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  • L'ascenseur social en panne aussi dans l’Église

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    Eglise, société, politique, terre sainte, jérusalem, volontariat, amaury watremez, hypocrisieAussi sur Agoravox

     

    Je suis parti en tant que volontaire civil à Jérusalem pendant deux ans grâce à la Délégation Catholique à la Coopération sur un poste financé en grande partie par l’œuvre d' Orient. Cela a été un séjour inoubliable. Il m'a laissé une empreinte comme au fer rouge. J'y ai rencontré des personnes extraordinaires et je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu là-bas et leurs visages. Je n'ai de cesse depuis d'essayer de faire connaître entre autres choses qui m'ont marqué la spiritualité des chrétiens d'Orient et leur sort tragique qui laisse indifférent la majeure partie des occidentaux.

     

    Cependant, je n'y étais pas parti pour la seule beauté du geste...

     

    J'étais en effet convaincu que ce genre de séjour à l'étranger permettait de nouer des contacts, se construire un réseau actif en montrant ses compétences pour plus tard lors du retour se donner les moyens de mes ambitions. Il nous était souvent dit également que partir en volontariat était un excellent point sur un CV ce qui est vrai à condition de faire déjà partie du milieu social qui convient. Cela n'était pas mon cas et je n'étais pas le seul.

     

    On le voit j'étais encore très naïf.

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  • Le facteur humain et les catholiques

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    Ces « cathos » dont des jeunes prêtres qui se demandent régulièrement dans leurs homélies dominicales avec gravité et componction et avec leurs équipes liturgiques durant toute l'année :

     

    Foi, catholicisme, société, politique, religions, église, paroissiens, 15 août, amaury watremez« Mais comment se fait-il que les gens désertent les églises » ne se voient donc pas à la sortie des messes ?

     

    Les gosses et les parents en « Cyrillus » (TL°), les shorts pastel rouge, rose et vert des pères en été, page 46 du catalogue printemps/été, les robes « trapèze » des mères, page 54 du catalogue, les groupes de conversation automatiquement selon la spécialité médicale ou juridique du mari, les épouses objectivement « de décoration », les vieux gars et vieilles filles de service que parfois l'on honore d'un -bref- bonjour, bref parce que c'est déjà pas mal n'est-ce pas...

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  • Ces introuvables cathos de gauche

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    Ce texte est ma réaction à l'article de René Poujol sur « Causeur », voir à ce lien, je lui dédie d'ailleurs mon petit billet...

     

    René poujol, société, christianisme, politique, amaury watremez, église, cathos de gaucheOn pourrait croire que cet article ne concerne que les quelques rares pratiquants catholiques réguliers (chaque dimanche) : à savoir de 3 à 4 % de la population française (certains sondages donc celui-là à ce lien et cet autre pris volontairement sur un site hostile au catholicisme). On lave son linge sale en famille, en cercle fermé me dira-t-on. Mais notre société, que l'on soit croyant ou pas il est difficile de le nier, est bâtie sur les valeurs issues de l'Evangile, ou du moins l'était. Et la déliquescence ecclésiale n'est pas sans conséquences sur la crise morale grave que traverse notre société.

     

    On aurait repéré au sein de certaines institutions catholiques, en particulier la Conférence des Évêques de France, de la rédaction de « le Pélerin » ou de « la Croix » des catholiques de gauche. Il en resterait quelques uns, des sexagénaires et quinquas pour une minorité. Il n'existerait plus par contre de jeunes cathos de gauche. C'est logique, leurs parents et grands parents leur ont répété sur tous les tons qu'aller à la messe, pratiquer et éventuellement prier n'avaient aucune utilité. Ils en ont tiré la conclusion logique, plus besoin d'être catholiques pour se comporter selon la foi « sociologisante » inculquée par leurs géniteurs :

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  • L'Oubli encore des Chrétiens d'Orient

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    chrétiens d'orient, politique, société, église, christianisme, religions, islam, colère, amaury watremezEn 2016, il n'y aura bientôt plus de chrétiens sur les terres originelles du christianisme. Ce sont pourtant les gardiens de la Foi catholique et des lieux saints, de la langue parlée par le Christ et ses disciples. On me dira que la plupart des catholiques français comme occidentaux ignorent totalement leur propre histoire se satisfaisant sans trop de difficultés par l'énoncé de lieux communs bien mièvres, bien consensuels et sirupeux que l'on oublie une fois le parvis de l'église franchie. Au moment des intentions de prières l'on parle beaucoup du fameux « vivrensemble », de tolérance, c'est à peine si l'on ne vante pas les mérites des « valeurs citoyennes » à croire que Jésus était animateur socio-culturel à queue de cheval et calvitie en « cité » dangereuse.

