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ego trip

  • "Pourquoi t'es caustique ?"

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    diogene.jpgLes autres s'étonnent souvent encore maintenant, ceux qui me connaissent depuis longtemps, ceux qui me connaissent moins :

     

    « Qu'est-ce que tu est caustique ! »

    « Tous ces sarcasmes ! On dirait vraiment que tu n'aimes pas les gens! » ou bien les variantes

    « Tu es vraiment méchant, cynique »,

    « On croirait que tu détestes le monde entier ! ».

     

    Comme s'il fallait absolument voir la vie à travers des lunettes roses, comme si être un tantinet lucide était de l'ordre du dernier cynisme. Mais l'on se trompe quand on pense que je n'aime pas les gens, le cynique est plutôt un genre d'amoureux transi du genre humain dont l'amour a été déçu, celui qui n'attendait rien s'en fout, ne songeant de toutes manières qu'à lui.

     

    Et si j'ai du mal à éprouver des sentiments positifs pour l'humaine espèce, j'ai de même du mal à m'aimer moi-même, sachant très bien que je peux souffrir des mêmes travers que les autres. La différence est que moi comme d'autres, dotés d'une sensibilité un peu plus appuyée, j'en ai conscience.

     

    Cela fait des années que j'entends sur mon physique des railleries et moqueries diverses souvent marquées par la simple malveillance (trop ci, trop ça, pas assez ceci, pas assez cela), encore ce matin j'ai entendu une injure que je n'avais pas entendue depuis mon enfance, sur mes idées, sur le fait que je choisis de ne pas rentrer dans la norme, crime abominable en ces temps de « normalitude »

     

    On me dira que c'est de ma faute, mais je plaide non-coupable, face à la bêtise de groupe qui lorsqu'elle s'exprime ne manque jamais d'inspiration, il est un peu logique qu'au bout d'un temps ça use, et que l'on ait en conçoive quelque misanthropie vis à vis de ses semblables qui se montrent la plupart du temps déplorables.

     

    Les autres êtres humains ce sont ces imbéciles qui ne peuvent s'empêcher de me questionner sur telle ou telle partie de mon physique par curiosité malsaine, par avidité nauséabonde (« et pourquoi que tu as un œil qui ne voit pas ? « Et pourquoi que tu as des tâches blanches sur les mains ? » « C'est que tu dois être sidéen »...etc ad lib), qui s'imaginaient quand j'étais plus jeune que forcément je devais être un peu homosexuel sur les bords m'exprimant de manière un peu trop châtiée pour un gosse de mon âge, peut-être pire étant d'un tempérament secret et plutôt solitaire.

     

    Notons que je pourrais parler d'homophobie, sans que je ne sois homosexuel, ayant subi à plusieurs reprises ce genre de « suspicions » à cause de plusieurs abrutis tous homosexuels latents quant à eux, incapables de l'assumer pleinement, dans une affirmation grotesque de ce qu'ils estiment être leur masculinité dont ils doutent fortement eux-mêmes. Ils aiment les « amitiés saines et viriles », les groupes de « mecs » prêts à en découdre, les douches collectives, j'en passe et des meilleures.

    Subir ces réflexions m'a fait comprendre assez tôt que la sottise est bien une sorte d'infini, celle-ci m'a rendu un temps plus que vulnérable. On aimerait que parfois elle s'arrête, elle souffle, elle prenne une pause afin de garder encore une ou deux illusions sur les pitoyables « homo sapiens », mais ça ne cesse jamais, la bêtise est un mouvement perpétuel.

     

    Il arrive que je n'arrive plus à prendre du champ, du recul, que la sottise ambiante me fasse perdre le sens de l'humour et douter de l'intérêt d'être sensible et un peu plus lucide que les autres au monde, aux êtres, aux choses. Car cela occasionne trop de souffrances....

    Et là je rêve de désert, d'océan infini, de ciel immense, vers le Sud, qui n'est pas exactement le sud, ni le nord, ni l'est, ni l'ouest, mais mes terres saintes... 


    image prise ici

  • Garfield n'est pas d'humeur pour la pelote (comme moi)

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    ga080627.gifPelote : Tu veux me faire rouler partout ?

    Garfield : Nan, je suis pas d'humeur à apprécier

    Pelote : Un peu de macramé ensuite, peut-être ?

    Garfield : D'accord, là tu l'as vraiment cherché.

    PS : Les visiteurs de MTS auront remarqué les trois jeux proposés dans la colonne de droite : on peut botter le cul du nouveau meilleur copain de Michel Drucker, et de sa chienne Olga, qui a pissé autour de lui en signe d'affection, celui du nabot en chef, là c'est Rachida D. qui a manifesté son affection, et enfin exercer son oreille musicale avec moi.