil photo permettant d'entretenir son voyeurisme malsain (tels ces passants hier filmant une agression sans ayant seulement l'idée d'intervenir). Parfois, dans le train, un fossile, un marginal, un esprit fort peut demander à un membre du troupeau de parler moins fort dans son appareil pour ne pas gêner le reste du wagon en se justifiant par la très ancienne notion de courtoisie, poussiéreux tout ça.

    Il faut aussi que l'enfant ait la télévision, le câble ou le satellite, au moins la TNT, dans sa chambre, et une console de jeux qui lui permet de laisser libre cours aux instincts meurtriers que son aliénation informatique pourrait engendrer, sans oublier l'ordinateur qui permet de s'isoler des heures devant un écran en prétendant au dialogue avec le monde. Le gosse devra porter des habits fabriqués par des entrepreneurs agréés par le troupeau, troupeau plaçant sa dignité non dans son intelligence possible et les connaissances qu'il peut apporter aux autres mais dans des objets totalement périssables. Tout comme les adultes de l'ère consumériste, les enfants sont des choses, des marchandises, des machines que l'on entretient, bien que le service après vente soit un petit peu plus délicat à mettre en oeuvre. Comme maintenant c'est la crise, beaucoup de parents réfléchissent avant de se lancer dans un achat tellement dispendieux.

    Ils achètent un chien...

  • La guéguerre au Ps vue par mon petit cousin de 4 ans

    Imprimer Pin it!

    8db8acf9c1a5d83af9f5169c7f52608d.jpg"Au PS y'a Ségolène et Martine qui voulaient jouer avec les autres copains, mais elles voulaient tous les deux être chefs. Alors elles ont dit, on va marquer nos noms sur un petit papier, et celle qui a le plus de petits papiers, on aurait dit que c'est elle la chef. Et il y avait aussi un garçon qui voulait être chef mais il a pas beaucoup de copains. A la fin, elles avaient tous les deux autant de petits papiers mais Martine elle a dit à Ségolène : "On aurait dit que tu serais morte". Mais Ségolène elle a dit : "ah non, ah non, je suis désolé Madame, d'abord, on aurait dit que c'est toi  ; et que moi je suis la maîtresse". Pendant qu'elles disaient ça, leur ancien copain Olivier il allait s'enfermer avec les grands dans les toilettes pour lire des trucs et fumer avec les grands. Avec eux, il y avait toujours la petite Marie-Georges qui faisait rien qu'à les embêter parce que elle aussi, elle aurait bien voulu être la chef. Jean-Luc il a voulu rentrer aussi dans les toilettes mais le surveillant l'a vu 9fb35a8f915b4477e0193f980930cf7f.jpgalors qu'il avait une cigarette à la main et il a été puni tout seul.

    Et pis alors, pendant que Ségolène et Martine elles se disputaient, Ségolène elle disait que Martine c'était une sale tricheuse et Martine elle répondait avec ses copines que c'est çui qui dit qui y est ; Nicolas, c'est un méchant d'une autre classe même s'il est tout petit, il a pris les billes de tout le monde avec Brice qui est tout rouge quand il fait du soleil, il veut toujours taper tout le monde, et Rachida qui fait trop sa crâneuse avec ses habits et ses bijoux (sale crâneuse) elle veut tout commander aussi, et Brice a donné des tapes à François, un garçon qui a les oreilles décollées et qui est un peu timide et qui voulait jouer avec lui. Et après tout le monde voulait être ami avec Nicolas mais c'est tro' injuste. Et Martine et Ségolène, elles sont toutes seules avec l'autre garçon qui voulait être chef qui s'appelle Benoît. Alors maintenant c'est malin !"