     

    Dans quelques paroisses il arrive bien que soient organisées des doctes conférences avec un « bon sauvage » venant d'Irak ou de Syrie alibi présent dans l'assistance, il n'ouvrira pas la bouche de la soirée, il n'est pas là pour cela, des veillées « bol de riz » de Carême où l'on mastique un peu de riz pour faire pénitence tout en écoutant quelqu'un évoquer les malheurs des chrétiens d'Orient qui se souffrent pas seulement en Syrie et en Irak mais aussi dans les « territoires » palestiniens où ils sont entre le marteau israèlien et l'enclume du Hamas, mais aussi en Egypte où ils sont « suspects » de trop grande proximité avec l'Occident tout comme en Algérie ou au Maroc. Sans parler de ce qui leur arrive ainsi qu'aux athées ou agnostiques dans les monarchies pétrolières....

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  • Les « cathos » « padamalgam »

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    A propos de l'invitation de Marion Maréchal-Le Pen par Monseigneur Rey et après avoir été viré du "mur" "fessebouc" par un blogueur catholique pour qui je ferais partie de ces méchants fâââchiistes masqués...

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    Il y a quelques années je pensais que faire un « grand écart » entre ses convictions et ses amitiés était toujours possible. Je n'osais pas m'affirmer voulant m'intégrer sans heurts à la société dans laquelle je vivais et vis encore. Je croyais qu'avoir des amis supposait ses renoncements. Et puis je me suis aperçu que si moi je ne faisais pas la différence avec des amis de gauche, ou ne croyant pas en Dieu, eux la font, posent une frontière, un butoir, ne reculent pas devant un raccourci, un procès d'intention ou un jugement péremptoire.

     

    Un soir j'entendis quelqu'un incidemment dire de moi :

     

    « Il est étonnant que dans ce « milieu » (comprendre milieu petit bourgeois réac), Amaury ait réussi à s'ouvrir à la culture ». J'avais trouvé cela assez ironique car c'était justement gràce à mon milieu supposé inculte et rétif à l'ouverture d'esprit que je m'étais ouvert entre autres à la Littérature et en particulier aux auteurs « interdits » par la bienséance idéologique en vogue depuis déjà quelques décennies. Non pas d'ailleurs de par leur opinions mais simplement car ils écrivaient bien...

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  • Un Pape plus en phase ? - Les nouvelles mules du Pape, l'excommunication de l'Action Française, un pape enfin en phase…

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     Le portrait du Pape vient du site, parp...protestant, "Réforme"

     

    Eglise, société, pape François, homosexualité, amaury watremezLe synode des évêques, des cardinaux, des clercs réunis à Rome autour du Pape a sorti un premier texte sur les parents homosexuels et les divorcés remariés qui a fait beaucoup de bruit car enfin, ce n'était pas trop tôt le Pape semblait « en phase » selon la formule de Muray, plus progressiste. En gros, un pape plus progressiste c'est un pape qui paraît d'accord avec tous les errements d'une époque, ou du moins qui y est moins hostile. Les médias, ceux qui les reçoivent, ceux qui assument parfaitement leur allégeance à la société libérale-libertaire ne veulent pas d'un souverain pontife qui remettrait en cause leurs sacro-saintes certitudes et qui les empêcherait de jouir à droite à gauche des biens et des personnes qui les entourent. Il oublient que le Christ lui-même a dit qu'il est « venu apporter le glaive », pas du sirop en bouteilles de cinq litres ni des paroles qui n'impliquent aucun renoncement au confort intellectuel commun.

     

    Enfin, les catholiques accueilleraient les homosexuels qui depuis plusieurs siècles c'est de notoriété publique étaient systématiquement brûlés en place publique par les croyants, témoins Michel-Ange, le Caravage ou Raphaël dont nous pouvons encore admirer les œuvres au Vatican, ou à Saint Pierre de Rome, tous des pères de famille bourgeois. Le lecteur avisé que tu as, ami égaré sur ce blog, tu le sais bien, toutes ces œuvres, la « Piéta », le plafond de la Chapelle Sixtine (où les seules personnages habillées sont des femmes) ont été détruites par l'Inquisition, sans parler des livres de Julien Green, systématiquement mis à l'index. Et ces concessions au vent léger de la modernité ne changeront strictement rien à l'hostilité qu'il y a dans le monde occidental envers le catholicisme.

     

    Le pape juste avant François, Benoît XVI, et Jean-Paul II l'ont pourtant déjà clairement affirmé sans qu'il n'y ait tout ce tapage : les homosexuels sont accueillis dans l’Église mais bien évidemment en prenant en compte les implications morales engendrées par la Foi de la même manière que pour les hétérosexuels. Chez les bourgeois libéraux-libertaires on veut bien être sympathiques avec le Pape et les catholiques mais on veut aussi pouvoir continuer à jouir comme on l'entend et avec qui on l'entend...

     

    Certains catholiques se posent des questions sur le Pape François, en particulier ceux qui ont défilé le 5 Octobre, et aussi aux quatre précédentes « Manif Pour Tous », loin d'être de ces cathos « tradis » « über alles » qu'on leur reproche d'être. Leurs inquiétudes envers la famille, la marchandisation du corps des femmes, en particulier des plus précaires, des enfants, achetés bientôt sur catalogue, tout cela est en définitive clairement nié par le premier texte rendu public par le Synode, le deuxième en ayant atténué certains paragraphes mais le « mal » était fait. Cela rappelle finalement la désastreuse excommunication de l'Action Française où militait de nombreux catholiques qui ne comprirent pas leur condamnation surtout dû à Jacques Maritain qui vouait à Maurras et Léon Daudet une haine tenace, et aussi à Marc Sangnier qui avait « l'oreille » du pape de l'époque, et dont « le Sillon » ne séduisait pas beaucoup de paroissiens malgré son zèle prosélyte et ses bonnes intentions.

     

    L’Église s'ouvre donc au sociétal pour plaire à l'élite sociétal-libertaire (enfin élite, c'est ce qu'ils prétendent), suivant le mouvement opéré par la Gauche auparavant, à de rares exceptions, en abandonnant un peu plus les pauvres et les précaires à leur sort. Car bien souvent en France, les grands rassemblements sur-affectifs de « laveurs de vitres » (les charismatiques, cf le geste favori des chachas...) qui font parfois du bien aux jeunes qui y participent, certes, les aumôneries de lycée, les équipes liturgiques de paroisses sont d'abord et avant tout des conservatoires sociaux pour milieux aisés voire très aisés et dans les « communautés nouvelles », l'Emmanuel ou les Béatitudes est pratiqué « l'entrisme » parmi les décideurs. Alors oui de temps en temps on y accueille des pauvres comme des alibis, des prétextes, ou de dans trop rares associations il y a encore quelques bonnes volontés. Mais où sont-ils les pauvres, les petits, les humbles dans l’Église actuelle ? Je veux dire, où sont-ils vraiment dans les pays dits « riches » et « avancés » ?

     

    J'ai beau chercher...

     

    Je veux bien croire que ce désir de montrer un « Pape en phase » n'est pas le fait du Pape François lui-même, admettons, mais de ses communicants, ces nouvelles « mules » qui travaillent pour le Vatican, mais non pas pour propager l’Évangile mais pour faire un maximum de bénéfices visant pour cela dans la nouvelle politique commerciale en somme les CSP ++ qui ont de quoi « acheter » ce discours plus moderne, « tu vois coco »...

     

    Sur ce que l'Eglise pourrait dire encore des riches et des pauvres plutôt que faire du sociétal, merci à l'auteur ayant opportunément rappelé cette citation

    Bossuet,  Panégyrique de saint Bernard de Clairvaux: «Cette heure fatale viendra, qui tranchera toutes les espérances trompeuses par une irrévocable sentence ; la vie nous manquera, comme un faux ami, au milieu de nos entreprises. Là tous nos beaux desseins tomberont par terre ; là s’évanouiront toutes nos pensées.  Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissent de la tromperie d'un songe agréable, et s'imaginent avoir de grands biens, s'éveillant tout a coup dans ce grand jour de l'éternité, seront tout étonnés de se trouver les mains vides…»

  • Faut-il des catholiques en phase avec le monde ?

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    Cet article provoquera-t-il une discussion sur Agoravox ?

    « Dieu vomit les tièdes »

    Georges Bernanos, extrait du « Dialogue des Carmélites »

    Le texte ci-dessous concerne le Pape mais finalement il peut s'appliquer à ce que l'on demande en ce moment à tous les catholiques, on veut des catholiques en phase.

    « Il nous faut un Pape en phase » (Philippe Muray -mai 2005.)

    « Un pape à la botte, au pied, aux ordres, aux mots d’ordre, un pape qui file doux et qui respecte les nouveaux règlements. Les nôtres. Un pape qui lâche ses bondieuseries pour notre eau bénite et ses patenôtres transcendantes pour nos homélies multiculturelles.

    priere1.jpgUn pape qui, cessant de bêtement parler des “errances de la modernité”, nous rejoigne dans nos divagations divines.

    Un pape à roulettes et en culottes courtes.

    Un pape citoyen.

    Un pape qui sorte du Saint-Siège, une bonne fois, en poussant le cri primal, pour n’y plus jamais revenir. »

    La suite ici

    La citation ci-dessous parle de la définition de l'amour, mais elle peut s'appliquer à la Foi, à l'amour pour Dieu.

    « Le véritable amour est exigeant, violent, exclusif, méchant, avec des moments de ressentiment. Le plus grand amour peut comporter une part de détestation. L'affection est un sentiment fade, c'est l'amour des gens tièdes. »

    Journal littéraire (1893-1956) - Citation de Paul Léautaud

    *

    Dans ma chambre, il y a un crucifix sur un des murs, un crucifix de bois tout simple, sans fioritures, auquel je tiens particulièrement car il a été façonné par un monsieur pour lequel j'ai beaucoup d'affection. Ancien menuisier, il a de l'or dans les mains, et il est capable d'attention délicate comme celle-là comme toutes ces personnes simples de ce monde qui a disparu depuis quelques années, un monde un peu plus vrai.

    Il l'avait fait à mon intention.

    Il m'a suivi partout où je suis allé. Il est pour moi excessivement précieux.

    Et je le préfère à quantité d'objets religieux tous plus pompeux et sulpiciens les uns que les autres, ou larmoyants.

    Je n'y voyais pas malice jusqu'au jour où des amis visitant ma maison ont trouvé que ce crucifix ça faisait vraiment trop « catholique traditionnel ». Je n'ai pas compris vraiment cette opinion car je ne suis pas un admirateur des messes en ancien ordo selon le rituel dit de « Saint Pie V », quoi que parfois, comme à Notre Dame des Armées à Versailles, j'apprécie la jeunesse de l'assistance que l'on trouve de temps en temps à ce genre de célébrations. Jeunesse qui contredit les préjugés communs qui veulent que ce genre de liturgie ne plaise qu'à des nostalgiques de Vichy et du pétainisme vieux et cacochymes.

    Dernièrement, sur un forum Internet, un des intervenants était surpris qu'un catholique affirmé comme moi puisse lire Rabelais, pour lui c'était inconcevable, ou alors c'était que ma foi était vacillante. Tout cela témoigne finalement d'une vision binaire du monde, il faut entrer dans un cadre, être dans le camp des bons ou des méchants, ceux du moins reconnus comme tels par le troupeau bêêlant, le pape faisant en ce moment partie quoi qu'il dise ou fasse, des méchants.

    Sur un autre je lis dans le commentaire d'un autre intervenant que lui n'a pas attendu l'autorisation du Pape pour utiliser des préservatifs, et qu'il a déjà couché avec des filles, ou des hommes, ça il ne le précise pas, avant le mariage. Cet intervenant me fait largement penser au catho de service dans les groupes d’étudiants, ou de jeunes, ou d'adultes, qui n’ose pas trop aller à contre-courant par peur finalement de la solitude et qui finit toujours par y perdre son identité quitte à passer pour un tiède. Il pense comme le commun que en gros un bon catho c’est un catho qui pense comme tout le monde.

    Alors ce n'est donc plus un catholique.

    Finalement, c'est ce que veut le troupeau bêlant, à commencer par le bétail docile et consumériste, c'est que le catholicisme disparaisse car il s'oppose à la dynamique du désir sans fin ni fond, ce qui fait qu'il n'y en a plus vraiment, à l'utopie de l'émancipation sans fin rêvée par le monde moderne, qui n'est en somme qu'un désir de retour en arrière, à l'animalité, aux pulsions primaires. C'est ce que souligne fort bien Paul Thibaud dans l'avant-dernier numéro de « Marianne » dans son article consacré à la polémique autour des déclarations du Pape.

    Je ne veux surtout pas, quant à moi, être un catholique en phase, un catholique qui organise des cercles de silence, qui ne parle pas trop des chrétiens persécutés, pour ne pas choquer son entourage, qui ne cherche pas à choquer et provoquer des réactions chez ses interlocuteurs, un catholique bien sage qui ne fait pas de bruit et reste dans son coin, qui ne boit pas, ne fume pas, ne fait jamais l'amour et surtout qui se cache sans jamais ouvrir sa gueule.Il ne s'agit pas de se lancer dans de nouvelles croisades, c'est la grande peur semble-t-il de certains évêques, raison pour laquelle ils ne parlent pas de ce qui pourrait sembler provoquant. De toutes façons, l'existence même du catholicisme paraît provocante pour ce monde libéral-libertaire.

    Bien sûr, si on considère les catholiques comme une survivance, une clique superstitieuse, on se demande toujours pourquoi tout ce que dit le Pape gêne à ce point là ?

    Des catholiques chinois de "l'église des catacombes" en illustration, encore une persécution dont on ne parle jamais.

  • L'intimité avec Dieu

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    Paris-Saint-Roch-Lorraine-Harcourt.JPGSur un fil de discussion d'un site de causette que je fréquente assidûment, j'ai lu sous la plume d'un sinistre crétin que les soldats de 14 étaient une masse imbécile, des abrutis menés par l'argent et les faux principes. C'est méconnaitre la valeur du sacrifice et de l'esprit de sacrifice de ces soldats, même si celui-ci a été dévoyé peu après. C'est plutôt maintenant que j'ai l'impression d'une masse stupide qui ne songe qu'à consommer, et consommer encore, se soumettant à une société toujours plus ignoble, inique ou prompte à la bassesse (là il suffit d'allumer sa télévision, à ce propos, je conseillerai à ceux qui miment des airs de vierge effarouchée devant Ruquier, Ardisson ou les Zemmour/Naulleau de tout simplement éteindre leur poste et prendre un livre).

    On dit la même chose des chrétiens d'antan, de ceux de notre libre et valeureuse époque en route sur la voie du bien et du bonheur parfait dans la consommation. Il y aurait eu entre deux des phares de la pensée, appelés à guider le reste du troupeau vers la lumière du progrés et d'un homme "libéré" du passé, de la nature et généralement de son humanité. Ces phares de la pensée nous expliquent généralement pourquoi avant en somme les croyants et les autres étaient une horde de crétins puisque EUX n'étaient pas encore là pour mener les autres vers le progrès. Les croyants catholiques sont perçus comme une masse de personnages stupides et superstitieux ; ce n'est pas qu'il n'y a pas parmi eux des imbéciles, il y en a partout de toutes manières. Mais c'est mépriser cette intimité avec Dieu de nos ancêtres quand on admire une petite église de village ou une cathédrale. la plupart des croyants sont parfaitement au courant des débats théologiques qui agitent leur temps, ainsi à l'époque du jansénisme et pendant la Réforme.

    Ils connaissent parfaitement l'Écriture et n'auraient pas fait d'énormes contresens sur par exemple le Judaîsme, pour eux l'anti-sémitisme (avant le XIXème siècle plus tranché et moins nuancé) était tout simplement inconcevable puisqu'ils avaient de la Bible une connaissance intime, et ce malgré la fameuse prière de la messe de rite traditionnel. Cette intimité avec Dieu était charnelle, concrète et tangible, presque sensuelle, elle entraînait des actions ne posant aucune réflexion, comme l'entretien dans tous les quartiers d'une maison pour les indigents et les pauvres. Cela a été perdu, combien de croyants ont l'air tout simplement ridicules à remuer de belles et grandes paroles de manière très volontariste et à surtout ne rien changer à leur mode de vie une fois sortis de l'église, moi le premier certainement. Cette intimité avec Dieu amenait à percevoir l'union de l'être humain avec la nature, la Création qui l'entoure, et non à nier ce lien constamment, et celui que nous avons avec nos semblables. Cette intimité avec Dieu ne nie pas une seconde ce qu'on apporté les humanistes, tel Montaigne, ou les philosophes du XVIIIème, même Jean-Jacques Rousseau ou Voltaire, qui apportent à chaque fois un peu plus de clarté afin que rien de ce qui est humain ne nous soit étranger.

  • Le Pape s'inquiète de la résurgence des nationalismes

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    Je m'étonne toujours de constater que finalement les catholiques européens en général, et français en particulier, lisent trop peu souvent réellement les textes du Pape. A droite comme à gauche on fait comme partout ailleurs dans la société, on prend ce qui arrange (peu de gens lisent vraiment, par exemple, la doctrine sociale de l'Église qui s'oppose à la fois au libéralisme et au marxisme). Je l'ai déjà montré en publiant sur ce blog une remarque de Jean-Paul II sur la politique glanée dans le livre de Marek Halter, "la Force du Bien", qui allait contre tous les présupposés qu'ils soient "tradis", progressistes, charismatiques ou athées, voici un texte de Benoît XVI qui fait de même sur le nationalisme qui contredit les catholiques de droite ou de gauche pour lesquels la foi est surtout une question politique ou sociale alors qu'elle est bien plus que ça pour un croyant.

    nationalisme.jpgdépêche AFP de ce jour - ROME - Le pape Benoît XVI s'est dit "vivement préoccupé" dimanche par la tension internationale croissante et a mis en garde contre le danger de résurgence des conflits nationalistes, faisant visiblement allusion à la Géorgie et la Russie ( note d'Amaury : mais pas seulement)

    Le monde doit éviter "un retour aux affrontements nationalistes qui ont eu des conséquences si tragiques au fil de l'histoire", a déclaré le souverain pontife à l'issue de la prière dominicale. Les "événements récents ont affaibli chez beaucoup la confiance en ce que de telles expériences appartenaient définitivement au passé, mais il ne faut pas céder au pessimisme".

    Benoît XVI a plaidé pour des "négociations équitables et transparentes" afin de résoudre des controverses "liées à l'intégrité territoriale et l'auto-détermination". "La violence doit être refusée" et il faut "rejeter la tentation de traiter des situations nouvelles avec de vieilles méthodes", a-t-il lancé aux fidèles et touristes réunis dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome.

    La semaine dernière, le pape avait demandé la création d'un couloir humanitaire pour acheminer l'aide humanitaire aux réfugiés en Géorgie, et la semaine précédente, il avait appelé au cessez-le-feu immédiat. La Géorgie et la Russie ont conclu un cessez-le-feu le 12 août, qu'ils ont signé en fin de semaine dernière. AP

    PS : une remarque en passant ; il y a déjà des partisans d'une laïcité pure et dure (c'est leur droit et je comprend quand on est cohérent avec ses convictions) qui organisent des contre-manifestations contre la venue du Pape en France (c'est leur droit itou) mais je m'étonne, il n'y avait rien de prévu pour la venue du Dalaï-Lama, autorité religieuse du Tibet mais aussi leader d'une société réellement théocratique pour le coup.